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samedi 4 juin 2011

Kjell Anders Nordström



Vienne 2006

Kjell Anders Nordström (born 26 February 1958) is a Swedish economist, writer and public speaker.

Kjell A. Nordström was born in Skärholmen, a suburban district in southern Stockholm, but grew up on a small island in the Finnish Åland archipelago. His parents returned to Sweden in the 1960s. He was first educated as an engineer and thereafter commenced studies at the Stockholm School of Economics where he earned a Ph.D. in 1991. Until 2004 he was an Assistant Professor at the Institute of International Business (IIB) at the Stockholm School of Economics. His research and consulting focus is in the areas of strategic management, multinational corporations and globalization. He has served as an advisor/consultant to several large multinationals and to the government of the United Kingdom.

In 2000 the book Funky Business - Talent Makes Capital Dance, which was written by Kjell A. Nordström and his colleague Jonas Ridderstråle, was published. The book, which is described as a "manifesto of what our time requires from business firms and their leaders", became an international best-seller and has to date been translated into 33 languages. In 2000, both Amazon.co.uk and the webzine Management General rated it as one of the five best business books of the year. Another survey ranked it as the 16th best business book of all time.

In 2003, the follow-up Karaoke Capitalism - Management for Mankind, also written together with Jonas Ridderstråle, was published. The book, which also became an international success, has to date been contracted for publication in 23 languages. In March 2004, Nordström and Ridderstråle appeared on CNN's program Global Office for an extensive interview on the ideas behind Karaoke Capitalism.

Today, Nordström and Ridderstråle works as professional public speakers in the field of strategic management. The 2005 Thinkers 50, the bi-annual global ranking of management thinkers, ranked Nordström and Ridderstråle at number nine internationally and number one in Europe.

Kjell A. Nordström was previously married to singer Katarina Henryson, with whom he has one child. He currently lives with another woman.

http://www.englishimpact.com.mx/Innovation-e/Funky%20Business.pdf

http://www.karaokecapitalism.com/frame.asp?page=about.html


Tag Attitude

Tagattitude est une société spécialisée dans les solutions paiement et de services financiers mobiles.

Tagattitude propose la première plate-forme de "micro-banking" utilisable à partir de tout téléphone, n'importe où et en toutes circonstances.



Tagattitude se spécialise dans le paiement mobile et les technologies de sécurité. La société a été fondée en 2005 par Yves Eonnet, expert de l'industrie carte à puce, et Hervé Manceron, expert de l'industrie des télécommunications.




Les deux types de produits proposées par Tagattitude sont : des solutions d'authentification forte pour l'accès web et des solutions de paiement mobile conçu pour les populations non-bancarisées.

La technologie "Near Sound Data Transfer" (NSDT™) de Tagattitude permet l'utilisation instantanée de n'importe quel téléphone comme outil de paiement et d'authentification: quelque soit le modèl due téléphone ou le réseau téléphonique, sans SMS, et sans aucun téléchargement! NSDT™ utilise le canal audio du téléphone pour transmettre de façon sécurisée les données de transaction (OTP, signatures électroniques, certificats ...). Cette technologie est protégée par 9 brevets internationaux.

jeudi 2 juin 2011

Déclin de sens ou déclin de puissance - le dilemme de l’Occident

Déclin de sens ou déclin de puissance - le dilemme de l’Occident

Chems Eddine CHITOUR
tableau : "Superheroes", d’Armando Rivero, 2007


« Dieu et la nature sont sagesse, le monde a de l’eau en quantité suffisante pour que chacun ait de l’eau, le monde a suffisamment de richesses et de terres pour produire de la nourriture pour la population mondiale, le monde a suffisamment de pierres pour construire afin que personne ne soit laissé sans habitat, mais dans les faits une minorité s’est appropriée les richesses du monde, moins de 10% de la population du monde est propriétaire de la moitié de la richesse du monde entier. »

Président Hugo Chavez

On peut se demander si le discours de Chavez n’est pas utopique face à un Occident sûr de lui et dominateur qui arrache ce qui n’est pas à lui pour entretenir une civilisation moribonde de la croissance infinie dans un monde fini. Justement, l’Occident est-il une civilisation ou la civilisation étalon sur tous les aspects, matériels de puissance et en termes d’éthique ? Est-ce un Empire avec des vassaux ou un ensemble disjoint d’Etats-nations uni par une seule cause, la suprématie de l’homme blanc, vieux mythe du XIXe mais toujours vivace au XXIe siècle ? Quel est le moteur de son idéologie ? La preuve externe le néolibéralisme, la mondialisation qui permet de laminer les identités et les spiritualités pour créer de l’errance propice au développement sans fin du marché, l’autre convoque un conflit de civilisation, voire de spiritualités qu’Huntington a martelé comme inéluctable.

Qu’est-ce qu’une civilisation ?

