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lundi 30 juillet 2012

Universel, humanisme et diversité des cultures

La question de l’universel hante périodiquement nos débats depuis l’après-guerre. Joseph Yacoub l'explore dans L'Humanisme réinventé.

L'Homme de Vitruve (détail) de Léonard de Vinci. - L'Homme de Vitruve (détail) de Léonard de Vinci.

Joseph Yacoub, L’humanisme réinventé, Paris,  Les Éditions du Cerf,  mai 2012,  216 pages,  22 €.

Tel un serpent de mer, la question de l’universel hante périodiquement nos débats depuis l’après-guerre. Il nous manquait un retour érudit sur la période 1946-1952, années durant lesquelles l’Unesco contribua à la préparation de la déclaration universelle des droits de l’homme, qui fut signée le 10 décembre 1948, avant de se mettre au service de sa diffusion. Elle le fit en conduisant de riches enquêtes minutieusement explorées par Joseph Yacoub dans son dernier ouvrage L’humanisme réinventé. Mais cette approche historique est-elle réellement de nature à clarifier le débat philosophique sur la question de l’universel? Ce n’est pas certain.

Pourquoi cet examen aujourd’hui?

Les années d’après-guerre ont en quelque sorte «donné le la» de tous les débats qui suivront. Alain Finkielkraut fut l’un des premiers à le remarquer dans les meilleures pages de sa Défaite de la pensée (Gallimard, 1987). Mais il lui a peut-être manqué la connaissance de ces enquêtes sur les fondements philosophiques des droits de l’homme et la diversité des cultures conduites par l’Unesco et restituées par Joseph Yacoub.
Ces trois enquêtes furent:
  • 1° L’enquête de 1947 sur les fondements philosophiques des droits de l’homme, couronnée par la publication d’un texte intitulé «Pour une nouvelle déclaration des droits de l’homme».
  • 2° L’enquête menée en 1948-1949 sur la diversité des cultures, aboutissant à la rédaction d’une déclaration intitulée «L’humanisme de demain et la diversité des cultures».
  • 3° Les entretiens de New-Delhi en 1951, qui s’achevèrent par une série de recommandations en faveur d’un «nouvel humanisme», formule qui a suggéré à Yacoub le titre de son ouvrage.
Malgré leurs spécificités, ces trois contributions majeures, dont on doit être reconnaissant à l’auteur de les avoir exhumées de l’oubli, ont en commun de souligner «l’impératif d’élargir de champ intellectuel de l’humanisme et d’étendre son espace géographique et historique à d’autres pays que l’Europe et à d’autres cultures» (p. 19).

Un beau travail d’historien

L’auteur nous apprend comment l’enquête de 1947 a contribué à la rédaction de la déclaration universelle de décembre 1948. Julian Huxley (1887-1975), alors directeur général de l’Unesco, et le Français Jacques Havet, qui représenta l’Unesco lors des travaux de la commission des droits de l’homme de l’ONU, jouèrent alors un rôle éminent. Cette enquête consista en un exposé-questionnaire adressé à deux cents personnalités du monde entier; soixante-dix d’entre elles répondirent. L’auteur choisit de commenter une vingtaine de ces réponses, parmi lesquelles celles de Gandhi, d’Emmanuel Mounier, de Jacques Maritain, de l’Américain Quincy Wright et du Chinois Chung-Shu Lo.
Après la signature de la déclaration de 1948, une seconde enquête fut confiée à Julian Huxley, qui la conduisit de mai 1948 à novembre 1949. Son objectif: «Rechercher si les valeurs, les principes, les idéaux qu’exprime cette déclaration peuvent se concilier avec les doctrines et les pratiques des différents groupes culturels du monde d’aujourd’hui» (p. 96-97). Là encore, l’auteur examine quelques-unes des réponses reçues par la commission.
Enfin fut organisé en 1951 à New-Dehli un «entretien entre penseurs et philosophes de différents pays sur les relations culturelles et philosophiques entre l’Orient et l’Occident». On retiendra cette belle interrogation de l’Egyptien Ibrahim Madkour:
«Qui oserait dire que les notions de liberté et de tolérance sont une invention propre à une seule nation?»
Ces mots ont peut-être été à l’origine du dernier chapitre de l’ouvrage, dans lequel l’auteur se penche sur le monde syriaque et sur le rôle de medium qu’a pu jouer pendant plusieurs siècles cette civilisation trop peu connue pour relier Orient et Occident. Mais ces pages sont sans doute  trop brèves pour convaincre réellement le lecteur de la compatibilité entre diversité culturelle et universalité.

