Les Etats-Unis ont présenté dimanche leurs condoléances aux Iraniens
et ont dit être prêts à aider le pays après le double tremblement de
terre qui a fait samedi 227 morts et plus de 1.300 blessés dans le
nord-ouest de l'Iran. "Le peuple américain envoie ses plus sincères
condoléances au peuple iranien", a affirmé le porte-parole de la Maison
Blanche, Jay Carney, dans un communiqué. "Nous nous tenons prêts à
offrir notre assistance en cette période difficile", a-t-il ajouté. Les
Etats-Unis et l'Iran n'entretenant pas de relations diplomatiques, le
message de la Maison Blanche est adressé à la population et non au
gouvernement iranien, avec lequel Washington croise sur le fer sur la
question du programme nucléaire controversé de Téhéran. Deux secousses
de magnitude 6,3 et 6,4, selon l'Institut de géologie américain, ont
frappé samedi à quelques minutes d'intervalles la région montagneuse de
Varzeghan (nord-ouest). La zone sinistrée compte une population de
128.500 personnes, selon un responsable local. (KAV)
Les deux séismes d'une magnitude de 6,2
et 6, dont les épicentres se trouvaient respectivement à Ahar et
Varzeghan, ont frappé la région à 16H53
Les
secouristes iraniens ont mis fin dimanche aux opérations de déblaiement
des décombres dans les villages dévastés par un double séisme ayant
fait la veille 227 morts et plus de 1.300 blessés.
Les Etats-Unis se sont dits prêts à aider le pays, en présentant leurs condoléances au peuple iranien.
Les
deux secousses de magnitude 6,3 et 6,4, selon l'Institut de géologie
américain, qui ont frappé samedi à quelques minutes d'intervalle la
région montagneuse de Varzeghan (nord-ouest) ont fait "227 morts", a
déclaré à la télévision d'Etat le ministre de l'Intérieur, Mostapha
Mohammad Najar, qui s'est rendu sur les lieux du sinistre avec le
ministre de la Santé.
"Les blessés ont été transférés dans les
hôpitaux de Tabriz et de la région", a-t-il précisé, en ajoutant que
"les opérations de recherche et de sauvetage étaient terminées", plus
personne ne se trouvant selon lui sous les décombres.
"Nous
nous attelons maintenant à assurer les besoins en hébergement et en
nourriture des survivants", a poursuivi M. Najar alors que selon lui "la
moitié des 600 villages de la zone ont été détruits de 40 à 100%".
Selon
un autre responsable, douze villages aux maisons de brique ou de terre
ont été totalement détruits. Depuis, plus de 80 répliques de moindre
importance ont frappé la région qui compte plus de 16.000 sinistrés.
Pleurs et sanglots
Dans le village de Bajé-Baj, où vivent un peu plus de 400 personnes, on compte 33 morts, en majorité des femmes et des enfants.
Des femmes sanglotent et gémissent autour d'une vingtaine de corps de proches alors que les hommes parcourent les ruines.
"Je
travaillais sur mon tracteur à la ferme lorsque j'ai senti la secousse
qui m'a fait tomber", a expliqué à l'AFP Ghanbar Mehdizade, 40 ans.
"Dieu merci, ma famille travaillait avec moi dans le champ" et n'a pas
été touchée.
Dans les autres villages, certains n'ont pas été aussi chanceux. A Mirza Ali Ghandi, Zeynab, une adolescente de 13 ans, dit avoir "perdu sa soeur aînée de 16 ans et son frère de 8 ans".
Les équipes de secours et celles du Croissant-Rouge, venues de 14 provinces, sont arrivées sur place dès samedi.
Selon le ministre iranien de l'Intérieur, dépêché sur place "sur ordre" du président Mahmoud Ahmadinejad,
"4.329 tentes, 10.000 couvertures et 18.000 paquets de nourriture" ont
été distribués alors que "92 équipes opérationnelles, trois
hélicoptères, 220 ambulances et des bulldozers et autres engins ont été
envoyés sur place".
Les habitants terrifiés
Les deux séismes
ont frappé la région à 16H53 (12H23 GMT) et 17H04 (12H34 GMT) samedi.
La plupart des hommes travaillaient alors aux champs tandis que les
femmes et les enfants se trouvaient à la maison, ce qui explique que la
plupart des victimes soient des femmes et des enfants.
Les maisons
ont tremblé aussi à Tabriz, et les habitants, terrifiés, sont sortis
dans les rues. Mais il n'y a pas eu de mort dans cette grande ville.
"Le peuple américain envoie ses plus sincères condoléances au peuple iranien", a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. "Nous nous tenons prêts à offrir notre assistance en cette période difficile".
Washington
et Téhéran n'entretenant pas de relations diplomatiques, le message est
adressé à la population et non au gouvernement iranien, avec lequel
Washington croise le fer sur la question du programme nucléaire
controversé de Téhéran.
Le président syrien Bachar al-Assad
a également envoyé un message de condoléances à son plus fidèle allié
et homologue Mahmoud Ahmadinejad, a rapporté l'agence officielle
syrienne Sana. De même que le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, tandis que le pape Benoît XVI a exprimé sa "solidarité" à l'égard des victimes.
L'Iran est situé sur plusieurs failles sismiques importantes et a connu de nombreux tremblements de terre dévastateurs.
Le
séisme le plus meurtrier ces dernières années a tué 31.000 personnes,
soit un quart de la population, dans la ville de Bam (sud) en décembre
2003.
Les dirigeants multiplient les déclarations martiales et l'armée redouble d'activité.
Une atmosphère de veillée d'armes règne en Israël.
La plupart des journaux font leur une sur une possible et imminente
attaque contre des installations nucléaires iraniennes. L'armée distille
des informations sur l'accélération des préparatifs de défense pour
faire face aux représailles iraniennes qui ne manqueraient pas de suivre
une offensive israélienne. Le gouverneur de la Banque d'Israël, Stanley
Fischer, reconnaît l'existence d'un plan d'urgence pour l'économie en
temps de guerre. Quant à Benyamin Nétanyahou, le chef du gouvernement,
et Ehoud Barak, le ministre de la Défense, ils multiplient les
déclarations martiales sur une «option militaire» à laquelle l'État
hébreu pourrait recourir dès cet automne, sans le feu vert explicite des
Américains.
Cette brusque montée de tension se reflète dans les
sondages: 37 % des Israéliens estiment qu'un nouvel Holocauste est
possible si l'Iran
parvenait à se doter de l'arme nucléaire. Les médias relaient, il est
vrai, des informations ayant de quoi sérieusement inquiéter la
population. Un exemple: le quotidien Haaretza cité récemment des
estimations de responsables du ministère de la Défense prévoyant qu'une
attaque de missiles de l'Iran et du Hezbollah libanais, allié de
Téhéran, provoquerait la mort de quelque 300 civils.
Construction d'installations souterraines
Les
militaires sont sur le qui-vive. «Nous devons nous préparer à combattre
sur plusieurs fronts à la fois», affirme le général Benny Gantz, le
chef d'état-major. Détail important: le plus haut gradé est, selon tous
les médias, hostile à une offensive israélienne contre l'Iran, de même
que les dirigeants actuels du Mossad, et Shimon Pérès, le président.
Pour
contrer ces oppositions, Benyamin Nétanyahou proclame haut et fort que
«dans une démocratie, c'est aux dirigeants politiques de décider et aux
militaires d'exécuter». Il a également rappelé qu'en 1981 Menahem Begin,
premier ministre de l'époque, avait rejeté les objections des
militaires et des services de renseignements et donné l'ordre de
détruire une centrale nucléaire construite par la France près de Bagdad.