La civilisation est le fait de porter une société à un niveau considéré comme plus élevé et plus évolué que l’était son état antérieur. Cette acception inclut une notion de progrès qui s’oppose à la barbarie et à la sauvagerie. La civilisation est l’ensemble des traits qui caractérisent l’état d’évolution d’une société donnée sur le plan technique, intellectuel, politique ou moral, sans porter de jugement de valeur. Une société définit un type d’homme idéal comme l’ » homme de bien » selon Confucius, l’ » honnête homme » du XVIIe siècle européen ou le « gentleman » de l’Angleterre victorienne. Le comportement civilisé permet aux hommes de vivre ensemble. Prométhée a apporté aux hommes les arts et les sciences, mais, malgré ce don, les hommes ne parviennent pas s’entendre. Zeus leur fournit alors la pudeur et la justice, c’est-à-dire, la capacité de tenir compte des autres membres de la société et de régler les différends de manière pacifique et ordonnée. Les hommes peuvent alors construire leur vie dans la cité.

Ce qui distingue le pays « civilisé », c’est la manière dont la violence est utilisée dans un État moderne où toute force armée doit relever de l’État, puisque ce dernier a le monopole de la violence légitime. Le progrès technique et celui de la civilisation sont intimement associés. Dès lors, l’Europe, qui a bénéficié d’une avance technique et militaire, s’est sentie investie d’une mission civilisatrice - dont on a connu l’oeuvre positive- ce qui l’a auto-autorisé à lancer une colonisation abjecte..

Beaucoup d’auteurs et non des moindres se seront penchés sur le déclin de la civilisation occidentale. On prête à Kissinger l’interrogation sur ce qui a fait disparaître l’empire romain. Le Déclin de l’Occident d’Oswald Spengler traduit par le philosophe algérien, Mohand Tazerout (1893 à Azazga en Algérie 1973 à Tanger au Maroc) -superbement ignoré chez lui- est l’un des essais historiques les plus débattus. Pour expliquer la mort des civilisations, Spengler conçoit ainsi une histoire universelle : une collection ordonnée des événements, passés, présents ou à venir.

Pour sa part, l’oeuvre de réflexion de l’historien Toynbee - Toynbee qui s’est inspiré de la Muqaddima, préface de l’histoire universelle de Ibn Khaldoun. - sur la genèse des civilisations est inclassable. À des fins de classification, Toynbee distingue vingt-six civilisations avec leurs montées et leurs déclins L’historien britannique Arnold Joseph Toynbee, admirateur de Spengler, au point de l’admirer toute sa vie. Son approche peut être comparée à celle de Oswald Spengler dans Le Déclin de l’Occident. Il n’adhère pas cependant à la théorie déterministe de Spengler selon laquelle les civilisations croissent et meurent selon un cycle naturel. Toynbee présente l’histoire comme l’essor et la chute des civilisations plutôt que comme l’histoire d’État-nations ou de groupes ethniques. Ainsi, la « civilisation occidentale », qui comprend toutes les nations qui ont existé en Europe occidentale depuis la chute de l’Empire romain, est traitée comme un tout, et distinguée à la fois de la « civilisation orthodoxe » de Russie et des Balkans comme de la civilisation gréco-romaine qui a précédé.

La classification de Toynbee, très historique et faisant une large place aux grandes religions ; les idées de Toynbee ont connu une certaine mode. Avec raison ou pas, certains critiques reprochent à Toynbee l’importance qu’il attribue à la religion par rapport aux autres aspects de la vie lorsqu’il brosse le portrait des grandes civilisations. À cet égard, le débat rejoint celui, plus actuel, sur la théorie de sur le « choc des civilisations ».

Justement dans Le Choc des civilisations publié à l’été 1993 par la revue Foreign Affairs, Samuel Huntington pense que les relations internationales vont désormais s’inscrire dans un nouveau contexte. (...) Cette vision des relations internationales trouve son point d’aboutissement dans la Guerre froide, celle-ci ayant institué l’affrontement de deux modèles de société. Huntington nous dit qu’il faut désormais penser les conflits en termes non plus idéologiques mais culturels : « Dans ce monde nouveau, la source fondamentale et première de conflit ne sera ni idéologique ni économique. Les grandes divisions au sein de l’humanité et la source principale de conflit sont culturelles. Les conflits centraux de la politique globale opposeront des nations et des groupes relevant de civilisations différentes. Le choc des civilisations dominera la politique à l’échelle planétaire. Les lignes de fracture entre civilisations seront les lignes de front des batailles du futur.

Comment les empires meurent ?

D’où vient cette hégémonie qui fait que l’Occident se veut le seul dépositaire de sens ? Pour l’expliquer, il est courant d’admettre que l’Occident est parti à la conquête du Monde après la première révolution industrielle. En fait, il serait plus indiqué de remonter dans le temps pour s’apercevoir que l’hégémonie occidentale a débuté après ce qu’on appelle dans la doxa occidentale « Les Grandes découvertes ». Prenant la relève d’un Orient et d’une civilisation islamique sur le déclin, et au nom de la Règle des trois C - Christianisation, Commerce, Colonisation, il mit des peuples en esclavage. Il procéda à un dépeçage des territoires au gré de ses humeurs sans tenir compte des équilibres sociologiques que les sociétés subjuguées ont mis des siècles à sédimenter. Pendant cinq siècles, au nom de ses « Droits de l’Homme » qui « ne sont pas valables dans les colonies » si l’on en croit Jules Ferry, l’Occident dicte la norme, série, punit, récompense, met au ban des territoires qui ne rentrent pas dans la norme. Ainsi, par le fer et par le feu, plus de 75% des richesses des Sud épuisés avec 80% des habitants de la planète furent spoliés et détenus par 20% des pays du Nord. (1)

