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mardi 7 février 2012

L’individu violent : trait culturel américain

Les films Hollywoodiens n’ont rien à voir avec la violence et les émeutes, ni Marylin Manson, ni les jeux vidéos, ni quoi que ce soit que vous vouliez qui véhicule un message de « violence ». La planète entière consomme les produits culturels de la violence des États-Unis, et pourtant, la majorité des pays du monde libre ne sombre pas comme le font les Américains dans la violence. Observez attentivement le tableau suivant qui traite de l’homicide : [1]

De tous ces pays, il n’y qu’aux États-Unis où la prière est aussi présente que les régimes pour maigrir, où les citoyens préfèrent que leurs dirigeants croient en Dieu, prient Dieu, et basent même leurs décisions sur la prière, où les gouverneurs des États invitent les citoyens à prier pour éviter les désastres naturels, où les chefs de police des grandes cités arrivent à justifier en entrevue télévisée l’augmentation de la criminalité par l’influence de plus en plus grande de Satan, où les comités d’école remettent constamment en question la théorie de l’évolution. La religion et la foi sont des éléments constitutifs de l’imaginaire américain. Le christianisme américain carbure aux cartes de crédits pour les Églises de preachers démagogues qui n’ont cesse de ressasser les 10 commandements de la Bible. D’ailleurs, leur connaissance de ce livre de la vérité révélée est ahurissante. « Tu ne tueras point », et pourtant on tue plus que partout ailleurs aux États-Unis. De toutes les démocraties, celles qui sont les moins croyantes ou pratiquantes sont celles où le taux d’homicides est le moins élevé. Paradoxe ? Non. C’est un trait culturel.

Il serait trop facile de tout mettre sur le dos de la religion. Même s’il y a une corrélation, il n’y a pas forcément causalité. Les choses sont plus profondes. Aux États-Unis, terre de liberté et de promesses, l’arme est reine et règne. L’arme est enchâssée dans la constitution. « Il faut pouvoir défendre sa famille, sinon qui va le faire ? » Mais, l’américain est plus que ses armes et la National Rifle Association (NRA). Le glorieux passé de sa nation lui rappelle que son pays a été à la fois génocideur (Indiens), esclavagiste (Noirs d’Afrique), expansionniste (Mexicains), colonialiste (Portoricains) et impérialiste. L’américain moyen ne sait pas ou ne veut pas savoir que ses dirigeants se sont débarrassé de ceux qui allaient à l’encontre de l’idéologie dominante — Salvator Allende au Chili —, alors qu’ils installaient Pinochet et Noriega — jusqu’à ce qu’il désobéisse à Washington —, le Shah d’Iran, Sadam Hussein, et qu’ils fournissaient Ben Laden en armes.

Le Pentagone dépense annuellement presque 31 milliards de dollars en matière de recherche militaire. Il s’agit du seul pays à disposer de flottes sur toutes les mers du globe prêtes à intervenir à tous moments, tout comme ils disposent d’une multitude d’agences de renseignements à la fine pointe de la technologie pour prévenir et exercer à la fois la violence. Ce déploiement de puissance est aussi le déploiement de la violence. Il envoie un message très clair : tu ne peux me frapper, autrement tu seras éliminé. La violence américaine atteint son paroxysme avec son idéologie néolibéraliste : les mises à pied massives de sa propre force de travail poussées par des délocalisations massives. Le citoyen américain n’est pas violent parce qu’il le veut, mais parce qu’on le lui impose.

L’Amérique d’Obama et de ses prédécesseurs a définitivement l’hégémonie de la violence. Mark Twain soulignait, dès 1871, que « l’Amérique est passée de république à monarchie — non pas une monarchie gouvernée par un roi ou une reine, mais par des entrepreneurs et des financiers où les politiciens sont leurs laquais, tous motivés par la convoitise de l’argent. » [2]

[1] Beatie Sara, Cotter Adam, L’homicide au Canada, 2009, Statistiques Canada, http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2010003/article/11352-fra.htm#a1.

[2] Twain Mark, The American Plutocracy II, The Coming American Monarchy and Dictatorship, all reprinted in Geismar, Mark Twain and the Three Rs.

© , 2011

Les imbéciles ont pris le pouvoir… ils iront jusqu’au bout !



Les imbéciles vivent heureux dans un monde qu’ils dominent ! Vous en doutez ? Vous ne devriez surtout pas ! Pourquoi ? Parce que les imbéciles sont porteurs de catastrophes. Qui n’aime pas les catastrophes ? Tout le monde aime les catastrophes ! Pour preuve, Hollywood carbure à la catastrophe pour faire sonner la caisse enregistreuse. Qu’on ne nous dise surtout pas que la catastrophe ne fait pas recette ! Les écolos, avec en tête de gondole Al Gore et Yan Arthus Bertrand, vendent leurs salades sur fond de catastrophes. Disons que, dans la catastrophe, il y a plus que la catastrophe elle-même ! Il y a aussi promesse de rendements ! Nous y voilà donc, de plain-pied dans la catastrophe !

Il faut toujours une crise pour prendre conscience qu’il faut changer nos manières de considérer les choses et de vivre ensemble. Nous ne savons pas évoluer autrement que par catastrophes, et de ce point de vue, la catastrophe est salutaire. De multiples signes annoncent cette catastrophe. Nous ne savons pas les lire, les interpréter. Et pourtant, la veulerie généralisée, l’argent qui fait la loi, la télévision qui fait les opinions, le chômage massif des jeunes, les retraités à l’abandon, la multiplication des pauvres sont là. Autant de catastrophes déjà arrivées auxquelles on nous promet de remédier sans jamais le faire. On préfère disneylandiser le monde pour subvenir à l’enchantement des imbéciles.

L’histoire est porteuse de deux grands réenchantements : l’Asie qui nous convie à une extase dans la libération de l’emprise de nos désirs pour atteindre l’extase, et l’Occident qui nous dit d’assouvir nos désirs dans l’euphorie de la consommation. L’un comme dans l’autre, le merveilleux est à nos portes. L’un par l’ascèse et la méditation, l’autre par l’ordre marchand. Le second était fait pour conquérir, le premier destiné à être discret et tout personnel. Liberté individuelle et Ordre marchand progressent ensemble depuis que l’homme commerce. La mondialisation et la mise en réseau systématique de la planète sont une véritable libération progressive du moi pour que les imbéciles prennent le pouvoir.

Cela ne peut durer : une révolution est inéluctable ! C’est à chacun de prendre son destin en main, en prenant d’abord conscience des choses ! C’est à cette prise de conscience que nous voulons ici contribuer, car nous ne voulons pas que les imbéciles aillent jusqu’au bout !