mardi 26 février 2013

Attaques ciblées : les entreprises européennes toujours désarmées

Selon Analyst Quocirca, les grandes entreprises attendent de leurs outils de sécurité plus de protection qu'ils ne sont en mesure de leur fournir. Le rapport du cabinet d'étude, qui a enquêté auprès de 300 entreprises employant plus de 2 500 personnes, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, révèle également que près des trois quarts (72 %) des entreprises européennes ont subi une attaque ciblée sur leurs réseaux.
Les résultats de l'enquête d'Analyst Quocirca montrent que, même si la prise de conscience du risque d'attaques ciblées a bien progressé parmi les entreprises européennes, la plupart d'entre elles n'ont toujours pas pris de mesure efficace. Pourtant, parmi les 72 % d'entreprises qui ont déclaré avoir été victimes d'une attaque ciblée, un tiers d'entre elles a reconnu que l'attaque en question avait eu des conséquences « importantes » sur le fonctionnement de l'entreprise. En matière d'impact, elles citent en premier lieu le vol de données financières, suivi par la perte d'activité, la perte de données personnelles et la perte de propriété intellectuelle.
L'enquête a permis de constater que les attaques menées contre ces entreprises utilisaient toute une série de techniques sophistiquées, depuis les exploits zero day, l'introduction de malwares polymorphes et cryptés, jusqu'à l'usage d'un serveur de commande et de contrôle à l'intérieur du réseau de l'entreprise pour éviter la détection. Pourtant, malgré cette prise de conscience et leurs mauvaises expériences, les entreprises mettent du temps à réagir. Environ 52 % ont déclaré ne pas avoir déployé, ni testé d'outils qui leur permettraient d'atténuer ces menaces, et moins d'un tiers ont déclaré qu'elles consacreraient moins de 10 % de leur budget pour lutter contre des attaques ciblées au cours des 12 prochains mois.

Des investissements mesurés dans les techniques de pointe

Environ un tiers des entreprises interrogées ont déclaré ne pas investir dans des technologies de pointe, comme le sandboxing, des outils d'analyse systématique des menaces, l'inspection approfondie des paquets et le contrôle de l'intégrité des fichiers, qui pourraient les aider à contrer les menaces. Fait révélateur, les défenses traditionnelles comme l'antimalware et le pare-feu arrivent en tête de liste des technologies déployées pour la sécurité, c'est à dire des solutions qui ne sont pas adaptées pour protéger contre les attaques ciblées. L'enquête a encore révélé que les entreprises du secteur public avaient adopté une position très complaisante : plus d'un tiers affirment que les attaques ciblées ne les concernent pas, alors que 74 % d'entre elles reconnaissent avoir été victimes de ce type d'attaques dans le passé.
Le rapport a été commandé par le vendeur de solutions de sécurité Trend Micro. Selon Rik Ferguson, vice-président de la recherche dans le domaine de la sécurité chez l'éditeur, « l'étude montre clairement l'écart qui existe dans les entreprises entre leur compréhension de ce que sont les attaques ciblées et les technologies qui permettraient de les protéger plus efficacement ». Ajoutant : « Les entreprises interrogées savent clairement identifier les attaques ciblées et dirent quelles méthodes elles mettent en oeuvre pour obtenir un accès permanent aux données sensibles. Mais, la majorité d'entre elles compte toujours sur des technologies conçues pour lutter contre les malwares courants, les plus répandus et les moins sophistiqués ».

Source : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-attaques-ciblees-les-entreprises-europeennes-toujours-desarmees-52618.html

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Ce qui motive les salariés français aujourd'hui