Une litanie de vœux pieux

Si l’étude menée par Joseph Yacoub est un modèle de sérieux et d’érudition, on ne saurait être aussi laudatif concernant la dimension philosophique de l’ouvrage, dont la seconde partie, prétendant à une «approche théorique» (p. 139-163) reste excessivement prisonnière des catégories de l’après-guerre, un peu comme si aucune réflexion philosophique novatrice n’avait été menée depuis.
L’affirmation de Jacques Havet, selon laquelle «la culture est aujourd’hui le domaine où l’homme s’exprime le mieux dans son universalité» (p. 144), est à ce point éloignée des observations contemporaines qu’on ne voit guère en quoi un tel rappel peut éclairer le débat.
Et il ne suffit pas de feindre l’étonnement sur les raisons du «retour du débat sur l’universalité des droits de l’homme depuis deux décennies» (p. 151), il suffit encore moins de proclamer que la liberté et l’égalité des hommes en dignité et en droits est «incontestablement universelle», pour élaborer ne serait-ce qu’un début de conceptualisation. Un adverbe n’y suffit pas. Quant à la distinction entre un «relativisme universel» (visiblement rejeté par l’auteur) et un «relativisme relatif» (qui semble avoir ses faveurs), elle est si faiblement argumentée que le plus relativiste des philosophes se laisserait convaincre au sortir de ce livre par l’universalisme d’un Jean-François Mattéi dont les travaux sur ces thématiques sont d’une tout autre rigueur (cf. Le regard vide, Flammarion, 2007, ou plus récemment Le procès de l’Europe, P.U.F., 2011).

L’exemple privilégié de la dignité

Dans ses pages consacrées à la Mésopotamie, l’auteur rappelle quelques très belles formules du célèbre code d’Hammurabi (1750 av. JC). Mais doit-on lui rappeler que ce Code prescrit aussi que si la maison construite par un maçon s’est écroulée, tuant le fils du propriétaire, on tuera le fils du maçon? Exécuter le fils du maçon n’est alors pas contraire à la dignité de l’homme mésopotamien. Envoyer mourir dans les tranchées des millions d’hommes, est-ce oui ou non contraire à la dignité de l’homme? On répondait non en 1914, on répondrait oui aujourd’hui.
L’universel résiste-t-il à une approche purement historisante? Et si les cultures convergent (ce qui reste à démontrer), cette lente uniformisation est-elle bien de l’ordre de l’universalité? Suffirait-il que le fondamentalisme musulman s’étende à toute la surface de la terre pour que démonstration soit faite de son universalité? Autant de questions philosophique majeures que ce livre très érudit nous conduit à formuler, sans jamais lui-même ne serait-ce que les effleurer.
Philippe Granarolo
Article également publié sur le blog Trop Libre, de Fondapol

dimanche 27 février 2011

L’homme est-il bon ?

Question d’un auditeur au philosophe : l’homme est-il bon.
Michel Serres fait ce devoir devant Michhel Polacco....
Et est plus indulgent sur l’homme que vis à vis de la communauté des hommes ... (6'18")

Le long des relations transite du bien et du mal.
L'homme est bon ... difficile de répondre.
En revanche, ce qui fait du bien ou du mal ... c'est la violence.
Qu'est-ce que la violence ? L'envie acharné de l'emporter sur autrui.

Source : France Info
http://www.france-info.com/chroniques-le-sens-de-l-info-2011-02-27-l-homme-est-il-bon-516544-81-173.html

dimanche 13 février 2011

Post-démocratie ?

Le plafond de verre

Selon Colin Crouch un sociologue anglais, la démocratie ne serait pas applicable au-delà des espaces nationaux. Du coup c’est à une régression de la démocratie que l’on assisterait, une dé-démocratisation. Le pouvoir d’entreprises multinationales se substituerait aux pouvoirs démocratiques. Il y a là « un plafond de verre » de la conscience des intellectuels. Dans l’évolution des niveaux de conscience humaine et des niveaux de civilisation ( théorie de l’évolution humaine de l’humanisme méthodologique) on peut envisager quatre conceptions de la démocratie.

Le niveau archaïque dominé et régi par les affects. La démocratie serait l’imposition de la volonté du peuple à l’encontre de pouvoirs oppresseurs. Un pathos pour répondre à un pathos dans l’affrontement des volontés de puissance. On sait que la démocratie ainsi définie l’est par quelque « avant garde » quelque peu ventriloque qui fait parler le peuple jusqu’à s’approprier sa voix et sa volonté. On a appelé cela démocraties populaires.

Le niveau primaire l’univers des faits et des interactions. La démocratie est l’organisation collective, la cogestion opérationnelle, la co-opération qui fait l’objet de bien des expériences participatives. Limitée au champ des enjeux et des occupations collectives elle se traduit par une co-ordination qui réclame une cohérence vite confiée aux experts à tel point que les simulacres ne sont pas rares. Une véritable démocratie supposerait une capacité de compréhension mutuelle qui dépasse le niveau factuel.

Le niveau secondaire, celui des représentations idéelles. La démocratie est la caractéristique d’un système politique basé sur une représentation de l’Etat et de la citoyenneté. C’est une notion de type juridique qui se traduit par un système formel que les élections représentent le plus souvent avec les délibérations sensées permettre à chaque citoyen de forger son opinion en conscience. Le problème est ici que, à l’âge des représentations (mentales), celles-ci semblent constituer le champ indépassable de la conscience. L’identification des Etats nations et de leur territoire matérialisent ce qu’une carte de géographie représente. Un découpage de l’espace devenu espace politique, dessine les champs de la loi démocratique qui s’y fonde totalement, exclusivement. Déjà dans un pays comme la France qui a poussé très loin le formalisme des idées, il est difficile d’intégrer l’existence de régions comme espace démocratique. On voit bien comment le niveau national s’impose sans cesse. Il lui est difficile aussi d’intégrer un niveau supérieur comme l’Europe sans tomber dans l’idéalisme généralisé de l’espace universel régit par les idéaux français. Du coup ce qui « dépasse l’entendement » et ses frontières matérialisées est vécu comme un trouble régressif. C’est effectivement le cas dans les espaces moins verrouillés que les Etats nations, et pour cause.

