Porté par les risques psychosociaux, le marché des conditions de travail s’élargit et cherche ses marques. Les cabinets qui conseillent les directions sur les réorganisations proposent désormais des offres décomplexées. Ils se retrouvent en concurrence avec les cabinets qui interviennent historiquement à la demande des représentants des salariés.
L’INRS (avec la collaboration des CRAM) vient de publier un guide pour aider les employeurs et les représentants du personnel à choisir un prestataire en matière de prévention des risques psychosociaux. L’occasion de souligner l’importance de la prévention primaire, qui combat le risque à sa source avec une approche collective fondée sur l’organisation du travail, par rapport à la prévention secondaire qui vise d’abord à renforcer la capacité individuelle des salariés à faire face au stress. Or, c’est en matière de prévention secondaire que les prestataires se multiplient le plus. Entretien avec Valérie Langevin, responsable du projet application « Risques psychosociaux » à l’INRS qui a copiloté la réalisation de ce guide.
http://www.miroirsocial.com/dossier/les-bons-les-brutes-et-les-truands-du-marche-des-risques-psychosociaux
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samedi 1 janvier 2011
samedi 4 décembre 2010
Du management à la manipulation
Toute activité humaine poursuit des buts (object activité), adopte des règles (forme) et cherche à promouvoir des valeurs (pour justifier, évaluer)
1. Agir de façon autonome, responsable de ses choix et de ses actes
2. Les entreprises dictent les conditions à respecter et les objectifs à atteindre, tout en exigeant l'autonomie de ses employés
3. Les dirigeants instrumentalise l'autonomie pour se débarrasser de leurs responsabilités et pouvoir tenir comme responsable de tout échec les employés qualifiés d'autonomes
4. Le concept d'autonomie sert pour "faire faire"
5. Quand on cherche à faire passer pour autonome des actes qui réalisent ce que d'autres attendent, une seule expression s'impose pour résumer ce processus : une nouvelle forme de manipulation
Il ne faut pas faire croire aux esclaves qu'ils sont les maîtres
Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des lapins de 3 semaines :-)
N'ayant plus de vis à vis solide et cohérent auxquel ils puissent faire face, ni collectif intermédiaire protecteur, les individus vivent des situations paradoxales. Ils sont rendus responsables de la réussite ou de l'échec.
Ne sommes nous pas alors face à une véritable perversion du sens même de l'autonomie qui au lieu d'être ce qui permet à chacun de se donner sa propre loi, devient le moyen par lequel on assujettit aujourd'hui de plus en plus les travailleurs aux lois de l'entreprise.
La perversion du management ne consiste-t-elle pas justement à faire volontairement adhérer les salariés à leur propre asservissement ?
C'est une chose de dire qu'on emploie un individu pour avoir recours à ses services, c'est une autre d'attribuer à une personne des caractéristiques essentielles qui la rendent plus ou moins employable.
"Employabilité", concept flou adapté à l'économie de la performance, rime de plus en plus avec remplaçabilité.
Les entreprises veulent faire passer l'idée que les aspirations individuelles de ses salariés ne peuvent que coïncider avec le projet de l'entreprise.
Adaptabilité : l'homme sans épaisseur, prêt à tout et finalement bon à rien ...
Le bon sens est de rappeler quelques évidences, la responsabilité ne va pas de soi avec l'adaptation. La cohérence est une des facettes du principe de responsabilité. Inversement, l'adaptation constante, c'est le propre de l'habile, du manipulateur, voire du salaud. Il faut choisir entre les savants et les salauds.
Propagande, vient de propaganda, qui doit être propagé, le mot fut introduit en 1622, comme terme religieux par la congrégation de la propagande afin de répondre la religion catholique.
Il ne peut pas y avoir de la propagande et de l'écoute.
Selon Philippe Liger, directeur des ressources humaines du groupe Accor, "le marketing des ressources humaines", il faut réinventer des modèles et bâtir de nouveaux repères dans un monde qui en manque singulièrement en réintroduisant la notion de sécurité et d'éthique.
La clé est de s'intéresser aux individus non plus seulement à travers ce qu'ils savent faire mais ce qu'ils sont.
