lundi 28 décembre 2009

Troisièmes couteaux

"Troisième couteau", Bernard Lavilliers
http://video.mytaratata.com/video/iLyROoaftNsy.html

Devant nous l'an 2000.
Quelques heures nous séparent.
N'en parlez pas m'a-t-on dit.
Et pourtant ce silence a comme un balancement maudit
Qui vous met la pendule à l'heure.
C'est le moment, c'est pas trop tôt
Pour parler des troisièmes couteaux.
Ils ne font rien, ils se situent.
Ils sont consultants ambigus
Des hydres multinationales.
Pas de nom, que des initiales.
Ils ont de grands ordinateurs.
Poules de luxe, hommes de paille.
Requins, banquiers, simples canailles.
Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus compliqué est le réseau
Qui les relie à leurs affaires.
Il était grand, il était beau.
Il sentait bon son Lugano,
Mon gestionnaire.
Justement près de Lugano
Etait la banque Ambrosiano.
Là où les vierges vaticanes
Faisaient fructifier leur magot.
Loge P2 dans ses arcanes
A deux massifs cardinaux
Pour les consultations diaphanes
Avec de joyeux mafiosos.
Le fameux compte à numéro
Passe de Zurich à Lausanne,
De Bâle à Londres, près de Soho,
Rencontra le troisième couteau
Il était chauve, il était gros.
Il portait des fringues de chez Smalto,
Mon mercenaire.
Les politiques, drôles d'oiseaux,
Prennent toujours pour plan de vol
Les bulletins de la météo
Ils vont toujours où il fait beau.
Il fait beau dans les audimats,
Dans les sondages du Figaro.
Il fait très beau chez la misère
Et dans les oeuvres humanitaires.
Il fait beau sur les droits de l'homme.
Il fait beau chez l'intégration,
Le plein emploi, l'immigration.
On se les gèle dans le pognon.
Politiquement leurs idéaux
Sont très ciblés sur deux critères:
Entre Mad Max et l'abbé Pierre
Pas de nom et pas de photo,
Leurs sociétés sont étrangères.
Plus étonnant est le réseau
Qui les réunit entre frères.
Ils ne font rien, ils se situent.
Ils prennent, ils se gavent, ils se tuent,
Trivialité derrière les mots,
La réussite dans les crocs.
Ils sont là à tous les niveaux.
C'est le règne des troisièmes couteaux.

dimanche 20 décembre 2009

Communication interpersonnelle

La communication remplit une double fonction véhiculer une information et une intention

La communication, pour atteindre l’autre, le faire réfléchir ou agir, doit le concerner, rencontrer son intérêt, le toucher … et donc elle s’adresse à sa réceptivité émotionnelle avant de susciter chez lui une démarche cérébrale ouune action.

Pour rentrer en contact avec la réalité de l’autre et sa capacité à intégrer votre approche, et à y contribuer, la communication doit être porteuse d’une énergie appropriée, qui rencontres des logiques et des motivations différentes, structurées sous forme d’un pouvoir susceptible ou pas d’évoluer.

Disfonctionnements :
•Ecart entre le contenu implicite pour soi et le décodage final par l’interlocuteur, du message transmis (les différents filtres de la communication)
•Incohérence entre l’information verbale et non verbale
•Incohérence entre l’information transmise et l’intention émise
•Niveau de conscience réel sur ses propres intentions (connais-toi toi-même)
•Incohérence entre l’investissement énergétique et le changement souhaité (changer ce qu’on peut changer).

A partir d’une étude sur les rumeurs en 1947, Allport et Postman ont établi uneliste de distorsions :
- Nivellement des données par élimination de détails
- Renforcement des détails résiduels entraînant changement de sens surtout ou partie de la signification de l’ensemble
- Condensation (contraction abusive d’éléments entre eux)
- Accentuation sur une partie de l’informationAssimilation à un contexte subjectif (par rapport à soi ou par rapport aux attentes supposées du groupe)
- Erreur de codage par incompréhension du sens
- Erreur de codage par mauvaise réception du message (parasites).

