dimanche 23 janvier 2011

La Bhagavad Gîtâ

IIe siècle av JC - IIe siècle apr JC

Le chant du "Bienveillant Seigneur"

Admirable poème de 800 vers en forme de dialogue versifié
Un des plus hauts sommets de la spirtualité hindoue.

Proche des Upanishad

Incorporée au livre VI du Mahâbhârata, épopée de 100 000 stances divisée en 18 chants
bataille de Kurukshetra, au nord de Delhi, entre 2 clans apparentés
Reniant leur parole, les 100 frères Kaurava ont refusé de rendre leur royaume au 5 Pândava.
Descendants des Dieux et de leurs fidèles, les Pândava représentent le droit.
Les Kaurava incarnent les forces maléfiques
Révolté Pândava Arjuna est prêt à déposer les armes, mais son coché Krishna,
avatar de Vishnou l'Être suprême, le persuade de remplir son devoir de guerrier.



On n'a pas le droit de fuir l'action, il ne faut pas moins renoncer au bénéfices de celle-ci, aux conséquences positives ou négatives du karma. Ce détachement conduit à l'amour (bhakti) et à l'imitation du Seigneur qui est lui même action mais n'est cependant que le spectateur de sa propre création.

Enseignement de Krishna



La Bhagavad Gîtâ élève le disciple du plan humain au plan divin en 3 étapes
1) Renoncement au désir
Accomplir les actes dont il se croit l'auteur, comme sacrifice à Dieu
2) Actes qui ne sont que les effets de la Force Universelle, la Prakriti
3) Identifie celle ci comme la manifestation partielle du Purusha suprême et immuable, à qui il s'abandonnera dans l'amour, ayant atteint la parfaite liberté en participant à la transcendance divine

La Bhakti

Bhakti-Yoga
"Partager", sentiment de confiance absolue, d'amour, dévotion du fidèle à l'égard de la divinité
Dévotions à un dieu particulier l'Isthadeva (dieu aimé à qui on se voue)
Krishna : "même un grand criminel, s'il m'adore sans partage, doit ête considéré comme juste, car sa croyance est vraie"

Râmâkrishna au XIXe siècle



Sri Aurobindo au XXè siècle





Le "Râmâyana", l'oeuvre d'un saint Vâlmîki



Râma, avatar de Vishnou (le 7ième)
Héros de cette épopée (24 000 stances)

En Inde, Râma et Sîtâ sont honorés comme les personnifications achevées de l'homme idéal et de la femme idéale.






Lire aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bhagavad-G%C3%AEt%C3%A2
http://www.bhagavad-gita.org/index-french.html
http://www.gita-society.com/language/gitafrench/introduction.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Krishna
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A2makrishna

samedi 22 janvier 2011

La pierre du philosophe

"ils ont atteint la pierre du philosophe, la transmutation des métaux basiques en or, qui sont aussi nos vices et appétits, que nous devons combattre à l’intérieur de nous-même, comme si on devait vaincre un dragon et sauver la princesse prisonnière dans le donjon. Le dragon représentant les appétits, la femme représentant l’âme, l’innocence et la connaissance du bien et du mal prisonnière du serpent, et le preux chevalier qui est nous, et nous devons secourir l’âme de nos passions pour la chaires et nos appétits physiques, représentés ici par le dragon. En ésotérisme le serpent représente à la fois la sagesse et la tentation, il est l’appétit, qui peut apporter beaucoup de connaissance et compréhension, comme ça peut provoquer les pires peurs et malheurs de la vie. C’est la même source pour la peur et l’espoir, juste deux manières différentes de se manifester."

Carnet Philosophique

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Tortues

Le Mahâyâna

IIe siècle

Le bouddhisme du "Grand Véhicule"



Plus philosophique et mystique, moins moralisateur que le Hînayâna ("Petit véhicule")
le Mahâyâna voit dans le personnage du bodhisattva à la compassion infinie le parfait accomplissement de l'idéal humain.

Ampleur II-Ier siècle av JC
nouveau sûtra
enseignement ultime du Bouddha Shâkyamuni
Saddharmapundarîka "Lotus de la Bonne Loi", -200 av JC
Nature transcendante du Bouddha et possibilité d'accéder à la Délivrance finale
Fervente populaire, Chine, Japon
3 classes de disciples, les auditeurs (srâvaka) les bouddha pour soi qui parviennent à l'éveil par eux mêmes et pour eux mêmes (pratyeka) et les bodhisattva capable de comprendre l'enseignement ultime
40 sûtra, Prajñâ Pâmarita (La Perfection de Sagesse)

Le bodhisattva

Pourrait devenir des bouddhas et entrer en nirvâna mais y renoncent afin de se consacrer à la libération de tous les êtres
Avalokiteshvara : parfaite compassion
Mañjushri : maitre de la connaissance
Maitreya : le Bouddha encore à venir
Ces mahâbodhisattvas sont considérés comme des émanations des 5 bouddhas cosmiques ou jinas (vainqueurs) qui règnent sur les 5 directions de l'espace et correspondent aux 5 éléments
Aksobhya : linébranlable
Amitâbha : lumière infinie
Amogasiddhi : infaillible réalisation
Ratnasambhava : l'origine du joyau
Vairocan : le resplendissant