Les managers modernes se focalisent donc sur la "quête de sens" des individus, et cherchent à les convaincre que seul le travail rend aujourd'hui possible l'épanouissement personnel. Et c'est là que la manipulation prend toute son ampleur. Car l'humanisme dont les managers se veulent porteurs n'est que d'apparence. Ce qui importe réellement est d'exploiter le sens de l'identité et du bien être des travailleurs au profit des objectifs de l'entreprise.
Cette invasion dela sphère privé par la sphère professionnelle n'est pas en soi scandaleuse surtout dans un monde très exigeant. A condition qu'on prenne conscience qu'il s'agit d'une dégradation du cadre de vie et non comme le discours managérial un épanouissment personnel !
Alors qu'oeuvrer prend fin quand l'objet est achevé, prêt à s'ajouter au nombre commun des objets ...travailler tourne sans cesse dans le même cercle que prescrivent les processus biologiques de l'organisme vivant, les fatigues et les peines ne prennent fin qu'avec la mort de cet organisme.
Le travail symbole de liberté, d'épanouissement personnel, ou de nécessité ?
"Le travail rend libre", à l'entrée des camps de concentration ... extrême dérision crescendo de l'abjection concentrationnaire, perversion sadique chez les nazis, perversion manipulatrice chez ceux qui prétendent que le travail n'est qu'épanouissment.
Discours managériaux, comme celui d'excellence difficilement conciliable avec la liberté.
Le travail, est-ce la guerre de tous contre tous ... ou bien c'est l'émulation, l'occasion de surpasser ?
Charles Taylor : "la quête personnelle", prendre soin de soi même, responsable de sa vie et culpabilité lorqu'il n'arrive pas à tout gérer ...
La confiance en soi ? Qu'est-ce que la confiance ? La confiance humaine contient en elle même le germe de la trahison.
La manipulation a toujours existé, comme l'expliqué déjà Platon, il y a 2 sortes de discours, celui qui permet de progresser sur le chemin de la connaissance, et celui qui relève de la sophistique pour obtenir un bénéfice extérieur à l'ordre du discours.
Le langage est ainsi manipulé car on préfère l'efficacité à la vérité.Pascal dans les Provinciales expliquait que la violence et la vérité ne peuvent rien l'un sur l'autre. C'est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaie d'opprimer la vérité.
1. Agir de façon autonome, responsable de ses choix et de ses actes
2. Les entreprises dictent les conditions à respecter et les objectifs à atteindre, tout en exigeant l'autonomie de ses employés
3. Les dirigeants instrumentalise l'autonomie pour se débarrasser de leurs responsabilités et pouvoir tenir comme responsable de tout échec les employés qualifiés d'autonomes
4. Le concept d'autonomie sert pour "faire faire"
5. Quand on cherche à faire passer pour autonome des actes qui réalisent ce que d'autres attendent, une seule expression s'impose pour résumer ce processus : une nouvelle forme de manipulation
Il ne faut pas faire croire aux esclaves qu'ils sont les maîtres
Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des lapins de 3 semaines :-)
N'ayant plus de vis à vis solide et cohérent auxquel ils puissent faire face, ni collectif intermédiaire protecteur, les individus vivent des situations paradoxales. Ils sont rendus responsables de la réussite ou de l'échec.
Ne sommes nous pas alors face à une véritable perversion du sens même de l'autonomie qui au lieu d'être ce qui permet à chacun de se donner sa propre loi, devient le moyen par lequel on assujettit aujourd'hui de plus en plus les travailleurs aux lois de l'entreprise.
La perversion du management ne consiste-t-elle pas justement à faire volontairement adhérer les salariés à leur propre asservissement ?
C'est une chose de dire qu'on emploie un individu pour avoir recours à ses services, c'est une autre d'attribuer à une personne des caractéristiques essentielles qui la rendent plus ou moins employable.
"Employabilité", concept flou adapté à l'économie de la performance, rime de plus en plus avec remplaçabilité.
Les entreprises veulent faire passer l'idée que les aspirations individuelles de ses salariés ne peuvent que coïncider avec le projet de l'entreprise.