Et ceci, sans qu’il y ait intention d’altérer le message ou de tromper autrui.


Les 5 facteurs d’une bonne communication

La confiance en soi :
Prendre sa place pour être respecté, croire en ses idées sans être dépendant des idées des autres, inflencer sans être trop influençable, accepter la différence sansse sentir aggressé, être positif pour entretenir ou se refaire une santé, tels sont les ingrédients de base qui inspirent confiance et rassurent l’autre.

La gestion de son agressivité :
L’agressivité (étymologiquement « marcher vers ») est preuve de santé; c’est une mise en mouvement de ses convictions et elle traduit l’énergie dont doit être porteuse toute communication. Source de mutation, elle peut être source de désordre si elle n’est pas contrôlée, ou si elle n’extériorise que de l’autodéfense ou de la frustration accumulée.

La capacité d’écoute :
L’écoute est un effort permanent d’adaptation à l’autre. Dans la théorie rogérienne, elle est centrée, empathique et non évaluative, et elle autorise l’autre à s’exprimer davantage et à s’appuyer sur l’occasion privilégiée qui lui est offerte pour mieux comprendre ou se comprendre

L’expression de soi
Il s’agit de se révéler aux autres et de partager cette condition commne d’être un humain éprouvant des joies, peines, plaisirs et déplaisirs, et de ressentir souvent simultanément ces sentiments contradictoires et bien d’autres encore. Cette ouverture à l’autre stimule la réciprocité.

La clarté d‘expression
Une pensée claire dans sa tête et clairement exprimée; avoir du répondant et avoir trouvé la bonne formule …


Attitudes psychologiques fondamentales en situation d’entretien

L’attitude d’aide et de soutien
–Consoler son interlocuteur et résoudre le problème à sa place (PARENT)
« à votre place, je … » « Ne vous en faites pas … »
–Réaction de l’interlocuteur
Dépendance – la contre dépendance (paternalisme = maternalisme)

L’attitude de jugement
–Mise en garde : « la prochaine fois vous ferez attention … »
–Recommandation : « vous feriez mieux de … »
–D’une évaluation : « ce que vous dites est exat mais … »
–Ou d’un jugement moral : « vous êtes encore jeune dans le métier … » « Vous avez tord de croire que … »
–Réaction de l’interlocuteur
Inégalité morale, inhibition, révolte ou aggressivité

L’attitude interrogative
–Questions ouvertes : « quel est votre point de vue … »
–Questions fermées : « Etes-vous d’accord avec ce point de vue … »
–QCM : « préférez vous ceci ou cela »
–Réaction de l’interlocuteur : pressé de questions, hostilité // curiosité, sentiment de ne pas voir fait le tour du problème


L’attitude interprétative
–Cette attitude consiste à fournir à l’interlocuteur des explications qui lui permettent de mieux comprendre son problème
»Souvent l’accent est mis sur un détail jugé important par la personne qui interprète et cherche la clé du problème sans toutefois le résoudre.
–Réaction de l’interlocuteur : positive si l’interprétation est jugée satisfaisante, irritation-blocage-désintérêt en cas de déformation ou de mauvaise interprétation

L’attitude d’écoute
–Centrée sur l’autre, refléter la communication reçu par la reformulation
« si je vous comprend bien, vous voulez dire que … », « Ainsi, selon vous … », « En d’autres termes … »
–Réaction de l’interlocuteur
Prise de conscience du problème avec un effort pour le résoudre seul, uneplus grande liberté d’expression, la prise de ses propres responsabilités, l’auto évaluation

L’attitude de démission
–C’est la fuite devant les problèmes, les autres, les responsabilités
« Ce n’est pas mon problème … »
« ça ne me regarde pas … »
« Je n’ai pas le temps … »
« Bof … Humm » …
–Réaction de l’interlocuteur : toutes les réactions possibles

Les moyens de la communication verbale

1. Des FAITS
2. Des OPINIONS
3. Des SENTIMENTS

Exemples :
•« vous avez dépassé vos objectifs » = FAIT
•« ça m’étonne que vous ayez pu le faire » = OPINION
•« vous m’en voyez très content » = SENTIMENT