Le niveau tertiaire, celui des communautés de Sens. C’est le niveau de conscience qu’aborde la mutation de civilisation à l’âge de maturescence ( hominescence dit Michel Serres ), l’âge du Sens. Les affaires humaines, seuls enjeux démocratiques évidemment, n’existent que dans l’espace des communautés humaines. Or ces espaces ne répondent pas à la topologie cartographique et ses frontières d’exclusion inclusion. A l’heure d’Internet c’est de plus en plus évident mais cela a toujours été comme ça. La démocratie ne peut se définir par un système formel (même si elle en emprunte la médiation de façon contingente). Elle se fonde dans les enjeux et les modalités existentielles donc culturelles d’une communauté humaine (de nature humaine). C’est la question de la gouvernance communautaire qui est posée. La réponse démocratique suppose une prise de position axiologique c’est-à-dire en référence au bien. L’humanisme méthodologique montre comment le Sens du bien commun vient parmi d’autres Sens poser l’axe du bien dans les enjeux et les modalités communautaires. La gouvernance communautaire tout comme l’économie communautaire et toutes les affaires communautaires ressortissent d’une démocratie propre qui dépend et de la spécificité culturelle et des niveaux d’évolution et de conscience individuels et collectifs. La démocratie communautaire a été repensée tant comme conception que comme pratique ( le temps des démocraties majeures ). On y distingue démocratie élective autour du repérage du Sens du bien commun, démocratie représentative autour de la construction des représentations collectives, la démocratie participative autour de la gestion des affaires communes.

Alors où est la post-démocratie? Elle est dans le dépassement impossible d’un niveau de conscience, le plafond de verre qui empêche de voir l’avenir de la démocratie en train d’émerger. La conscience communautaire, la complexité aussi des ensembles communautaires, le Sens du bien commun, la gouvernance communautaire et l’économie communautaire font partie des déploiements d’un paradigme communautaire émergent. L’au-delà du plafond de verre.

Il est vrai que les défauts de conscience laissent le champ à toutes les immaturités possibles et aux régressions constatées. Tant qu’on pense la démocratie mondiale comme celle d’un super Etat nation il ne peut en être autrement. Penser une communauté mondiale qui comme toute communauté est une communauté d’altérités (diversité, différences) et non pas une communauté de « mêmes » juridiquement constitués, est la base d’une possible démocratie mondiale qui ne se substitue pas aux autres communautés. C’est ce que le « multilatéralisme » des Etats n’arrive pas à instaurer.

C’est donc ce plafond de verre des consciences intellectuelles qui est le principal obstacle à la maturation de la démocratie plus que les seigneurs de la guerre économique qui occupent un terrain laissé vierge.

Sources :
http://coherences.com/BLOG-HM/2010/01/post-democratie/

samedi 25 décembre 2010

Faut-il trouver un sens à toute chose ?

Définitions
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
Problématique

Il peut apparaître à première vue plutôt naïf de donner un sens à tout, tant on entend d'absurdités sur nombre de sujets. On a alors le sentiment que « ces gens feraient mieux de se taire. » Pour autant, considérer qu'il faille se taire aussitôt qu'on doute de ce qu'on a à dire, c'est courir le risque de ne plus jamais rien dire du tout. Alors finalement, c'est comme si on avait le choix entre « donner un sens à tout » ou « ne donner de sens à rien. » L'usage de la raison permet-il que le sens que l'on donne aux choses et aux événements soit toujours un sens en adéquation avec le réel ?

Extrait

Car il faut préserver l'enseignement de Socrate qui avait pour adage « Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien ». Il est naïf ou captieux de donner un sens à tout comme le font les sophistes, c'est-à-dire donner un sens quoi qu'il en coûte, même si ce sens est faux et se moque de la vérité. Ce qui importe, c'est plutôt d'essayer de le faire en passant par le cheminement de la vérité, car donner un sens faux, ce n'est pas donner un sens, c'est le cacher. Transition : Mais l'intention platonicienne se fonde sur une conception d'un monde coupé en deux, avec d'un côté le monde des apparences sensibles, et de l'autre le monde des vérités intelligibles. Chercher toujours à s'élever au monde intelligible, n'est-ce pas courir le risque de sauter dans un autre monde dont l'existence n'est pas prouvée ? 2. La quête de sens doit éviter la défaite du sens qu'est la métaphysique. a) Malheureusement pour Platon, il semble que son enseignement n'ait fait que continuer le problème qu'il combattait lui-même. En s'en remettant à un monde intelligible garant de l'unité de la raison, il a invité tous les esprits spéculatifs à s'extraire du monde sensible et à verser dans un monde détaché de toute réalité. Libérés de toutes entraves, leurs raisonnements aboutirent à des résultats contraires, si bien qu'au lieu de se rapprocher de la vérité, ils s'en écartèrent.

http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-faut-trouver-sens-toute-chose-242.html

Retrouver du Sens



Extraits de "Une relecture de par delà le bien et le mal", Pierre Cormary

... Quiconque limite la connaissance qu'il a d'une chose à sa propre perception peut être sûr qu'il ne la connaît pas. Quiconque ne voit pas que chaque chose est aussi vraie que son contraire ne voit rien ...

