L’équipe de France
devient la première nation à réaliser cet exploit dans le handball
masculin, si l’on excepte l’URSS, sacrée en 1988, puis en 1992 sous le
nom d’Equipe unifiée. Depuis quatre ans, la France
a presque tout gagné: deux titres olympiques (2008, 2012), deux de
championne du monde (2009, 2011) et un de championne d’Europe (2010).
Ce succès lui permet d’effacer définitivement son seul échec, la
déception de l’Euro en janvier, en Serbie, où ils avaient pris la 11e
place. C’est la troisième médaille olympique de l’histoire pour la France, avec le bronze empoché à Barcelone en 1992.
Le New York Times a eu la bonne idée de comparer la vitesse des rois du 100 mètres aux JO, de 1896 à 2012.
Bolt a toujours une longueur d'avance
Usain Bolt détient le record du monde sur la distance reine du 100
mètres en 9'58. De nouveau couvert d'or durant les JO de Londres, le
sprinteur jamaïcain est monté sur la plus haute marche du podium en
établissant un nouveau record olympique en 9'63.
Ce dernier 100 mètres masculin a d'ailleurs été désigné comme le plus
rapide de tous les temps. Pour bien se rendre compte de l'évolution de
la puissance des sprinteurs à travers les années, "The New York Times" a
décidé de nous rafraîchir la mémoire.
Dans cette vidéo en 3D, vous apprendrez notamment que le sprinteur le
plus rapide aujourd'hui dans la catégorie des "moins 8 ans", aurait
décroché la médaille de bronze, s'il avait participé aux JO d'Athènes en
1896 !
Quelques jours avant l’ouverture
des XIXèmes Olympiades, des manifestations étudiantes font l’objet d’une
sanglante répression dans les rues de Mexico. Durant toute la durée des Jeux,
les étudiants de la capitale mexicaine ne cesseront de protester contre le
pouvoir en place.
Du côté des sportifs, Tommie
Smith et John Carlos, 1er et
3ème du 200m, montent sur le podium avec un gant noir pour protester
contre les discriminations raciales. L’Histoire retiendra l’image des deux
champions noirs, tête baissée et poings levés lors de l’hymne américain.
Munich 1972
Quatre ans plus tard, à Munich,
la revendication est de toute autre nature. Des terroristes palestiniens du
groupe Septembre noir prennent en otage des athlètes de la délégation
israélienne. Le commando réclame la libération de plusieurs prisonniers
palestiniens. Après l’exécution de deux otages, la police allemande lance
l’assaut. L’attaque fait 17 victimes et laisse le monde entier en émoi.
Moscou 1980 et Los
Angeles 1984
Outre une présence policière
accrue autour des compétitions pour éviter un nouveau Munich, les Jeux
olympiques des années 80 sont marqués par le combat idéologique de la Guerre
froide. En 1980, Washington décide de boycotter les Jeux de Moscou suite à
l’invasion de l’Afghanistan par les troupes russes. Au total, une cinquantaine
de pays refuseront de se rendre dans la capitale russe.
L’URSS riposte en 1984 et
boycotte à son tour, avec plusieurs pays du bloc de l’Est, les Jeux de Los
Angeles.
Bien souvent, les athlètes
subissent ces choix politiques. Certains sont même utilisés par la propagande
de leur pays.
Atlanta 1996 et
Pékin 2008
En 1996, un extrémiste religieux
fait exploser une bombe au Centennial Olympic Park d’Atlanta. La compétition
continue mais les drapeaux olympiques sont mis en berne.
Douze années plus tard, les JO de
Pékin font l’objet de vives critiques. En France, l’ONG Reporter sans frontières dénonce les
entraves aux droits de l’homme et à la liberté d’expression sur le sol chinois.
Le dossier tibétain est au cœur des contestations. Plusieurs manifestations
pacifistes sont réprimées par le sang et Lhassa réclame le boycott. Bien que
les Jeux soient un symbole de fraternité et de paix ; derrière le sport,
se cachent des enjeux politiques et économiques. Retour en images avec Ina.fr.
La Saoudienne Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani / AFP/M.Naamani
La judokate Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani, l'une des
deux premières Saoudiennes présentes aux JO, qui insistait pour
combattre voilée, pourra monter sur le tatami la tête couverte, a
annoncé le Comité international olympique (CIO) mardi.
Exigence en contradiction avec les règlements du judo
"Nous
pouvons confirmer que la Fédération (internationale) et le Comité
olympique saoudien, sous l'auspice du CIO, sont parvenus à un accord
selon lequel l'athlète pourra participer", a déclaré une porte-parole du
CIO. Lundi, le père de cette jeune fille de 18 ans, venu à Londres à
ses côtés, avait menacé de la retirer du tournoi olympique féminin des
+78 kg si elle n'était pas autorisée à porter le voile durant son
combat. Une exigence en contradiction avec les règlements du judo, qui
imposent à ses combattants de se présenter tête nue sur le tatami. Si le
voile avait déjà été vu aux Jeux, sur des tireuses par exemple, cela
n'avait jamais été le cas en judo, et l'affaire Shahrkhani créait un
précédent.
