Affichage des articles dont le libellé est [histoire]. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est [histoire]. Afficher tous les articles

jeudi 2 juin 2011

George Bush : Une biographie non autorisée (extraits)

DIVERS
illustration : "lorsque l’histoire se répète, le remarquons-nous ?"


George Bush : Une biographie non autorisée par Webster G. Tarpley & Anton Chaitkin
(extraits)

Chapitre - II – Les visées politiques de Hitler

Les avoirs de la famille Bush saisis pour relations commerciales avec l’ennemi.

En octobre 1942, les États-Unis préparent leur première attaque d’envergure contre l’armée nazie. Prescott Bush (le grand-père de George W. Bush) est alors gérant associé de Brown Brothers Harriman. Son fils George, âgé de 18 ans, futur président des Etats-Unis, vient d’entamer une formation comme pilote dans l’aéronavale. Le 20 octobre, le gouvernement des États-Unis ordonne la saisie des opérations bancaires menées à New York par Prescott Bush au profit de l’Allemagne Nazie.

En vertu de la Loi sur le commerce avec l’ennemi, le gouvernement prend le contrôle de la Union Banking Corporation, dirigée par Bush, et saisit les valeurs de Prescott Bush, E. Roland Harriman, trois hauts dirigeants nazis et deux autres associés de Bush. Les dirigeants nazis concernés travaillent pour la métallurgie allemande (Thyssen). Les actionnaires de l’UBC sont donc en relation d’affaires directe avec les ennemis des États-Unis.

Le 26 octobre 1942, les troupes américaines se dirigent vers l’Afrique du Nord. Le gouvernement ordonne la saisie des avoirs de deux banques servant de couverture aux intérêts nazis : la Holland-American Trading Corporation et la Seamless Steel Equipment Corporation. Ces deux établissements sont dirigés par le tandem Bush-Harriman.

Le 8 novembre 1942, les troupes états-uniennes débarquent à Alger. Les combats font rage tout le mois de novembre. Les avoirs de la Silesian-American Corporation, dirigée par Prescott Bush et son beau-père George Herbert Walker, sont saisis en vertu de la Loi sur le commerce avec l’ennemi. Seuls sont saisis les avoirs nazis, les actionnaires américains pouvant continuer leurs activités.

La famille du Président Bush avait déjà joué un rôle de premier plan dans le financement des activités de Hitler avant 1933. En finançant et en organisant la prise du pouvoir de Hitler, la mise sur pied d’une industrie de guerre afin de conquérir l’Europe et de faire la guerre aux États-Unis, et en promouvant les théories génocidaires des nazis, avec les résultats que nous ne connaissons que trop bien.

Pour mieux comprendre qui fut réellement le président George Herbert Walker Bush, il faut connaître ces faits et les mettre en perspective. Les puissantes familles anglo-américaines qui l’ont propulsé au sommet de la CIA, puis à la Maison Blanche étaient des relations de son père, associées aux visées politiques de Hitler.

En décidant que Prescott Bush et d’autres dirigeants de la Union Bank Corp. servaient de paravent aux nazis, le gouvernement américain a esquivé le problème historique le plus important : dans quelle mesure les nazis furent-ils recrutés, armés et instruits par la clique londonienne et new yorkaise dont Prescott Bush était la cheville ouvrière ?

Financer Hitler

On sait que Fritz Thyssen et ses relations d’affaires furent les plus importants financiers allemands de Hitler dans sa montée vers le pouvoir. Dans son ouvrage Comment j’ai financé Hitler, Thyssen reconnut avoir aidé financièrement Hitler et le mouvement nazi dès octobre 1923. Ce qu’avaient constaté des diplomates américains en poste à Berlin en 1932. L’ordre de saisie de la banque Bush-Thyssen se montra étrangement discret quant à l’identité des dirigeants épinglés. Mais deux semaines avant cet ordre de saisie, des enquêteurs gouvernementaux avaient fait savoir secrètement qu’« Averell Harriman avait résidé en Europe avant 1924 (en fait dès 1922 pour créer une succursale de Harriman & Co, sous la présidence de George Walker) et qu’il y avait noué des relations avec Fritz Thyssen. C’est alors que les deux hommes avaient convenu de créer un établissement bancaire à New York.

Ainsi, par le biais d’un accord de personne à personne entre Averell Harriman et Fritz Thyssen scellé en 1922, W.A. Harriman & Co (entre d’autres termes la Union Banking Corporation) opéra, dans les deux sens, des transferts de fonds entre New York et « les intérêts de Thyssen en Allemagne ». Ayant mis 400000 dollars dans l’affaire, Harriman devint copropriétaire et gérant des opérations bancaires de Thyssen hors d’Allemagne.
En 1942, un rapport d’enquêtes du gouvernement américain établit que la banque servant de couverture aux nazis dirigée par Bush était intimement liée à la Vereinigte Stahlwerke (Les Aciers Réunis) dirigée par Fritz Thyssen et ses deux frères. Après la guerre, un rapport montra que cette entreprise avait produit :