Tout ce qui me rabaisse est faux. Tout ce qui m'élève est vrai. La joie m'élève, et c'est pour cela qu'elle est une perfection. La tristesse me rabaisse, est c'est pour cela qu'elle est une imperfection ...

Être nietzschéen ? C'est avoir le sens des meilleurs perspectives sur les choses - c'est à dire les points de vue les plus joyeux, les plus forts, les plus nuancés ...
Pour vivre pleinement, il faut savoir jouer la vie dans tous ses aspects, comme le comédien joue le diable et le bon dieu ...

En attendant, rien de plus irritant que les esprits boiteux qui ne voient même plus qu'ils boitent. L'impureté qui ne sait même plus ce qu'elle est ... Le Christ ne disait pas autre chose quand il disait que l'homme pur ne craint pas les éléments impurs...

La seule vérité qui vaille, c'est la vérité qui sert la vie. Le seul jugement valable, c'est le jugement qui donne de la valeur à la vie. Que nous importe qu'une idée soit vraie ou fausse du moment qu'elle préserve la vie...

L'on dit souvent d'une personne dure qu'elle est dure avec les autres parcequ'elle est dure avec elle-même... est une personne qui veut faire payer aux autres ce qu'elle a été obligé de souffrir toute sa vie - et que parfois elle s'est imposée elle-même, par "goût de l'effort" ou "du mérite". Une personne qui veut faire plier l'insouciance, l'espièglerie, la joie de vivre de tous ceux et de toutes celles qui n'ont pas eu besoin de souffrir autant qu'elle pour pouvoir exister...

En nous, les instincts de domination se battent sans pitié. Chacun veut être au sommet de la hiérarchie, l'un par la gloire, l'autre par la puissance, le troisième par la morale ...

A mes enfants, j'ai appris le sens du respect, le goût du mérite, l'importance de la responsabilité, et par dessus tout, l'humilité.
Et l'excellence ? Et l'insouciance ? Et la hauteur de vue ?
Foutaises d'enfants gâtés !

"Le courage de l'homme est prompt à s'assagir, il aime le repos, la paresse éternelle ...
je lui ai donc donné ce compagnon fidèle, le Diable, qui l'agite et le force d'agir."

Pas de doute ! Le neitzschéisme était bien un pacte faustien.
Il suffit d'ouvrir un livre de Nietzsche ... pour se rendre compte que s'il y a une essence spirituelle du nazisme, c'est bien dans son oeuvre qu'on la trouve. Dans son apologie acharnée de la force contre la faiblesse ... dans son antichristianisme obsessionnel, et dans ce qu'il faut bien reconnaitre, son antihumanisme ...

"L'individu a été si bien précieux, si bien posé comme un absolu par le christianisme, qu'on ne pouvait plus le sacrifier : mais l'espèce ne survit que grâce aux sacrifices humains ... La véritable philantropie exige le sacrifice pour le bien de l'espèce, elle est dure, elle oblige à se dominer soi même, parcequ'elle a besoin du sacrifice humain. Et cette pseudo humanité qui s'intitule christianisme veut précisément imposer que personne ne soit sacrifié"

Nietzsche, Oeuvres complètes vol XIV, fragments posthumes, début 1888, janvier 1889, Gallimard, 1977, p.224-225.

dimanche 5 décembre 2010

La crise a provoqué un retour à la réalité

Déconstruire l'idéologie de la toute-puissance de la volonté, cela suppose de montrer aux enfants qu'il ne faut pas seulement essayer de maximiser son propre intérêt, mais savoir coopérer. Il faut se préoccuper du bien commun.

Prendre au sérieux le désir de l'autre signifie aussi prendre soin de l'autre. De ce point de vue, cela a un rapport avec la confiance.

"La confiance n'est pas une illusion vide de sens. A long terme, c'est la seule chose qui puisse nous assurer que notre monde privé n'est pas aussi un enfer."
Hannah Arendt

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/03/michela-marzano-la-crise-a-provoque-un-retour-a-la-realite_1448553_3232.html

samedi 4 décembre 2010

Un homme nouveau

Au coeur du responsable un champion, au coeur du champion un Prince, au coeur du Prince un homme nouveau ... qui n'hésite pas à instrumentaliser les autres au nom du profit et du pouvoir ... Il n'hésite pas à jouer à la fois de la dissimulation et de la simulation. Simuler des qualités conformes à la morale publique pour se faire aimer ... tout en dissimulant dans son for intérieur des vices qui la contredisent. Dotés d'une combattivité ... ils aiment "gagner". C'est la notion même de respect qui fait défaut dans leur monde.