Les Echos n° 21198 du 05 Juin 2012 • page 10
Ici et maintenant ! Tel semble être le mot d'ordre des salariés français, selon une étude sur la motivation, menée en exclusivité avec « Les Echos » par le site de recrutement Meteojob et le cabinet de conseil en RH Alixio (*). Avis aux Cassandre : les deux tiers des 23 millions de salariés de l'Hexagone se déclarent « motivés par l'idée d'aller travailler le matin ». Mais pas à tout prix. Car la proximité, le concret et le quotidien prennent le pas sur les discours lointains. D'ailleurs, 64 % des salariés se disent attirés par les PME.
Or, constat déroutant, les ressorts historiques des employeurs pour fidéliser leurs troupes laissent nombre de collaborateurs de marbre. Hormis la rémunération, que le sondage n'a volontairement pas prise en compte, les salariés se mobilisent par passion pour le contenu de leur poste, privilégient, entre autres, l'autonomie, l'ambiance et la notion d'équipe mais dédaignent l'engagement sociétal plus abstrait ou le fait que leur entreprise soit leader. « L'éthique ou la satisfaction des clients sont aux premiers rangs de leurs motivations alors qu'on pense aux formations, à l'image du groupe, à la marque employeur, à la sécurité de l'emploi ou aux projets d'entreprise », s'étonne Francis Bergeron, DRH de SGS France, spécialiste de l'inspection, de l'analyse et de la certification, qui compte 2.550 salariés dans l'Hexagone. « Les gens ont un rapport à l'entreprise plus utilitaire, ils veulent en être partie prenante », estime-t-il.
Etre mieux informé des enjeux de leur société
Aux yeux des salariés, le déficit d'information demeure : 62 % des sondés, y compris 44 % de cadres, se considèrent « pas assez informés » des enjeux de leur société. Un constat « effarant, c ompte tenu du rôle des cadres », estime Eric Peres, secrétaire général de FO-cadres, et que les dirigeants déplorent. « Nous avons l'impression de faire le maximum. Sans doute les exigences sont-elles plus fortes encore », poursuit Francis Bergeron. Mais, à l'heure où des millions de données sur Internet saturent les esprits, « les collaborateurs ont soif de messages qui leur sont propres et qui les concernent », estime Pascale Chastaing-Doblin, associée, responsable des RH du cabinet Deloitte France .
Et « ils attendent que l'information vienne de l'intérieur, que leur PDG donne sa vision », commente Rebecca Meimoun, DRH du groupe de conseil et d'informatique Keyrus. Coté en Bourse, Keyrus se montre pédagogue. « Nos communiqués s'assortissent toujours, en interne, d'une petite explication de texte venant de la direction générale et diffusée à tous nos collaborateurs. D'ailleurs, a ujourd'hui, une information doit être communiquée plusieurs fois pour être bien intégrée », raconte-t-elle. Le groupe organise aussi des petits déjeuners mensuels sur sa stratégie entre sa direction générale et ses collaborateurs. De son côté, Deloitte propose, régulièrement, des webcasts où le management répond aux équipes. Car, s'ils n'ont pas toujours une culture du chiffre, les salariés sont loin d'être insensibles aux enjeux économiques, surtout chez les jeunes : la rentabilité financière de la société est jugée primordiale pour 33 % des répondants.
L'éthique plutôt que l'engagement sociétal
« Il faut aussi être vigilant au décalage entre l'image qu'une société donne à l'extérieur et le vécu des salariés, souligne Pascale Chastaing-Doblin. La défiance surgit dès que les comportements et la communication externe manquent de cohérence. En interne, c'est parfois contre-productif. Nous avons une fondation pour l'éducation et le développement solidaire. Nos collaborateurs considèrent leur contribution comme un acte privé et ne souhaitent pas qu'elle soit récupérée de façon systématique pour en faire un outil marketing. Ils refusent les mélanges. »
Est-ce dû à de trop nombreux discours ? L'engagement sociétal des entreprises ne séduit que 4 % des sondés. « L'engagement doit passer par les salariés et être sincère, constate Marko Vujasinovic, coauteur de l'étude et président de Meteojob. L'entreprise doit d'abord être irréprochable sur son propre écosystème . »
A l'inverse, les valeurs éthiques et morales au quotidien sont les plus recherchées. « La fierté d'appartenance est ancrée sur des éléments lisibles et mesurables au jour le jour auxquels les équipes peuvent rattacher leur contribution immédiate », analyse Pascale Chastaing-Doblin.
La satisfaction clients et les produits sont source de fierté
De fait, ce dont ils sont le plus fiers, ce sont à 60 % la qualité des services ou des produits. « Lorsqu'on est f ace à un Airbus, sur une chaîne de production, qui incarne tous les corps de métier, il y a un silence absolu. Une magie s'opère », raconte Eric Peres, chez FO-cadres. Quant à la satisfaction clients, « c'est un levier inexploité, estime Marko Vujasinovic. Mais, là encore, c'est du concret ». Les salariés y sont d'autant plus sensibles qu'eux-mêmes sont des consommateurs. Mais ce n'est pas tout. « La satisfaction clients, c'est aussi une source de reconnaissance directe et immédiate pour les collaborateurs », estime Pascale Chastaing-Doblin. Ils en ont soif : plus de 50 % d'entre eux ont des « attentes non satisfaites en matière de reconnaissance de leur travail ».
D'autant qu'elle est souvent peu formulée. « La France est un des pays où l'on dit le plus rarement à quelqu'un qu'il a fait du bon travail, contrairement au monde anglo-saxon où l'on félicite à l'excès », observe Charles-Henri Besseyre des Horts, professeur associé à HEC Paris.
Les PDG suscitent l'indifférence
Un management défaillant reste l'une des premières sources de démotivation, avec l'ambiance dégradée. « Il y a une défiance croissante par rapport à la hiérarchie. Or, aujourd'hui, le management, à tous les échelons, est écartelé entre des injonctions contradictoires », affirme Caroline Dana, directeur associé chez Alixio.
Peu importe, aussi, qu'un PDG soit charismatique, populaire ou respecté. Un phénomène saillant dans les grands groupes, où 58 % des collaborateurs se déclarent « indifférents » au patron. Tandis que 14 % disent qu'il les démotive, contre 27 % qui affirment l'inverse. Même dans les PME, où la proximité est de mise, l'indifférence à l'égard du PDG gagne près d'un salarié sur deux (46 %).
« Le nombre de salariés motivés par leur numéro un est toutefois supérieur aux démotivés », tempère Marko Vujasinovic. Mais le phénomène s'explique. Les débats sur les salaires des patrons ont sans doute égratigné leur image. « Il y a assez peu de PDG exemplaires, commente Charles-Henri Besseyre des Horts. Et comment s'identifier à quelqu'un pointé du doigt dans les médias ? »
En outre, la distance entre patron et salariés s'accroît à mesure que les groupes s'internationalisent ou que les PME grandissent. « Les entreprises sont moins incarnées par un seul homme. D'ailleurs, de Microsoft à Apple, beaucoup de fondateurs ne sont plus à la barre. C'est la fin, aussi, des dynasties familiales. Les patrons sont donc perçus comme interchangeables », relève-t-il. D'autant qu'ils ne sont pas à l'abri d'être remerciés. Mais, pour Francis Bergeron de SGS, les salariés ont gagné en maturité : « Il faut rompre avec la vision romantique du capitaine de vaisseau qui tire ses troupes. La complexité des organisations est telle que faire tout reposer sur les épaules d'un homme providentiel serait irréaliste. »
Davantage d'autonomie vis-à-vis de l'entreprise
Les salariés se montrent aussi plus détachés à l'égard de l'entreprise : que celle-ci figure parmi les trois premières de son secteur n'est un sujet de fierté que pour 12 % des répondants. Et, côté motivation, les projets d'entreprise remportent moins de 10 % des suffrages. Même si le phénomène va davantage de soi chez les moins de 30 ans que chez leurs aînés : les plus de 45 ans estiment que la compétitivité est liée aux enjeux d'organisation et qu'elle passe par une plus grande implication du management. Pas les jeunes. « Les seniors, qui ont sans doute été davantage confrontés à l'impact de décisions RH, attendent encore tout de l'entreprise. Les jeunes n'y croient pas. Ils se soucient davantage des enjeux globaux. C'est la fin de l'entreprise qui "babysitte" ses cadres. Ils deviennent autonomes », conclut Charles-Henri Besseyre des Horts. Pour Caroline Dana, co-auteur de l'étude chez Alixio, « il est urgent de renouer le dialogue ».