Après l’implosion de l’empire soviétique, ce fut « la fin de l’histoire » selon le mot de Fukuyama avec une pax americana qui paraissait durer mille ans. Le peuple américain se voulant lui aussi, « peuple élu » comme le martèle « la destinée manifeste », c’est à lui d’éclairer le monde au besoin par le napalm. Ce n’est pas l’avis de la CIA qui, dans un rapport intitulé : Le monde en 2025, constate une prise de conscience d’une nouvelle donne à la fois démographique, économique, financière et même dans une certaine mesure, militaire. Pour la première fois, les Américains reconnaissent qu’ils ne seront plus les maîtres du monde. Pour garder la direction du monde, avec 600 bases américaines et 700...hommes, en dehors des Etats-Unis, Les Etats-Unis sont constamment en alerte surtout depuis la perte de leur suprématie économique. L’arrivée du 11 septembre fut du pain bénit. Le Satan de rechange tombait du ciel, l’Islam et terrorisme. Ainsi, furent organisées les expéditions punitives que l’on sait un peu partout semant le chaos, la destruction et la mort. (1)

Des craquements se font entendre, l’Empire est puissant mais il est exsangue sur le plan économique. Pour Ignacio Ramonet, « l’Empire n’a pas d’alliés, il n’a que des vassaux ». Ce basculement inexorable concernant l’avenir du Monde, est rendu nécessaire. L’analyse lumineuse de l’ambassadeur singapourien, Kishore Mahbubani, décrit le déclin occidental : recul démographique, récession économique, et perte de ses propres valeurs. Il observe les signes d’un basculement du centre du monde de l’Occident vers l’Orient. Il cite l’ouvrage de l’historien britannique Victor Kiernan « The Lords of Humankind, European Attitudes to the Outside World in the Imperial Age » qui avait été publié en 1969, lorsque la décolonisation européenne touchait à sa fin.

Victor Kiernan écrivait notamment : « (...) Même si la politique coloniale européenne touchait à sa fin, l’attitude colonialiste des Européens subsisterait probablement encore longtemps. En fait, poursuit Kishore Mahbubani, celle-ci reste très vive en ce début de XXIe siècle. Souvent, on est étonné et outré lors de rencontres internationales, quand un représentant européen entonne, plein de superbe, à peu près le refrain suivant : « Ce que les Chinois [ou les Indiens, les Indonésiens ou qui que ce soit] doivent comprendre est que... », suivent les platitudes habituelles et l’énonciation hypocrite de principes que les Européens eux-mêmes n’appliquent jamais. Le complexe de supériorité subsiste. Le fonctionnaire européen contesterait certainement être un colonialiste atavique. » (2)

Jean-Pierre Lehmann analysant l’ouvrage de Mahbubani écrit : « Quand Mahbubani écrit que « le moment est venu de restructurer l’ordre mondial », que « nous devrions le faire maintenant ». Pour lui l’Occident est dans l’incapacité à maintenir, à respecter et encore plus à renforcer les institutions qu’il a créées. Et l’amoralité avec laquelle il se comporte trop souvent sape davantage les structures et l’esprit de la gouvernance mondiale. Selon Mahbubani, il « est légalement vivant mais spirituellement (souligné par nous Ndlr) mort » « Le monde, écrit-il, a perdu pour l’essentiel sa confiance dans les cinq États nucléaires. C’est cette incapacité à exercer convenablement un leadership qui fait que l’Occident est aujourd’hui davantage le problème que la solution. En même temps, comme le reconnaît Mahbubani, « les pays d’Asie ne sont pas encore prêts à intervenir. Il en va de même des institutions financières internationales. Bien qu’on ait de bonnes raisons de douter qu’aucune des trois plus importantes - la Banque mondiale, le FMI et l’OMC - ne subsistera jusqu’à la prochaine décennie, Mahbubani estime qu’il est d’une importance capitale de les conserver. Mais, bien entendu, il faut les transformer et les désoccidentaliser. Il ne faut plus que les postes de directeur de la Banque mondiale et du FMI soient attribués automatiquement à des États-uniens ou à des Européens, comme si c’était écrit dans l’Évangile ; ils doivent être globalement ouverts à des talents du monde entier. Il est également important que la Banque mondiale n’ait plus son siège à Washington DC et dissémine ses employés dans les pays où elle opère. L’esprit internationaliste tel qu’il s’incarne dans la Charte des Nations unies doit donc être maintenu, voire revivifié ». (3)