Nâgârjuna



Premier et le plus profond des penseurs du Mahâyâna
2 récits tardifs
Issue d'une famille de Brahmanes, serait né à Vidharba, sud de l'Inde, vers 250
Etudia les Veda, s'initia à toutes les sciences, y compris la magie
Se rendit dans l'Himalaya,
rencontrit un très vieux moine, qui lui confia les sûtra du Mahâyâna
puis le roi des serpents (nâgarâja) qui lui transmis la Prajñâ Pâramita, "Sagesse Suprême"
Son ouvrage : Mahâprajnâpâramitâshâstra, "La Grande vertu de la Sagesse"

La doctrine de la Vacuité

Pour Nâgârjuna, l'enseignement du Bouddha se rapporte à 2 sortes de vérités
- la vérité relative, conditionnelle, celle des apparences illusoires, produite par l'ignorance
- la vérité transcendante, absolue

Les phénomènes étant transitoires, ne peuvent qu'être vide de substance
Le reconnaitre c'est parvenir à l'éveil, tout en comprenant qu'il n'y a rien qui différencie le samsâra du nirvâna.

La doctrine de la Vacuité n'est point un nihilisme, voie moyenne qui ne nie pas plus qu'elle n'affirme.

L'enseignement sur la conscience

Ecole Yogâchâra (la pratique du Yoga) ou
Vijñânavâda (l'enseignement sur la conscience)
par les deux frères Asanga et Vasubandhu (fin du IV siècle)
Fondé sur le Lankavatara Sûtra
inanité des constructions du mental (manas)
Seule la pensée (chitta) purifiée et développée par la médiation (dhyâna) pouvait parvenir à la compréhension de la réalité en tant que telle, et se rendre compte que finalement celle-ci ne procédait que de la conscience elle même (vijñâna)


Vijñānavāda (Enseignement de conscience), aussi Cittamatra (Esprit seulement) ou Yogācāra (Yoga- La pratique) est cité, une des Asanga et des Vasubandhu environ 4. Jh. école philosophique fondée Mahayana-Buddhismus. L'enseignement central de cette école signifie que tous les phénomènes perceptibles ne naissent que sur la base de l'esprit et sont peu importants en tant que tels. Par conséquent, toutes les perceptions comme projections mentales sont classées.

Après l'enseignement du Vijnanavada, toutes les choses n'existent pas dans le sens de réalité évidente, mais seulement comme phénomènes mentaux de la conscience (vijnana). Dans les pensées et les présentations, nous nous créons une le monde prétendument » vrai « qui dans la vérité toutefois seulement dans le créatif Fantaisie le spectateur existe. Tout n'est qu'une conscience, seulement esprit (citta) [lat. mangent est percipi ] et pas vraiment. Aux choses aucun, aucune réalité réelle n'en échoit être par conséquent. Le monde n'est plus donc une construction mentale, ainsi que rêve, pas étant. Le Nichtseiend est aussi le Träumer (moi), car le monde n'est qu'un rêve, alors le Träumer (moi) est également seulement rêvé. Avec ce point de vue, le Vijnanavada représente un logique Idéal.

L'école de pensée du Vijnanavada a expiré en Inde avec la chute Buddhismus dans sa patrie dans le 12. Le siècle, a toutefois vécu plus loin en Chine (ici Faxiang ou Fa-hsiang cité) et au Japon (ici Hossō-shū cité).

Avec celui Madhyamaka le Vijnanavada n'a comme aucun autre système la pensée Mahayana profondément pénétrer pu.









Lire aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bouddhisme_mah%C4%81y%C4%81na
http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C4%81g%C4%81rjuna
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bodhisattva
http://www.opensourcebuddhism.org/
http://www.jutier.net/contenu/guendun2.htm
http://www.acmuller.net/yogacara/index.html

vendredi 21 janvier 2011

L'expansion pacifique du Boudhisme

IIIe av JC au VIIIe apr JC

Une méthode de délivrance accessible à tous

Ni religion, ni philosophie, l'enseignement de Bouddha offre un remède au "mal être" (duhkha) des hommes. Il entende guider chacun vers la compréhension de la Réalité ultime.