Adaptabilité : l'homme sans épaisseur, prêt à tout et finalement bon à rien ...
Le bon sens est de rappeler quelques évidences, la responsabilité ne va pas de soi avec l'adaptation. La cohérence est une des facettes du principe de responsabilité. Inversement, l'adaptation constante, c'est le propre de l'habile, du manipulateur, voire du salaud. Il faut choisir entre les savants et les salauds.
Propagande, vient de propaganda, qui doit être propagé, le mot fut introduit en 1622, comme terme religieux par la congrégation de la propagande afin de répondre la religion catholique.
Il ne peut pas y avoir de la propagande et de l'écoute.
Selon Philippe Liger, directeur des ressources humaines du groupe Accor, "le marketing des ressources humaines", il faut réinventer des modèles et bâtir de nouveaux repères dans un monde qui en manque singulièrement en réintroduisant la notion de sécurité et d'éthique.
La clé est de s'intéresser aux individus non plus seulement à travers ce qu'ils savent faire mais ce qu'ils sont.
Les managers modernes se focalisent donc sur la "quête de sens" des individus, et cherchent à les convaincre que seul le travail rend aujourd'hui possible l'épanouissement personnel. Et c'est là que la manipulation prend toute son ampleur. Car l'humanisme dont les managers se veulent porteurs n'est que d'apparence. Ce qui importe réellement est d'exploiter le sens de l'identité et du bien être des travailleurs au profit des objectifs de l'entreprise.
Cette invasion dela sphère privé par la sphère professionnelle n'est pas en soi scandaleuse surtout dans un monde très exigeant. A condition qu'on prenne conscience qu'il s'agit d'une dégradation du cadre de vie et non comme le discours managérial un épanouissment personnel !
Alors qu'oeuvrer prend fin quand l'objet est achevé, prêt à s'ajouter au nombre commun des objets ...travailler tourne sans cesse dans le même cercle que prescrivent les processus biologiques de l'organisme vivant, les fatigues et les peines ne prennent fin qu'avec la mort de cet organisme.
Le travail symbole de liberté, d'épanouissement personnel, ou de nécessité ?
"Le travail rend libre", à l'entrée des camps de concentration ... extrême dérision crescendo de l'abjection concentrationnaire, perversion sadique chez les nazis, perversion manipulatrice chez ceux qui prétendent que le travail n'est qu'épanouissment.
Discours managériaux, comme celui d'excellence difficilement conciliable avec la liberté.
Le travail, est-ce la guerre de tous contre tous ... ou bien c'est l'émulation, l'occasion de surpasser ?
Charles Taylor : "la quête personnelle", prendre soin de soi même, responsable de sa vie et culpabilité lorqu'il n'arrive pas à tout gérer ...
La confiance en soi ? Qu'est-ce que la confiance ? La confiance humaine contient en elle même le germe de la trahison.
La manipulation a toujours existé, comme l'expliqué déjà Platon, il y a 2 sortes de discours, celui qui permet de progresser sur le chemin de la connaissance, et celui qui relève de la sophistique pour obtenir un bénéfice extérieur à l'ordre du discours.
Le langage est ainsi manipulé car on préfère l'efficacité à la vérité.Pascal dans les Provinciales expliquait que la violence et la vérité ne peuvent rien l'un sur l'autre. C'est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaie d'opprimer la vérité.
samedi 15 mai 2010
Actualité des sciences cognitives
Dans le n°39 de Cerveau & Psycho - mai / juin 2010
Le fast food provoquerait une désensibilisation des circuits du plaisir, obligeant le mangeur à augmenter ses doses pour se sentir satisfait.
Les superconducteurs mesurés sur leur temps de réaction et distance de freinage, le téléphone n'a pas d'effet, déjouant ainsi les modèles cognitifs de l'attention. Le cerveau ne peut traiter qu'une seule tâche à la fois (cortex prefontal, goulot d'étranglement).
Le sexe, un anxiolitique. Une étude montre que les couples ayant des rapports sexuel très fréquents étaient satisfait de leur vie maritale ... et vice versa.
