samedi 29 décembre 2012

Prométhée

Dans la mythologie grecque, Prométhée ou en grec ancien Προμηθεύς / Promêtheús, dont le nom signifie « le Prévoyant », est un Titan. Il est surtout connu pour avoir créé les hommes à partir de restes de boue transformées en roches, ainsi que pour le vol du « savoir divin » (le feu sacré de l'Olympe) qu'il rendit aux humains. Courroucé par sa ruse, Zeus, le roi des dieux, le condamna à avoir le foie dévoré par un aigle et être enchainé sur le Mont Caucase ou dans l'Atlas (massif).

Création de l'homme par Prométhée (Athéna se tient à gauche), bas-relief en marbre, Italie, IIIe siècle, musée du Louvre

Généalogie

Héra et Prométhée, intérieur de coupe de Douris, début du Ve siècle av. J.-C., Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France
Prométhée est un Titan, fils cadet de Japet et de Thémis (ou Clymène selon Hésiode1) et frère d'Atlas, Ménétios et Épiméthée. Il est aussi le père de Deucalion, conçu avec Pronoia (ou Clymène).
Selon d'autres2, Prométhée naît de l'union d'Héra et de son violeur, le Géant Eurymédon.

Mythe de Prométhée

D'après le pseudo-Apollodore, Prométhée aurait créé les hommes à partir d'eau et de terre3. Pausanias place la scène à Panopée en Phocide4. (Athéna, née en jaillissant de la tête de Zeus, introduit le souffle de la vie dans ces corps d'argile). Selon Platon, Prométhée entend compenser l'erreur de son frère Épiméthée qui avait donné aux animaux, au détriment de la race humaine, les dons les plus importants : force, rapidité, courage et ruse ; poil, ailes ou coquille, et ainsi de suite 5.
Suivant les versions: Épiméthée (Ἐπιμηθεύς / Epimêtheús, « qui réfléchit après coup »), ne sachant que faire pour les Hommes, appelle à l'aide son frère qui imagine un plan pour favoriser l'humanité. Prométhée fait en sorte que l'Homme puisse tenir debout sur ses deux jambes, il lui donne un corps plus grand, distingué et proche de celui des dieux. Puis, après la victoire des nouveaux dieux dirigés par Zeus sur les Titans, Prométhée se rend alors sur le char du soleil avec une torche, dissimule un tison dans une tige creuse de fenouil et donne le « feu sacré » à la race humaine. Il enseigne aussi aux humains la métallurgie et d'autres arts, eux-mêmes enseignés à Prométhée par Athéna qui était complice puisqu’elle l’aida à entrer secrètement dans l’Olympe.
La plus ancienne venue d'Hésiode: C'est à la suite du choix imposé par prométhée à Zeus pour clore la dispute entre les dieux et les hommes que prométhée donnait à choisir au Dieu entre deux parties d'un bœuf. Dans l'une, il avait mis la graisse et les os et dans l'autre, plus petite et moins bien agencée, les morceaux les meilleurs. Zeus choisit la plus grosse part et en conçut de la rancune. C'est de ce temps que les hommes laissèrent aux dieux, la graisse et les os dans les sacrifices. Afin d'éviter que l'homme ne soit l'égal des Dieux. Il retirait le feu aux hommes et Prométhée allait le dérober dans l'Olympe afin de le leur restituer.6
Prométhée entre de ce fait en conflit avec Zeus qui lui inflige un supplice : Héphaïstos l'enchaîne nu à un rocher dans les montagnes du Caucase, où un aigle (ou un vautour selon les versions) vient lui dévorer le foie chaque jour. Sa souffrance devient ainsi infinie, car chaque nuit son foie repousse (cet aspect du mythe laisse supposer que les Grecs anciens avaient découvert que le foie est l'un des rares organes humains à se régénérer spontanément en cas de lésion).
Héraclès le délivre au cours de ses douze travaux mais pour ne pas déroger au serment de Zeus qui avait juré que le Titan resterait à jamais enchaîné au Caucase, ou Atlas7 Prométhée dut porter durant toute sa vie une bague de fer provenant de ses chaînes, accolée à un morceau de pierre du Caucase.
D'autre part, lorsque Zeus déclare vouloir anéantir l’espèce humaine dans un déluge, il épargne finalement Deucalion, fils de Prométhée, et sa femme Pyrrha.
Selon une légende particulière, Prométhée devient immortel grâce au centaure Chiron : celui-ci, blessé accidentellement par les flèches empoisonnées d’Héraclès, ne supportant plus la souffrance mais ne pouvant ni guérir ni mourir, demande la mort aux dieux. Zeus la lui accorde après que Chiron a légué son immortalité à Prométhée, car Zeus est alors reconnaissant envers Prométhée de lui avoir prédit que s’il avait épousé la néréide Thétis, le fils qu’ils auraient eu ensemble aurait été plus puissant que lui et l'aurait détrôné. Il est pourtant plus commun de trouver Prométhée désigné comme le « Titan Prométhée » , puisque fils d'un Titan et d'une Titanide : il serait ainsi immortel de naissance, puisqu'ayant le rang de divinité primordiale.