L’ECOUTE
•Ecouter sans rien faire d’autre qu’écouter, sans penser à ce que l’on va « rétorquer » à l’autre
•Ecouter non seulement les mots mais aussi toute la signification qu’ils ont pour l’interlocuteur
•Rester objectif : ne pas interpréter, ne pas se projeter
•Créer un climat de confiance, être disponible
•ECOUTER, c’est être disponible
•ECOUTER, c’est observer
•ECOUTER, c’est s’interroger

LA REFORMULATION : verrouille la compréhension, aide la mémorisation, renforce la crédibilité
•ECHO : répéter exactement les derniers mots afin d’inciter à poursuivre
•REFLET : reprendre les idées ou les faits énoncés « vous voulez dire que … », « En d’autres termes »
•CLARIFICATION : reformulation résumé

Systèmes dynamiques complexes

Si nous considérons un système à plusieurs variable. Les deux variables qui vont délimiter sa zone de viabilité (ici un cercle) sont appelées variables essentielles. Si le système sort de cette zone, il s'arrête définitivement. Lorsque l'on conçoit un système, il est alors important de maintenir le jeu de paramètres essentiel dans cette zone [AUBIN, 1991]. Exemple : Machine Utrastables (homéostat), et si additionne plusieurs machines ultra-stables, nous obtenons des machines multistables.




















Le modèle qui cherche à simuler la dynamique d'un système ouvert, doit disposer de senseurs (capteurs / émetteurs) et d'effecteurs (commandes / reflexes).
Si nous considérons deux mobiles A et B, la quantité de lumière perçue fait accélérer la roue attaché à un senseur sensible à la lumière. La vision d'un Ethologiste sera : A semble "fuir" à l'approche d'une lumière tandis que B semble "aggressif" et vient se cogner sur la source lumineuse.La seule différence entre A et B réside dans un "cablage" différent des senseurs et des effecteurs.















La théorie de W.T Powers : "Behavior is controlled perception : controlled components of output" (un animal fait tout pour controler ses perceptions). Il a conçu un modèle reposant sur une hiérachie sensorielle et une hiérarchie de buts à atteindre [POWERS,1973].














Exemple : Contrôle de la locomotion Nous avons un système avec des antennes (senseurs) qui captent une source odorante. Le neurone 8 est un senseur "Faim". Lorsqu'il s'active, il excite le neurone 6 qui lui-même active indifféremment les neurones moteurs 5 et 7. Pour que ceux-ci soient "renforcés", il faut que 3 ou 4 le soient. Lorsque le stimuli arrive sur l'antenne A, le neurone 1 est activé, il excite le neurone 4 et inhibe le neurone 3. Ce qui a pour effet d'activer la patte de droite et donc d'orienter le système vers la source odorante Nous pouvons ajouter un neurone contrôlant le niveau d'énergie, lorsque celui-ci est satisfaisant, il inhibe le neurone 8 ("Faim"). La tête constitue le système d'orientation tandis que le corps garantie le contrôle de cette orientation [BEER,1989].





















Une autre forme d'auto-organisation qui émerge de la fluctuation chaotique met en scène ce que l'on nomme les actinomycètes. Ceux-ci passent une partie de leur existence sous forme de cellules isolées, mais, lorsqu'elles sont privées de nourriture, elles envoient une impulsion chimique qui se transmet aux autres. Des milliers de ces actinomycètes se rassemblent alors de manière aléatoire jusqu'à ce que leurs fluctuations atteignent un point critique; à ce moment, elles s'auto-organisent pour former une entité cohérente capable de se déplacer sur le sol d'une forêt. Enfin, en un nouvel emplacement, l'actinomycète développe une tige et des sporanges qui libèrent des spores desquels naissent de nouvelles actinomycètes. L'actinomycète représente un comportement à la fois individuel et collectif, chaque aspect étant inclus dans l'autre.