Sur
le terrain, l'armée met effectivement les bouchées doubles. Les
batteries de missiles antimissile disséminées sur le territoire
israélien vont être équipées dans les prochaines semaines d'un nouveau
système améliorant leurs capacités d'interception en vol. Par
précaution, les militaires ont décidé de répartir les stocks de
munitions dans un plus grand nombre de bases afin que les pertes soient
limitées en cas d'attaques ciblées de missiles. L'armée a également
emmagasiné dans des usines civiles des dizaines de milliers de rations
alimentaires de combat et d'autres équipements.
Les militaires ont
aussi amélioré le réseau de routes logistiques afin que les troupes sur
le front, notamment le long de la frontière avec le Liban et la Syrie,
puissent être ravitaillées à temps. Pour compléter le tout, le ministère
de la Défense a donné son feu vert à la construction de trois
installations souterraines qui abriteront des stocks d'armes, de
munitions, de carburants et des pièces détachées. L'ensemble sera
fortifié afin de résister à des explosions de missiles.
Benyamin Nétanyahou, dimanche à Jérusalem.Crédits photo : POOL/REUTERS
Un chercheur portugais de l'École polytechnique fédérale de Lausanne
(EPFL) a mis au point un système mathématique permettant d'identifier
l'origine d'une information circulant sur un réseau, d'une épidémie,
voire d'un attentat, a annoncé vendredi l'EPFL. Le chercheur Petro
Pinto, qui travaille pour le Laboratoire de communications
audiovisuelles de l'EPFL, a mis au point un système "qui pourrait
s'avérer un précieux allié" pour ceux qui doivent mener des enquêtes
criminelles ou qui recherchent l'origine d'une information sur la toile.
"Grâce à notre méthode, nous parvenons à remonter à la source de tous types d'informations circulant dans un réseau et ce en n'écoutant qu'un nombre restreint
de membres", a expliqué Pedro Pinto. À titre d'exemple, il indique être
en mesure de retrouver l'auteur d'une rumeur circulant entre 500
membres d'un même réseau, en observant les messages de 15 à 20 contacts
seulement. "Notre algorithme est capable de refaire à l'envers le chemin
parcouru par l'information, et de remonter à la source", a-t-il dit.
Le chercheur a aussi testé son système pour retrouver l'origine d'une maladie infectieuse en Afrique du Sud.
"En modélisant les réseaux de circulation d'eau, rivières ou transports
humains, nous avons pu retrouver l'endroit où se sont déclarés les
premiers cas", a-t-il expliqué. Le chercheur a aussi testé son système
sur les communications téléphoniques liées aux préparatifs des attentats
du 11 septembre 2001. "En reconstruisant le réseau de ces terroristes
uniquement sur la base des informations parues dans la presse, notre
système nous a livré trois suspects potentiels, dont l'un était le
leader avéré de ces attaques, selon l'enquête officielle". Les détails
de cet algorithme sont publiés ce vendredi dans la revue Physical Review Letters. Pedro Pinto a travaillé sous l'autorité de deux professeurs suisses de l'EPFL, MM. Patrick Thyran et Martin Vetterli.
IBM se serait dit prêt à racheter le réseau de
serveurs sécurisés qu'utilise le canadien pour ses terminaux. Et si une
rumeur laissait entendre que Samsung et RIM collaboreraient pour le
prochain OS du canadien, le sud-coréen a réfuté en bloc.
RIM est en grande difficulté. BlackBerry 10, sa planche de salut, est repoussé à l'année prochaine.
REUTERS/Mark Blinch
Le canadien RIM est en grande difficulté. A tel point que l'on peut
se demander s'il parviendra à redresser la barre. Sur son premier
trimestre décalé, le groupe a vendu 7,8 millions de smartphones, contre
11,1 millions un mois plus tôt. Sur le trimestre, le canadien a perdu
518 millions de dollars. Sans parler des milliers d'emplois supprimés. >>> A lire : Cinq raisons de penser que RIM ne s'en sortira plus En mai dernier, le groupe avait chargé deux banques d'affaires de le conseiller
sur ses options stratégiques, ce qui avait définitivement lancé les
rumeurs de partenariats, mais surtout de rachat. Parmi les plus
persistantes, la reprise de la division smartphone par Facebook.
Une rumeur qui ne s'est pas concrétisée. La firme a dans tous les cas
indiqué qu'elle attendrait le déploiement de ses smartphones tournant
sous son nouvel OS Blackberry 10 pour envisager une telle opération.
Mais
RIM pourrait quand même se séparer de l'une de ses activités.
L'américain IBM se serait positionné de façon informelle pour le rachat
de son réseau de serveurs utilisé pour ses téléphones, a indiqué le site internet Bloomberg, sans dévoiler ses sources.
Les
rumeurs se multiplient décidément pour le canadien. L'une des dernières
en date, une possible collaboration avec Samsung pour l'élaborration du
nouvel OS de RIM. Contacté par le site Cnet,
Le sud coréen a néanmoins réfuté en bloc une telle démarche. "Samsung
Electronics n'a pas considéré l'acquisition de RIM ou d'une licence
BlackBerry 10". Difficile de faire plus concis.
La vitesse moyenne mondiale de connexion à Internet a été
estimée à 2,6 Mbit/s au premier trimestre 2012. C’est en Corée du Sud
que l’on surfe le plus vite à 15,7 Mbit/s.
La vitesse moyenne mondiale de connexion à Internet a été
estimée à 2,6 Mbit/s au premier trimestre 2012, soit une hausse de 11 %
sur un trimestre et de 25 % sur un an. Un constat dressé par le
spécialiste américain du CDN (Content Delivery Network) Akamai dans le cadre de son État des lieux trimestriel.
Dans ce rapport, le haut débit se caractérise par une vitesse de
connexion de 4 Mbit/s minimum, tandis que le très haut débit est
réservé au lignes d’au moins 10 Mbit/s. Elles concernent désormais 10 %
des connexions au niveau mondial (+19 % sur un trimestre).
Une fois de plus, la Corée du Sud arrive en tête avec un débit moyen
de 15,7 Mbit/s. Outre la Corée du Sud, deux autres pays d’Asie, le Japon
(10,9 Mbit/s) et Hong Kong (9,3 Mbit/s), occupent le trio de tête en
termes de débits. Font également partie du Top 10, les pays européens
suivants : Pays-Bas (8,8 Mbit/s), Lettonie (8,8 Mbit/s), Suisse (8,1
Mb/s), Irlande (7,3 Mbit/s), République tchèque (7,1 Mbit/s), Belgique
(7,1 Mbit/s), Finlande (6,9 Mbit/s).
Le haut débit à moins de 5 Mbit/s
Alors que les États-Unis occupent la 12e place du classement avec une
moyenne de 6,7 Mbit/s, la France (30e) se positionne bien loin derrière
les pays les plus avancés avec un débit moyen en réception de 4,9
Mbit/s au premier trimestre, selon Akamai.
Toutefois, la France a gagné 15 places par rapport au quatrième trimestre 2011
en enregistrant au premier trimestre 2012 une des plus fortes
progressions de son débit moyen de connexion (+20 %), aux côtés
notamment du Danemark et de l’Allemagne. A noter que cette dernière
propose la vitesse de connexion mobile moyenne la plus rapide, environ 6
Mbit/s.
L’Asie passe à l’offensive
Au premier trimestre 2012, plus de 42 % des attaques de trafic ont eu
pour origine un pays de la région Asie-Pacifique/Océanie. L’Europe
n’est pas en reste, avec près de 35 % des attaques, tandis que le
continent américain est à l’origine de près de 21 % des attaques.
Lorsque l’on considère les pays d’où partent ces attaques, la Chine
domine (16 % des attaques perpétrées, +3 points sur un an). Elle est
suivie par les États-Unis (11 %) et la Russie (7 %). Enfin, sur le
trimestre, 77 % des attaques de trafic se sont concentrées sur 10 ports
(42 % pour le seul port 445, Microsoft-DS), contre 62 % au quatrième
trimestre 2011.