« Les civilisations, disait Arnold Toynbee, ne sont pas assassinées, elles se suicident ». L’empire américain subit-il le même déclin que son prédécesseur britannique ? s’interroge l’historien Eric Hobsbawm. La suprématie navale fit la puissance de la Grande-Bretagne, la capacité de destruction par bombardement assure celle des Etats-Unis. Cependant, les victoires militaires n’ont jamais suffi à assurer la pérennité des empires (...) La Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont bénéficié d’un atout supplémentaire qui ne pouvait exister que dans le cadre d’une économie globalisée : tous deux ont dominé l’industrie mondiale. (...) Quand l’ère des empires maritimes arriva à sa fin, au milieu du XXe siècle, la Grande-Bretagne sentit le vent tourner avant les autres puissances coloniales. Son pouvoir économique ne dépendant pas de sa puissance militaire, mais du commerce, elle s’adapta plus facilement à la perte de son empire, comme elle l’avait fait face au plus grave revers de son histoire, la perte de ses colonies américaines. Les Etats-Unis comprendront-ils cette leçon ? Ou chercheront-ils à maintenir une domination globale par la seule puissance politique et militaire, engendrant ainsi toujours plus de désordre, de conflits et de barbarie ? » (4)

Au monde unipolaire et dominé par l’Occident, écrit Alain Gresh, succède une nouvelle géopolitique marquée par la multiplication des acteurs influents. L’affaissement actuel du système financier ne peut qu’accélérer ce mouvement de repli occidental. « La fin de l’arrogance », titrait l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le 30 septembre, avec ce sous-titre : « L’Amérique perd son rôle économique dominant ». Quinze ans plus tard, un autre consensus se fait jour, plus proche, semble-t-il, de la réalité : nous entrons dans un « monde post-américain ». (5)

L’Occident vit une crise de l’avenir : les nouvelles générations ne croient plus qu’elles vivront mieux que celles qui les ont précédées. Une crise de sens, d’orientation et de signification. L’Occident sait à peu près d’où il vient, mais peine à savoir où il va. Certes, comme disait René Char, « notre héritage n’est précédé d’aucun testament » et il appartient à chaque génération de dessiner son horizon. Mais nos tourments ne sont pas sans fondement. Le sens du commun s’est étiolé. A l’heure du « chacun pour soi », le sentiment d’appartenance à un projet qui transcende les individualités s’est évaporé. L’effondrement du collectivisme - nationaliste ou communiste - et du progressisme économique a laissé place à l’empire du « moi je ». Le sens du « nous » s’est dispersé. (6)

Le déclin de la civilisation occidentale est à des degrés divers, aussi celui des valeurs face à un Islam qualifié d’obscurantiste parce qu’il tient à des valeurs universelles consubstantielles de la dignité humaine . Cette façon de faire de l’Occident est condamnée. A terme, on s’apercevra que les slogans creux des droits qui sont ceux exclusifs de l’homme blanc en Occident - encore qu’il faille noter que même dans ces sociétés la fracture est totale entre les nantis et les pauvres - vont s’effriter au fur et à mesure de la disparition de la puissance matérielle, malgré tous les combats d’arrière-garde symbolisés notamment par les nouvelles armes terribles tels que les drones, les lasers, les bombes thermonucléaires les aurores boréales sur commande allant plus loin que le XXe siècle « A Beastly Century », « un siècle bestial » terme, utilisé par Margaret Drabble, pour décrire le XXe siècle. Il y eu en effet, environ 231 millions de morts en 100 ans de guerres et conflits. Tout ceci pour tenter de garder, en vain, la suprématie sur des hommes qui aspirent quelles que soient leurs latitudes à une égale dignité. Ce siècle sera assurèment aussi celui de la guerre de tous contre tous C’est en définitive, un déclin du sens et du non-respect des valeurs éthiques que ce même Occident veut appliquer aux autres et non pas à soi-même. « La paix universelle écrit Anatole France se réalisera un jour non parce que les hommes deviendront meilleurs mais parce qu’un nouvel ordre, une science nouvelle, de nouvelles nécessités économiques leur imposeront l’état pacifique » Amen.

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. Chems Eddine Chitour : Doxa occidentale Est-ce la fin d’une époque ? http: //www.lexpression.dz/categorie/8/2011-04-07.html

2. K.Mahbubani : The Irresistible Shift of Global Power to the East, Septembre 2008

3. Jean-Pierre Lehmann : Déclin de l’Occident et montée de l’Orient. Reseau Voltaire 2 09 2008

4. Eric Hobsbawm : Du déclin des Empires : Le Monde Diplomatique http: //www.monde-diplomatique.fr/2008/11/H...

5. Alain Gresh http: //www.monde-diplomatique.fr/2008/11/GRESH/16455

6. Nicolas Truong (Débat) Peter Sloterdijk Philosophe Slavoj Zizek La crise d’’avenir de l’Occident Le Monde 27.05.2011


URL de cet article 13865
http://www.legrandsoir.info/Declin-de-sens-ou-declin-de-puissance-le-dilemme-de-l-Occident.html

Confirmation - Alerte Majeure pour le second semestre 2011

Communiqué public GEAB N°55 (15 mai 2011) -

GEAB N°55 est disponible ! Crise systémique globale – Confirmation Alerte Majeure pour le second semestre 2011 – Fusion explosive de la dislocation géopolitique et de la crise économique et financière mondiales

Depuis près d’un an, /E2020 a identifié le second semestre 2011 comme un nouveau moment décisif dans l’évolution de la crise systémique globale. A l’image de notre anticipation de Février 2008 qui avait anticipé pour Septembre 2008 un choc majeur affectant l’économie américaine, notre équipe confirme dans ce GEAB N°55 que toutes les conditions sont désormais réunies pour que le second semestre 2011 soit le théâtre de la fusion explosive des deux tendances fondamentales qui sous-tendent la crise systémique mondiale, à savoir la dislocation géopolitique globale, d’une part, et la crise économique et financière globale, d’autre part.