Pas animé d'un esprit de propagande
Instruction de Bouddha
"Allez, ô moines ! et voyagez pour le bien et le bonheur d'autrui, par compassion pour le monde, pour le bien être des dieux et des hommes ... enseignez la doctrine .. proclamez la vie sainte et pure. Il existe des êtres, naturellement sans passion, qui languissent de n'avoir pas entendu la Doctrine, ceux là comprendront".
Pourtant aussitôt après son éveil, le Bouddha avait douté
"Il me vint à l'esprit le dharma que j'ai découvert est profond, subtil, accessible seulement aux sages. L'humanité vit dans l'agitation du monde, est emportée dans cette agitation et s'y complaît".
Outre les 10 grands disciples, Bouddha eu des centaines, et probablement des milliers de disciples, appartenant à toutes les catégories sociales,des rois aux prostituées
Après sa mort, ses disciples réunis à Râjagriha (477 av JC) entreprirent de codifier l'enseignement reçu
- les sûtra, paroles du Bouddha
- l'abhidharma, élaboration de la doctrine
- le vinaya, règle monastique

Les missions de l'empereur Ashoka



Ashoka (264-226 av JC) empire du plateau iranien au nord du Dekkan
inaugurer le "gouvernement du Dharma"
améliorer les conditions de vie de ses sujets et faire régner la non violence
Concile à Pâtaliputra, missions
- au sud vers la Birmanie
- au nord, vers l'Himalaya
- à l'ouest, vers l'Iran, l'Asie centrale et le "pays des Grecs" (Sogdiane, Bactriane)

Importante mission dirigée par son fils le moine Mahinda, Sri Lanka vers 250 av JC
Bouture de l'arbre de la Bodhi, Ficus Religiosa
Roi Sri Lanka converti, capital, Anurâdhapura, monastère, Mahâvihâra, centre du Theravâda, d'où le bouddhisme se répandit jusqu'en Asie du Sude Est.
Roi Kanishka, élan missionnaire, Cachemire et Turkestan, oasis du Tarim, trajet de la route de la soie

L'école des Anciens ou "Theravâda"

1 des 2 branches du bouddhisme
Hînayâna, ou "petit véhicule", et Theravâda, pratiquement confondus
Mahâyâna, ou "grand véhicule"

L'école des Anciens, délivrance par une vie monastique, règles strictes de moralité
insiste sur le caractère illusoire du moi, qui n'est qu'un agrégat provisoire de 5 skanda : de rûpa, la forme en tant qu'existence séparée, naissent les sensations (vedanâ), qui devenues actives perceptions (samjñâ) déterminent les conceptions (samskâra) enfin apparaît la conscience (vijñâna) qui au lieu de percevoir la réalité telle qu'elle est, projette comme un écran entre elle et l'objet sa propre image.




Le Bouddhisme du Sud

Hînayâna, se diffusa dans le sud est de l'Asie
Puissant au Sri Lanka
Birmanie, citadelle du Bouddhisme
Thaïlande, l'un de ses rois le fit réformer par des moines du Sri Lanka
Moines thaï qui réformèrent le bouddhisme cinghalais tombé en décadence
Au Laos, introduit au VII, rénové par des moines de Thaïlande
Cambodge, age d'or au XI-XIII, temples du Bayon d'Angkor
Malaisie, Indonésie, le stûpa de Borobudur dans l'île de Java






L'expension du bouddhisme vers le Nord

Mahâyâna
Nord de l'Inde
De Chine le Bouddhisme immigra en Corée au IVe siècle
et de là gagna le Japon au VIe siècle

Parvint au Tibet depuis l'inde au VII-VIIIe siècle, devint la religion de tout un peuple



Combattu et imité par les restaurateurs de l'indousime Shankara aux VIII-IX et Râmânuja au XIIe, le bouddhisme disparut pratiquement de l'Inde avec les invasions musulmanes du XIIe

jeudi 20 janvier 2011

Poissons

Tchouang Tseu et le néo taoïsme

v350-275
Un guide sans égal pour les chinois



Originaire de Mong
ntendant du parc des arbres à laque
homme marié, chargé de famille, "vêtu de toile rapiécée et chaussée de loques"

3 livres de 33 chapitres
A marqué le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme chinois
exalte la liberté du sage qui "embrasse les 10 000 êtres en 1 tout unique" et "ne faisant rien ..., ne servant à rien, ne pâtit de rien".
Pour lui les contraires s'harmonisent finalement dans l'unité retrouvée

Apologues pleins d'humour et de profondes sagesse.
Il arriva à Tchouang Tseu de rêver qu'il était un papillon et qu'il volait, au réveil il se demanda s'il était un homme qui rêvait qu'il était un papillon ou un papillon qui rêvait qu'il était Tchouang Tseu !

Le néotaoïsme

Devint une religion populaire et un ésotérisme magique et alchimique
Apparu avec la divination de Lao Tseu
Inclut des éléments de l'ancien chamanisme populaire
fondateur Tchang Tao ling institua à l'ouest de la chine vers 150 une succession de maître célestes
à l'est, la révolte des turbans jaunes mettait en péril la dynastie des Han
Dirigé par des prêtres magiciens et guérisseurs, rites d'exorcisme, de confession, de pénitence, célébration de divinités, d'ancêtres
Survit aujourd'hui à Taïwan où s'est réfugié le 73ème maitre céleste
néotaoïsme, quette d'immortalité, non plus spirituelle, mais physique
technique particulière du souffle, diététique et abstinence, drogues, talisman, elixir d'immortalité
influence sur la médecine chinoise
vision de la lumière intérieure manifestant la présence du Tao

"La loi de la nature est une loi de changements ;
elle exclut tout état permanent de maître ou de sujet.
Faire partie de la nature signifie se fier au vide."



Lire aussi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tchouang-tseu