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mercredi 28 décembre 2011

Les idées du patronat : Un CDD de 30 mois... fossoyeur du CDI ?

Devant l'augmentation constante des chiffres du chômage, on assiste au début d'un concours Lépine des idées patronales. Dernière idée de la CGPME : Porter la durée des CDD à 30 mois pour mieux ... euthanasier le CDI !

Ne cherchez pas de réactions ou de communiqués concernant les chiffres du chômage du mois de novembre 2011 sur les sites web du Medef ou de la CGPME, il n'y en a pas ! A croire, que seul le gouvernement est responsable du chômage à temps complet ou partiel de 4 510 500 français.

Il faut dire que depuis toujours, les deux organisations patronales ont trouvé « d'excellentes raisons » pour justifier le fait ... de ne pas recruter.

Deux exemples significatifs ?

Le 29 mai 1986 : Suppression de l’autorisation administrative de licenciement qui, selon Philippe Seguin, alors Ministre des affaires sociales, faisait obstacle à l'emploi ! « (...) Ce texte repose sur l’idée que l'absence de flexibilité dans la gestion de l'emploi décourage l'embauche. La suppression de l'autorisation administrative de licenciement vise avant tout à donner une latitude plus importante aux chefs d'entreprise pour gérer leurs effectifs (...) »

Remplacé par la notion de licenciement économique qui : « (...) peut être individuel ou collectif, et suit une procédure variable selon le nombre de salariés licenciés, la taille de l'entreprise, et l'existence d'institutions représentatives du personnel dans l'entreprise (...) »

Qui a donné les plans sociaux rebaptisés : Plans de sauvegarde de l'emploi, jugés pas assez souple, ni assez réactifs et surtout trop onéreux par le Medef, qui obtenait en 2008 la mise en place officielle de la rupture conventionnelle, devenue rapidement un outil pour se délester des salariés âgés.

Salariés âgés dont le licenciement était, jusqu'à la suppression (1er janvier 2008 ) définitive, de la contribution Delalande, plus coûteuse et obligeait les entreprises au : « (...) versement d'une cotisation versée à l'assurance-chômage pour le licenciement d'une personne ayant atteint un certain âge et dont les chances de retrouver un emploi sont faibles (...) »

Selon Gérard Larcher, elle était : « (...) considérée comme étant « un frein à l'embauche » des seniors . « (...) le principe est malheureusement dans les têtes et dissuade certains employeurs d'embaucher des seniors »

Ce qui faisait dire, à Jean-François Roubaud, de la CGPME : « (...) La suppression progressive de la contribution Delalande à l'horizon 2010 est une grande avancée (...) Cette taxe se révélait clairement un frein à l'emploi. Sa levée devrait fortement favoriser le recrutement des seniors (...) » Il en profitait à l'époque pour vanter le fameux CDD senior.

Résultats des courses, écrivait Senior Actu : « (...) 20 contrats signés en treize mois et demi » A tel point que Xavier Bertrand déclarait : « Les contrats seniors avaient été mis en place entre le patronat et les syndicats, vous voyez le brillant succès... 20 ont été signés (...) il faut changer de logique »

Et qu'en est-il de la logique de 2011 ?

Si du côté du Medef, on s'enthousiame à l'idée d'accords compétitivité/emploi, c'est à dire une légalisation du chantage à l'emploi, du côté de la CGPME, on vient de proposer : « (...) de porter la durée maximale des contrats à durée déterminée de 18 à 30 mois, en raison des incertitudes liées à la crise de la dette qui dissuadent les petites et moyennes entreprises de les transformer en contrats à durée indéterminée (...) »

Quels sont les actuelles obligations des employeurs, vis à vis des embauches en CDD ?

« (...) Un contrat à durée déterminée (CDD), quel que soit le motif, ne peut avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. Un CDD ne peut être conclu que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire (...) » nous dit Service Public

Il ne peut, sauf exceptions durer plus de 18 mois, et doit toujours correspondre au : « Remplacement d'un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu » Dans le cas contraire, il peut être requalifié en CDI.