À noter : le rapport d’Akamai est établi à partir des données issues
de l’Akamai Intelligent Platform, infrastructure en mode cloud à
laquelle se seraient connectées plus de 666 millions d’adresses IP
uniques au premier trimestre 2012 depuis 238 pays et régions. Ce chiffre
est en hausse de 6 % sur un trimestre et de 14 % sur un an.
Le
« sexting », l’acte d’envoyer électroniquement des photographies ou des
textes sexuellement explicites, surtout entre téléphones portables, est
un phénomène relativement récent. Principalement utilisé par les jeunes
adultes et les adolescents, ils pourraient être plus nombreux encore à
s’y adonner.
Une étude menée par « JAMA Network » de l’Association Médicale
Américaine réalisée récemment vient de livrer ses résultats. Ainsi, pas
moins de 28% des lycéens interrogés avouent avoir déjà envoyé des photos
d’eux-mêmes nus par smartphone.
31% déclarent avoir demandé de telles photos alors que 57% ont déjà été
sollicités au moins une fois pour participer à ce genre de pratique.
Les garçons semblent plus enclins aux sextos,
45% d’entre eux ont déjà réclamé des photos. Ils sont deux fois plus
nombreux que les filles, à peine 20%, qui déclarent, elles, à 70% avoir
déjà reçu des demandes de photos nues.
La « logique comportementale » semble donc respectée dans ces
résultats, mais l’étude va plus loin. D’après JAMA Network, les jeunes
qui s’adonnent au sexting
sont davantage enclins à avoir des rapports sexuels alors les filles
qui envoient des photos d’elles-mêmes nues ont plus de chances d’avoir
des rapports non protégés.
Et vous, le sexting, ça vous botte ?
Une révolution dans le domaine de la production d’énergie grâce à
«Saphonian». Une invention qui permet de produire de l’énergie
électrique issue du vent, et donc une énergie propre, a été développée
entièrement par la société tunisienne Saphon Energy sise à El Manar 2, dans la banlieue de Tunis.
La
problématique de la génération du courant électrique n’est pas née
hier. Depuis des années, de nombreuses recherches ont été établies pour
développer de nouvelles sources d’énergie non polluantes, qui pourront
substituer aux générateurs thermiques. Fonctionnant au pétrole, ces
derniers sont en effet extrêmement nocifs pour l’environnement et ne
seront plus fiables dans le futur. Le nucléaire, grandement utilisé
durant le 20ème siècle, subit un déclin récemment à cause du grand
danger que représentent les déchets radioactifs. C’est donc surtout
l’énergie éolienne et l’énergie solaire qui se sont imposées comme les
énergies du futur. Malgré
une propreté reconnue, l’énergie issue des vents n’est pas exempte de
critiques. En effets, la rotation des pales -qui sont géantes pour la
plupart- peuvent causer quelques gênes aux habitants, telles que la
nausée, les insomnies ou les maux de têtes. La faune est également
menacée, un grand nombre d’oiseau est chaque année tué par ces pales.
Enfin, les éoliennes classiques restent très coûteuses, sans pour autant
offrir un rendement efficace, en raison des limitations techniques qui
font que l’efficacité ne dépasse pas, en théorie, 59% (Limite de Betz).
Sur le plan pratique, cette efficacité chute à 35% si on inclut
différents facteurs influents. C’est à cause de cette limitation que
Saphon Energy a essayé de révolutionner l’industrie des éoliennes en
axant sa recherche. Non pas sur l’amélioration des turbines existantes,
mais dans le développement d’un nouveau modèle totalement différent.
Une efficacité maximale de 35% pour les éoliennes classiques
En
effet, le Saphonian rejette totalement l’ancien système à pales
rotatives, et le remplace par un nouveau système non rotatif, largement
inspiré par les voiliers. La société explique qu’au lieu de faire
tourner les pales, le vent est capté par un voile cylindrique immobile
fixé au top d’un pied métallique. Quand le vent souffle, tout le pied
s’incline et un système de piston le rétabli à sa position initiale. Un
tel mouvement suit un trajet en nœud et permet la conversion de la
majorité de l'énergie cinétique en énergie mécanique (à l'aide des
pistons). Cette même énergie serait ensuite convertie par pression
hydraulique stockable, ou en énergie électrique.
Une forme inspirée des voiliers pour les éoliennes Saphonian
Un
système nouveau qui risque de chambouler grandement l’avenir de
l‘énergie éolienne. Selon les études menées, le Saphonian est 2 fois
plus efficace que les éoliennes à pales et 45% moins cher. Supprimant
aussi tous les effets indésirables, tels que les maux de têtes, les
insomnies, nausées, meurtre d’oiseaux ou encore le brouillage des
signaux hertziens.
Une technologie propre, sans aucun effet nocif sur l’environnement et la santé humaine
Le
Saphonian est donc un projet très ambitieux, dont tous les Tunisiens
peuvent être fiers. Néanmoins, son inventeur, Anis Aouini, de formation
ingénieur à l’Insat et fondateur de Saphon Energy est encore à la
recherche d’un partenaire industriel pour rendre ce rêve une réalité.
Deux ou trois ans devraient suffire pour voir l’efficacité de cette
technologie, surnommée la Zero Blade Technology. Une invention donc qui
prouve la possibilité de quiconque à inventer et à être ingénieux, comme
l’indique M. Aouini, qui déclare que «L’innovation n’est pas une
question d’intelligence, mais plutôt une observation profonde et
différente de l’évident».
L'extrême-droite a une fonction primordiale dont on mésestime le danger : donner bonne conscience à ceux qui la combattent. Crédit Flickr / coincoyote
Il est commun de penser que les valeurs
de gauche, humanistes et sociales, sont plus honorables que celles de
droite, beaucoup plus individualistes. Mais en réalité, les extrêmes
qu’ils soient de gauche ou de droite ont engendré des monstres et la
même menace, celle d’une vision totalitaire du monde.
L’extrême-droite
a une fonction primordiale dont on mésestime le danger : donner bonne
conscience à ceux qui la combattent. Un peu comme cet enfant à problèmes
désigné d’« enfant symptôme » par les psychiatres : en détournant
l’attention sur lui, il évite à chacun de douloureuses introspections.
Le « petit diable » soulage du poids du doute.
Pour l’extrême droite, pas question de
diminutif : rien de « petit », elle est « le » diable lui-même. Un de
mes amis universitaire, pourtant laïc et éclairé par les Lumières, s’est
montré catégorique à propos du récent vote : jamais il n’aurait donné
sa voix à un parti qui a pactisé avec le diable.
Bien. Mais puisqu’on donne dans les
références religieuses, peut-on savoir où se trouve dieu ? Existe-t-il
un diable sans dieu ? Ne sont-ils pas, dans la Bible comme dans la
représentation populaire, deux faces du même absolu ?
L’extrême-droite a une fonction primordiale dont on mésestime le danger : donner bonne conscience à ceux qui la combattent.
Un peu comme cet enfant à problèmes désigné d’« enfant symptôme » par
les psychiatres : en détournant l’attention sur lui, il évite à chacun
de douloureuses introspections. Le « petit diable » soulage du poids du
doute.
Pour l’extrême droite, pas question de
diminutif : rien de « petit », elle est « le » diable lui-même. Un de
mes amis universitaire, pourtant laïc et éclairé par les Lumières, s’est
montré catégorique à propos du récent vote : jamais il n’aurait donné
sa voix à un parti qui a pactisé avec le diable.
Bien. Mais
puisqu’on donne dans les références religieuses, peut-on savoir où se
trouve dieu ? Existe-t-il un diable sans dieu ? Ne sont-ils pas, dans la
Bible comme dans la représentation populaire, deux faces du même
absolu ?