Postérité

Nicolas-Sébastien Adam, Prométhée enchaîné, 1762, musée du Louvre
En philosophie, le mythe de Prométhée est admis comme métaphore de l'apport de la connaissance aux hommes. C'est un des mythes récurrents dans le monde proto-indo-européen (mais on le retrouve également chez d'autres peuples):
  • Il rapporte comment ce messager divin ose se rebeller, pour voler (contre l'avis des dieux) le Feu sacré de l'Olympe (invention divine symbole de la connaissance) afin de l'offrir aux humains et leur permettre de s'instruire .
  • Il est aussi évocateur de l'hybris (la force démesurée), la folle tentation de l'Homme de se mesurer aux dieux et ainsi de s'élever au-dessus de sa condition.
Selon certaines versions grecques ou latines, Prométhée fut puni de son audace et enchaîné sur un rocher (ou crucifié selon d'autres). Ce mythe peut également être mis en parallèle avec le récit biblique d'Adam et Ève, chassés du Paradis pour avoir goûté le fruit de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal.
On trouve la trace de ce mythe chez de nombreux auteurs qui en font des extrapolations diverses:
  • Chez Platon : le sophiste Protagoras en fait le récit dans son dialogue avec Socrate pour défendre l'idée que la vertu peut s'enseigner8.
  • Sous le nom de « complexe de Prométhée », Gaston Bachelard définit « toutes les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos pères, plus que nos pères, autant que nos maîtres, plus que nos maîtres. » Selon ses termes, « le complexe de Prométhée est le complexe d'Œdipe de la vie intellectuelle9. »
  • Le philosophe de la technique, Günther Anders, forge le concept de "honte prométhéenne" exprimant ainsi la honte qu'a l'homme vis-à-vis de sa finitude au regard de la perfection des machines.
  • le philosophe Hans Jonas le reprend dans le Principe responsabilité (1979), pour faire allusion aux risques inconsidérés liés aux conséquences de certains comportements humains et de certains choix techniques, par rapport à l'équilibre écologique, social, et économique de la planète.
  • Certains voient dans le mythe prométhéen, une partie des fondements de ce qui devient ensuite le christianisme.
    • Selon cette optique, Lucifer ( en latin : le porteur de lumière ), descend du Ciel pour sauver l'Humanité. Au départ ange favori de Dieu, le fait d'apporter aux hommes «lumière et instruction» explique que Lucifer, personnification du « Mauvais » reçoive en retour une éternelle rancune céleste. Par la suite, le Christ aurait été le « Bon Lucifer », le « Bon porteur de lumière », le porteur du véritable message divin aux hommes et aurait remplacé l'ange déchu.
    • Cet amalgame est rapidement proscrit par l'Église : Le parallèle entre le Christ et Lucifer n'a pas de sens. La projection d'un schéma formel pseudo-identique dans la narration ne correspond pas sur le fond au message chrétien.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jacqueline Duchemin, Prométhée. Histoire du mythe, de ses origines orientales à ses incarnations modernes, Les Belles Lettres, coll. « Vérité des mythes », Paris, 2000 (ISBN 2-251-32432-1).
  • Edith Hamilton, La Mythologie, Alleur (Belgique), Marabout, 1997, Culture générale, 8530.
  • Patrick Kaplanian, Mythes grecs d'origine, vol. I : Prométhée et Pandore, éd. L'entreligne, Paris, 2011 (ISBN 978-2-909623-06-1).
  • Salomon Reinach, « Aetos Prometheus », dans Cultes, mythes et religions, éd. Ernest Leroux, Paris, 1906 [lire en ligne], t. III, p. 68-91.
  • Louis Séchan, Le mythe de Prométhée, Paris, Presses universitaires de France, 1951.
  • Raymond Trousson, Le thème de Prométhée dans la littérature européenne, Droz, 1964, 2 vol. (2e éd. augmentée 1976; 3e éd. 2001, (ISBN 978-2-600-00519-7)).
  • Jean-Pierre Vernant, « Le mythe prométhéen chez Hésiode », in Mythe et société en Grèce ancienne, Paris, Maspéro, 1974, pp. 177-194.