"Selon Margulis, la bactérie spirochète, au déplacement rapide, participa à une autre intrusion transformé en mariage. Si son hypothèse se révèle exacte, les spirochètes s'engagèrent dans une relation de rétroaction particulièrement riche avec leurs cellules hôtes. Ils devinrent des flagelles et des cils qui donnèrent la mobilité aux nouvelles cellules nucléées. Ils constituèrent également les microtubules, structures en forme de cordon, à l'intérieur de la cellule, qui se chargent d'un certain nombre de fonctions, allant du transport de message chimiques et de sécrétions dans la cellule jusqu'à l'orchestration de la division des chromosomes du noyau. Margulis pense qu'au cours de l'évolution, les microtubules des cellules ont également évolué pour former les axones et les dendrites. Ainsi donc, la rétroaction initiale entre le spirochète et les cellules hôtes est peut-être finalement à l'origine du développement du cerveau. On mesure là toute l'ironie de la destinée des spirochètes, connus pour leur rapidité de mouvement : le processus qui les a transformés en cellules du cerveau les a, en un sens, obligés à sacrifier cette identité et à se fixer. D'un autre côté, leur identité antérieure est conservée. Empaquetés et pratiquement immobiles dans nos crânes, ils deviennent les relais du réseau de transit le plus rapide de l'histoire de la planète. Aujourd'hui, en un clignotement de mouvements électriques, ils tournoient non plus dans la boue primordiale mais aux confins de l'espace et du temps - conférant à la pensée humaine son extrême rapidité." J.Briggs et F.D. Peat, Un miroir turbulent.


























AUBIN , J-P, Viability theory, Systems and Control : Foundations and applications. Birkhaüser Pub. Boston. 1992

BEER RD, "Intelligence as adaptative behavior : an experiment in computational neuroethology" Technical Report (TR 89-118). Center for automation and Intelligent Systems Research. Case Western Reserve University. 1989.

POWERS W.T., "Behavior : The control of perception", Aldine Publishing Company, Chicago, 1973.

Le changement et la grenouille

”Rappelez-vous mes enfants que rien n’est permanent, excepté le changement”, Boudha

Lorsqu’une organisation, qu’elle soit publique ou privée, décide de modifier tout ou partie de son système, elle provoque obligatoirement un changement pour son personnel et pour ses clients.La conduite du changement, qui peut aussi s’appeler «accompagnement du changement» ou encore «gestion du changement», a pour objectif d’aider tous les acteurs à passer le cap de ce changement.La vision et la mise en œuvre de cette vision

Rappelons à ce propos la métaphore de la grenouille citée par Peter Senge :


Si on met une grenouille dans une casserole d'eau très chaude, cette grenouille sortira immédiatement de la casserole. Mais si on installe la grenouille dans une casserole d'eau froide, dont on fait monter progressivement la température, la grenouille ne bougera pas et en arrive à être complètement cuite sans chercher à sortir de la casserole. Cette métaphore convient à toute entreprise qui ne percevrait pas à temps les signaux légers venant de l'extérieur ou de l'intérieur, qui annoncent la nécessité de changements majeurs à mettre en œuvre.

Introduction à l'ennéagramme

UN : Le perfectionniste.
Se critique et critique les autres. Convaincu qu’il n’y a qu’une seule manière juste de faire. Se sent éthiquement supérieur. Remet au lendemain de peur de faire une erreur. Utilise beaucoup les mots devrait et doit.
Les UN évolués peuvent être de fins critiques, des héros de la moralité

DEUX : L’altruiste.
Demande de l’affection et de l’approbation. Cherche à être aimé et apprécié en devenant indispensable à une autre personne. S’attache à satisfaire les besoins d’autrui. Manipulteur. A plusieurs moi, et en montre un différent à chacun de ses amis. Agressivement séducteur.
Les DEUX évolués sont capables de soigner et de soutenir avec sincérité

TROIS : Le battant
Cherche à être aimé pour ce qu’il fait et ce qu’il réalise. Compétitif. Obsédé par l’image du vainqueur et la comparaison des statuts. Maître dans l’art de paraître. Confond le moi réel et l’identité professionnelle. Peut sembler plus productif qu’il ne l’est effectivement.
Les TROIS évolués peuvent être des meneurs efficaces, de bons publicistes, des promoteurs d’affaires compétents, des capitaines d’équipes gagnantes