(* ) Enquête réalisée entre les 14 et 21 mai 2012 auprès de 2065 personnes

Un jeune diplômé français sur quatre mise sur l'étranger pour trouver du travail

Alors que les offres d'emploi se raréfient dans l'hexagone, les jeunes diplômés cherchant un travail pensent que leur avenir professionnel se situe à l'étranger plutôt qu'en France, selon un sondage Deloitte-Ifop.

Une proportion importante et croissante des jeunes diplômés cherchant un travail pensent que leur avenir professionnel se situe à l'étranger plutôt qu'en France, selon un sondage Deloitte-Ifop.
Une proportion importante et croissante des jeunes diplômés cherchant un travail pensent que leur avenir professionnel se situe à l'étranger plutôt qu'en France, selon un sondage Deloitte-Ifop.
Reuters/Shannon Stapleton
 
Les jeunes diplômés sont pessimistes quant à leur avenir professionnel. Nombreux sont ceux qui voient leur avenir à l'étranger plutôt qu'en France. Cette part est en croissance : 27% des jeunes diplômés cherchant un travail voient leur avenir à l'étranger, selon un sondage Deloitte-Ifop publié ce lundi. Cette tendance s'accélère puisqu'ils n'étaient que 13% l'an dernier à envisager une meilleure carrière à l'étranger d'après le premier "baromètre de l'humeur des jeunes diplômés".

Cette opinion est renforcée par le fait qu'une majorité (58%) juge ses chances de trouver un travail dans les six mois peu élevées (+7 point en un an), les plus pessimistes se trouvant en province (62%). En recherche d'emploi depuis 15 semaines en moyenne, 38% n'ont eu aucun entretien, 12% un seul et 20% deux occasions.

Pour cette enquête, un échantillon de 1 005 jeunes, représentatif des diplômés (Bac à Bac +5 ans) depuis moins de trois ans, a été interrogé en ligne du 22 au 31 janvier. Pari eux, 55% avaient un travail.