Un monde sans humains



Ont les machines pour seul but d'améliorer notre existence ?

Derrière l'objectif de Philippe Borrel, des savants et des experts prônent l'avènement d'une société dans laquelle des hommes hybrides seraient connectés en réseau et se verraient remplacer par des cyborgs pour les tâches pénibles.

Ce documentaire lève le voile sur un univers futuriste, plus réel et imminent qu'il n'y paraît.
http://www.arte.tv/fr/un-monde-sans-humains/6968786.html

How Large Is Your Network? The Power of 2nd and 3rd Degree Connections

Imagine you receive a digital camera with a built-in memory card for your birthday. You bring it on a six-month trip to Africa where you won’t have access to a computer—so all the photos you want to keep must fit on that one memory card. When you first arrive you snap photos freely, and maybe even record some short videos. But after a month or so, the memory card starts filling up. Now you’re forced to be more judicious in deciding how to use that storage. You might take fewer pictures. You might decide to reduce the quality/resolution of the photos you do take in order to fit more. You’ll probably cut back on videos. Still, inevitably, you’ll hit capacity, at which point if you wish to take new photos you’ll have to delete old ones.
Just as a digital camera cannot store an infinite number of photos and videos, you cannot maintain an infinite number of relationships. Which is why, even if you are judicious about your choices, at some point you hit a limit, and any new relationship means sacrificing an old one.
The maximum number of relationships we can realistically manage—the number that can fit on the memory card, as it were—is described as Dunbar’s Number, after evolutionary psychologist Robin Dunbar. But maybe it shouldn’t be. In the early nineties, Dunbar studied the social connections within groups of monkeys and apes. He theorized that the maximum size of their overall social group was limited by the small size of their neocortex. It requires brainpower to socialize with other animals, so it follows that the smaller the primate’s brain, the less efficient it is at socializing, and the fewer other primates it can befriend. He then extrapolated that humans have an especially large neocortex and so should be able to more efficiently socialize with a great number of humans. Based on our neocortex size, Dunbar calculated that humans should be able to maintain relationships with no more than roughly 150 people at a time. To cross-check the theory, he studied anthropological field reports and other clues from villages and tribes in the hunter-gatherer era. Sure enough, he found the size of surviving tribes tended to be about 150. And when he observed modern human societies, he found that many businesses and military groups organize their people into cliques of about 150. To wit: Dunbar’s Number of 150.
But Dunbar’s research is not exactly about the total number of people that any one person can know. The research focused on how many nonhuman primates (and humans, but only by extrapolation) can survive together in a tribe. Of course, group limits and the number of people you can know are closely related concepts, especially if you consider everyone in your life to be part of your social group. Yet most of us define our total social group more broadly than Dunbar did in his research. Survival in the modern world doesn’t depend on having direct, face-to-face contact with everyone in our social network/group, as it did for the tribes he studied.
Regardless of how you parse Dunbar’s research, what is definitely the case is that there is a limit to the number of relationships you can maintain, if for no other reason than the fact that we have only twenty-four hours in each day. But, contrary to popular understanding of Dunbar’s Number, there is not one blunt limit. There are different limits for each type of relationship. Think back to the digital camera. You can either take low-resolution photographs and store one hundred photos in total, or you can take high-resolution photographs and store forty. With relationships, while you can only have a few close buddies you see every day, you can stay in touch with many distant friends if you only email them once or twice a year.
But there’s a twist. While the number of close allies and weak ties you can keep up is limited, those aren’t your only connections. You can actually maintain a much broader social network that exceeds the size of the memory card. It’s by smartly leveraging this extended network that you fully experience the power of I-to-the-We.