50,8% de la production de la fonte de l’Allemagne nazie

41,4% de la tôle d’acier

36% de blindage

38,5% de feuilles galvanisées

45,5% de tuyaux et de tubes

22,1% de fil d’acier

35% d’explosifs

Les activités bancaires de la société Walker-Bush n’étaient pas simplement une entreprise juteuse, politiquement neutre, dont les buts coïncidaient avec ceux des nazis. En ces temps, les affaires européennes du groupe gravitaient autour de forces politiques antidémocratiques. Le groupe fit des affaires avec l’Union Soviétique et l’Italie fasciste.
La grande crise financière de 1929-1931 ébranla les États-Unis, l’Allemagne et l’Angleterre, affaiblissant tous les gouvernements. Sous pression, Prescott Bush fut plus que jamais déterminé à faire tout ce qui était en son pouvoir pour préserver sa place au niveau mondial. Cette crise encouragea certains milieux anglo-américains dans leur détermination à installer Hitler au pouvoir.

Prescott Bush se vit alors confier la direction de la Vereinigte Stahlwerke de Thyssen.

L’entreprise financerait Hitler jusqu’à son accession au pouvoir.

Hitler devint chancelier le 30 janvier 1933 et exerça une dictature totale dès mars de la même année. Deux filiales de l’organisation Bush-Harriman jouèrent un rôle très important dans cette entreprise criminelle : le consortium métallurgique Thyssen et plusieurs dirigeants de la Hamburg-Amerika Line (Compagnie maritime Hambourg-Amérique). Hitler reçut des dons ou des prêts avantageux de plusieurs centaines de milliers de marks-or, à une époque où l’argent était particulièrement rare dans le pays. Il put ainsi financer la S.A. et la S.S.

Une très importante compagnie sidérurgique (les Aciéries de Haute Silésie) se trouve alors près d’Oswiecim (le futur Auschwitz). Ses principaux actionnaires sont Friedrich Flick et Prescott Bush. En 1934, le gouvernement polonais les accuse de mauvaise gestion, de comptabilité fictive, d’évasion fiscale. Prescott Bush parvient à un compromis avec le gouvernement polonais et la compagnie peut continuer à piller les minerais polonais pour la fabrication d’armements lourds qui serviront à l’Allemagne nazie pour envahir la Pologne en 1939. C’est à Oswiecim qu’Hitler fera construire en 1939 le premier camp d’extermination. Des dizaines de milliers de prisonniers “ valides ” travailleront pour IG Farben et la Consolidated Steel. Pendant la guerre, Thyssen et Flick revendront leur entreprise sidérurgique à UBC. Rebaptisée Silesian American Corporation, la société sera entièrement contrôlée par Harriman et Prescott Bush.

Prise de contrôle du commerce nazi

Bert Walker s’était arrangé pour fournir à Harriman les crédits nécessaires à la prise de contrôle de la Hamburg-Amerika Line dès 1920. À bien des égards, la société maritime devint un élément essentiel de la montée de Hitler vers le pouvoir. Le tandem Walker-Harriman s’allia aux familles Warburg, Cuno, Voegler, Thyssen, Flick, Schroeder, Prescott Bush ayant comme avocats Allen et John Foster Dulles, respectivement directeur de la CIA et ministre des affaires étrangères dans les années cinquante.

On peut considérer comme des actes de haute trahison certaines des activités de la compagnie maritime Harriman-Bush en 1932. Qui finançait alors les 300 à 400000 hommes constituant les milices privées de Hitler en 1932, milices ayant à leur actif le meurtre de centaines d’opposants ? Selon l’ambassade des Etats-Unis, la Hamburg-Amerika Line finançait et achetait de la propagande anti-gouvernementale.

Bref, Hitler fut soutenu et financé par une alliance de grands capitalistes américains et allemands, jusqu’au banquier juif Max Warburg, membre du comité exécutif de la Reichsbank et du comité directeur d’IG Farben, avant qu’il ne soit forcé d’émigrer aux Etats-Unis en 1938.

Bien qu’une partie de la presse américaine se montrât très critique vis-à-vis des pratiques hitlériennes, l’establishment juif prêcha la modération. L’American-Jewish Committee, dominé par la famille Warburg, le B’nai B’rith, sous la férule de la famille Sulzberger, propriétaire du New York Times, préconisèrent formellement le non boycott de l’Allemagne nazie et la fin des manifestations hostiles à Hitler.

On peut se demander pourquoi, dans l’après-guerre, les chasseurs de nazis ne se sont jamais intéressés à l’origine de la fortune de la famille Bush.