Depuis plusieurs mois en effet, le monde connaît une succession quasiment ininterrompue de chocs géopolitiques, économiques et financiers qui constituent selon LEAP/E2020 les signes avant-coureurs d’un événement traumatique majeur que nous analysons dans ce numéro du GEAB.

Parallèlement le système international a désormais dépassé le stade de l’affaiblissement structurel pour entrer dans une phase de délabrement complet où les anciennes alliances se délitent tandis que de nouvelles communautés d’intérêt émergent très rapidement.

Enfin, tout espoir de reprise économique mondiale significative et durable s’est dorénavant évanoui (1) tandis que l’endettement du pilier occidental, en particulier des Etats-Unis, atteint un seuil critique sans équivalent dans l’Histoire moderne (2).

Le catalyseur de cette fusion explosive sera bien évidemment le système monétaire international, ou plutôt le chaos monétaire international qui s’est encore aggravé depuis la catastrophe qui a frappé le Japon en Mars dernier et devant l’incapacité des Etats-Unis à faire face à l’exigence de réduction immédiate et significative de ses immenses déficits.

La fin du Quantitative Easing 2, symbole et facteur de la fusion explosive en préparation, représente la fin d’une époque, celle où le « Dollar US était la devise des Etats-Unis et le problème du reste du monde » : à partir de Juillet 2011, le Dollar US devient ouvertement la principale menace pesant sur le reste du monde et le problème crucial des Etats-Unis (3).

L’été 2011 va confirmer que la Réserve fédérale US a perdu son pari : l’économie US n’est en fait jamais sortie de la « Très Grande Dépression » (4) où elle est entrée en 2008 malgré les milliers de milliards de Dollars injectés (5), comme le sait d’ailleurs l’immense majorité des Américains (6). Sans pouvoir lancer un QE3 (même officieusement, via ses Primary Dealers, comme elle le faisait de facto avant que le monde ne s’intéresse de trop près au marché des Bons du Trésor US), la Fed va donc contempler impuissante la remontée des taux d’intérêts, l’explosion du coût des déficits publics US, la plongée dans une récession économique aggravée, l’effondrement du cours des bourses et un comportement erratique du Dollar US, évoluant à court terme en dents de scie, au gré des influences de ces différents phénomènes, avant de lâcher brutalement 30% de sa valeur comme nous l’anticipions dans le GEAB N°54 (7).

Parallèlement, Euroland, BRICS et producteurs de matières premières vont rapidement renforcer leurs coopérations tout en lançant une ultime tentative de sauvetage des institutions internationales issues de Bretton Woods et du monde dominé par le tandem US/UK. Ce sera la dernière puisqu’il est illusoire d’imaginer Barack Obama, qui n’a montré aucune envergure internationale jusqu’à présent, faire preuve d’une stature d’homme d’Etat et prendre donc des risques politiques majeurs à un an d’une élection présidentielle.

Evolution de l'index Shiller du prix de vente des maisons existantes aux USA (1890-2011) {JPEG} Evolution de l’index Shiller du prix de vente des maisons existantes aux USA (1890-2011) (en rouge : projection) - Source : R.J. Schiller / Steve Barry / Big Picture / New York Times, 01/2011

Barrières, protections, embargos à l’exportation, diversification des réserves, frénésie autour des matières premières, inflation en hausse générale, … le monde se prépare à un nouveau choc économique, social et géopolitique

La Chine vient d’annoncer qu’elle interrompt toutes ses exportations de diesel pour tenter de stopper une hausse du prix du carburant qui a provoqué récemment une série de grèves des transporteurs routiers (8). Que les pays asiatiques qui dépendaient de ces exportations chinoises se débrouillent, d’autant que le Japon a agi de même suite aux conséquences de la catastrophe de Mars dernier !

La Russie cesse également d’exporter certains produits pétroliers pour limiter les pénuries et hausses de prix internes (9), arrêt d’exportation qui s’ajoute à celui des céréales décrété il y a déjà plusieurs mois.

Partout dans le monde arabe, l’instabilité continue à prévaloir sur fond de renchérissement des denrées de base (10), tandis que les interrogations sur l’ampleur des réserves et des capacités de production de l’Arabie saoudite reviennent au premier plan (11).