Etes-vous un drogué de travail du travail ? Selon les pays, entre 10 et 20 pour cent de la population active aurait un rapport pathologique et compulsif à son travail.
Questionnaire abrégé, adapté de Work Addiction Risk Test, de B.Robinson et B.Philips
1 point pour jamais
2 points pour parfois
3 points pour souvent
4 points pour toujours
1) Je préfère faire les choses moi même plutôt que de demander de l'aide
2) Je fais plusieurs choses en même temps (manger, lire, répondre au téléphone)
3) Je m'implique trop dans mon travail. Je prend des engagements qui dépassent mes capacités de travail
4) Je me sens coupable quand je ne travaille pas
5) Je perds patience quand les choses ne vont pas au rythme qui me convient
6) Je continue à travailler alors que les collègues ont quitté le bureau
7) Je suis en colère dans les situations que je ne peux pas contrôler
8) Il m'est difficile de me détendre quand je ne travaille pas
9) Je passe plus de temps au travail qu'en famille, avec mes amis, ou à mes loisirs
10) Je supporte mal mes erreurs, même les plus anodines
Une beauté universelle ? Etude internationale Body Project visant à établir les canons universels de la beauté corporelle féminine (S.Swami et al. The attractive female body weight and female body dissatisfaction in 26 countries accross 10 world regions, in Result of the International Body). Les résultats de perception diffère entre les hommes et les femmes,entre la ville ou à la campagne, suivant le niveau socio économique.
"Vous verrez le chômage reculer ... et dans moins d'un an", Nicolas Sarkozy.
La psychologie révèle que que l'être humain sous estime d'autant plus le temps nécessaire à la réalisation d'une tâche qu'il occupe une position de pouvoir élevée (M.Weick et al. How Long will it take ? Power biaises time predictions, In journal of Experimental Social Psychology).
Etre physionomiste, c'est génétique selon une étude réalisé à Wellesley et à Cambridge dans le Massachusetts par J.Wilmer et ses collègues.
La morale, alchimie cérébrale ? Deux études qui montrent comment le cerveau produit des jugements moraux et comment il vient à en manquer ...
"There Will be blood", le film
http://www.youtube.com/watch?v=f3THVbr4hlY
Un paranoïaque a parfois une compréhension aigu¨des émotions d'autrui. C'est justement ce qui lui fait craindre que les autres comprennent trop bien les siennes.
Synopsis :
Le héros adopte un enfant pour mieux parvenir à ses fins.
L'intrigue repose oppose un personnage inspiré par Dieu au héros mû par l'appât du gain.
L'un et l'autre sont des paranoïaques qui haïssent les hommes.
Freud proposa de comprendre la paranoïa comme un refus de reconnaitre son homosexualité.
"Je l'aime" deviendrait "Il m'aime" par projection puis "Il me hait" par inversion, haine assurant de préserver la relation sans jamais reconnaitre la nature amoureuse du lien.
On peut arrêter d'aimer quelqu'un, on cesse rarement de le haïr.
Un trait de caractère commun, la haine du genre humain travestie en rêve d'amour universel. Quand le paranoïaque éprouve une émotion agressive, c'est à l'autre qu'il l'attribut. Il se défend contre ses émotions. Il sait si bien comprendre les autres et les manipuler qu'il vit dans la terreur que l'on fasse pareil à ses dépends. La paranoïa définit quelqu'un de rigide associant méfiance et surestimation de soi. C'est une psychose avec comme grille de lecture : les intentions malfaisantes des autres. Son origine ? Angoisse d'être submergé par un pouvoir d'intrusion incontrolable, sur le modèle de l'enfant qui craint que sa mère soit propriétaire de son corps et lectrice de ses pensées. Cette angoisse nous habite plus ou moins tous ... L'environnement social a le pouvoir de l'apaiser ... ou de l'aggraver. Les procédures d'évaluation tatillonnes et les menaces de sanctions ... peuvent provoquer une véritable "paranoïa professionnelle".
Le fast food provoquerait une désensibilisation des circuits du plaisir, obligeant le mangeur à augmenter ses doses pour se sentir satisfait.