65% des jeunes souhaiteraient bénéficier du contrat de générationPour décrocher le poste qu'ils occupent, ces derniers déclarent, en moyenne, avoir transmis 16 curriculum vitae. Les diplômées en ont envoyé davantage (19) que leurs homologues masculins (11). Le temps moyen pour décrocher cet emploi a été de dix semaines.

Lorsqu'ils sont interrogés, 68% des jeunes en poste ont un CDI, 32% un CDD. La proportion grimpe à 76% pour les diplômés de grandes écoles, mais n'est que de 43% pour les diplômés d'un IUT.
Interrogés sur le contrat de génération, mesure destinée à favoriser l'emploi des jeunes en CDI avec des aides financières à la clef, 65% des jeunes (avec ou sans emploi) souhaiteraient en bénéficier et 85% aimeraient être formés par un senior.

Pour lutter contre le chômage, le gouvernement devrait prioritairement développer la formation, baisser la fiscalité des entreprises et soutenir la compétitivité, estiment-ils dans l'ensemble.
Enfin, si 54% des jeunes en poste déclarent se méfier de leurs employeurs (63% pour ceux qui cherchent un travail), 60% souhaitent néanmoins continuer à travailler dans leur entreprise.

Le message de Marissa Mayer : ce ne sont plus des vacances de travailler chez Yahoo!


Yahoo était doucement en train de mourir lorsque Marissa Mayer s’est vu offrir le poste de CEO. Elle a depuis donné de sérieux coups dans la fourmilière et devient officiellement la meilleure chose qui soit arrivée à Yahoo depuis longtemps.

Il faut bien le dire : parmi les grands acteurs du web créés vers 1995, il en reste assez peu encore vaillants. Et vous m’auriez demandé il y a 1 an jour pour jour, je vous aurais dit que Yahoo suivait cette même pente descendante pour disparaître de sa belle mort.
La surprise a donc été d’autant plus grande quand l’une des figures les plus en vue de Google partait pour la diriger en juillet dernier.
Il faut dire que la jeune femme semblait stagner dans son ancien poste : aider Google à prospérer, c’est comme aider la terre à tourner. Vous savez pertinemment que, même si vous n’êtes plus là, celle-ci poursuivra inexorablement sa route.
Mais Marissa Mayer pouvait réellement faire la différence en reprenant les rênes de Yahoo.
marissa mayer yahoo Le message de Marissa Mayer : ce ne sont plus des vacances de travailler chez Yahoo!
Et il faudra bien lui concéder qu’elle a réussi à sacrément faire parler de Yahoo en moins d’un an. Que ce soit avec la refonte complète de tous ses services jusqu’à sa très populaire homepage, de l’acquisition stratégique de start-ups, jusqu’à rendre le nom de Yahoo presque cool à nouveau.
Marissa Mayer semble prendre les bonnes décisions et ose même en prendre des impopulaires, pour le bien de sa société.

Yahoo : « arrête le télétravail, ou arrête de travailler pour nous »

Nous venons donc d’apprendre que la responsable des ressources humaines de Yahoo a envoyé un mémo aux employés pour leur faire savoir qu’il ne serait plus possible de faire du télétravail à partir de maintenant.
Il faut savoir que de très nombreuses personnes travaillent pour Yahoo de chez eux sans jamais se pointer au bureau.
La raison officielle de cette décision :
« Etre chez Yahoo, ce n’est pas juste réaliser son travail quotidiennement, ce sont les interactions et les échanges qui ne sont possibles que dans nos bureaux ».
Il semble que de nombreux employés ne sont pas en mesure de (ou ne souhaitent pas) travailler autrement qu’en télétravail.
La réponse de Yahoo : « les personnes qui ne le voudront pas, devrons quitter leur poste ».
La raison moins officielle (que nos confrères chez Business Insider tiennent d’une personne proche de Mayer) : parmi les très nombreuses personnes que l’on ne voyait jamais dans les bureaux de Yahoo, une bonne partie n’était tout simplement pas productive. Travailler chez Yahoo était devenu une planque et certains employés y travaillaient sans que personne ne s’en souvienne vraiment.
Et alors que Yahoo doit réduire drastiquement ses coûts, Marissa Mayer voit un avantage à cette stratégie : une partie des employés va choisir de démissionner lui permettant d’écrémer son personnel, sans véritablement virer personne.
Il semblerait que cette décision difficile aurait dû être prise il y a longtemps par les prédécesseurs de Mayer, mais la société était devenue paresseuse et avait laissé la situation pourrir.
Est-ce qu’il est trop tard pour que Yahoo reprenne une place prédominante dans le web ? Rien n’est sûr… mais si quelqu’un peux relever ce défi, c’est bien Marissa Mayer.

Gloria de A. Vivaldi Choeur Air France