D’ailleurs n’est-ce pas cet absolu lui-même – quand on l’applique aux affaires courantes – qui provoque tant de dégâts ?
Certes, l’extrême droite a une particularité. Elle a engendré Hitler, l’incarnation du mal.
Mais du malin ? Pas précisément : Hitler n’est pas le diable. Pour
notre plus grand malheur, il n’est qu’un homme... Un homme comme bien
d’autres, presque « normal ». Et même, à beaucoup d’égard, plus
« convenable » que Churchill : sobre en toutes choses, esthète amateur
d’Opéra, vertueux végétarien souffrant de la façon dont on traite les
bêtes à l’abattoir, âme sensible exigeant l’occultation des fenêtres de
son wagon face aux dégâts des bombardements, cœur tourmenté désireux de
s’unir à son aimée avant de mourir. Son tort est d’avoir identifié le
diable : ce dernier avait pris pour lui, comme on le sait, l’apparence
des Juifs.
Les dieux de la gauche, qu’ils s’appellent Staline, Mao, Pol Pot, ont fait également d’innombrables morts.
Mais ils n’ont pas l’éclat noir du diable. Sans doute parce qu’ils
cherchaient la lumière. Guider les hommes dans le sentier lumineux
produit autant de ravages que de vouloir les guérir du diable… Mais la
lumière éblouit tous ceux qui ont un grand cœur -ou s’en attribuent un -
au point d’oublier que Dieu et Diable, lorsqu’ils descendent sur terre,
se ressemblent. Ils écrasent l’homme au nom de l’absolu.
De droite comme de gauche, les extrêmes représentent la même menace :
celle d’un absolu autour duquel s’ordonne une vision totalitaire. Cette
menace est sans gravité pour un peuple averti. Elle n’est que la marge
d’un déploiement où chacun trouve sa place. Elle borne le débat, et
l’enrichit par des interrogations critiques - comme ces marginaux
auxquels les sociologues attribuent un rôle bienfaisant pour la société,
en relativisant les normes. Rien de nocif dans les extrêmes, tant
qu’ils nourrissent le dialogue. C’est ce qu’on a bien compris à gauche.
Pourquoi la droite s’en prive-t-elle ?
Question de
bonne conscience ? Gare, en ce cas, à un autre phénomène bien connu des
psys : le retour du refoulé. Qui pourrait faire de la vague Marine un
tsunami.
Jean-Paul Mialet est
psychiatre, ancien Chef de Clinique à l’Hôpital Sainte-Anne et Directeur
d’enseignement à l’Université Paris V.
Ses recherches portent essentiellement sur l'attention, la douleur, et dernièrement, la différence des sexes.
Ses travaux l'ont mené à écrire deux livres (L'attention, PUF; Sex aequo, le quiproquo des sexes, Albin Michel) et de nombreux articles dans des revues scientifiques.
Le New York Times a eu la bonne idée de comparer la vitesse des rois du 100 mètres aux JO, de 1896 à 2012.
Bolt a toujours une longueur d'avance
Usain Bolt détient le record du monde sur la distance reine du 100
mètres en 9'58. De nouveau couvert d'or durant les JO de Londres, le
sprinteur jamaïcain est monté sur la plus haute marche du podium en
établissant un nouveau record olympique en 9'63.
Ce dernier 100 mètres masculin a d'ailleurs été désigné comme le plus
rapide de tous les temps. Pour bien se rendre compte de l'évolution de
la puissance des sprinteurs à travers les années, "The New York Times" a
décidé de nous rafraîchir la mémoire.
Dans cette vidéo en 3D, vous apprendrez notamment que le sprinteur le
plus rapide aujourd'hui dans la catégorie des "moins 8 ans", aurait
décroché la médaille de bronze, s'il avait participé aux JO d'Athènes en
1896 !
Misha Japaridze/Associated Press
Les artistes du collectif Pussy Riot en prison
À la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, elles chantèrent une
«prière punk» contre Vladimir Poutine. Dans une cage vitrée, elles
comparurent souriantes à leur procès. Nadejda Tolokonnikova, Maria
Alekhina et Ekaterina Samoutsevitch risquent à présent sept ans de
prison.
Un tel châtiment est un peu trop sévère, reconnaît le président
russe. Il semble soudain se montrer magnanime à l’égard des trois jeunes
femmes de Pussy Riot, même s’«il n’y a rien de bon dans ce qu’elles ont
fait». En février, encagoulées, elles ont chanté et dansé au son de
guitares électriques pour demander à la Vierge Marie de chasser Poutine
du Kremlin, où il est retourné en mai.
Les cinq membres du groupe féministe et écologiste – deux ont pu
prendre la poudre d’escampette – avaient également dénoncé les liens
trop étroits entre l’église orthodoxe et le pouvoir. C’est là un crime
de lèse majesté.
En mettant fin à l’Union soviétique il y a 21 ans, les Russes ont
rejeté Marx pour retrouver Jésus. Bondées, les 30 000 églises orthodoxes
de la «Sainte Russie» ne répondent plus à la demande. La ferveur
religieuse est certes réelle, mais l’orthodoxie a toujours été dans
l’âme et la vie des Russes, même sous l’ère communiste. Elle ne faisait
qu’hiverner.
Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, l’avait bien
compris : «Si nous, les Russes, en venions à tout perdre, territoires,
populations, gouvernement, il nous resterait encore et toujours
l’orthodoxie.»
Les Pussy Riot ont donc commis un «péché mortel» en s’exhibant dans
un lieu sacré, d’autant que la cathédrale du Christ-Sauveur, dynamitée
sur ordre de Staline en 1931, est devenue un symbole national depuis sa
reconstruction.
Même si le groupe s’était manifesté en dehors de l’imposante église
blanche située près du Kremlin, le résultat aurait été le même. Dénoncer
les liens trop étroits entre l’église orthodoxe et le régime Poutine
est en soi blasphématoire.
Dans le procès des Pussy Riot (une manifestation de soutien a eu lieu
à Montréal la semaine dernière), il y a fort à parier que la décision
du tribunal de Moscou dépendra davantage du Kremlin et du patriarche
Cyrille que de la loi.
Dans la Russie «très orthodoxe» de Poutine, s’attaquer à la
hiérarchie, peu importe laquelle, c’est s’en prendre à Dieu. Peu importe
lequel.
Selon une étude de Forrester Research, consolider le réseau est
un préalable prioritaire pour tous projets de Cloud computing, de
mobilité ou de solutions analytiques.
Plus de la moitié des décisionnaires informatiques (54% en
France) considèrent que le renforcement de leur infrastructure réseaux
est un préalable incontournable et, donc, une priorité en termes
d’investissement. Selon un rapport de Forrester en date du 2 août (sur
la base d’un sondage Forrsights), « les investissements dans les
réseaux sont la base des projets de Cloud computing, de mobiles et
solutions analytiques. Ils s’avèrent nécessaires – sinon indispensables-
pour faire de l’entreprise connectée une réalité ». 46% des décideurs interrogés (Europe et Amérique du Nord) déclarent
que la consolidation est une de leurs premières priorités. En Europe, ce
pourcentage est encore plus élevé, avec une moyenne de 50% de réponses
similaires (54% pour la France, 48% pour le Royaume Uni et 47% pour
l’Allemagne).
Le cloud, une réelle priorité
L'entreprise connectée améliore l'expérience des utilisateurs, clients, fournisseurs
Les équipements mobiles et l’administration des applications restent des étapes cruciales pour venir à «l’entreprise connectée»,
mais, un peu paradoxalement, seulement un tiers des responsables
réseaux & télécoms considèrent les investissements y afférant comme
stratégiquement importants. L’enquête montre également que près de 40% des sondés, tous pays
confondus, déclarent que déplacer les applications de communication vers
le Cloud est une réelle priorité, et 25% prévoient d’adopter les « Communications-as-a-Service
» (CaaS). Ce que l’on retient de ce sondage est qu’en France, à la
deuxième question, le résultat est légèrement plus élevé, avec 32%.