Your Extended Social Network: Second- and Third-Degree Connections

Your allies, weak ties, and the other people you know right now are your first-degree connections. A la Dunbar, there are limits to the number of first-degree connections you can have at any one time. But your friends know people you don’t know. These friends of friends are your second-degree connections. And those friends of friends have friends of their own—those friends of friends of friends are your third-degree connections.
Social network theorists use degree-of-separation terminology to refer to individuals who sit within your social network. A network is a system of interconnected things, like the world’s airports or the Internet (a network of computers and servers). A social network is a set of people and the connections that link them. Everyone you interact with in a professional context comprises your professional social network.

Your Network Is Bigger and More Powerful Than You Think

Think of the times you’ve met someone and discovered you know people in common. The clerk at the local hardware store once hiked through Yosemite with your brother-in-law. Your new girlfriend is in the same bowling league as your boss. “It’s a small world,” we say after such realizations. It’s fun to make these unexpected connections. A busy city street can seem awash with strangers, so when we encounter a familiar face, we notice it.
But is the world actually that small? Psychologist Stanley Milgram and his student Jeffrey Travers found that it is. In fact, it’s smaller and more interconnected than the occasional surprising mutual acquaintance might suggest. In 1967 they conducted a famous study in which they asked a couple hundred people in Nebraska to mail a letter to someone they knew personally who might in turn know a target stockbroker in Massachusetts. Travers and Milgram tracked how long it took for the letter to pass hands and reach its destination. On average, it took six different stops before it showed up at the stockbroker’s home or office in Massachusetts. In other words, the original sender in Nebraska sat six degrees apart from the recipient in Massachusetts. It was this study that birthed the Six Degrees of Separation theory, and the credible idea that you share mutual acquaintances with complete strangers on the other side of the world.
In 2001, sociologist Duncan Watts, inspired by Milgram’s findings, led a more ambitious, rigorous study on a global scale. He recruited eighteen targets in thirteen countries. From an archival inspector in Estonia to a policeman in Western Australia to a professor in upstate New York, the targets were selected to be as diverse as possible. Then he signed up more than sixty thousand people from across the United States to participate in the test. They were to forward an email message to one of the eighteen targets, or to a friend who might know one of the targets. Amazingly, factoring in the emails that never made it to their destination, Watts found that Milgram had been right all along: the median distance that separated a participant from a target was between five and seven degrees.
It is a small world, after all. Small because it is so interconnected.
Milgram’s and Watts’s research shows planet Earth as one massive social network, with every human being connected to every other via no more than about six intermediary people. It’s neat to ponder being connected to billions of people through your friends, and the practical implications for the start-up of you are significant as well. Suppose you want to become a doctor and would like to meet a premier M.D. in your specific field of interest. You’ve heard that getting an introduction is the only way you’ll be able to meet her. The good news is that you know that you are at most only six degrees away from her. The bad news is that following Milgram’s or Watts’s procedure—asking one good friend to forward an email and hope that six or seven email forwards later the email will arrive at the target’s computer—is neither efficient nor reliable. Even if it does arrive, the introduction would be highly diluted. Saying you’re a friend of a friend of a friend of a friend of a friend of a friend doesn’t quite carry enough heft to open doors.
But if there were a master chart of the entire human social network, you could locate the shortest possible path from you to the doctor. Now, increasingly, there is. Out of an estimated one billion professionals in the world, well over 170 million of them are on LinkedIn. Now, you can search this network to find the connections and friends of connections who can introduce you to that all-star doctor with the fewest number of handoffs. You don’t need to randomly forward an email and hope it arrives at your destination after six twists and turns.
Here’s where the caveat to the Six Degrees of Separation theory comes in. Academically, the theory is correct, but when it comes to meeting people who can help you professionally, three degrees of separation is what matters. Three degrees is the magic number because when you’re introduced to a second- or third-degree connection, at least one person in an introduction chain personally knows the origin or target person. In this example: You—> Karen—> Jane—> Sarah. Karen and Jane are in the middle, and both of them know either You or Sarah—the two people who are trying to connect. That’s how trust is preserved. If one additional degree of separation is added, a person in the middle of the chain will know neither You nor Sarah, and thus have no stake in making sure the introduction goes smoothly. After all, why would a person bother to introduce a total stranger (even if that stranger is a friend of a friend of a friend) to another total stranger?
So, the extended network that’s available to you professionally doesn’t contain the roughly seven billion other humans on the planet who sit six degrees away. But it does contain all the people who sit two or three degrees away, because they are the people you can reach via an introduction. This is a large group. Suppose you have 40 friends, and assume that each friend has 35 other friends in turn, and each of those friends of friends has 45 unique friends of their own. If you do the math (40 × 35 × 45), that’s 54,000 people you can reach via an introduction.
Now you know why one of LinkedIn’s early marketing taglines was: Your Network Is Bigger Than You Think. It is!