QUATRE : Le tragico-romantique
Attiré par ce qui est hors de portée; l’idéal n’est jamais ici et maintenant. Tragique, triste, artiste, sensible; obnubilé par l’amant absent, la perte d’un ami
Les QUATRE évolués sont créatifs dans leur mode de vie et capables d’aider les autres dans leur peine. Ils sont très attachés à la beauté et à une vie passionnée : naissance, sexualité, intensité et mort.

CINQ : L’observateur
Garde ses distances émotionnelles par rapport aux autres. Protège son intimité, ne s’implique pas. Se passer de quelque chose est un moyen de ne pas se sentir impliqué. Epuisé par l’engagement et les besoins d’autrui. Compartimente les obligations; détaché des gens, des sentiments et des choses.
Les CINQ évolués peuvent être d’excellents décideurs, des intellectuels dans leur tour d’ivoire et des moines ascétiques

SIX : Le Loyaliste
Peureux, respectueux, harcelé par le doute. Remet au lendemain – penser remplace faire – à peur d’agir car si l’on s’expose, on risque d’être attaqué. S’identifie à la cause des opprimés, refuse l’autorité, se sacrifie, se dévoue à la bonne cause. Le SIX phobique est irrésolu, a l’impression d’être persécuté et s’effondre quand il se sent coincé. Le SIX contre phobique se sent perpétuellement coincé et par conséquent va au-devant de la terreur de manière aggressive.
Les SIX évolués peuvent être d’excellents coéquipiers, de loyaux soldats et de bons amis. Ils travailleront pour une cause comme d’autres le font pour leur profit personnel

SEPT : L’épicurien
Peter Pan, le puer aeternus, l’éternel adolescent. Dilettante, amoureux d’un jour, superficiel, aventureux, avec une approche gourmande de la vie. Problèmes avec l’engagment, veut garder toutes les options possibles et être bien sur le plan émotionnel. Généralement heureux, stimule ceux qui l’entourent. Habituellement, démarre des choses mais ne les mène pas jusqu’au bout.
Les SEPT évolués sont de bons synthétiseurs, des théoriciens, des humanistes

HUIT : Le chef
Extrêmement protecteur. Se bat pour lui et pour ses amis; combatif, prend ses responsabilités, aime lutter. Doit tout contrôler. Affiche ouvertement la colère et la force; grand respect pour les opposants qui tiennent tête et luttent. Entre en contact par la sexualité et la confrontation corps à corps. Mode de vie excessif : trop, trop tard le soir, trop bruyant
Les HUIT évolués sont d’excellents meneurs, en particulier dans le rôle d’adversaire. Ils peuvent être de puissants soutiens pour les autres; ils veulent protéger leurs amis

NEUF : Le médiateur
Ambivalent de façon obsessionnelle; voit tous les points de vue; voit tous les points de vue; remplace volontiers ses propres désirs par ceux d’autrui et ses véritables objectifs par des activités futiles. Tend à s’anesthésier par la nourriture, la télévision et la boisson. Connaît les besoins des autres mieux que les siens propres; enclin à la dispersion, ne sachant s’il veut être là ou non, s’il veut faire partie de l’équipe ou non. Agréable; la colère arrive de manière indirecte.
Les NEUF évolués font des pacificateurs, des conseillers, des négociateurs excellents. Ils vont jusqu’au bout quand ils sont lancés.