Du management à la manipulation

Toute activité humaine poursuit des buts (object activité), adopte des règles (forme) et cherche à promouvoir des valeurs (pour justifier, évaluer)

1. Agir de façon autonome, responsable de ses choix et de ses actes
2. Les entreprises dictent les conditions à respecter et les objectifs à atteindre, tout en exigeant l'autonomie de ses employés
3. Les dirigeants instrumentalise l'autonomie pour se débarrasser de leurs responsabilités et pouvoir tenir comme responsable de tout échec les employés qualifiés d'autonomes
4. Le concept d'autonomie sert pour "faire faire"
5. Quand on cherche à faire passer pour autonome des actes qui réalisent ce que d'autres attendent, une seule expression s'impose pour résumer ce processus : une nouvelle forme de manipulation

Il ne faut pas faire croire aux esclaves qu'ils sont les maîtres
Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des lapins de 3 semaines :-)

N'ayant plus de vis à vis solide et cohérent auxquel ils puissent faire face, ni collectif intermédiaire protecteur, les individus vivent des situations paradoxales. Ils sont rendus responsables de la réussite ou de l'échec.

Ne sommes nous pas alors face à une véritable perversion du sens même de l'autonomie qui au lieu d'être ce qui permet à chacun de se donner sa propre loi, devient le moyen par lequel on assujettit aujourd'hui de plus en plus les travailleurs aux lois de l'entreprise.

La perversion du management ne consiste-t-elle pas justement à faire volontairement adhérer les salariés à leur propre asservissement ?

C'est une chose de dire qu'on emploie un individu pour avoir recours à ses services, c'est une autre d'attribuer à une personne des caractéristiques essentielles qui la rendent plus ou moins employable.

"Employabilité", concept flou adapté à l'économie de la performance, rime de plus en plus avec remplaçabilité.

Les entreprises veulent faire passer l'idée que les aspirations individuelles de ses salariés ne peuvent que coïncider avec le projet de l'entreprise.

Adaptabilité : l'homme sans épaisseur, prêt à tout et finalement bon à rien ...

Le bon sens est de rappeler quelques évidences, la responsabilité ne va pas de soi avec l'adaptation. La cohérence est une des facettes du principe de responsabilité. Inversement, l'adaptation constante, c'est le propre de l'habile, du manipulateur, voire du salaud. Il faut choisir entre les savants et les salauds.

Propagande, vient de propaganda, qui doit être propagé, le mot fut introduit en 1622, comme terme religieux par la congrégation de la propagande afin de répondre la religion catholique.

Il ne peut pas y avoir de la propagande et de l'écoute.

Selon Philippe Liger, directeur des ressources humaines du groupe Accor, "le marketing des ressources humaines", il faut réinventer des modèles et bâtir de nouveaux repères dans un monde qui en manque singulièrement en réintroduisant la notion de sécurité et d'éthique.

La clé est de s'intéresser aux individus non plus seulement à travers ce qu'ils savent faire mais ce qu'ils sont.

Les managers modernes se focalisent donc sur la "quête de sens" des individus, et cherchent à les convaincre que seul le travail rend aujourd'hui possible l'épanouissement personnel. Et c'est là que la manipulation prend toute son ampleur. Car l'humanisme dont les managers se veulent porteurs n'est que d'apparence. Ce qui importe réellement est d'exploiter le sens de l'identité et du bien être des travailleurs au profit des objectifs de l'entreprise.

Cette invasion dela sphère privé par la sphère professionnelle n'est pas en soi scandaleuse surtout dans un monde très exigeant. A condition qu'on prenne conscience qu'il s'agit d'une dégradation du cadre de vie et non comme le discours managérial un épanouissment personnel !
Alors qu'oeuvrer prend fin quand l'objet est achevé, prêt à s'ajouter au nombre commun des objets ...travailler tourne sans cesse dans le même cercle que prescrivent les processus biologiques de l'organisme vivant, les fatigues et les peines ne prennent fin qu'avec la mort de cet organisme.
Le travail symbole de liberté, d'épanouissement personnel, ou de nécessité ?
"Le travail rend libre", à l'entrée des camps de concentration ... extrême dérision crescendo de l'abjection concentrationnaire, perversion sadique chez les nazis, perversion manipulatrice chez ceux qui prétendent que le travail n'est qu'épanouissment.
Discours managériaux, comme celui d'excellence difficilement conciliable avec la liberté.
Le travail, est-ce la guerre de tous contre tous ... ou bien c'est l'émulation, l'occasion de surpasser ?
Charles Taylor : "la quête personnelle", prendre soin de soi même, responsable de sa vie et culpabilité lorqu'il n'arrive pas à tout gérer ...
La confiance en soi ? Qu'est-ce que la confiance ? La confiance humaine contient en elle même le germe de la trahison.
La manipulation a toujours existé, comme l'expliqué déjà Platon, il y a 2 sortes de discours, celui qui permet de progresser sur le chemin de la connaissance, et celui qui relève de la sophistique pour obtenir un bénéfice extérieur à l'ordre du discours.
Le langage est ainsi manipulé car on préfère l'efficacité à la vérité.Pascal dans les Provinciales expliquait que la violence et la vérité ne peuvent rien l'un sur l'autre. C'est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaie d'opprimer la vérité.

Qu'est-ce que les lumières ?