Aux Etats-Unis, le moindre événement climatique sortant de l’ordinaire provoque aussitôt des risques de pénurie du fait de l’absence de « matelas » de sécurité du système d’approvisionnement US, sauf à mettre à contribution les stocks stratégiques (12). Pendant ce temps, la population réduit ses dépenses alimentaires pour pouvoir remplir le réservoir de ses voitures avec un gallon à plus de 4 Dollars (13).

En Europe, la diminution de la couverture sociale et les mesures d’extrême-austérité mises en œuvre au Royaume-Uni, en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande,... font exploser le nombre de pauvres.

L’Union européenne vient de renforcer plus ou moins subrepticement son arsenal douanier pour résister aux importations venues d’Asie en particulier. D’une part, elle revoit tout son attirail de mesures de préférence douanière pour en éliminer tous les pays émergents, Chine, Inde, Brésil en tête. D’autre part, elle a passé discrètement fin 2010 une mesure facilitant la mise en œuvre de mesures antidumping et de sauvegarde puisque désormais une majorité simple suffira pour approuver une telle proposition de la Commission alors qu’il fallait auparavant une majorité qualifiée souvent difficile à rassembler (14).

Parallèlement, les banques centrales continuent à acheter de l’or (15), à annoncer plus ou moins clairement qu’elles diversifient leurs réserves (16) tandis qu’elles prennent des mesures de plus en plus incohérentes et dangereuses, en augmentant les taux pour contrer l’inflation dans un contexte d’économies fragiles ou en récession, afin de contrer l’afflux de liquidités généré par la politique de la Réserve fédérale US (17). Pour paraphraser le titre de l’article d’Andy Xie, publié dans Caixin du 22/04/2011, « La montée de l’inflation rend fous les banquiers centraux » (18).

Et côté américain, on est en effet dans le surréalisme le plus complet : alors que le pays a atteint des niveaux d’endettement insupportables, les dirigeants de Washington ont fait de cette thématique un enjeu électoraliste, comme l’illustre la question du plafond d’endettement fédéral qui sera atteint dès le 16 Mai (19). Les comparaisons abondent dans la presse américaine et financière internationale avec les années Clinton où un problème du même type s’était posé sans grandes conséquences. Visiblement une partie importante des élites US et financières n’a toujours pas intégré le fait que, à la différence des années 90, les Etats-Unis d’aujourd’hui sont vus comme l’ « homme malade de la planète » (20) dont chaque signe de faiblesse ou d’incohérence grave peut déclencher des paniques incontrôlées.

Banquiers centraux en folie, leaders mondiaux sans feuille de route, économies en danger, inflation en hausse, devises en perdition, matières premières frénétiques, endettement occidental incontrôlé, chômage au plus haut, sociétés stressées, … pas de doute, la fusion explosive de tous ces phénomènes sera bien l’évènement marquant du second semestre 2011 !

Exemples d'inflation salariale en Chine (comparaison 2011/2010) {JPEG} Exemples d’inflation salariale en Chine (comparaison 2011/2010) - Source : Standard Chartered Bank / Getty, 05/2011


Notes :

(1) Le Telegraph du 05/05/2011 dresse ainsi une liste intéressante des 10 raisons qui prouvent que l’économie mondiale est à nouveau en train de plonger.

(2) Le graphique ci-dessous illustre comment, comme nous le recommandons depuis plus de trois ans, le calcul des grands indicateurs économiques hors effet Dollar donne une vision du monde très différente des indicateurs calculés en Dollar. Ainsi, alors que, calculées en Dollar, les estimations de dépassement des Etats-Unis par la Chine donnent des dates vers 2030, 2040 voire 2050, le FMI aboutit à 2016 … soit presque aujourd’hui dès lors qu’elles font abstraction de cet « étalon » qui change de taille tous les jours !

(3) Signe des temps, le Financial Times, pourtant spécialisé dans les « Unes » sur la fin de l’Euro depuis plus de 18 mois, publie en pages intérieures (plus discrètes) un article du 11/05/2011 intitulé « Le Dollar fait face à un danger beaucoup plus grave que l’Euro ». Tandis que The Age et le Wall Street Journal du 23/04/2011 considère que l’économie US est désormais quasiment dans la même situation que celle de la Grèce.

(4) L’illustration la plus flagrante de la poursuite de cette « Très Grande Récession », comme nous l’avons appelée il y a 4 ans, c’est que la crise de l’immobilier est repartie de plus belle. Les prix sont en train de crever à nouveau les « planchers » atteints en 2009, plongeant des dizaines de millions d’Américains dans des situations économiques et financières dramatiques. Même les plus optimistes ne voient pas d’arrêt de la baisse avant 2012. Or, comme nous l’avons déjà expliqué dans de précédents GEAB, l’immobilier c’est le plancher sur lequel s’est bâtie toute l’estimation de la valeur actuelle de l’économie US. La poursuite de l’effondrement des prix de l’immobilier, c’est la poursuite de la dépression économique. Source : MarketWatch, 09/05/2011