La recherche en morphopsychologie




La morphopsychologie et ses différents courants




















Il y a ceux qui sont dans le courant du Dr Corman

Société Française de Morphopsychologie (SFM), fondée par le Dr Corman
http://www.morphopsychologie.org/

FedeRH, Corine Blanc
http://www.federh.com/formation/pages/oraux_morphopsychologie.php

Morpho Coiffure, Marc Dugast
http://www.morphocoiffure.com/

Ame Visage, Martine Saleron
http://www.amevisage.com/

Patrick Masoni
http://www.patrickmasoni.com/

Ecole Française de Morphopsychologie (EFM), fondée par Carleen Binet, élève du Dr Corman
http://morphopsycho.free.fr/

AMEP Conseil, fondé par Elie Arnaud, élève de Carleen Binet
http://www.amep-conseil.info/index.php?r=1&p=43

Gilbert Prieur
http://www.nemopsy.fr/


Elève SFM
http://www.visame.fr/

Et il y a ceux qui font leur propre chemin

Le GERM, fondé par Jean Marie Lepelletier, élève du Dr Corman
http://www.morpho-psychologie.fr/accueil.htm

L'ESM, fondé par Christophe Drouet, élève de Jean Marie Lepelletier
http://morphopsychologie.blogspot.com/

L'IMPA, fondé par Brigitte Guthman
http://www.brigitteguthmann.com/

Face et Profil, Dominique Lanzillota, élève de Brigitte Guthman
http://www.faceetprofil.net/

Merkabah, Jean Spinetta
http://www.merkabah.net/french/index.htm

Patrice Ras Conseil
http://www.patricerasconseil.fr/morphopsychologie.htm
http://www.aufeminin.com/mag/psycho/d4324/c106132.html

Catherine Guillerme
http://www.choisirmacarriere.ca/methode.htm

Dr Olivier Relier
http://morpho-psychologie.com/accueil.php


BLOG :
http://morphopsychologie.unblog.fr/
http://www.over-blog.com/com-1099708766/Morphopsychologie.html

Réseaux Sociaux

http://www.viadeo.com/hu03/0021bv2t6u77lm70/morphopsychologie-a-l-usage-de-tous

Les Logiciels
http://www.morphologisme.fr/



Quelques Vidéos :

Janine Marechalle
http://www.dailymotion.com/video/x3xlb8_morphopsychologie-le-grand-scandale_events

Patrice Ras
http://www.kewego.fr/video/iLyROoaft-q7.html

http://www.omegatv.tv/video/29819434001/psychologie/profilspsy/morphopsychologie--Chloe-analysee

Catherine Guillerme
http://www.choisirmacarriere.ca/methode.htm

La hiérachie céleste selon Denys l’Aréopagite

1ère Hiérarchie = Séraphins, Chérubins, Trônes
2ème Hiérarchie = Dominations, Vertus ou Pouvoirs, Puissances
3ème Hiérarchie = Principautés, Archanges, Anges











Les séraphins ou Esprits de l’Amour universel
- hébreu : saraph/seraphim
- signifie « brûlants », « incendiaires », « brûleurs de péchés »
- couleur rouge, pierre sardoine
- 3 paires d’ailes : une pour la face, une pour voler, une pour les pieds
- Vue par Saint François d’Assises (XIII ème)

Les chérubins ou Esprit de l’Harmonie et de la sagesse
- hébreu : keroubim / Kâribou
- signifie génies ailés aux corps de fauves et visage humains
- couleur bleu et or
- Dirigent les mondes matériels, les feux du ciel, les soleils, la lumière et les éclairs. Ils donnent à l’homme la lumière de la pensée, la force de la sagesse, les très hautes idées et images par lesquelles il peut visualiser les choses divines. Pour certains, ils sont les maîtres du zodiaque.

Les trônes ou Roues ou Esprits de justice
- Grec : thronos
- Signifie « siège »
- Mission de porter le Divin
- Ils donnent à l’homme le sens de l’union et la force de s’assembler et de se recueillir. Pour certains ils sont les anges de la mémoire de l’humanité et aussi du karma.