La L4G LTE moins prioritaire que le Wifi
Améliorer et renforcer les capacités des réseaux sans fil est
également une priorité. Mais la mise à disposition de la connectivité
mobile 4G LTE n’est prioritaire que pour moins de 20% des entreprises
interrogées. En Europe, le pourcentage tombe à 13%, car la connexion
locale sans fil Wifi reste, de loin, le choix le plus prisé dans les
entreprises : elle est citée comme très utile pour 85% des sondés.
La consolidation du réseau, une priorité pour les entreprises selon Forrester Research (08/2012)
«La mobilité, la connectivité intelligente et le réseau, ainsi
que les modèles de cloud-as-a-service sont les grandes initiatives
technologies que mobiliseront les directeurs des systèmes d’information,
afin de mieux gérer les réseaux sociaux, de modifier l’expérience
utilisateur, la « consumérisation », et les services ‘over-the-top’, souligne Dan Bieler, analyste chez Forrester Research, responsable de cette étude. Une
entreprise connectée renforce profondément son propre réseau et ses
outils de collaboration pour améliorer ses activités internes, centrées
sur le client, ses relations commerciales et avec ses partenaires.» La plupart des entreprises ont tout juste commencé à évaluer les
multiples possibilités et le potentiel du modèle machine-to-machine
(M2M), « qui est étroitement lié à la vision de l’entreprise connectée ».
En Europe, 13% des sondés estiment que les initiatives M2M sont une
stratégie télécom prioritaire (soit plus que dans le reste du monde :
11%).
Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple, ne voit pas le cloud et son avenir d’un très bon oeil. Plus précisément, il imagine déjà cet avenir. Et de son aveu, ce sera « horrible ».
Dropbox, iCloud, SkyDrive, Google Drive : à l’heure actuelle, nombreuses
sont les solutions capables de stocker vos données dans le Cloud,
ou plutôt, dans les nuages, en bon français. Ceci dit, cette
technologie a beau avoir ses (nombreux) avantages, elle traîne également
quelques boulets. Par exemple, le fait qu’elle soit en proie à des
« chutes de tension », empêchant les utilisateurs d’avoir accès à leurs
données un temps donné. Le dernier exemple marquant en date nous vient
de chez microsoft, lorsque sa solution windows Azure tomba en rade 2 heures durant, laissant ses utilisateurs loin de leurs données.
Steve Wozniak voit d’ailleurs la chose arriver, et s’est exprimé sur le sujet il y a peu :
« Je m’inquiète vraiment du fait que toutes les données
soient amenées à aller dans les nuages. Je pense que ça va mener à une
situation horrible. Je pense que de nombreux problèmes vont apparaître
dans les 5 années à venir. [...] Avec le cloud, rien ne vous appartient
vraiment. Vous avez déjà tout délégué. [...] Plus nous allons envoyer
des données sur la toile, et moins nous aurons de contrôle sur ces mêmes
données. »
Partagez-vous cette manière de voir les choses ? Avez-vous déjà
stocké vos données importantes dans les nuages ? Le cas Megaupload, sur
l’impossibilité de récupérer ses données (légales, qui plus est…) vous a
t-il échaudé sur la question ?
Quelques jours avant l’ouverture
des XIXèmes Olympiades, des manifestations étudiantes font l’objet d’une
sanglante répression dans les rues de Mexico. Durant toute la durée des Jeux,
les étudiants de la capitale mexicaine ne cesseront de protester contre le
pouvoir en place.
Du côté des sportifs, Tommie
Smith et John Carlos, 1er et
3ème du 200m, montent sur le podium avec un gant noir pour protester
contre les discriminations raciales. L’Histoire retiendra l’image des deux
champions noirs, tête baissée et poings levés lors de l’hymne américain.
Munich 1972
Quatre ans plus tard, à Munich,
la revendication est de toute autre nature. Des terroristes palestiniens du
groupe Septembre noir prennent en otage des athlètes de la délégation
israélienne. Le commando réclame la libération de plusieurs prisonniers
palestiniens. Après l’exécution de deux otages, la police allemande lance
l’assaut. L’attaque fait 17 victimes et laisse le monde entier en émoi.
Moscou 1980 et Los
Angeles 1984
Outre une présence policière
accrue autour des compétitions pour éviter un nouveau Munich, les Jeux
olympiques des années 80 sont marqués par le combat idéologique de la Guerre
froide. En 1980, Washington décide de boycotter les Jeux de Moscou suite à
l’invasion de l’Afghanistan par les troupes russes. Au total, une cinquantaine
de pays refuseront de se rendre dans la capitale russe.
L’URSS riposte en 1984 et
boycotte à son tour, avec plusieurs pays du bloc de l’Est, les Jeux de Los
Angeles.
Bien souvent, les athlètes
subissent ces choix politiques. Certains sont même utilisés par la propagande
de leur pays.
Atlanta 1996 et
Pékin 2008
En 1996, un extrémiste religieux
fait exploser une bombe au Centennial Olympic Park d’Atlanta. La compétition
continue mais les drapeaux olympiques sont mis en berne.
Douze années plus tard, les JO de
Pékin font l’objet de vives critiques. En France, l’ONG Reporter sans frontières dénonce les
entraves aux droits de l’homme et à la liberté d’expression sur le sol chinois.
Le dossier tibétain est au cœur des contestations. Plusieurs manifestations
pacifistes sont réprimées par le sang et Lhassa réclame le boycott. Bien que
les Jeux soient un symbole de fraternité et de paix ; derrière le sport,
se cachent des enjeux politiques et économiques. Retour en images avec Ina.fr.
Le harcèlement-marathon que subissent les femmes au quotidien est le
résultat parfait d'une société sexiste, où «l'autre» sert d'origine du
mal bien pratique.
L’équation un film +
un hashtag = une prise de conscience a encore frappé ces jours-ci sur Twitter.
Le film: Femme de la rue, d’une étudiante
bruxelloise, Sofie Peeters.
En caméra cachée, elle se promène simplement dans
les rues de Bruxelles et fait entendre (enfin?) les commentaires que certains
hommes portent sur elle, en tant que femme, en tant qu’objet.
La réaction
immédiate sur Twitter a donc été la création d’un hashtag, #harcèlementderue,
ayant pour but de libérer la parole des femmes qui subissent, quotidiennement,
ces pressions de la part d’inconnus à peine croisés dans la rue.
De là ont
découlé un certain nombre de remarques et questions qui m’ont donné envie de
réagir, plus d’un an après mon
précédent article sur le même sujet.
La prise de conscience a donc eu lieu ces deux derniers jours, chez les
hommes comme chez les femmes: le harcèlement de rue, c’est constamment, peu
importe le physique des femmes, peu importe l’origine des hommes, peu importe
l’endroit.
Après, on retrouve (évidemment) des invariants: on dit ici
harcèlement de rue, mais harcèlement dans les lieux publics serait tout aussi
juste —on ajoute ainsi les transports en commun, ce qui n’est pas négligeable.
Parler de harcèlement «de rue» porte la première question de la rue. Le
Larousse dit «Voie publique, aménagée dans une agglomération». Espace public
entre deux lieux privés: une rue. Lieu de passage: une rue.
Un harcèlement marathon
Le harcèlement de
rue est assez particulier, en ce sens qu’il est très diffus. Il est assez rare
de croiser dix fois dans la même journée la même personne qui nous harcèle:
c’est un harcèlement-marathon, cela se passe comme si tous les hommes qui
harcèlent une même femme en une journée se passent le relais.