(5) La société d’analyse économique Fathom a ainsi calculé que les quatre principales banques centrales mondiales (Fed, BCE, Banque du Japon et Banque d’Angleterre) ont injecté directement 5.000 milliards USD dans l’économie mondiale au cours des années 2008-2010 (cela n’intègre pas les récentes injections massives japonaises post-catastrophe, ni toutes les mesures de garanties en tout genre qui ont accompagné ces mesures). Cela représente près de 10% du PNB mondial avec le résultat que l’on connaît : un endettement public gigantesque, un endettement privé qui n’a pas vraiment diminué et des économies qui progressent à peine ou sont à nouveau en récession. Source : Telegraph, 26/04/2011

(6) 80% des Américains estiment que l’économie va mal. Seul 1% pense qu’elle va très bien (ils doivent travailler à Wall Street). Source : CNNMoney, 09/05/2011

(7) La fin du QE2 signifie que le marché des Bons du Trésor US n’a en fait plus d’acheteurs (puisque la Fed achète l’essentiel des Bons du Trésor émis depuis la fin 2010 (au moins) ; ce qui, au passage, rend complètement surréaliste les articles et analyses actuelles sur le placement des émissions de Bons du Trésor US. C’est l’évidence de l’ « illiquidité » effective du marché des Bons du Trésor, alors que son importance même est conditionnée à son statut de marché le plus liquide du monde, qui jouera le rôle de transmission entre QE2 et chute du Dollar, car cette situation entraînera une accélération brutale de la sortie des opérateurs hors du marché des T-Bonds, principal actif libellé en Dollars. Le phénomène provoquera dans un premier temps un besoin accru de Dollars US, puis très vite une offre excessive de Dollars à la vente. C’est le timing de ces deux phénomènes qui va conditionner l’évolution de la devise US par rapport aux autres grandes devises et à l’or au cours du second semestre 2011.

(8) Source : BusinessInsider, 14/05/2011

(9) Source : France24, 28/04/2011

(10) A ce propos, l’information comme quoi le fondateur de l’ex-société de mercenaires BlackWater a été recruté par les Emirats Arabes Unis pour constituer une armée de mercenaires destinée à protéger le pays de toute attaque extérieure ou tumulte interne, illustre l’instabilité croissante des monarchies pétrolières et la fin de la confiance dans la protection américaine. Ceci dit : faire confiance à des mercenaires occidentaux est une grande preuve de naïveté, ou bien de désespoir. Source : New York Times, 14/05/2011

(11) Source : LeMonde, 25/04/2011

(12) Dernier exemple en date, l’actuelle crue historique du Mississipi. Source : Bloomberg, 13/05/2011

(13) Source : NewYorkTimes, 12/05/2011

(14) Source : Sidley, 28/02/2011

(15) Et on les comprend. En effet, quand on entend Timothy Geithner, le ministre américain des Finances, marteler que les Etats-Unis ne tenteront jamais de dévaluer le Dollar pour gagner un avantage commercial, on croit rêver. Tout le monde l’écoute poliment, fait le compte de toutes les autres raisons (dont la dette) pour lesquelles les Etats-Unis sont de facto engagés dans cette dévaluation, et achète donc de l’or, ou diversifie ses réserves hors du Dollar. Ainsi les banques centrales de Russie, du Mexique, de la Thaïlande, … continuent à acheter de l’or. Et Hong-Kong (donc la Chine) lance une attaque directe sur le monopole de Comex Gold Futures en lançant ses propres contrats de Kilo d’or. Sources : MarketWatch, 26/04/2011 ; Bloomberg, 04/05/2011 ; Zerohedge, 08/05/2011

(16) La Chine continue ainsi à se débarrasser en douceur de ses titres US et envisage même pas de diversifier les deux-tiers de ses avoirs libellés en Dollars, soit 2.000 Milliards USD. Sources : CNS, 29/04/2011 ; Zerohedge, 24/04/2011

(17) En effet, malgré les manipulations en tout genre des chiffres du chômage US, Ben Bernanke est bien obligé de constater qu’il faut continuer à soutenir artificiellement l’économie US. Pourtant quoiqu’il dise, avec la fin du QE2 et sans perspective crédible de QE3, l’économie US va se retrouver pour la première fois depuis trois ans sans stimulus majeur comme le confirme Jeffrey Lacker, le patron de la Fed de Richmond. Le second semestre va donc être un test direct de la performance d’une « économie zombie », sans source d’énergie extérieure. Sources : Bloomberg, 05/05/2011 ; MarketWatch, 10/05/2011

(18) En tout cas pas tous, car en Asie les discussions vont bon train pour accroître et renforcer rapidement les fonds et mécanismes communs de soutien pour affronter un nouveau choc comparable à celui de Septembre 2008. Comme l’Euroland, l’Asie se découple de plus en plus du système financier américano-centré de la période pré-2008. Et au-delà des accords financiers, c’est toute la région, sous l’impulsion de la Chine, qui est en train de s’intégrer y compris en terme de réseaux de transport. Sources : AsahiShimbun, 06/05/2011 ; ChinaDaily, 30/04/2011 ; AsahiShimbun, 06/05/2011

(19) Le Trésor américain se prépare d’ailleurs à un blocage sur cette question tandis que cette question semble vouloir être utilisée par les Républicains jusqu’à l’élection de 2012. Nul doute que le système financier mondial aura tranché avant cette date ! Sources : Science Monitor, 10/05/2011 ; WashingtonPost, 27/04/2011

(20) Et ce ne sont pas les mascarades médiatiques du type de l’assassinat de Ben Laden qui vont changer grand-chose à cette situation. En fait l’incroyable cafouillage médiatique qui a entouré cet épisode illustre que, même sur son dernier terrain privilégié, la communication, le grand savoir-faire de Washington, n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut. Le seul résultat durable de l’opération Ben Laden, c’est que les « théories du complot » sont désormais débattues en direct dans les grands médias et que les incohérences des versions officielles de l’histoire sont accusées de les alimenter.