Les dominations
- Latin : dominus
- Signifie « maître supérieur », « chef »
- Anges administrant l’univers
- N’exécutent pas les tâches mais les dirigent,
- Eclairés par les Trônes
- Dons de prophéties, nous apprennent la joie intérieure et la confiance en soi
- Développe notre optimisme, notre bonté et dispensent des bienfaits

Les vertus ou pouvoirs
- Latin : virtus
- Signifie : « force », « énergie », « courage »
- Président au maintien des lois régissant la création matérielle

Les puissances
- Latin : potestates et de potens
- Signifie : « fort », « puissant »
- Ont pour mission de combattre les démons afin qu’ils ne tentent pas les hommes au-delà de leurs forces.
- Ils portent la conscience de l’humanité et sont les gardiens de l’histoire collective
- Ils permettent aux hommes de découvrir leur véritable identité

Les Principautés
- Latin : princeps
- Signifie : « prince », « souverain militaire »
- Ils nous sensibilisent à la beauté des choses, éveillent et stimulent la puissance de l’amour, équilibrent nos centres énergétiques

Les Archanges
- Grec : arche et aggelos
- Signifie : commandement, messager
- Ils sont au nombre de 7 : Michel, Gabriel, Raphaël, Baraquiel, Jéhudiel, Uriel, Sealtiel
- Michel, Uriel, Raphaël et Gabriel reliés aux 4 points cardinaux et aux 4 éléments

Lois de l’accomplissement de soi et des souhaits

Contes et sagesse
Paul Diel s’est livré à une étude philosophique et psychologique des mythes.
Per Jakez Elias évoque les conteurs bretons.
L’enseignement des contes de fées et l’accomplissement miraculeux des souhaits et des demandes. Comment utiliser par l’écrit un enseignement fondé sur l’oralité ?
Les grands transcripteurs modernes, parmi lesquels Perrault, Andersen et les frères Grimm, ont considérablement renforcé l’aspect moralisateur des contes. Comment décrypter le message originel sous ces oripeaux bien pensants ?

Médiateurs de l’inconscient
L’apport de la psychanalyse avec Freud, qui travailla surtout sur les mythes et à propos des contes dénonçait dans « L’homme aux loups », la pédagogie de la peur, et Jung, qui voyait dans les contes un exemple in vivo de formation et de transformation des archétypes.

D’autres chercheurs, Bruno Bettelheim, Marie Louise Von Franz, Jean Pascal Debailleul, Alain Curabet, d’autres, plus souvent Jungiens ont montré, dans « psychanalyse des contes de fées » combien le conte permet l’expression d’un monde intérieur refoulé et offre des modèles de résolution provisoire ou permanente des problèmes urgents.

Transmetteurs de l’initiation
Dans les années 1910, le Finnois Antti Aarne définissait la notion de « conte type » et, plus tard, proposait avec l’anglais Stith Thompson une typologie qui devint une véritable classification internationale.
Celle-ci comprend 2 340 types répartis en 4 catégories : les contes animaux, les contes merveilleux et religieux, les contes facétieux et les contes à formule ou contes en chaîne.
Dans son ouvrage « Morphologie du conte », paru en 1928 et traduit en 1958, le folkloriste russe, Vladimir Propp, à partir des travaux de l’anthropologue Afanassiev au milieu du XIXe siècle, montre que tout conte reprend un scénario unique.
Ce scénario unique est composé d’une série de 31 fonctions opératoires, parmi lesquelles entrent toujours en jeu, au minimum, un méfait initial, une mise en quête du héros, une rencontre avec un auxiliaire magique, un combat, une victoire et un retour triomphal


















A la suite du spécialiste français de l’ésotérisme rural, Pierre Saintyves qui relia, en 1923, contes merveilleux, rites initiatiques et conception de la mort (« Les contes de Perrault et les Récits parallèles), Propp, en 1946, voit dans les contes la trace d’une religion très archaïque, fondée sur le voyage des morts et la transmigration des âmes dans l’au-delà (« les racines historiques du conte merveilleux »).

Les trois fonctions

Dans son livre « mythe et épopée », France Georges Dumézil, philosophe et professeur au Collège de France, explique qu’à la fin du troisième millénaire avant notre ère des cavaliers migrateurs venus de l’est submergèrent par vagues successives la majeur partie de l’Europe et de l’Inde (Indo Européens).