La solution trouvée, selon le CIO, consiste en
fait à autoriser la jeune fille à "couvrir sa tête de quelque chose qui
ne compromettra pas sa sécurité". Et la porte-parole du CIO de préciser,
sans utiliser le terme de voile, que ce couvre-chef adapté est "utilisé
dans les compétitions en Asie". La Fédération internationale de judo
(IJF) a confirmé avoir trouvé "une solution pour que les engagements du
CIO d'accepter les Comités nationaux olympiques dans le respect de leur
culture soient respectés", a indiqué Jean-Luc Rougé, secrétaire général
de l'IJF à l'AFP. Un communiqué de l'IJF a ensuite précisé que "la
solution adoptée garantit un bon équilibre entre la sécurité et les
considérations culturelles".
La judokate Wojdan Shaherkani, une polémique bien malgré elle / AFP
Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani, première athlète femme
saoudienne de l'histoire des JO, sera à son corps défendant l'attraction
éphémère de l'épreuve de judo, vendredi à Londres, lorsqu'elle se
présentera sur le tatami, tête couverte, pour son premier et sans doute
unique combat en +78kg.
L'entrée
de la jeune femme de 16 ans sur le tatami du complexe ExCel restait
cependant, à moins de 24 heures, encore hypothétique tant les
discussions ont été âpres durant la semaine entre la fédération
internationale de judo (IJF) et la délégation saoudienne pour décider de
la tenue la plus appropriée à son statut de judokate soumise à la loi
islamique.
Les règlements de l'IJF sont clairs: Les combattants
doivent se présenter tête nue, pour des raisons de sécurité, et certains
de ses responsables ne décolèrent pas contre le CIO qui a négocié de
haute lutte la présence à Londres de femmes saoudiennes, sans vraiment
se soucier des particularités de leur sport. Au terme de l'accord,
conclu mardi entre l'IJF et la délégation saoudienne et le père de l'intéressée qui a menacé moult fois de la retirer de la compétition, Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shaherkani se présentera "la tête couverte de quelque chose". Sans précision. Si elle le perd, elle devra combattre sans
Ce
ne devrait pas être un voile ou un hidjab mais plutôt une capuche,
voire un filet ou un couvre-chef ressemblant à un bonnet de bain. Ce
sera en tout cas l'objet le plus décortiqué de la journée des poids
lourds. Jean-Louis Rougé, président français de la fédération
internationale, a expliqué que si la judokate perdait son voile pendant
le combat, elle ne serait pas autorisé à stopper la rencontre pour le
remettre, histoire de ne pas fausser la rencontre.
Les curieux
ont tout intérêt à être à l'heure, sur le coup de 11h30 selon la durée
des précédents combats, car la jeune fille ne devrait pas s'éterniser
sur le tapis. Inconnue au bataillon des +78 kg, et pour cause puisque
son pays ne l'autorise que pour la première fois à s'aligner en
compétition, elle a peu de chances de survivre à son premier combat,
même face à la modeste Portoricaine Melissa Mojica (24e mondiale).
Sarah
Attar, l'autre Saoudienne, engagée en athlétisme sur 800 m, devrait
vivre un moindre calvaire, la Fédération internationale d'athlétisme
ayant depuis longtemps validé le port de foulards ou de cagoules, que ce
soit à des fins esthétiques, culturelles, ou d'amélioration de la
performance.
L'Arabie Saoudite, dernier pays avec le Qatar et
Brunei à n'avoir jamais envoyé de femmes aux Jeux, avait accepté
seulement le 12 juillet d'envoyer deux représentantes sous la pression
du CIO mais avait exigé le port d'une tenue islamique, la présence d'un
parent proche et la non-mixité.
Durant la cérémonie d'ouverture
de Londres, le 27 juillet, les deux Saoudiennes ont défilé vêtues d'une
abaya, une longue robe traditionnelle noire, derrière leurs collègues
masculins. A titre de comparaison, le Qatar avait fait sa porte-drapeau
d'une de ses quatre jeunes filles sélectionnées.
Agée de 18 ans, Shahrkani doit affronter au premier tour du tournoi
des plus de 78 kilos la Portoricaine Melissa Mojica, classée 13e au
classement mondial.
La judokate est l’une des deux athlètes avec Sarah Attar, spécialiste
du 800 m, qui vont permettre pour la première fois à l’Arabie saoudite
de participer à des épreuves féminines des jeux Olympiques.
The trailblazer from Saudi Arabia lost her judo match in 82 seconds, and the fear was so real, you could tell by her motions and see it in her eyes.
"I
was scared a lot," Wojdan Shaherkani would say later. How scared?
Volunteers reported that when they helped her leave the arena floor, her
hands were shaking.