Dimanche 15 Mai 2011


Source
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-55-est-disponible--Crise-systemique-globale-Co (...)

Les États-Unis à moins de trois mois de la faillite

Ce lundi, la dette américaine dépassera son plafond de 14.294 milliards de dollars, à partir duquel l’État fédéral ne peut plus emprunter. Sans compromis entre le Congrès et la Maison-Blanche avant le 2 août, les États-Unis seront en défaut de paiement.

Depuis plusieurs mois, le G20 et le FMI, mais aussi l’Europe, le Brésil, la Chine, et les agences de notations pressent les États-Unis d’assainir leurs déficit et dette publics démentiels. Aujourd’hui, l’État fédéral américain a le couteau sous la gorge : lundi, la dette américaine devrait toucher son plafond - déjà relevé en janvier dernier -, fixé à 14.294 milliards de dollars, et à partir duquel les États-Unis ne pourront plus emprunter.

Autrement dit, les États-Unis sont au bord de la faillite. Devant l’urgence de la situation, le secrétaire au Trésor, Tim Geithner, a donné un sursis de 30 jours supplémentaires pour permettre au Congrès de trouver un accord avec la Maison-Blanche. Ils ont donc jusqu’au 2 août prochain pour négocier un compromis : les républicains du Congrès n’accepteront pas de voter le relèvement du plafond de la dette tant que le gouvernement n’aura pas mis en place un plan de rigueur budgétaire. Les États-Unis enchaînent en effet trois années de déficit public supérieur à 10% et aucun programme concret et crédible de réduction des dépenses n’est envisagé. Pour Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, le plan d’économies de 39 milliards de dollars accouché le 8 avril dernier est « insuffisant ».

Barack Obama s’est fixé pour objectif de diminuer le déficit du budget américain de 4000 milliards de dollars au cours des douze prochaines années. Il fixe la réduction du déficit budgétaire à 2,5% du PIB en 2015, et veut qu’elle soit atteinte aux trois quart par des baisses de dépenses. Des objectifs, mais pas de moyen clairs pour les atteindre : lors d’une visite chez Facebook, le président a parlé réforme de la fiscalité.Sans donner trop de détails, il compte d’attaquer aux cadeaux fiscaux destinés aux Américains les plus riches, envisage de limiter les dépenses militaires et les aides à l’agriculture, et de tailler dans le programme de santé, pourtant très populaire, Medicare.

« L’équivalent financier d’une bombe nucléaire »

Que se passerait-il si les États-Unis ne pouvaient plus honorer leur dette, comme cela a été le cas pour la Grèce, l’Irlande, ou le Portugal ? Ce serait « l’équivalent financier d’une bombe nucléaire », s’alarme Aaron Kohli, spécialiste des bons du Trésor chez Nomura Securities. Le cataclysme mondial serait tel que les gens n’y croient pas. « Ils doivent trouver une solution, ils ne peuvent pas laisser la planète finance exploser », se rassure un analyste, qui note que les marchés financiers ne montrent pas de signes d’inquiétudes sur la capacité des autorités américaines à s’entendre.

Pour David Wyss, économiste en chef de l’agence de notation Standard and Poor’s qui a récemment menacé le triple A américain, non seulement le Trésor « peut continuer à fonctionner jusqu’en août (via des manipulations comptables, NDLR) », laissant le temps au Congrès de s’entendre, mais de plus, en cas de situation critique, le gouvernement « fera passer le service de la dette en priorité ».

LIRE AUSSI :

» La poste américaine au bord de la faillite

» Une agence de notation s’émeut du déficit américain

Source
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/05/14/04016-20110514ARTFIG00533-les- (...)

dimanche 5 décembre 2010

La crise a provoqué un retour à la réalité

Déconstruire l'idéologie de la toute-puissance de la volonté, cela suppose de montrer aux enfants qu'il ne faut pas seulement essayer de maximiser son propre intérêt, mais savoir coopérer. Il faut se préoccuper du bien commun.

Prendre au sérieux le désir de l'autre signifie aussi prendre soin de l'autre. De ce point de vue, cela a un rapport avec la confiance.

"La confiance n'est pas une illusion vide de sens. A long terme, c'est la seule chose qui puisse nous assurer que notre monde privé n'est pas aussi un enfer."
Hannah Arendt

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/03/michela-marzano-la-crise-a-provoque-un-retour-a-la-realite_1448553_3232.html