Selon Kant
"Vocation à penser par soi même", qui s'exprime dans l'autonomie, implique donc le refus d'agir sous l'emprise de ses penchants ou sous l'influence de directives extérieures.
C'est un crime contre la nature humaine d'empêcher les gens de faire un "libre usage de leur raison".
"La sortie de l'homme de sa minorité, dont il est lui-même responsabe"
"minorité", c.a.d incapacité de se servir de son entendement sans la direction d'autrui"sapere aude" : aie le courage de te servir de ton propre entendement

lundi 22 novembre 2010

Machiavel et les néoconservateurs, L’empire en jeu

Le concept d’empire polarise la réflexion sur les relations internationales contemporaines, principalement autour de la politique étrangère américaine après le 11 septembre. Une façon d’investir cette actualité en termes critiques revient à mettre en perspective l’idée impériale comme constitutive d’une irréductibilité des rapports de pouvoir entre les nations. À travers sa propre pensée et ses effets spéculaires sur le génie politique « néoconservateur », Machiavel est discrètement, furtivement mais intimement, au coeur d’un tel investissement. Avec lui, la forme impériale de conduite de l’action internationale passe pour la réponse logique la plus éprouvée du politique face à l’inépuisable incertitude du monde. Elle révèle, par la même occasion, sa propre fragilité, celle d’un qui-vive permanent pour lequel il n’est de meilleur « remède » que celui qui réduit le rapport aux autres à une pure intelligence stratégique.

Source : http://www.erudit.org/revue/ei/2007/v38/n1/015701ar.html

La peur des autres : Mythes ou réalité ?

L’autre dérange et déstabilise. Par sa différence, il dépayse, étonne, surprend, met en danger. Il oblige à s’interroger sur la place que l’altérité occupe dans notre vie et sur celle que nous sommes disposés à lui accorder . Il oblige aussi à regarder de plus près notre "mêmeté". C’est alors, cependant, que l’inconnu surgit. La proximité révèle nos faiblesse et nous fragilise : Plus on regarde plus on a peur.

Michela Marzano, ancienne élève de l’école Normale Supérieure de Pise et docteur en philosophie, est actuellement chercheuse au CNRS.

Conférence en deux parties .
http://ks39417.kimsufi.com/spip.php?article230
http://philosophies.tv/spip.php?article229

dimanche 14 novembre 2010

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser (Chant I)
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément. (Chant I)
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. (Chant I)
Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire. (Chant I)
Il n'est point de serpent ni de monstre odieux,
Qui par l'art imité ne puisse plaire aux yeux,
D'un pinceau délicat l'artifice agréable
Du plus affreux objet fait un objet aimable. (Chant III)
Soyez plutôt maçon, si c'est votre talent. (Chant IV)

Nicolas Boileau de L'Art poétique (1674)

dimanche 19 septembre 2010

La chevalerie spirituelle

Notre monde traverse dans son évolution une période aussi importante qu'instable.
Il y a un besoin d'information supplémentaire.
Insuffisance, malgré toute la bonne volonté, le modèle humain limité
Il faut aller au delà de la "racine terrestre" et tenir compte de la "racine spirituelle" de l'homme.
Qui sommes nous ?
Elan dans un désir de Servir ce qui est Juste
Quel cheminement ?
La soif de Lumière spirituelle est notre plus grande chance en ce monde ...
Quelles sont nos Racines ?
Prêtre dans l'Ordre de Melkitsedeck ...
Notre Dame, Mère Universelle
Changer le monde ou changer de monde ?
Vers le règne du Saint Esprit
Nous vivons une époque formidable.
www.college-templier.asso.fr

samedi 14 août 2010

Le mécanisme victimaire

Si deux individus désirent la même chose il y en aura bientôt un troisième, un quatrième. Le processus fait facilement boule de neige. L’objet est vite oublié, les rivalités mimétiques se propagent, et le conflit mimétique se transforme en antagonisme généralisé : le chaos, l'indifférenciation, « la guerre de tous contre tous » de Hobbes, ce que Girard appelle la crise mimétique. Comment cette crise peut-elle se résoudre, comment la paix peut-elle revenir ?

Pour Girard, cette énigme ne fait qu’un avec le problème de l’apparition du sacré. C’est précisément au paroxysme de la crise de tous contre tous que peut intervenir un mécanisme salvateur : le tous contre tousviolent peut se transformer en un tous contre un. S'il ne se déclenche pas, c'est la destruction du groupe. Pourquoi mécanisme ? C'est qu'il ne dépend de personne mais découle du mimétisme lui-même. Plus les rivalités mimétiques s'exaspèrent, plus les rivaux tendent à oublier les objets qui en furent l'origine, plus ils sont fascinés les uns par les autres. À ce stade de fascination haineuse la sélection d’antagonistes va se faire de plus en plus contingente, instable, rapidement changeante, et il se pourra alors qu'un individu, parce qu'un de ses caractères le favorise, focalise alors sur lui l'appétit de violence. Que cette polarisation s'amorce, et par un effet boule de neige mimétique elle s'emballe : la communauté tout entière (unanime !) se trouve alors rassemblée contre un individu unique.