Les superconducteurs mesurés sur leur temps de réaction et distance de freinage, le téléphone n'a pas d'effet, déjouant ainsi les modèles cognitifs de l'attention. Le cerveau ne peut traiter qu'une seule tâche à la fois (cortex prefontal, goulot d'étranglement).
Le sexe, un anxiolitique. Une étude montre que les couples ayant des rapports sexuel très fréquents étaient satisfait de leur vie maritale ... et vice versa.
Etes-vous un drogué de travail du travail ? Selon les pays, entre 10 et 20 pour cent de la population active aurait un rapport pathologique et compulsif à son travail.
Questionnaire abrégé, adapté de Work Addiction Risk Test, de B.Robinson et B.Philips
1 point pour jamais
2 points pour parfois
3 points pour souvent
4 points pour toujours
1) Je préfère faire les choses moi même plutôt que de demander de l'aide
2) Je fais plusieurs choses en même temps (manger, lire, répondre au téléphone)
3) Je m'implique trop dans mon travail. Je prend des engagements qui dépassent mes capacités de travail
4) Je me sens coupable quand je ne travaille pas
5) Je perds patience quand les choses ne vont pas au rythme qui me convient
6) Je continue à travailler alors que les collègues ont quitté le bureau
7) Je suis en colère dans les situations que je ne peux pas contrôler
8) Il m'est difficile de me détendre quand je ne travaille pas
9) Je passe plus de temps au travail qu'en famille, avec mes amis, ou à mes loisirs
10) Je supporte mal mes erreurs, même les plus anodines
Une beauté universelle ? Etude internationale Body Project visant à établir les canons universels de la beauté corporelle féminine (S.Swami et al. The attractive female body weight and female body dissatisfaction in 26 countries accross 10 world regions, in Result of the International Body). Les résultats de perception diffère entre les hommes et les femmes,entre la ville ou à la campagne, suivant le niveau socio économique.
"Vous verrez le chômage reculer ... et dans moins d'un an", Nicolas Sarkozy.
La psychologie révèle que que l'être humain sous estime d'autant plus le temps nécessaire à la réalisation d'une tâche qu'il occupe une position de pouvoir élevée (M.Weick et al. How Long will it take ? Power biaises time predictions, In journal of Experimental Social Psychology).
Etre physionomiste, c'est génétique selon une étude réalisé à Wellesley et à Cambridge dans le Massachusetts par J.Wilmer et ses collègues.
La morale, alchimie cérébrale ? Deux études qui montrent comment le cerveau produit des jugements moraux et comment il vient à en manquer ...
"There Will be blood", le film
http://www.youtube.com/watch?v=f3THVbr4hlY
Un paranoïaque a parfois une compréhension aigu¨des émotions d'autrui. C'est justement ce qui lui fait craindre que les autres comprennent trop bien les siennes.
Synopsis :
Le héros adopte un enfant pour mieux parvenir à ses fins.
L'intrigue repose oppose un personnage inspiré par Dieu au héros mû par l'appât du gain.
L'un et l'autre sont des paranoïaques qui haïssent les hommes.
Freud proposa de comprendre la paranoïa comme un refus de reconnaitre son homosexualité.
"Je l'aime" deviendrait "Il m'aime" par projection puis "Il me hait" par inversion, haine assurant de préserver la relation sans jamais reconnaitre la nature amoureuse du lien.
On peut arrêter d'aimer quelqu'un, on cesse rarement de le haïr.
