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lundi 20 août 2012

La “pluie solide”, le gel anti-sécheresse miraculeux

En piégeant l’eau sous forme solide, un ingénieur mexicain réussit à hydrater les racines des plantes pendant plusieurs mois d’affilée. Une arme décisive pour lutter contre la sécheresse, qui a valu à son inventeur une nomination pour le prix mondial de l’eau 2012.

La “pluie solide”, le gel anti-sécheresse miraculeux

Offrir une réserve d’eau aux cultures en supprimant les phénomènes d’infiltration et d’évaporation. C’est l’exploit réalisé par Sergio Jesús Rico, ingénieur diplômé de l’Institut Polytechnique national (IPN).

Une substance qui gélifie l’eau
Son secret ? Le polyacrylate de potassium : une substance chimique capable d’adhérer aux racines des plantes, qui stocke l’eau en la transformant en gel. Baptisée “pluie solide” par son créateur, cette invention se présente sous la forme d’une poudre blanche semblable à du sucre. Chaque kilo permet de gélifier 500 litres d’eau.
Selon Sergio Jesús Rico, le polyacrylate de potassium peut être utilisé avec n’importe quel type de végétation : pâturage, forêt, serres et, surtout, production alimentaire.
Une étude comparative menée dans l’état de Jalisco, au Mexique démontre l’incroyable efficacité de ce nouveau procédé. Alors que l’irrigation traditionnelle des cultures de maïs offre une récolte de 600 kilos à l’hectare, la pluie solide permet d’obtenir près 10 tonnes à l’hectare.

Une irrigation moins consommatrice en eau
La qualité est au rendez-vous, comme l’indiquent les essais menés en Colombie. Les blocs d’eau solidifiée sont placés sous terre, ils se reconstituent lors de chaque averse. Avec cette méthode, les frais liés à l’irrigation ont baissé de 75%, tandis que le feuillage et les fleurs ont augmenté de 100%, et les racines de 300%. En Inde, sur certaines cultures nécessitant un arrosage hebdomadaire de 80 litres d’eau, le procédé a permis de passer à 50 litres tous les trois mois.
Avec une vie utile variant entre 8 et 10 ans, le polyacrylate de potassium permet de développer de nouveaux systèmes d’irrigation plus économes, particulièrement adaptés aux zones exposées à la sécheresse.
La pluie solide a valu à Sergio Jesús Rico d’être nominé pour le Prix mondial de l’eau 2012, une récompense décernée chaque année en Suède par le Stockholm international water institute.

dimanche 12 août 2012

Un "robot" en guise de bras

Une fillette de deux ans a retrouvé l'usage de ses bras grâce à une imprimante 3D. Incroyable, mais vrai.

Un exosquelette permet à Emma de retrouver l'usage de ses bras. Un exosquelette permet à Emma de retrouver l'usage de ses bras. © Capture d'écran

Emma a deux ans. Depuis sa naissance, cette jeune Américaine est atteinte d'arthrogrypose multiple génitale, maladie se traduisant par une déficience plus ou moins sévère des muscles et des articulations. Manger, jouer, dessiner, ou encore prendre ses parents dans ses bras, elle ne peut le faire sans aide.

REGARDEZ la petite Emma :




Née avec les jambes enroulées autour de ses oreilles, son corps n'a jamais récupéré une parfaite motricité. Après plusieurs interventions médicales (plâtres, chirurgie), elle ne parvient toujours pas à bouger ses bras.Megan Lavelle, sa mère, assiste un jour à une conférence où un fameux appareillage - le Wilmington Robotic Exoskeleton (WREX) -, créé par le Dr Tariq Rahman et son équipe de la Fondation Nemours, est présenté. En fait, il s'agit d'un "exosquelette", constitué d'un gilet dorsal et de pièces métalliques fixées au corps par des élastiques. Son but est d'augmenter la force musculaire, tout en dosant sa sensibilité. Le WREX, un remède aux déficiences de la fillette ? Pas vraiment. Le grand inconvénient de cet appareil technologique est sa matière métallique, trop lourde pour l'enfant.

La "3D printer", héroïne

La vraie innovation dans cette histoire est l'intervention de l'imprimante 3D. Le poids du WREX étant trop élevé, un tel système n'aurait pu être adapté pour une fillette de deux ans. Cette étrange machine obéit à des instructions informatiques programmées sur un ordinateur. Celui-ci projette sur une surface plane plusieurs couches de matière (ici, en thermoplastique) en fonction de ce qu'ont commandé les prototypes établis préalablement.
Les "bras magiques" (comme les appellent Emma) ont ainsi pu être conçus à sa mesure. L'autre incroyable atout de l'imprimante 3D est son adaptation en fonction de la croissance du corps de la petite fille. L'exosquelette évolue au fur et à mesure qu'Emma grandit. Elle a ainsi découvert l'usage de ses bras ; elle se nourrit seule, tient des objets et peut bouger ses doigts.

REGARDEZ. Un exemple du fonctionnement de la "3D printer" :



Cette nouvelle technologie a également été pensée afin de décupler la puissance des soldats. Le projet Hulc par exemple, un exosquelette métallique permettant d'accélérer les déplacements en terrains dangereux ou encore d'amplifier la manutention militaire, a créé une vive polémique...
Le mythe du robot menaçant l'homme peut tout de même être revu. L'histoire incroyable de la petite Emma prouve que la technologie peut être un bénéfice pour l'homme, parfois incapable de combattre certaines "erreurs de la nature".
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