Par ailleurs, précise le site Casamap : « (...) La rupture de contrat est difficile voire impossible avant son terme et des frais supplémentaires sont engendrés par le paiement d'une indemnité de précarité (...) »

Ce qui n'a pas pourtant pas l'air d'inquiéter la CGPME qui, comme le pense le blog Dans le collimateur, pourrait bien suggérer quelques aménagements au CDD à rallonge, lors du sommet social du 18 janvier : « (...) Qui dit CDD « long » dit remaniement de tous les paramètres du CDD. D'abord, cet allongement équivaudrait à accepter que l'emploi d'un CDD serve à occuper un poste permanent, qui aujourd'hui est l'apanage du CDI (...) Comme il peut se passer bien des choses dans l'entreprise et dans les relations professionnelles avec l'employeur, la CGPME demandera que le mode de rupture actuel du CDD soit aussi revu : elle souhaitera que la rupture ne soit plus motivée, que les indemnités de fin de contrat soient allégées (...) Et puis, bien entendu, plus question de requalifier en CDI le contrat de travail après plusieurs CDD consécutifs (...) »

Et le blog d'ajouter : « (...) En fait, ce n'est pas de l'enjeu économique lié au carnet de commandes dont il est question (...) Les intégristes libéraux savent mieux que nous que cet accroissement de la flexibilité n'est pas la réponse à la baisse du chômage et à la lutte contre la concurrence internationale, mais ils veulent le faire croire. Ils veulent simplement sanctuariser cette proportion grandissante de salariés précaires naviguant entre intérim et CDD (...) »

Liberté, égalité et ... précarité en quelque sorte ...


Crédit et copyright photo
Le Figaro

dimanche 23 mai 2010

Au coeur de la tourmente, la pleine conscience

Chapitre 32 : Le stress du monde

C'est récemment que nous avons réalisé que nous vivons sur une petite planète, et que nous la partageons.

Pollution de l'air, de l'eau, de l'alimentation ...
Risque de destruction Nucléaire ...
Bombardement de notre système nerveux par des images, des sons et des informations ...

Le stress du monde deviendra plus intense encore dans le futur.
Dans un future assez proche, la technologie nous permettra d'accéder à l'information, sur n'importe quel type d'équipement, à n'importe quel moment, de n'importe où .
Cela peut être libérateur et donner d'avantage de flexibilité, mais il faudra éviter d'être aspiré dans un mode de vie qui nous réduise chacun à n'être qu'un processeur d'information et un consommateur de loisirs sur pied.

Plus le monde devient compliqué et s'introduit dans notre vie privé et dans notre espace psychologique personnel, plus il est important de pratiquer le non agir. Nous en aurons besoin, simplement pour protéger notre santé mentale, et pour nous comprendre d'avantage, au delà de nos rôles.
La médiation pourrait devenir une nécessité absolue pour faire face aux stresseurs du XXIè siècle pour ne pas oublier ce que signifie être humain.

Aucun des problèmes évoqués ici n'est insumontable. Ils ont tous été crées par l'esprit humain et par son expression dans le monde. Ce problèmes peuvent être résolus par l'esprit humain, s'il apprend à valoriser et à développer la sagesse et l'harmonie, à voir son intérêt en termes de globalité et d'interconnexions.

Cela nous demande de dépasser nos impulsions mentales appelées peur, avidité, haine.

Jon Kabat-Zinn

mercredi 3 février 2010

Le coaching Spirituel & Managérial

Soeur Marie Christine Bernard : http://www.mariechristinebernard.org/

Soeur Marie-Christine Bernard est religieuse ignatienne, théologienne. Elle enseigne la théologie fondamentale à l'Université d'Angers, mais aussi l'anthropologie (l'art de la connaissance de la spécificité humaine). Elle est formatrice et conférencière au développement de la personne, coach et consultante pour les chefs d'entreprise au niveau «spirituel et managérial».

Vidéo sur le coaching spirituel & managérial

http://www.omegatv.tv/video/1506582381/sensdelavie/croire1/croire--le-role-du-coach-spirituel

mercredi 27 janvier 2010

Co-Working

"Le coworking, on pourrait dire que c’est une forme de partage de bureaux, dans un esprit communautaire et collaboratif plutôt que commercial. C’est une solution qui attire typiquement des indépendants travaillant dans le milieu de la technologie ou d’internet, mais qui n’ont pas toujours besoin d’un bureau de façon permanente..