Un trait de caractère commun, la haine du genre humain travestie en rêve d'amour universel. Quand le paranoïaque éprouve une émotion agressive, c'est à l'autre qu'il l'attribut. Il se défend contre ses émotions. Il sait si bien comprendre les autres et les manipuler qu'il vit dans la terreur que l'on fasse pareil à ses dépends. La paranoïa définit quelqu'un de rigide associant méfiance et surestimation de soi. C'est une psychose avec comme grille de lecture : les intentions malfaisantes des autres. Son origine ? Angoisse d'être submergé par un pouvoir d'intrusion incontrolable, sur le modèle de l'enfant qui craint que sa mère soit propriétaire de son corps et lectrice de ses pensées. Cette angoisse nous habite plus ou moins tous ... L'environnement social a le pouvoir de l'apaiser ... ou de l'aggraver. Les procédures d'évaluation tatillonnes et les menaces de sanctions ... peuvent provoquer une véritable "paranoïa professionnelle".
dimanche 31 janvier 2010
Douglas : Institut Universitaire en Santé Mentale
Notre cerveau si fantastique (cours)
http://www.youtube.com/watch?v=vVSGjNUsbQQ&feature=player_embedded
Le burn-out et la dépression (cours)
http://www.youtube.com/watch?v=nMx2AHIvreE&feature=player_embedded
http://www.youtube.com/watch?v=2BApCwEHrhg&feature=player_embedded
Voir aussi :
http://www.youtube.com/user/douglasInstitute
http://www.youtube.com/watch?v=vVSGjNUsbQQ&feature=player_embedded
Le burn-out et la dépression (cours)
http://www.youtube.com/watch?v=nMx2AHIvreE&feature=player_embedded
http://www.youtube.com/watch?v=2BApCwEHrhg&feature=player_embedded
Voir aussi :
http://www.youtube.com/user/douglasInstitute
mardi 29 décembre 2009
lundi 28 décembre 2009
INRS
Institut National de Recherche et de Sécurité
pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles
http://www.inrs.fr/
http://www.youtube.com/user/INRSFrance
http://www.dailymotion.com/INRS-France
pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles
http://www.inrs.fr/
http://www.youtube.com/user/INRSFrance
http://www.dailymotion.com/INRS-France
Management par la peur
Extraits du livre Orange Stressé d’Yvan Le Roy.
http://widget.yodawork.com/book/viewer2.aspx?largeur=940&hauteur=726&ean13=9782707158598&bookshop=ladecouverte&page=16&wid=ba9244613b0f4204bb9f7fe5991de682
Article sur le management par le stress
http://www.observatoiredustressft.org/images/stories/Le_management_par_le_stress_V201009_site_obs_diff.pdf?e5acb96685d9dff094dbb4523e99a138=47b0c2e599dcfc1a4b95ca49ab9abbd3
Suicides à France Télécom : une vidéo épingle Lombard
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/04/01016-20091004ARTFIG00166-suicides-a-france-telecom-une-video-epingle-lombard-.php
« Il faut dégager de nouveaux outils d’évaluation des salariés qui favorisent l’entraide et la coopération » - Christophe Dejours, Cnam
http://www.miroirsocial.com/interview/il-faut-degager-de-nouveaux-outils-d-evaluation-des-salaries-qui-favorisent-l-entraide-et-la-cooperation-christophe-dejours-cnam
Auteur de "Suicide et travail : que faire ?" (PUF, 2009), Christophe Dejours, psychanalyste, appelle à repenser le travail pour sortir des logiques gestionnaires qui détruisent le tissu socio-professionnel tout en faisant croire qu'elles traitent les problèmes des salariés
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/16/si-on-ne-repense-pas-le-travail-il-faut-s-attendre-a-pire-que-des-suicides_1241431_3224.html
http://widget.yodawork.com/book/viewer2.aspx?largeur=940&hauteur=726&ean13=9782707158598&bookshop=ladecouverte&page=16&wid=ba9244613b0f4204bb9f7fe5991de682
Article sur le management par le stress
http://www.observatoiredustressft.org/images/stories/Le_management_par_le_stress_V201009_site_obs_diff.pdf?e5acb96685d9dff094dbb4523e99a138=47b0c2e599dcfc1a4b95ca49ab9abbd3
Suicides à France Télécom : une vidéo épingle Lombard
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/04/01016-20091004ARTFIG00166-suicides-a-france-telecom-une-video-epingle-lombard-.php
« Il faut dégager de nouveaux outils d’évaluation des salariés qui favorisent l’entraide et la coopération » - Christophe Dejours, Cnam
http://www.miroirsocial.com/interview/il-faut-degager-de-nouveaux-outils-d-evaluation-des-salaries-qui-favorisent-l-entraide-et-la-cooperation-christophe-dejours-cnam
Auteur de "Suicide et travail : que faire ?" (PUF, 2009), Christophe Dejours, psychanalyste, appelle à repenser le travail pour sortir des logiques gestionnaires qui détruisent le tissu socio-professionnel tout en faisant croire qu'elles traitent les problèmes des salariés
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/16/si-on-ne-repense-pas-le-travail-il-faut-s-attendre-a-pire-que-des-suicides_1241431_3224.html
dimanche 29 novembre 2009
Le harcèlement dans l'entreprise
Voici un schéma tiré de Cerveau & Psycho n°36, article de Pascale Desrumaux

Le harcèlement met en jeu le harceleur, l'entreprise, les collègues et la victime.