La Chine met en place son réseau ferroviaire haute vitesse

La Chine met en place son réseau ferroviaire haute vitesse

La Chine, plus grande nation de par sa population, sera d’ici quelques années la plus grande nation au monde. Depuis ces dernières décennies, le pays n’a eu de cesse de se moderniser. Aujourd’hui, elle possède le réseau ferroviaire haute vitesse le plus long de la planète.


Avec l’ajout de la toute récente ligne haute vitesse reliant Pékin, la capitale, à Guangzhou (au Sud, soit 2 300 km), la Chine peut se targuer de posséder l’un des réseaux de chemin de fer les plus longs du monde. Grâce à cette ligne, les trains atteindront 300 km/h et rallieront les deux villes en seulement 8 heures, contre 20 auparavant.

Mais l’inauguration de cet axe n’est que le début. Pas moins de sept autres lignes à haute vitesse verront le jour d’ici 2020. Le Ministère du Rail gère déjà le réseau le plus étendu au monde et prévoit tout de même de le faire encore doubler d’ici 2015, passant ainsi de 9 000 à 18 000 km…

Les mannequins de l'année 2012


Les mannequins de l'année 2012 par afp-mode

Transcender

transcender, verbe transitif
Sens 1
Dépasser un certain niveau de connaissance, se situer au-delà.
Synonyme sublimer
Anglais to transcend
Sens 2
Dépasser les possibilités de l'entendement [Philosophie]. Anglais to transcend

transcendant, adjectif
Féminin ante. 
Sens 1 Qui s'élève au-dessus du niveau moyen, qui excelle dans son domaine. Ex Un écrivain transcendant. Synonyme exceptionnel Anglais transcendent
Sens 2 Qui dépasse l'action et la connaissance, qui suppose un principe supérieur [Philosophie]. Synonyme métaphysique Anglais transcendent

transcendant : 9 synonymes. Synonymes abstrait, exceptionnel, extraordinaire, fameux, incomparable, métaphysique, remarquable, sublimant, supérieur.