Cette civilisation occidentale : Indiens, Iraniens, Grecs, Romains, Celtes, Scythes, Germains a transmis un outil classificatoire étonnant, avec une vision du monde articulé en trois fonctions :

La souveraineté séculaire et religieuse ou fonction « spirituelle » réservé au sacerdoce, au souverain magicien, grand prêtre, roi sacré, détenteur du savoir suprême, magique et juridique
La force physique et guerrière ou fonction « martiale », violente, ennemie du désordre, revenant au guerrier, au soldat, au bras séculier
La production de richesse ou fonction « végétative », nourricière, tranquille et féconde, amie de l’ordre et dévolue aux éleveurs, agriculteurs, artisans et commerçants.

Dumézil y voit l’origine de bon nombre de nos structures, y compris mentales, car cet ordre détermine les mots dont nous usons.

Ce schéma se retrouve dans les contes traditionnels où il est transposé dans le quotidien psychologique des hommes, les trois fonctions s’organisent comme suit :

La fonction spirituelle de souveraineté et de discernement lance l’impulsion des forces sous sa responsabilité. Le roi exprime un désir.

La fonction martiale revient au héros : adhésion au désir du roi, fidélité, doute, erreur, engagement et action

La fonction nourricière est remplie par la fée : le désir s’accomplit, apportant le succès et la fécondité





















La fonction Roi : le discernement
- Evaluation : Le Roi constate et compare à ce qui doit être.
Que cherches-tu ici ? Comment est né ton désir ? Pourquoi le demander maintenant ?

- Identité : Le Roi rapporte le constat à un besoin fondamental pour le bon fonctionnement du royaume.
Qu’est-ce que cela t’apporterait ?

- Permission : Le Roi rapporte ce besoin à une vision idéal, indispensable à la pérennité du royaume.

Qu’est-ce que cela apporterait aux autres ? En quoi ta quête dépasse ta propre histoire ?

- Direction : Le Roi, après le constat, rattaché à des valeurs supérieures, doit exprimer sa volonté en définissant un objectif cohérent à atteindre.

Imagine ta quête accomplie. Qu’as-tu appris dans le monde de la terre ?

La fonction Héros : L’adhésion
- Engagement : Le héros doit signifier son adhésion à la souveraineté.
Es-tu prêt à payer le prix ? Quel rituel quotidien peux-tu installer pour réussir ta quête ?

- Action : Le héros doit dissocier les forces qu’il engage du résultat immédiat et qu’importe le temps que durera la quête.

Quelles sont tes armes ? Sur qui peux-tu compter pour réussir ta quête ?

- Objection / Obstacle : Le héros trouve dans l’obstacle la solution.

Quelles sont tes peurs ? Quels sont les obstacles qui viennent des autres ? Quels sont les obstacles qui viennent de toi ?

- Stratégie : Le héros sait agir efficacement, modéliser et reproduire les stratégies efficaces, identifier et abandonner celles qui sont inefficaces.

Imagine ta quête accomplie. Sur qui peux-tu compter pour réussir ta quête ? Qu’as-tu réussi dont tu sois fier ?

La fonction Fée : La créativité
- Ressources : Sur la route, le héros trouve des ressources disponibles.

Quelles sont tes armes ? Sur qui peux-tu compter pour réussir ta quête ? Sur quoi peux-tu compter pour réussir ta quête ?

- Fécondité : Muni de l’intégralité de son potentiel de ressources, le héros ne peut pas connaître à l’avance de quoi il aura besoin au cours des confrontations des obstacles à surmonter. Il faudra qu’il rencontre la fécondité sous ses formes les plus étranges et inattendus.

As-tu vu des signes, des coïncidences qui se relient à ta quête ? A quelle sorte de magie dois-tu faire appel ?

- Intégration : Ayant obtenu ce qu’il désirait, le bon roi sait le reconnaître et laisse son royaume profiter de cet acquis, il intègre cette nouvelle richesse tandis que le héros est mis au repos.

Y-a-t-il un risque pour toi de réussir ta quête ?

- Innovation : Le changement lui-même est générateur de nouvelles possibilités.

Qu’as-tu appris dans le monde de l’air ? Que cherches tu ici ?