Her father was there to
hug her and to cry. Battalions of world media were there to cover her.
This was a new day for Saudi Arabia, even if some never wanted it to
dawn.
"I'm excited, and it's the opportunity
of a lifetime," she said, a teenage voice echoing against centuries of
female subservience in her land.
Women and
sport? Certainly not in public, and this is as public as it gets. Back
home, a website had referred to her as an "Olympic prostitute."
It is not simple, going first.
There are pictures of Shaherkani walking in the opening ceremony, carrying a small Saudi Arabian flag and flashing a two-fingered victory sign, but even then it was not certain she would compete.
Saudi
Arabia threatened to pull her from the Olympics if organizers did not
bend on the rule against headwear. No hijab, no history. Only in the
final days before competition was middle ground found, allowing a black
scarf to serve as a compromise.
Shaherkani
never before had competed in an international judo meet. According to
previous reports, she had never left her country before coming to
London, born and raised in Mecca. She is only 16 years old, but she is
an inspiration - a 241-pound girl in a white robe and black scarf who
had gotten herself into a global spotlight that so clearly terrified
her.
"We are very proud of her," Saudi team official Hani Kamal Najm said. "We had a very good memory. There was a lot of pressure."
It can end so quickly, going first.
Her
brother led her to the mat, where Puerto Rico's Melissa Mojica was
waiting. Mojica has spent 15 years in judo; Shaherkani just two.
They
bowed. They began. Shaherkani barely moved, stuck in invisible
quicksand, mildly offering one hand in defense, a deer caught in the
Olympic headlights. Finally, Mojica put her to the mat.
It's called an ippon, and the match was over, Mojica needing nine fewer seconds than Mike Tyson required to knock out Michael Spinks.
Shaherkani lay on the mat for several seconds, like a quarterback
waiting for the world to stop spinning before getting up after a sack.
No, Mojica said, she had not taken it easy on her opponent:
"I
didn't feel pity," she said. "I feel a lot of respect for this athlete.
I didn't make her any favor. I just waited for the right moment.
"I didn't feel that she had fear, but I feel she was a bit insecure."
And Mojica understood she had beaten a symbol.
"All
the women in the world must have an opportunity to represent their
country, so I am very happy to have competed against her," she said of
Shaherkani.
In the corner of the arena, Ali Siraj Shaherkani waited for his daughter. The historic moment had come and gone.
In truth, Shaherkani did not look like an Olympic judo player. The other competitors watched. They knew.
"She
should start with some smaller competition," Poland's Urszula Sadkowska
said. "I think that was not good idea to send here without preparation.
"It is very, very hard for her. For me (after 16 years of judo) it is hard."
Shaherkani
was whisked through the press area. Soon after came a huge Moroccan
man, sobbing over his defeat. Later it was Mojica, fighting tears,
having lost her next round.
Such is the vibrant Olympic stage of victory and defeat, and now a woman from Saudi Arabia has played her part, if only a cameo.
"Unfortunately I lost, but hopefully I'll do better next time," Shaherkani said. "Hopefully I'll achieve a medal next time.
"Hopefully this will be the start of bigger participation for other sports, also. Hopefully, this is the begin of a new era."
It's good that she uses that word a lot: hope. It's not painless, going first. But someone must.
Photo DR
Ce vendredi, Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani s’est
présentée sur les tatamis londoniens, la tête couverte d’une sorte de
bonnet de bain. Elle a été battue après 1,22 min de combat sur ippon par
la Portoricaine Melissa Mojica, 13e mondiale dans la catégorie des plus
de 78 kg. Malgré elle, la jeune Saoudienne de 18 ans a été au cœur de
la polémique de ces Jeux olympiques. Après des jours de négociations et
contre l’avis de la Fédération internationale de judo, le CIO a autorisé
pour la première fois une judokate à combattre voilée.
AFP
Empruntée
et visiblement mal à l'aise à son arrivée sur le tatami, la tête
couverte d'une sorte de bonnet de bain, la judokate Wodjan Ali Seraj
Abdulrahim Shaherkani, 16 ans, a passé seulement 82 secondes en
compétition, avant d'être balayée par son adversaire, la Portoricaine
Melissa Mojica.
Le combat, symbolique, a été l'un des plus suivis de la matinée.
Le
CIO avait négocié de haute lutte la présence de deux jeunes femmes dans
la délégation saoudienne qui avait en revanche exigé qu'elles se
présentent tête couverte, ce que la Fédération internationale de judo
(IJF) interdit pour des raisons de sécurité. Les négociations entre les Saoudiens et l'IJF s'étaient conclues mardi.
Une
deuxième saoudienne, Sarah Attar, engagée en athlétisme sur 800 m,
entrera en compétition mercredi. Elle ne connaîtra pas ce problème
puisque la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) autorise les
têtes couvertes.
La jeune athlète, installée en Californie, apparaît en outre tête nue sur sa photo officielle des JO.