L'entreprise encourage le harceleur et inhibe les réaction des collègues,; les collègues restent silencieux devant les souffrances de la vicitime et tolèrent les agissements du harceleur. Ce dernier agit ainsi notamment parcequ'il se sent menacé par la personne dont il va faire sa victime. Les collègues font des erreurs d'attibution et croient en un monde juste, c'est à dire qu'ils considèrent la victime responsable de ce qui lui arrive.

Le harcèlement met en jeu le harceleur, l'entreprise, les collègues et la victime.
L'entreprise encourage le harceleur et inhibe les réaction des collègues,; les collègues restent silencieux devant les souffrances de la vicitime et tolèrent les agissements du harceleur. Ce dernier agit ainsi notamment parcequ'il se sent menacé par la personne dont il va faire sa victime. Les collègues font des erreurs d'attibution et croient en un monde juste, c'est à dire qu'ils considèrent la victime responsable de ce qui lui arrive.
Harcèlement Moral
Voici un extrait du livre "Harcèlement Moral" de Marie France Hirigoyen :
L'imagination humaine est sans limites quand il s'agit de tuer chez l'autre la bonne image qu'il a de lui-même; on masque ainsi ses propres faiblesses et on se met en position de supériorité. C'est la société tout entière qui est concernée dès qu'il est question de pouvoir. De tout temps, il y a eu des êtres dépourvus de scrupules, calculateurs, manipulateurs, pour qui la fin justifiait les moyens, mais la multiplication actuelle des actes de perversité dans la famille et dans les entreprises est un indicateur de l'individualisme qui domine dans notre société. Dans un système qui fonctionne sur la loi du plus fort, du plus malin, les pervers sont rois. Quand la réussite est la principale valeur, l'honnêteté paraît faiblesses et la perversité prend un air de débrouillardise. Sous prétexte de tolérance, les sociétés occidentales renoncent peu à peu à leur propres interdits. Mais, à trop accepter, comme le font les victimes des pervers narcissiques, elles laissent se développer en leur sein des fonctionnements pervers. De nombreux dirigeants ou hommes politiques, qui sont pourtant en position de modèles pour les jeunes, ne s'embarrassent pas de morale pour liquider un rival ou se maintenir au pouvoir. Certains abusent de leur prérogatives, usent de pressions psychologiques, de la raison d'Etat ou du "secret défense" pour protéger leur vie privée. D'autres s'enrichissent grâce à une délinquance astucieuse faite d'abus de bien sociaux, d'escroqueries ou de fraude fiscale. La corruption est devenue monnaie courante. Or, il suffit d'un ou de plusieurs individus pervers dans un groupe, dans une entreprise ou dans un gouvernement pour que le système tout entier devienne pervers. Si cette perversion n'est pas dénoncée, elle se répand de façon souterraine par l'intimidation, la peur, la manipulation. En effet, pour ligoter psychologiquement quelqu'un, il suffit de l'entraîner dans des mensonges ou des compromissions qui le rendront complice du processus pervers. C'est la base même du fonctionnement de la mafia ou des régimes totalitaires. Que ce soit dans les familles, les entreprises ou les Etats, les pervers narcissiques s'arrangent pour porter au crédit des autres le désastre qu'ils déclenchent, afin de se poser en sauveurs et de prendre ainsi le pouvoir. Il leur suffit ensuite de ne pas s'embarrasser de scrupules pour s'y maintenir. L'histoire nous a montré de ces hommes qui refusent de reconnaître leurs erreurs, n'assument pas leurs responsabilités, manient la falsification et manipulent la réalité afin de gommer les traces de leurs méfaits. Au-delà de la question individuelle du harcèlement moral, ce sont des questions plus générales qui se posent à nous. Comment rétablir le respect entre les individus ? Quelles sont les limites à mettre à notre tolérance ? Si les individus ne stoppent pas ces processus destructeurs, ce sera à la société d'intervenir en légiférant. Récemment un projet de loi a été déposé, se proposant d'instituer un délit de bizutage, réprimant tout acte dégradant et humiliant en milieu scolaire et socio éducatif. Si nous ne voulons pas que nos relations humaines soient complètement réglementées par des lois, il est essentiel de faire acte de prévention auprès des enfants.
