mercredi 22 août 2018

Ne pas Juger mais Comprendre

Louis Corman, né en 1901 à Roubaix et mort en 1995 à Nantes, est un médecin psychiatre, ancien médecin chef du service psychiatrique de l'adulte à l'hôpital Saint-Louis de Paris, et fondateur du service de psychiatrie de l'enfant à l'hôpital Saint-Jacques de Nantes, est l'inventeur de la morphopsychologie, il est à l'origine de la « Société française de morphopsychologie » fondée en 1980.


Fils de Louis Joseph Corman, chef de fabrication, Louis Edmond Joseph Corman est né à Roubaix en 1901. Il suit des études de médecine à Paris, et, à la Sorbonne, suit l'enseignement prodigué par Marie Curie. Après avoir été nommé chef du service psychiatrique pour adultes de l'hôpital Saint-Louis à Paris1, Louis Corman crée, à la fin des années 1930, le service de psychiatrie de l'enfant1 à l'hôpital Saint-Jacques de Nantes, dont il est médecin-chef de 1934 à 19682. En 1937 il élabore le concept de morphopsychologie. En 1972, il épouse en secondes noces Anna Duté. Auteur de nombreux ouvrages, il fonde en 1980 la « Société française de morphopsychologie », puis l'« Association des morphopsychologues conseils ». Il meurt à Nantes le 1.

L'approche morphologique de ses malades par le médecin lyonnais Claude Sigaud a marqué plusieurs de ses élèves. C'est en les rencontrant et en s'inspirant directement de l'opuscule publié par ce dernier en 1914 La Forme humaine. Sa Signification que Louis Corman a établi la loi de dilatation-rétraction. Déjà pour les besoins de la médecineClaude Sigaud mettait en avant les associations entre le milieu, les fonctions corporelles et l'apparence présentée par le malade. Dans une perspective de compréhension des hommes, Louis Corman généralisa ces interactions en soulignant encore leur caractère dynamique. Sur ces bases déterminées et en se concentrant sur le visage, il a pu reprendre certains éléments de la tradition physiognomonique et y apporter une cohérence et rationalité inconnues jusqu'alors. (Sources : « Qui était Claude Sigaud ? », article de Louis Corman, in La revue de morphopsychologie, octobre 1987).
Louis Corman pose comme postulats essentiels de l'analyse morphopsychologique que les formes corporelles amples et rondes sont l'expression de l'instinct d'expansion alors que les formes en creux ou plates sont l'expression de l'instinct de conservation. Si dès sa venue au monde, chaque organisme est animé des deux instincts ; la plus ou moins grande affinité avec le milieu habituel ou les événements rencontrés va donner, selon les cas, la priorité à l'un d'eux et renforcer les formes soit dilatées soit rétractées, dans une interaction permanente.
Ce schéma suffirait pour comprendre le jeu entre la diversité des vécus individuels et celle des apparences : un environnement favorable subjectivement pour un individu stimule son instinct d'expansion, ce qui, à terme, se traduit par des traits d'épanouissement et donc du volume, alors qu'un environnement plus hostile (subjectivement) lui fera mobiliser son instinct de conservation et induira chez lui, à terme, une restriction de ses formes : c'est la rétraction.
Tout individu étant d'une grande complexité en comparaison de ce principe, le visage, particulièrement, traduit en fait selon certaines zones une plus ou moins grande expression de l'instinct d'expansion ou inversement de conservation. Par exemple, le front peut donner l'indice d'un épanouissement pendant que le reste du visage sera marqué de traces de relations plus difficiles avec l'environnement... Cette différentiation spatialepouvant en théorie se poursuivre toujours plus finement pour autant que l'expérience du morphopsychologue soit suffisante.

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