Ainsi la violence à son paroxysme aura alors tendance à se focaliser sur une victime arbitraire et l’unanimité se faire contre elle. L’élimination de la victime fait tomber brutalement l’appétit de violence dont chacun était possédé l’instant d’avant et laisse le groupe subitement apaisé et hébété. La victime gît devant le groupe, apparaissant tout à la fois comme la responsable de la crise et l'auteur de ce miracle de la paix retrouvée. Elle devient sacrée c'est-à-dire porteuse du pouvoir prodigieux de déchaîner la crise comme de ramener la paix. C’est la genèse du religieux archaïque que René Girard vient de découvrir : du sacrifice rituel comme répétition de l’événement originaire, du mythe comme récit de cet évènement, des interdits qui sont l’interdiction d’accès à tous les objets à l’origine des rivalités qui ont dégénéré dans cette crise absolument traumatisante. Cette élaboration religieuse se fait progressivement au long de la répétition des crises mimétiques dont la résolution n’apporte la paix que de façon temporaire. L’élaboration des rites et des interdits constitue une sorte de savoir empirique sur la violence.

Si les explorateurs et ethnologues n’ont pu être les témoins de semblables faits qui remontent à la nuit des temps, les preuves indirectes abondent, comme l’universalité du sacrifice rituel dans toutes les communautés humaines et les innombrables mythes qui ont été recueillis chez les peuples les plus divers. Si la théorie est vraie, alors on trouvera dans le mythe des caractères récurrents : on y verra une victime-dieu, qui est coupable, qui porte des traits préférentiels de sélection victimaire (par exemple une infirmité), qui est à l’origine de l’engendrement de l’ordre qui régit le groupe. Et René Girard trouve ces éléments dans les nombreux mythes, à commencer par celui d’Œdipe, qu’il analyse dans ce livre et dans des livres postérieurs.

La « bonne nouvelle » évangélique affirme clairement l’innocence de la victime, devenant ainsi, en s’attaquant à la méconnaissance, le germe de la destruction de l’ordre sacrificiel sur lequel repose l’équilibre des sociétés. Déjà l’Ancien Testament montre ce retournement des récits mythiques dans le sens de l’innocence des victimes (Abel, Joseph, Job, Suzanne...) et les Hébreux ont pris conscience de la singularité de leur tradition religieuse. Avec les Evangiles, c’est en toute clarté que sont dévoilées ces « choses cachées depuis la fondation du monde » (Mathieu 13, 35), la fondation de l’ordre du monde sur le meurtre, décrit dans toute sa laideur repoussante dans le récit de la Passion.

Le recul de l’ordre sacrificiel signifie-t-il moins de violence ? Pas du tout, il prive les sociétés modernes d’une grande partie de la capacité qu’a la violence sacrificielle à installer un ordre au moins temporaire. L’« innocence » des temps de la méconnaissance n’est plus. D’autre part, le christianisme, à la suite du judaïsme, a désacralisé le monde rendant possible un rapport utilitaire à la nature. Davantage menacé par la résurgence de crises mimétiques à grande échelle, le monde contemporain est en même temps plus vite rattrapé par sa culpabilité et d’autre part a développé une telle puissance technique de destruction qu’il est condamné à la fois à de plus en plus de responsabilité et de moins en moins d’innocence.
C’est ainsi par exemple que la valorisation des victimes, en même temps qu’elle manifeste le progrès de la conscience morale prend la forme d’une compétition victimaire faisant peser la menace d’une escalade de violence.

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/René_Girard

vendredi 13 août 2010

René Girard, Penseur de la violence

"De livre en livre, Girard approfondit ce qu'il appel son hypothèse :
la mise en évidence du rôle de l'imitation, de la mimésis, dans le fonctionnement du désir et tout ce qui en résulte, notament le sacrifice d'un bouc émissaire par un groupe humain en proie à la réciprocité concurrente du désir. Pour Girard, et pour Freud, qui l'avait pressentie dans "Totem et tabou", ce meutre inaugural, ce lynchage d'une victime par ses persécuteurs est le fondement antropologique de toutes les cultures humaines.
Le groupe, en somme, refait son unité sur le sacrifice d'un seul, sacrifice qui ramène temporairement le calme tandis qu'est promue une "vérité" unanime, celle des persécuteurs.
Cette fausse vérité sert de fondement culturelle à la persécution des victimes puisqu'elle les présente comme des coupables, des trublions, des menaces. Ainsi la foule des persécuteurs se convainc elle de la justesse ontologique qu'elle exerce. Les foules en mal de lapidation sont "unanimes", chaque résolution se nourrissant, par contagion mimétique, de la résolution des autres.

La subversion radicale du Christianisme, à ne pas confondre avec son instrumentalisation historique par la chrétienté, tient au fait qu'il déconstruit le discours des persécuteurs, en montre la fausseté, et contribue de siècle en siècle, à le rendre illégitime.

Extrait de "Le Nouvel Observateur, Les géants de la pensée, 5 au 11 août 2010".