L'imagination humaine est sans limites quand il s'agit de tuer chez l'autre la bonne image qu'il a de lui-même; on masque ainsi ses propres faiblesses et on se met en position de supériorité. C'est la société tout entière qui est concernée dès qu'il est question de pouvoir. De tout temps, il y a eu des êtres dépourvus de scrupules, calculateurs, manipulateurs, pour qui la fin justifiait les moyens, mais la multiplication actuelle des actes de perversité dans la famille et dans les entreprises est un indicateur de l'individualisme qui domine dans notre société. Dans un système qui fonctionne sur la loi du plus fort, du plus malin, les pervers sont rois. Quand la réussite est la principale valeur, l'honnêteté paraît faiblesses et la perversité prend un air de débrouillardise. Sous prétexte de tolérance, les sociétés occidentales renoncent peu à peu à leur propres interdits. Mais, à trop accepter, comme le font les victimes des pervers narcissiques, elles laissent se développer en leur sein des fonctionnements pervers. De nombreux dirigeants ou hommes politiques, qui sont pourtant en position de modèles pour les jeunes, ne s'embarrassent pas de morale pour liquider un rival ou se maintenir au pouvoir. Certains abusent de leur prérogatives, usent de pressions psychologiques, de la raison d'Etat ou du "secret défense" pour protéger leur vie privée. D'autres s'enrichissent grâce à une délinquance astucieuse faite d'abus de bien sociaux, d'escroqueries ou de fraude fiscale. La corruption est devenue monnaie courante. Or, il suffit d'un ou de plusieurs individus pervers dans un groupe, dans une entreprise ou dans un gouvernement pour que le système tout entier devienne pervers. Si cette perversion n'est pas dénoncée, elle se répand de façon souterraine par l'intimidation, la peur, la manipulation. En effet, pour ligoter psychologiquement quelqu'un, il suffit de l'entraîner dans des mensonges ou des compromissions qui le rendront complice du processus pervers. C'est la base même du fonctionnement de la mafia ou des régimes totalitaires. Que ce soit dans les familles, les entreprises ou les Etats, les pervers narcissiques s'arrangent pour porter au crédit des autres le désastre qu'ils déclenchent, afin de se poser en sauveurs et de prendre ainsi le pouvoir. Il leur suffit ensuite de ne pas s'embarrasser de scrupules pour s'y maintenir. L'histoire nous a montré de ces hommes qui refusent de reconnaître leurs erreurs, n'assument pas leurs responsabilités, manient la falsification et manipulent la réalité afin de gommer les traces de leurs méfaits. Au-delà de la question individuelle du harcèlement moral, ce sont des questions plus générales qui se posent à nous. Comment rétablir le respect entre les individus ? Quelles sont les limites à mettre à notre tolérance ? Si les individus ne stoppent pas ces processus destructeurs, ce sera à la société d'intervenir en légiférant. Récemment un projet de loi a été déposé, se proposant d'instituer un délit de bizutage, réprimant tout acte dégradant et humiliant en milieu scolaire et socio éducatif. Si nous ne voulons pas que nos relations humaines soient complètement réglementées par des lois, il est essentiel de faire acte de prévention auprès des enfants.
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