Le harcèlement de
rue, c’est un inconnu que tu croises, que tu ne reverras plus jamais, mais qui
t’a déjà proposé de tirer un coup, puis t’a insultée quand tu l’as ignoré ou
que tu as refusé. Si certain-e-s s’évertuent à lire ici une sorte de «flatterie»
envers les femmes, mon argument en réponse sera tout simplement qu’ils ont
complètement intériorisé les normes dans lesquelles nous sommes socialisés dès
notre plus jeune âge.
Éviter
le piège de l’essentialisation des comportements
Parmi les nombreux commentaires lus sur Twitter, une interrogation m’a
interpelée: parler des causes du harcèlement de rue, est-ce possible sans
sombrer dans le racisme (ethnique ou social)? Le film de Peeters montre
principalement des hommes «d’origine étrangère» dans un quartier «populaire».
Est-ce à dire qu’il n’y a que les étrangers et les pauvres qui harcèlent dans
la rue?
Première piste que je souhaite apporter, déformation d’étudiante en
sciences humaines oblige: il est impossible d’apporter des réponses à cette
question tant qu’aucune étude sociologique ou anthropologique ne sera menée.
Tant qu’on ne dispose pas de solide pour s’exprimer, cela reste du «on dit», de
l’empirisme bas de gamme, du «j’ai vécu donc je conclus»: bref, du parfait
matériau pour construire et consolider des préjugés.
Notons en outre que parler
de l’ethnique, en France, même en 2012, revêt un caractère un peu
extra-terrestre: comme si passer par le filtre ethnique supposait
nécessairement des a priori stigmatisants. Les chercheurs français ont
longtemps nié le critère de l’ethnicité, fondant de force, dans les discours,
ce qui semblait différent dans le mythe de l’Unité nationale, restant par là
même fidèle à son Histoire: l’unité nationale (une seule langue, une seule
mythologie commune, une seule école) est chère aux cœurs des Français depuis au
moins la Révolution.
Depuis les années 1980, les minorités locales (Bretons,
Basques, Corses…) commencent timidement à être reconnues, ouvrant sans doute la
porte (un jour) à une plus grande tolérance envers les différences culturelles.
«L'autre» comme origine du mal
En ce qui concerne l’ethnique et les violences faites aux femmes, une chose
est remarquable: l’autre est toujours pointé du doigt, dénoncé comme l’origine
du mal. Les violences conjugales? Une affaire d’hommes «d’origine étrangère» et
de «classes populaires»! Le viol? Une affaire d’hommes «d’origine étrangère» et
de «classes populaires»!
Pour argumenter cela, souvent on peut trouver les
exemples du fameux voile (encore des «étrangers», n’est-ce pas) ou de
l’excision. Cela tend à prouver, pour certaines personnes, l’essence «violente»
des hommes d’origine étrangère.
Pourquoi alors viser les «classes populaires»?
Question d’habitus, a envie de répondre la bourdieusienne qui sommeille en moi,
ajoutant qu’il s’agit également d’un «racisme vertueux».
Il arrive pourtant que des personnes appartenant aux groupes supposés dominés (origine étrangère) marient plusieurs capitaux
(culturel, social, économique), qui leur permettent de passer inaperçues dans
les classes dominantes ici (à peu près).
On peut en plus remarquer
une certaine
«occidentalisation» chez certaines personnes, dans les loisirs, les
traditions réaménagées, les choix de scolarité, l'absence d'accent...
qui est alors interprétée comme
un bon pas vers la «civilisation». Alors est-ce vraiment le fait
d’hommes
d’origine étrangère issus des quartiers populaires, ou est-ce une
stigmatisation nécessaire pour éviter de se remettre en question?
— Une fois la
question posée, je laisse néanmoins la porte ouverte à une réponse positive: il
est tout de même possible que ce soit effectivement le fait d’hommes d’origine
étrangère et de modeste condition. En ce cas, la question du pourquoi devra se
poser nécessairement: comment ces mécanismes se mettent-ils en place? Des
récurrences s’observent-elles dans tous les pays où des personnes de mêmes
origines sont installés? Est-ce une question d’«intégration», de «culture»,
d’ «éducation»?
L’aboutissement
d’une société sexiste
Il n’est pas ici question de faire preuve d’angélisme et de blâmer les
institutions responsables de l’intégration des migrants en France ou en
Belgique. Comment le font remarquer Éric Macé et Nacira Guénif-Souilamas, dans Les Féministes et le garçon arabe, cela
peut être un retournement identitaire: intériorisant le rôle dans lequel on (la
société, les médias, les voisins) les enferme, ils le jouent parfaitement.
Ainsi, tant qu’on ne dit pas «Tous les Noirs/Arabes/mecs de banlieue» agissent
ainsi, ce n’est pas du racisme, c’est un constat. Et ce n’est pas parce que la
personne est bronzée qu’il ne faut pas la dénoncer. Par contre, il est
également contre-productif de ne s’attarder que sur ces personnes: cela permet
de mettre un pudique voile sur ce que les autres hommes font aussi subir aux
femmes.
Bien sûr, ce ne sont pas tous les hommes, mais le harcèlement de rue,
comme toutes les violences faites aux femmes (et il faut le répéter jusqu’à la
lie), ne connaît ni groupe social, ni critère économique, ni origine ethnique.
Cela peut toucher n’importe quelle femme, par n’importe quel homme, n’importe
où, à n’importe quel moment: voilà la joie de vivre dans une société sexiste
(ne le niez pas).
Le harcèlement de rue est d’ailleurs, avec
le viol, un des fruits les plus parfaits, les plus aboutis, de cette
société sexiste. D’un côté les filles sont socialisées, dès leur plus jeune
âge, à se comporter en princesses, à attendre le prince charmant («attendre»
est ici un mot-clé), à bien se tenir, bien s’habiller, ne pas attirer le
regard, parfois encore à servir les hommes, s’effacer pour eux.
Les filles sont
socialisées aux jeux d’intérieur alors que les garçons sont invités à découvrir
le monde extérieur, à faire du sport, à se salir, à être libre entièrement de
leur corps. Le corps de la fille ne lui appartient déjà plus: afin de la
protégér du grand méchant loup, les parents et l’école lui apprennent à se
vêtir, à ne pas sortir tard non accompagnée, à ne pas trop boire.
Les garçons,
eux, on ne leur apprend ni à se protéger (à l’exception du «N’accepte pas de
bonbons des inconnus»), ni à agir de manière non dangereuse. Autorisés à être
libres. Et ce, oui oui, indifféremment selon les groupes sociaux, ethniques,
économiques.
La rue, territoire des hommes
Évidemment, aucune règle n’est immuable et surtout aucune fatalité
ne plane sur nos têtes: dans tout cela on trouvera toujours des exceptions, des
arrangements. Il ne faut pas ici chercher l’histoire individuelle mais le
tempérament global de la société. Société qui, finalement, donne la rue comme
territoire aux hommes.
Alors, est-ce étonnant que les femmes, qui viennent
envahir ce territoire, se fassent harceler? Et alors, si on te demande une pipe
dans la rue, qu’est-ce que tu y faisais, toute seule, avec un pantalon (UN
PANTALON!!), et ton regard de salope! Tu l’as bien mérité!
Comme avec le viol,
on retrouve encore cette culpabilisation des femmes, au détriment de celle des
hommes: la finalité de l’histoire, c’est que les jupes, les débardeurs, le
maquillage, les cheveux, les sourires, tout … disparaisse. Que d’ailleurs les
femmes ne sortent plus de chez elles, tiens! Cela me rappelle une histoire
relatée par Virginie Despentes dans King
Kong Théorie:
«Été 2005, Philadelphie, je suis en face de Camille Paglia, on fait une
interview pour un documentaire. Je hoche la tête avec enthousiasme en écoutant
ce qu’elle dit. “Dans les années 60, sur les campus, les filles étaient
enfermées dans les dortoirs à dix heures du soir, alors que les garçons
faisaient ce qu’ils voulaient. Nous avons demandé “pourquoi cette différence de
traitement?” on nous a expliqué “parce que le monde est dangereux, vous risquez
de vous faire violer”, nous avons répondu “alors donnez-nous le droit de
risquer d’être violées.»