« Voilà ce qu'est l'écriture : un effort pour transcender l'individualité et la misère humaine. »

de [+]

Extrait du La Folle du logis

 



« Le mythe de Rimbaud, comme tout mythe traditionnel, antique ou primitif, est encouragement de l’homme à repousser, à transcender ses limites. »


de [+]

Extrait du Passion Rimbaud

« L'artiste romantique doit se transcender. Il lui faut être plus qu'un créateur. Il lui faut être la conscience de la nation, un prophète, une institution sociale. »

de

 

« La réalité ne peut être saisie au moyen de mots, d'enseignements, de débats ou de spéculations intellectuelles. Pour l'atteindre, il faut transcender toute question et toute réponse. Voilà comment on fait l'expérience directe de la réalité. »

de Monjushiri

 

« Nous devons nous libérer de toute transcendance. La transcendance est la corruption de l'imagination. »

de

« La misère a un caractère universel qui transcende les cultures. »

de [+]

Extrait du Mille femmes blanches


« Dès l'époque secondaire, les mollusques construisaient leur coquille en suivant les leçons de géométrie transcendante. »

de

 

« Le porno enlève au sexe le mystère, la révérence et la transcendance. »

de

 

« Le visage de mon prochain est une altérité qui ouvre l'au-delà. Le Dieu du ciel est accessible sans rien perdre de sa transcendance, mais sans nier la liberté du croyant. »

de [+]

Extrait du Difficile Liberté


« C'est à cet instant qu'on reconnaît précisément le collectionneur. Il se fiche de la mode. Il transcende le temps. »

de [+]

Extrait du Les pays étrangers 

« La nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise, mais ouverte vers une continuelle transformation et transcendance. Elle n'a qu'une chose à faire, se découvrir elle-même. »

de [+]

Extrait du Les Enfants du verseau 


« La transcendance ne se manifeste pas quand nous dépassons le niveau humain mais précisément là où nous reconnaissons ce niveau humain, lorsque nous reconnaissons notre faiblesse. »

de

 

« Dieu est transcendant et immatériel, on ne peut le réaliser sinon en esprit. Or, les esprits des hommes diffèrent et chaque homme conçoit Dieu selon ses facultés, à sa manière, à son image.  »

de [+]

Extrait du Poème 7

« Il n’est pas moins déloyal de s’approprier les morts que de les laisser tomber. Il n’est pas moins désinvolte d’oublier leur transcendance que d’oublier leur existence. »

de [+]

Extrait du Une voix vient de l’autre rive


« Chaque expérience de beauté, si brève dans le temps tout en transcendant le temps, nous restitue chaque fois la fraîcheur du matin du monde. »

de

 

« Les mots ne sont que les mots, à peu près rien sans leur dessein que l’on confie au ton et qui transcende leur sens à jamais prisonnier des dictionnaires. »

de [+]

Extrait du Le Dictateur et le hamac


« Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance. »

de [+]

Extrait du Introduction à la philosophie 


« Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C'est en affirmant à la fois qu'il existe et qu'il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu. »

de Jean Daniélou [+]

Extrait du Dieu et nous


« Dieu est mort, mais l'homme n'est pas, pour autant, devenu athée. Ce silence du transcendant, joint à la permanence du besoin religieux chez l'homme moderne, voilà la grande affaire aujourd'hui comme hier. »

de [+]

Extrait du Situations


 



 




 

 


 

 

L'Albatros

L'Albatros est le deuxième poème de la seconde édition (1861) du recueil Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire.