Plutôt que de rencontrer ses clients dans des cafés et de travailler chez soi, les personnes utilisant un espace coworking bénéficient d’un lieu professionnel à l’ambiance “café” assez informelle, dans un esprit amical, collaboratif et ouvert. Si le partage de bureaux classique peut se définir plutôt comme “nombre de locataires fini qui se partagent les frais”, l’esprit du coworking est plutôt “communauté en mouvement qui se regroupe autour d’un lieu”.

C'est quoi le coworking ? D'après Eclau (Lausanne, Suisse)

http://lacantine.org/blog/un-espace-de-coworking

http://www.lentreprise.com/2/tendance-coworker-a-la-cantine_19178.html

http://blog.freelance.com/mon_weblog/2009/04/nathana%C3%ABl-de-la-cantine-le-coworking-cest-.html

mardi 29 décembre 2009

Panser l'entreprise

Damien Cru

La prévention de la souffrance au travail est-elle un problème de santé ?
http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=39

Valoriser les savoirs collectifs :
http://www.alencontre.org/EdPage2/p2_trv_cru.html

Il est l'heure monseigneur, il est l'or mon senior ...
http://www.esangathan.fr/wp-content/uploads/table-ronde-intervention-damien-cru.pdf

Daniel Loriot

http://www.socialconseil.fr/spip.php?article42
http://test.socialconseil.fr/spip.php?auteur1

Francis Ginsbourger

Quand dé-localiser fait partie du travail, l’émergence d’une nouvelle critique syndicale
http://www.cadres-plus.net/bdd_fichiers/432-10.pdf


La gestion contre l'entreprise
La Découverte, coll. Cahiers libres, 1998, 288 p.
Réduire le coût du travail ou organiser sa mise en valeur

Nourri de son expérience à l'Anact, Francis Ginsbourger propose dans ce livre une stimulante réflexion sur l'évolution du travail en entreprise. La thèse est simple et directe, et elle ne fera pas plaisir à tout le monde : loin d'être trop cher, le travail est aujourd'hui mal valorisé. Des cas concrets viennent soutenir cette prise de position, qui est solidement étayée au fil des pages, en dépit de quelques coups de patte qui ressemblent à des règlements de compte. Ce livre, passionné et bien argumenté, appelle à réévaluer la place du travail dans l'entreprise, alors que nos mentalités – façonnées par une conception étroitement taylorienne – rechignent à entrer dans une autre organisation du travail.

Francis Ginsbourger procède, dans son ouvrage, à une critique en règle de la façon dont les entreprises sont aujourd'hui gérées. Cette critique s'articule autour de trois observations majeures.

En premier lieu, les instruments de gestion dont se servent les entreprises ne sont pas satisfaisants. Etant destinés à réduire la complexité à laquelle se heurtent les décideurs, ils en viennent à donner de la réalité une vision à la fois partielle et trompeuse. Ils constituent un instrument de cohérence au sein des organisations, mais il en résulte en même temps une invitation au conformisme dont il devient difficile de s'écarter. De cette contradiction découle un recours trop fréquent au statu quo, les expérimentations locales se trouvant découragées dès lors qu'elles ne sont pas conformes à des critères de bonne gestion définis au sommet de l'entreprise.

En second lieu, le travail est systématiquement considéré comme un coût, non comme une source de progrès. Il s'agit donc de réduire ce coût, et non pas de valoriser mieux les potentiels que rassemble l'entreprise. En cas de difficultés économiques, l'on procédera ainsi à des licenciements de façon à réduire la masse salariale sans prendre garde à l'appauvrissement, en termes de savoir-faire collectifs, qui en résulte pour l'entreprise. Les solutions d'essence malthusienne l'emportent ainsi systématiquement sur ce que l'on appelle pourtant le «développement des ressources humaines».

Et enfin, l'auteur met en cause la sélection en fonction des niveaux de qualification. Celle-ci fonctionne comme une colonne de distillation, produisant l'exclusion de ceux dont la qualification est jugée la moins satisfaisante et qui ne trouvent plus ainsi leur place dans les entreprises. En outre, la qualification s'apprécie en France selon le niveau de scolarité. En période de sous-emploi, ceci mène à une précarisation croissante des salariés dont le niveau d'étude est faible.