Est-ce que le harcèlement de rue est une fatalité? Est-ce que tous les
hommes, partout…? Eh bien non: selon les époques, selon les endroits du monde,
les femmes sont plus ou moins prises en compte. Et on l’a toutes vécu: lors
d’une escapade à l’étranger, découvrir l’étrange silence (ou le brouhaha, au
contraire) quand on se promène dans la rue: oui, il arrive que, dans des
grandes villes, même dans les quartiers «populaires», même face à des hommes «d’origine
étrangère», on ne se fasse pas traiter comme un bout de viande.
Ah oui: le
respect, ça existe. Et surtout: ça s’apprend. Alors que le législateur s’empare
de la question pour faire une loi: oui, merci! Parce que c’est par la
reconnaissance que l’on passera pour déculpabiliser et se réapproprier l’espace
public. Stéphanie Khoury Cette tribune a d'abord été publiée sur Regardailleurs.fr
MONDE - Les féministes souhaitaient attirer l'attention des
médias sur la participation aux Jeux olympiques de pays qu'elles
considèrent comme des «régimes islamistes sanguinaires»...
Deux
membres de l'association féministe ukrainienne Femen ont manifesté les
seins nus au pied de l'hôtel de ville de Londres, ce jeudi, pour
attirer l'attention des médias sur la participation aux Jeux olympiques de pays qu'elles considèrent comme des «régimes islamistes sanguinaires».
Leur corps était badigeonné des inscriptions «honte olympique» et «No
charia». «Ces régimes sont les fascistes de notre époque, ils traitent
les femmes comme des citoyens de troisième zone», a lancé Reza Moradi,
sans donner plus de précisions sur les pays en cause. Les militantes,
qui arboraient des couronnes de fleurs, ont couru pendant une dizaine
de minutes devant l'entrée de l'hôtel de ville avant d'être rhabillées
et emmenées par la police. L'association Femen est connue pour avoir organisé plusieurs coups
d'éclat sur le même mode en Europe, en particulier lors de l'Euro 2012
en Ukraine et en Pologne.
>> Regardez une vidéo de la manifestation des Femen:
L'affaire est embarrassante pour la communauté des béatitudes. L'un de
ses membres, le moine Pierre-Etienne avoue des faits d'agression
sexuelle sur des enfants de la communauté... pendant plus de 20 ans,
pierre-etienne aurait donc abusé d'une cinquantaine d'enfants, âgés de 5
à 13 ans. conscient de sa pathologie, il avait pourtant averti sa
hiérarchie et demandé de l'aide mais durant, toutes ces années, il n'a
jamais été dénoncé, arrêté, ou même éloigné des enfants... a travers le
témoignage exclusif de pierre-etienne, de ses victimes, mais aussi de
membres de la communauté, ce documentaire met en lumière un scandale.
Le 30 novembre 2011 débutait le procès de l’ancien frère
Pierre-Etienne Albert pour agressions sexuelles aggravées sur mineurs.
Procès très médiatisé à cause de l’ampleur des méfaits — en vingt ans,
le religieux a abusé de cinquante-sept enfants âgés de 4 à 10 ans — et
en raison de la personnalité déroutante de l’accusé, qui n’a cessé de
clamer sa volonté de repentir sans avoir jamais un seul mot pour les
victimes.
Criminel honteux avide de rédemption ou prédateur
cynique et calculateur ? La question est finalement anecdotique pour les
auteurs de cette enquête sobre et terrifiante. Ceux-ci placent leur
focale sur la responsabilité des dirigeants de la communauté des
Béatitudes, à laquelle Pierre-Etienne Albert appartenait, qui regroupe
familles laïques et religieux. A plusieurs reprises, le moine pédophile a
alarmé ses supérieurs de son penchant sexuel, lesquels ont continué de
le laisser évoluer librement au contact d’enfants, sans avertir les
familles ou la justice. Certains hiérarques du clergé français, plus
soucieux de l’image de l’Eglise que de la protection de potentielles
victimes, ont eux aussi couvert les agissements criminels de cet
ex-toxico converti, considéré comme un miraculé.
Fort de nombreux témoignages, le film dénonce la
position que l’Eglise a longtemps tenue, et tient encore souvent, sur la
pédophilie de certains de ses membres.
D’ici quelques mois, le Vatican va reconnaître
officiellement une petite communauté religieuse très discrète fondée en
1973, les Béatitudes. Pourtant à bien des égards, cette communauté de
quelques milliers de membres sent le souffre.
Ephraïm, fondateur des Béatitudes
Ces fidèles vivent ensemble, comme les premiers disciples du Christ, des
laïcs, des familles avec enfants, des prêtres et des sœurs consacrées.
Les Béatitudes ont été fondées par Gérard Croissant, qui se fait depuis
appeler frère Éphraïm.
Ce diacre est un personnage charismatique, il a des visions et Jésus a
même réalisé devant lui plusieurs miracles « des multiplications de
pains et de yaourts au chocolat », etc.
Il a aujourd’hui disparu de la circulation, suspendu par le Vatican pour
des dérives de mœurs (des liaisons avec plusieurs religieuses).
D’ailleurs sur bien des aspects cette communauté ne semble pas « très
catholique ».
Georges Fenech Président de la Mission interministérielle de vigilance
et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), est même formel :
les dérives sectaires sont claires et avérées : emprise psychologique,
dérives financières, soumission au berger, abus sexuels.
En quelques années, les béatitudes sont pourtant parvenues à bâtir un
« Empire » : une constellation de 77 communautés dans 26 pays sur les 5
continents. Éphraïm a placé tous ses proches aux postes clés, notamment
la gestion des finances. La communauté est souvent citée parmi les dix
« sectes » les plus riches du monde. Elle possède un patrimoine
immobilier important (châteaux, gites, maisons, parcs) qu’elle gère
grâce à de nombreuses associations ou sociétés écran. François Bayrou
compte parmi les sympathisants de cette étrange communauté.
PARIS, 26 nov 2011 (AFP) - Du laïc portant l’habit
monastique au "consacré" vivant comme un laïc, la Communauté des
Béatitudes, fondée en 1973, a longtemps pratiqué une confusion des
genres à laquelle le Vatican a décidé de mettre un terme.
Le procès pour pédophilie qui s’ouvre le 30 novembre à
Rodez est l’un des plus douloureux avatars de ce mouvement issu du
Renouveau charismatique, forme d’expression joyeuse de la Foi née dans
la mouvance de Vatican II.
Ce n’est pas le seul.
Récemment, Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, a
soulevé la chappe de plomb qui pesait sur certaines communautés
religieuses en stigmatisant leurs "thérapies psycho-spirituelles",
citant explicitement les Béatitudes.
Les pratiques "psy-spi", issues du New Age et du
pentecôtisme, consistent à rechercher dans le passé d’une personne,
voire dans sa généalogie, les causes traumatiques à l’origine de son
mal-être.
Elles reposent sur les "souvenirs induits" par un
thérapeute autoproclamé. Il faut prier Dieu de visiter cette mémoire
afin de couper les mauvaises branches du passé familial, de libérer ses
aïeux qui sont au purgatoire.
"Le risque, soulignait l’évêque de Créteil, est qu’une
personne en proie à des difficultés psychologiques peut imaginer,
affabuler et se retourner en accusatrice contre sa famille. Les plaintes
qui sont remontées de ces pratiques, nous proviennent de parents
complètement catastrophés."
Devant l’ampleur des plaintes
reçues, le Centre Contre les Manipulations Mentales (CCMM), a créé en
2010 un "collectif des victimes du psycho-spirituel".