Ce poème qui comporte quatre quatrains composés d'alexandrins avec des rimes croisées apparaît dans la section « Spleen et Idéal » des Fleurs du Mal.
The rime of the ancient Mariner - Coleridge.jpg
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

L'idée initiale de ce poème, paru seulement en 1859, remonterait à un incident du voyage à la Réunion (1841). Pour symboliser le poète, Baudelaire ne songe ni à l'aigle royal des romantiques, ni à la solitude orgueilleuse du condor, décrite par Leconte de Lisle. Il choisit « un symbole plus douloureux » : l'albatros représente « la dualité de l'homme » cloué au sol et aspirant à l'infini ; il représente surtout le poète, cet incompris.
Il a vraisemblablement été inspiré à Baudelaire par son voyage en bateau à destination de l'île Bourbon alors qu'il avait à peine 20 ans. La « pêche à l'Albatros » (avec une ligne portant un liège et un triangle de fer amorcé à la viande) était traditionnelle à bord des voiliers au « grand long cours » au-delà des trois caps. L'instrument de pêche triangulaire servait d'ailleurs d'emblème à l'association des anciens marins cap-horniers.
L'Albatros était souvent vu par les marins de l'époque comme malfaisant car un homme tombé à la mer - qu'on ne pouvait pas en général repêcher - était aussitôt attaqué à coups de bec par les albatros.
Traditionnellement, l'albatros ainsi pêché servait aux marins à réaliser divers objets en dehors de leurs heures de quart : la peau des pattes devenait blague à tabac, certains os servaient à confectionner des mâts et vergues pour les maquettes de navires et le bec était monté sur une tête d'albatros en bois sculpté, comme pommeau d'une canne faite de vertèbres de requin enfilées sur une tige de fer, classique cadeau de l'équipage à son capitaine en fin d'une bonne traversée1.
Baudelaire (contrairement à certains « intellectuels » qui firent l'expérience du voyage en mer au temps de la marine à voiles, tels le romancier américain Richard Dana ou le poète anglais John Masefield ou encore Jack London) n'avait pas choisi cet embarquement de plein gré : il y avait été contraint par son beau-père, le Général Aupick, qui espérait ainsi le « corriger de ses inconduites » et s'il détesta l'expérience et ne s'intégra pas à l'équipage2 il fut néanmoins marqué par ce voyage qui influença son œuvre.

Faire passer par le trou d’une aiguille

Une origine pourrait être : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d'entrer au royaume de Dieu. » Le trou d’aiguille est ici le nom d'une porte de la ville de Jérusalem trop basse pour que les chameaux puissent y passer avec leurs chargements. Ce texte cité par Jésus Christ dans l’évangile (Luc 18:25) au sujet d’un jeune homme riche à qui Jésus demande de se baisser pour entrer dans le royaume de Dieu, de s’humilier ; mais le jeune homme ne veut pas vendre tous ses biens, car il est fier de ce qu’il possède.

Pourquoi l'océan est-il bleu ?

Tout d'abord, il faut savoir que ce n'est pas le reflet du ciel qui rend la mer bleue : en effet, les plans d'eau souterrains montrent la même couleur. De plus, en profondeur, là où la lumière du jour ne pénètre pas, l'eau apparaît encore bleue a une lampe.

En fait, ce sont les molécules d'eau les responsables. La lumière blanche, qui vient du Soleil, est constituée en réalité d'ondes de longueurs différentes représentant toutes les couleurs du spectre lumineux.
Les molécules d'eau absorbent une partie précise de cette lumière : les longueurs d'ondes correspondant aux couleurs rouge et jaune. Or, quand on soustrait ces composantes à la lumière incidente, il reste essentiellement…du bleu. Voilà pourquoi les molécules d'eau renvoient une lumière appauvrie en rouge et jaune, et riche en bleu.

Plus le nombre de molécules ''absorbantes'' est grand, plus cette couleur est marquée. Ainsi, dans une fine épaisseur, comme un verre d'eau, l'eau est transparente. Mais en plein milieu de l'océan, là où la profondeur est importante, l'eau apparaît bleue marine et opaque.
L'océan apparaît également indigo dans les mers tropicales et équatoriales, lorsqu'il y a peu de production biologique. En revanche, dans les régions où la productivité biologique est importante, la chlorophylle contenue dans le phytoplancton absorbe la composante bleue et la lumière se décale vers le vert. Cela explique que les eaux côtières soient en général verdâtres.