En mai 1933, Harriman International finalisa, avec 150 compagnies, un protocole visant à coordonner les relations commerciales entre l’Allemagne hitlérienne et les États-Unis. Ce protocole avait été élaboré en Allemagne par le ministre de l’économie Schacht et John Foster Dulles, avocat de dizaines d’entreprises nazies. Les frères Dulles aidèrent Prescott Bush à se faire élire sénateur du Connecticut. En outre, durant les années trente, John Foster Dulles s’attacha à restructurer les dettes de nombreuses sociétés allemandes. Il le fit en trouvant un juste équilibre entre les intérêts dus à de grands investisseurs choisis et les besoins de l’industrie de guerre nazie en plein développement (armement lourd, gaz toxiques etc.). Ce, parfois au détriment des petits actionnaires américains.

traduction Bernard Gensane pour le Grand Soir

George Bush : The Unauthorized Biography
URL de cet article 6718
http://www.legrandsoir.info/George-Bush-Une-biographie-non-autorisee-extraits.html

dimanche 1 mai 2011

Le muguet, l'églantine et l'arbre de mai



Si le 1er mai actuel commémore le 1er mai 1886, il faut savoir qu'en France, dès 1793, une "fête des travailleurs" fut instituée pendant quelques années par Fabre d'Eglantine. Elle était déjà fixée le 1er pluviose (mai).



Au début en 1890, les manifestants du 1er Mai n'arborent pas de muguet mais un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d'églantine. En 1936 on retrouve les premières ventes de muguet à l'occasion du 1er mai, mais cette vente n'est pas encore associée à la fête des travailleurs. La chanson "il est revenu le temps du muguet ..." est aussi associée à ce jour.


Sous Pétain la fête des Travailleurs devient la fête du Travail et l'églantine rouge, associée à la gauche, est officiellement remplacée par le muguet … mais est-ce en souvenir de l'églantine que certains vendeurs de muguet du 1er mai ajoutent une rose rouge à leur bouquet?

L'origine du mot muguet vient de sa forte odeur de muscade qui se dégage de la fleur lui a tout d'abord valu le nom de «mugade», «muguette» et, enfin, muguet. Cette plante est connue et acclimatée en France depuis le moyen- âge. On l’appelle parfois lis des vallées, mais aussi gazon du Parnasse, car la légende dit qu'elle fut créée par Apollon, dieu du mont Parnasse, afin que les neuf muses qui l'entouraient puissent fouler ce tapis vert sans blesser leurs pieds délicats !!!


La légende dit également qu'au moment de la création du monde, cette fleur ornait les deux côtés de la porte du paradis et que ses clochettes tintaient chaque fois qu'un brave homme passait. C'est que le muguet était doué pour identifier les vertus et les bonnes consciences…

Dans la Rome antique, les célébrations en l'honneur de Flora, déesse des Fleurs, atteignaient leur apogée le 1er mai. Chez les Celtes, il portait bonheur.



Au Moyen Age, le mois de mai était celui des "accordailles"; on en accrochait au-dessus de la porte de la bien-aimée. La fleur était aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des "bals du muguet". C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année où les parents n'avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.

Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d'en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.

Le Premier Mai 1895, le chansonnier Mayol est accueilli par son amie Jenny Cook avec du muguet et le soir même il arbore à la boutonnière du muguet à la place du Camélia traditionnel. En 1900, le jour du Premier mai, les grands couturiers offraient des brins de muguet aux clientes et aux petites mains.

A Rambouillet, dans les Yvelines, on retrouve dès 1880 les traces d’une fête organisée par la Société des fêtes rambolitaines avec cavalcades, bals et concerts, mais c’est en 1906 que voit le jour, pour la première fois, une fête intitulée alors : "Petite Fête du Muguet". L’année suivante, la fête prend de l’ampleur et, en 1909, le premier Bal du Muguet est organisé. En 1911, Fernande Deschamps, première Reine du Muguet reçoit sa couronne des mains de la reine des halles de Paris. En 1912, plus de dix mille personnes assistent aux festivités et, en 1913, elles sont plus du double. Depuis, le succès ne s’est jamais démenti, faisant de la Fête du Muguet à Rambouillet une fête quasiment unique en son genre mais aussi l’une des plus anciennes. Cette année encore, la fête aura lieu à Rambouillet les 20 et 21 mai .

Ailleurs en Europe, le 1er mai est plutôt associé à l'arbre de mai. On retrouve des arbre de mai érigés en Allemagne mais aussi dans certaines régions françaises comme en Alsace ou dans les Landes, en Belgique au Luxembourg et en juin en Suède... En Bavière, cette vieille tradition perdure et les Bavarois ne manqueraient pour rien au monde ce rassemblement champêtre où on peut déguster le Maiwein.



Il s'agit de prendre du vin blanc sec et de le mélanger à une plante que l'on trouve dans les bois, l'aspérule odorante : Dans un pot en grès, mettre, 3 tiges flétries d'Aspérule odorante, 2 tranches d’un centimètre d orange, 6 morceaux de sucre et 1 verre de Cognac, et y verser 1 litre de vin blanc sec. Mélanger le tout et laisser macérer 3 à 4 jours. Filtrer sur papier et mettre en bouteilles. Ce vin se boit frais. Cette boisson est réputée pour être digestive et diurétique mais ne se conserve pas donc à boire très vite et à ne pas en abuser.

Source : http://motslocaux.hautetfort.com/