Dans une démarche de "repentance et de purification de
(la) mémoire" des Béatitudes, le Frère Henri Donneaud, dominicain et
nouveau responsable, a promis "un processus d’assainissement et de
restructuration".
Frère Ephraïm
Il reconnaît "les fragilités, les défauts, les dérives qui ont gravement
affecté sa croissance : des pratiques psycho-spirituelles mal
équilibrées, une confusion dans la vie commune des différents états de
vie, des problèmes de gouvernance, de graves délits commis par certains
de ses membres".
Une enquête de Canal+, "Les Béatitudes : une secte aux
portes du Vatican", dénonçait ce mois-ci des conditions de vie plus que
précaires de communautaires -froid, nourriture avariée-, qui, ayant fait
voeu de pauvreté, léguait tous leurs biens à la Communauté.
Laquelle disposerait d’un très confortable patrimoine
immobilier en France et à l’étranger : une vingtaine de châteaux ou
monastères, de nombreux lieux de culte.
"La Communauté ne possède pas un tiers des maisons dans
lesquelles elle vit", s’est défendu auprès de l’AFP un porte-parole des
Béatitudes.
Comment les Béatitudes, nées dans l’élan du Renouveau
charismatique avec un idéal de rayonnement spirituel et apostolique,
capable de toucher jusqu’aux incroyants, a pu en arriver à se faire
accuser de "dérive sectaire" par la Miviludes (Mission
interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires) ?
"La Miviludes a lancé un appel sérieux de mise en cause
(...). Sous la conduite énergique du Saint-Siège, la Communauté a mis
fin à ce qui pouvait donner prise aux critiques de dérives sectaires.
C’est du passé", a confirmé à l’AFP le porte-parole des Béatitudes.
Le fondateur des Béatitudes, Gérard Croissant, dit
"Frère Ephraïm", a été évincé en 2008. Un de ses bras droits, Bernard
Dubois, pédiatre et psychothérapeute autoproclamé, a également quitté
les Béatitudes, mais dispense de coûteuses sessions d’"agapéthérapie" au
Puy-en-Velay (Haute-Loire) et dans les carmels.
Avec 150 prêtres, 400 religieux et laïcs, plusieurs
milliers de fidèles et de donateurs, la Communauté est présente dans 70
établissements, sur 5 continents.
Source : AFP
Plusieurs responsables de la communauté ont reconnu
avoir été au courant des agissements du chantre, qui "n’est ni prêtre ni
diacre" selon la communauté, entré aux Béatitudes à l’âge de 25 ans, et
n’ont rien dit : tel le fondateur de la communauté, Gérard Croissant,
alias frère Ephraïm. Ils devraient être entendus comme témoins.
TOULOUSE, 26 nov 2011 (AFP) - Le frère Pierre-Etienne
Albert, ancien membre de la communauté des Béatitudes qui a reconnu des
attouchements sur une cinquantaine d’enfants, se retrouvera mercredi
face à neuf de ses victimes, des femmes et des hommes, devant le
tribunal correctionnel de Rodez.
Poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs,
Pierre-Etienne Albert, 60 ans, comparaît libre. Il était le chantre de
la communauté, en charge des chants et de la liturgie. Il avait un
ministère itinérant qui l’amenait dans les dizaines de "maisons" de la
communauté, qui revendique en avoir fondé 70 sur cinq continents.
Il a multiplié attouchements, caresses, baisers sur une
cinquantaine d’enfants de 5 à 14 ans, dans toute la France, entre 1985
et 2000. Mais nombre d’entre eux ne peuvent pas le poursuivre en
justice, en raison des délais de prescription pour ce type de délit.
Seuls 38 dossiers peuvent être instruits.
Ce procès "arrive très tard" alors que les faits ont été
dénoncés dès 2000, déplore Stéphane Mazars, l’avocat d’une des
plaignantes, Solweig Ely : saisi cette année-là, le tribunal d’Avranches
(Manche) s’était déclaré incompétent et le dossier est resté dormant
jusqu’en 2008.
"Les faits ne sont pas gravissimes", estime l’avocate du
frère Pierre-Etienne, Me Elisabeth Rudelle-Vimini, qui parle de "gestes
déplacés" pour lesquels son client risque dix ans de prison. "Il est
conscient du mal qu’il a fait et il a des regrets", ajoute-t-elle.
Pour Me Mazars, dont la cliente vient de publier un
livre intitulé "Le silence et la honte" sur sa "vie brisée", Solweig Ely
veut savoir "pourquoi il y a eu dysfonctionnement de la justice,
pourquoi certains ont su et n’ont rien fait..."
"Mon client veut arriver à déterminer pourquoi ces faits
ont été commis sur tant de victimes et si quelqu’un savait", note
également pour sa part l’avocat d’une autre victime, Me François-Xavier
Berger, qui a cité comme témoin l’ancien archevêque d’Albi de 2000 à
2010, Pierre-Marie Carré.
Son client, aujourd’hui âgé de 24 ans, a été victime
d’attouchements à une seule reprise, et ne s’en est pas rendu compte
parce qu’il dormait. Il l’a appris quand son nom est apparu sur la liste
rédigée par le prévenu lui-même, et "s’est senti sali", selon Me
Berger.
Les parents hébergés dans les centres des Béatitudes
"déléguaient leur autorité parentale pour se consacrer à la dévotion",
note Me Elisabeth Rudelle-Vimini. Beaucoup ont eu "une enfance fracassée
par leur famille, ils ne peuvent pas faire retomber sur le frère
Pierre-Etienne l’origine de tous leurs malheurs", estime-t-elle.
A la veille du procès, la communauté "reconnaît" dans un
communiqué que "des actes très graves ont été commis" par "cet ancien
frère consacré, qui n’est ni prêtre ni diacre (...) très proche du
fondateur Ephraïm". Elle "tient à exprimer aux victimes et à leur
famille sa douleur, son regret, sa honte devant de tels abus".
Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, en
février 2008 à Rodez, l’accusé vit "isolé, entouré de proches, sans
contact avec des enfants", et "il est dans une démarche de soins et de
repentir", selon son avocate.
JUSTICE - A 62 ans, il comparaissait pour des agressions sexuelles sur de nombreux enfants entre 1985 et 2001...
Cinq
ans de prison pour le religieux pédophile. C'est la peine qui a été
prononcée ce jeudi à l'encontre du père Pierre-Etienne Albert, accusé d'agressions sexuelles contre des enfants de sa communauté religieuse. La peine maximale de dix ans de prison avait été requise plus tôt dans la journée. >>Lire ici le témoignage d'une ancienne victime
Ce prêtre, aujourd'hui âgé de 62 ans et revenu à la vie civile,
comparaissait depuis mercredi devant le tribunal correctionnel de Rodez
(Aveyron) pour une série d'agressions sexuelles commises entre 1985
et 2001 sur 38 anciens pensionnaires mineurs de sa communauté, les
Béatitudes.
«Cet homme est un véritable pédophile, un prédateur dangereux»
Dans son réquisitoire, le procureur Yves Delpérié a demandé à la cour
la peine maximum prévue par la loi «parce que cet homme est un
véritable pédophile, un prédateur dangereux». «Vos actes terribles,
monsieur, vous les avez commis grâce à votre robe de bure qui incitait
les enfants à la confiance, au silence. C'est une circonstance
aggravante. Vous les avez salis à vie», a déclaré le magistrat.
«Alors partez en prison pour dix ans, monsieur. C'est le maximum. Et emmenez avec vous votre longue liste de victimes.
Quant à vos pleurnicheries, vos excuses, vos remords à la barre,
sachez qu'elles m'ont écoeuré», a conclu Yves Delpérié. L'avocate de
l'ancien prêtre, Elisabeth Rudelle-Vimini, avait entamé sa plaidoirie
en évoquant «la solitude, les remords, les demandes de pardon» de son
client.