Quel pourrait être le meilleur sens pour animer et conduire les hommes et leurs entreprises ? Comment se traduirait-il dans les faits ? Autrement dit, quelles sont ses manifestations concrètes ?
Chacune des orientations du Management est une façon de répondre à sa problématique centrale :
le risque des changements de sens individuels et collectifs.
Le manager est confronté au risque des changements de sens individuels et collectifs de ses managés, voir de ceux de ses propres supérieurs, et, de toute façon, de ceux qu’il active lui-même, consciemment ou inconsciemment.
Dans ces conditions, pour le manager, quelle est la meilleure orientation à prendre, selon celles prises par les autres. Quel est le bon, le meilleur sens ? Quelle politique conduire et maintenir ?
Fils de Louis Joseph Corman, chef de fabrication, Louis Edmond Joseph Corman est né à Roubaix en 1901. Il suit des études de médecine à Paris, et, à la Sorbonne, suit l'enseignement prodigué par Marie Curie. Après avoir été nommé chef du service psychiatrique pour adultes de l'hôpital Saint-Louis à Paris1, Louis Corman crée, à la fin des années 1930, le service de psychiatrie de l'enfant1 à l'hôpital Saint-Jacques de Nantes, dont il est médecin-chef de 1934 à 19682. En 1937 il élabore le concept de morphopsychologie. En 1972, il épouse en secondes noces Anna Duté. Auteur de nombreux ouvrages, il fonde en 1980 la « Société française de morphopsychologie », puis l'« Association des morphopsychologues conseils ». Il meurt à Nantes le 1.
L'approche morphologique de ses malades par le médecin lyonnais Claude Sigaud a marqué plusieurs de ses élèves. C'est en les rencontrant et en s'inspirant directement de l'opuscule publié par ce dernier en 1914 La Forme humaine. Sa Signification que Louis Corman a établi la loi de dilatation-rétraction. Déjà pour les besoins de la médecine, Claude Sigaud mettait en avant les associations entre le milieu, les fonctions corporelles et l'apparence présentée par le malade. Dans une perspective de compréhension des hommes, Louis Corman généralisa ces interactions en soulignant encore leur caractère dynamique. Sur ces bases déterminées et en se concentrant sur le visage, il a pu reprendre certains éléments de la tradition physiognomonique et y apporter une cohérence et rationalité inconnues jusqu'alors. (Sources : « Qui était Claude Sigaud ? », article de Louis Corman, in La revue de morphopsychologie, octobre 1987).
Louis Corman pose comme postulats essentiels de l'analyse morphopsychologique que les formes corporelles amples et rondes sont l'expression de l'instinct d'expansion alors que les formes en creux ou plates sont l'expression de l'instinct de conservation. Si dès sa venue au monde, chaque organisme est animé des deux instincts ; la plus ou moins grande affinité avec le milieu habituel ou les événements rencontrés va donner, selon les cas, la priorité à l'un d'eux et renforcer les formes soit dilatées soit rétractées, dans une interaction permanente.
Ce schéma suffirait pour comprendre le jeu entre la diversité des vécus individuels et celle des apparences : un environnement favorable subjectivement pour un individu stimule son instinct d'expansion, ce qui, à terme, se traduit par des traits d'épanouissement et donc du volume, alors qu'un environnement plus hostile (subjectivement) lui fera mobiliser son instinct de conservation et induira chez lui, à terme, une restriction de ses formes : c'est la rétraction.
Tout individu étant d'une grande complexité en comparaison de ce principe, le visage, particulièrement, traduit en fait selon certaines zones une plus ou moins grande expression de l'instinct d'expansion ou inversement de conservation. Par exemple, le front peut donner l'indice d'un épanouissement pendant que le reste du visage sera marqué de traces de relations plus difficiles avec l'environnement... Cette différentiation spatialepouvant en théorie se poursuivre toujours plus finement pour autant que l'expérience du morphopsychologue soit suffisante.
L’homme qui est devenu une main d'oeuvre, esclave d’un système où l’argent, la marchandise et la rentabilité prennent le pas sur l’humanité.
Si nous sommes esclaves de ce système, c’est que nous le voulons bien…
« La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maîtres qu’ils devront servir.
Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. »
« Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt QUI NE VEUT PAS LE SAVOIR. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités.
Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur. »
« Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n’aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l’aliénation. »
« L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave. Montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présentée par le pouvoir constitue la subversion la plus authentique. Seule la vérité est révolutionnaire. »
De la Servitude Moderne – Documentaire de 2009 adapté d’un livre du même nom (écrit par Jean-François Brient):