Il s'agit là d'un constat parfaitement pertinent, encore qu'il ne soit pas d'une absolue nouveauté. Au-delà, toutefois, il est difficile de suivre l'auteur. D'abord, il lui arrive d'être parfaitement amphigourique. Lorsqu'il écrit par exemple : «les chiffres reflètent une réalité : celle que reflètent (à leur façon) les instruments de gestion», cela s'appelle un non sens. Ou lorsqu'il affirme de façon péremptoire : «faire la même chose à moindre coût n'a jamais créé ni activité, ni nouveaux emplois», cela s'appelle une énormité. De même, lorsqu'il prétend que «une action efficace en faveur de l'emploi et contre l'exclusion passe, entre autres conditions, par une organisation des règles - une régulation - de la concurrence entre les entreprises à tous les niveaux pertinents», il semble oublier que celle-ci présente un caractère international, de telle sorte qu'il n'y aura jamais «homogénéisation des conditions de la concurrence entre les entreprises».

Cette méconnaissance des réalités économiques se manifeste également dans la façon, par exemple, dont il aborde l'externalisation des tâches ; celle-ci ne concernerait selon lui que les tâches d'un faible niveau de qualification, ce qui est faux ; et il en résulterait que les entreprises sous-traitantes seraient nécessairement «exploitées» par le donneur d'ordre, ce qui l'est tout autant. Ce sont là autant de vérités partielles, probablement nourries par un solide préjugé à l'encontre de toute forme d'organisation venant remettre en cause le statut du travail tel qu'il s'est affirmé dans la grande entreprise des années soixante.
Au total, Francis Ginsbourger a certainement le mérite de poser un certain nombre de questions souvent négligées par les décideurs économiques. Il souligne à juste titre l'importance de la qualité des relations de travail, en tant que source d'efficacité à la fois personnelle et collective. Mais il est dommage que son argumentation soit desservie par des considérations qui la rendent difficilement recevable par ceux auxquels elle devrait s'adresser.

C'est parcequ'il a peur pour son emploi

lundi 28 décembre 2009

Restructurations : le stress des survivants

Epuisement, insomnie, anxiété, dépression : un “syndrome du survivant” guette les rescapés des plans sociaux. Et la cascade de réorganisations en fait un risque supplémentaire en termes de santé au travail.

« Quel choc ! Il n’y a plus qu’une seule ligne de montage, l’autre a disparu. A la place, il y a un grand vide, comblé par du stockage de pièces détachées ! » Michel Bourdon, ouvrier de maintenance et secrétaire de la section CGT de PSA Peugeot Citroën à Rennes, n’en est pas remis. Désormais, la 407 sera assemblée sur la même ligne que la C5. Sans préavis ! Un séisme pour le personnel de l’atelier, tout juste rentré de vacances. Surtout pour les anciens. Et un facteur de stress supplémentaire pour ceux rongés d’inquiétude alors que l’usine peine à remplir un plan de départs volontaires, le troisième depuis 2007 (lire Entreprise & Carrières n° 965). Le constructeur automobile, peu délicat envers ses troupes bretonnes, n’est pas un cas isolé.

Parmi les entreprises qui mènent des restructurations à répétition, Renault, Alcatel-Lucent, Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline, IBM, HP se préoccupent davantage du sort des partants que de celui des restants. Les dirigeants échafaudant sur papier et en petit comité de nouvelles organisations dans le seul but de gagner en productivité.





Syndrome des “rescapés”
Un véritable contresens, selon les douze experts européens du groupe Hires (Health in restructuring), qui ont remis, en janvier 2009, à la direction générale Emploi de la commission européenne, un rapport sur La santé dans les restructurations (1). Ce document éclaire en particulier les effets néfastes de ces vastes opérations – PSE, rachat, fusion, délocalisation, transfert – sur l’état physique et mental des “rescapés”. Ce qu’on appelle aussi le “syndrome des survivants”, terme apparu en 1993 et qui retrouve une actualité brûlante en pleine crise économique.(…)

Première partie de l'enquête :
http://www.wk-rh.fr/actualites/upload/E&CA966_enq_stress.pdf

Sources :
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/14602/restructurations-le-stress-des-survivants.html
http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/14397/psa-peugeot-citroen-a-presque-reussi-son-pari.html
http://www.wk-rh.fr/actualites/upload/rapport_Hires.pdf