Communication Non Violente

La Communication NonViolente ou CNV (« Nonviolent Communication » en anglais) est selon son auteur, Marshall B. Rosenberg, « le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d'en faire autant »[1]. L'empathie est au cœur de ce processus de communication initié dans les années 1970, point commun avec l'approche centrée sur la personne du psychologue Carl Rogers dont Marshall B. Rosenberg fut un des élèves. Le terme non-violent est une référence au mouvement de Gandhi[2] et signifie ici le fait de communiquer avec l'autre sans lui nuire (voir ahimsa). Marshall Rosenberg s'appuie également sur les travaux de l'économiste chilien Manfred Max-Neef, qui a analysé les besoins humains[3],[4].
Selon le Centre pour la Communication NonViolente (The Center for Nonviolent Communication ou CNVC)[5], la « Communication NonViolente » est également appelée communication consciente ou empathique.

1) Je fais une observation concernant la situation qui m'environne sans juger et sans interpréter.

2) J'exprime ensuite les sentiments qui ont été suscités par cette observation en cherchant en moi-même en prenant la responsabilité de ces mêmes sentiments (ne pas chercher à culpabiliser l'autre)

3) J'expose le besoin personnel relatifs à ce sentiment (Un besoin froissé en général provoque un sentiment)

4) J'exprime une demande concrète et négociable qui indique à mon interlocuteur comment il me peut rendre la vie plus belle.

Lire la suite sur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_non_violente_(Rosenberg)



mercredi 11 août 2010

Cantona, le faux rebelle ? Long Live to King !



"Looking for Cantona" ... un film plein d'Amour et d'Humour.
http://www.youtube.com/watch?v=FaL0LajBqzc
http://www.youtube.com/watch?v=H_uzU85htH4

Eric Cantona a avoué s'être toujours "fait son cinéma" dans sa tête, parlant avec des gens qu'il imaginait rencontrer comme le fait le postier du film de Ken Loach "Looking for Eric", présenté à Cannes aujourd'hui, en dialoguant avec son idole, le footballeur Cantona."J'ai toujours fait mon propre cinéma dans ma tête. On s'invente des histoires, on discute avec soi-même ou avec des gens qu'on imagine rencontrer, un peu comme dans l'histoire d'Eric (le postier, qui a le même prénom) dans le film", a déclaré l'ancienne star du club anglais de Manchester United, lors d'une conférence de presse.Une leçon de "courage"Dans "Looking for Eric", salué par de longs applaudissements lors de la projection organisée pour la presse aujourd'hui, Eric Bishop, postier à Manchester traverse une mauvaise passe. Un soir, il s'adresse à son idole, Cantona le footballeur en se demandant ce que celui-ci ferait à sa place. Cantona apparaît à ses côtés pour le conseiller... "En fait, Eric quand il parle à son idole, il parle avec lui-même. Il n'a peut-être pas le courage de faire face à certaines questions, il a besoin de mettre un visage qui est celui de son idole", a ajouté l'acteur français.Savoir "rire" de soi-mêmeCantona a affirmé avoir eu beaucoup de pression avant de jouer son propre rôle à l'écran, trouvant finalement "la solution" dans des chemins intérieurs inattendus. "On est dans une fiction écrite, merveilleuse mais il faut aussi garder une grande spontanéité", a expliqué celui qui aime "rire" de lui-même. Comme évoqué dans le film, Cantona a bien pris des cours de trompette lorsqu'il avait été suspendu neuf mois à Manchester United, a-t-il reconnu indiquant toutefois être "un peu loin" de Miles Davis et Chet Baker. Expliquant le choix des images d'archives pour les matches de foot montrés dans le film, Eric Cantona a estimé que "filmer le jeu ne le rendra pas aussi beau ou aussi intense que ce qu'il est dans la réalité". Un avis partagé par Ken Loach: "un match a son propre rythme qui ne peut pas coïncider avec un film".



- "Celui qui anticipe tous les dangers ne prendra jamais la mer" (Cantona)- "C'est seulement dans un stade qu'on peut exploser sans se faire arrêter, dit Eric le postier
- Et voir des Anglais s'embrasser", répond Eric Cantona
-"Qui sème des chardons récolte des épines" (Cantona)
- "You Tube? Qu'est-ce que c'est? Une nouvelle marque de brillantine?" (un des amis d'Eric le postier)
- "Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer" (Eric Cantona, lors d'une conférence de presse après son coup de pied contre un supporter du club anglais de Crystal Palace en 1995... et à la fin du film de Ken Loach).
http://www.letelegramme.com/ig/loisirs/cinema-cantona-star-du-film-looking-for-eric-video-18-05-2009-384451.php



« Une société qui fait 14 milliards de bénéfices et qui licencie 500 personnes, ça me met très en colère, lâche-t-il non sans une pointe de démagogie. J’appelle cela du… terrorisme. »

mercredi 14 juillet 2010

La prophétie des Andes

La Prophétie des Andes est le premier roman de James Redfield paru en 1993. Plus de 20 millions d'exemplaires ont été vendus dans plus de 35 pays. Un film fondé sur le roman est sorti en 2006.
La Prophétie des Andes traite de concepts du courant New Age. Ils sont mêlés à une fiction dans laquelle le personnage principal entreprend un voyage au Pérou afin de trouver les révélations contenues dans un manuscrit ancien. Le livre est un "roman fantastique" qui propose un nouveau paradigme et l'éveil d'une plus grande attention au moment présent dans le quotidien.