Affichage des articles dont le libellé est [Livre]. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est [Livre]. Afficher tous les articles

lundi 13 août 2012

La théorie du FLOW

Pour Mihaly Csikszentmihalyi, notre développement personnel se situe dans un balancement heureux entre défis et compétences.

Ses travaux ont permis la mise au point d’un modèle qui montre comment une bonne connaissance de soi-même permet d’atteindre, au travail comme dans la vie de tous les jours, un état de satisfaction et de plaisir tout en echappant à l’ennui et au stress (voir l’illustration). Notre chercheur appelle cet état le flow, en francais le flux, par réference à la sensation que l’on ressent lorsqu’on agit avec une implication totale dans ce que l’on fait, au point de perdre, par exemple, la notion de l’heure ou du bruit environnant.

Si les premiers travaux de recherche ont surtout concerne les artistes, les chercheurs ou sportifs de haut niveau, la suite a montrer que ce modèle était largement applicable à toutes sortes de talents.
« Une activité aussi simple et naturelle que le fait d’amuser un bébé exige d’être attentif à l’enfant, de savoir interpreter ses réactions, de suivre ses progrès.

Il ne s’agit pas de posséder des qualités hors du commun ni d’accomplir des prouesses intellectuelles.
Il suffit de se concentrer, d’être présent à ce qui se passe et d’y réagir. » explique Mihaly Csikszentmihaly.

En resumé, plus une activité, professionnelle ou personnelle, fait appel à vos talents et plus vous prendrez plaisir à exercer cette activité et à la réussir.
Dans le bilan de compétences personnelles proposé dans le cadre de l’Assistance orientation, la théorie du flow est prise en compte pour vous aider à évaluer la plus ou moins grande utilisation de vos compétences de bases dans la vie au travail et personnelle.

Par ailleurs, la Maison de l’orientation vous propose l’Inventaire d’expérience optimale (IEO) qui repose sur la réponse à un questionnaire plusieurs fois par jour pendant une ou deux semaines, les moments de réponse étant indiqués par la réception de message SMS.

Un outil extrêmement utile pour mieux comprendre, par exemple, ce qui ne fonctionne pas bien dans un poste de travail et pouvoir trouver des solutions.


Compétent ou, pire, trop compétent pour effectuer une tâche quelconque et c’est le risque d’ennui, qui mène au détachement, à l’indifférence et au stress.

Nous le savons tous, la routine n’amène rien de bon ! A l’inverse pas assez compétent et c’est le risque d’excitation, d’anxiété et de stress.

Mais alors quelle est la « positive attitude » ?
Les études de Cikszentmihaly suggèrent que celle-ci se trouve dans un bon equilibre entre compétence et challenge et il appelle cette position le flow

On trouve, en francais, deux livres de Mihaly Cikszentmihaly. Ils sont tous deux été publiés au Editions Robert Laffont.

Dans le premier l’auteur explique que "Le bonheur (...) ne depend pas de conditions extérieures, mais plutôt de la facon dont elles sont interpretées.", Mihaly Cikszentmihaly présente les principes généraux de la "psychologie de l'expérience optimale" ainsi que des exemples de personnes les ayant appliqués.
Une réflexion qui invite chacun d'entre nous à maitriser son expérience interieure. On peut néanmoins reprocher une traduction un peu « arrangée » par rapport à l’original et qui a moins de force que celui-ci.

Voir la présentation détaillée de ces livres
sur la Librairie de la Maison de l'orientation
 
Le second est une traduction plus respectueuse des idées de Mihaly Cikszentmihaly et est plutôt reservé à un public de professionnels ou de lecteurs « éclairés » et/ou travaillant dans le domaine de l’aide aux personnes.

dimanche 12 août 2012

Félicité Herzog, une vie par procuration

Félicité Herzog publie "Un héros" chez Grasset. Félicité Herzog publie "Un héros" chez Grasset. © Jérôme Bonnet/Grasset


"Votre père, c'est un héros ! Un héros !" Félicité Herzog a souvent entendu cette phrase durant son enfance. Maurice Herzog est le premier alpiniste à gravir l'Annapurna - un des sommets de l'Himalaya à 8 000 mètres d'altitude -, avec Louis Lachenal, le 3 juin 1950. Célébré en héros national dans cette France d'après-guerre en quête de prestige, il est ensuite nommé secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports sous de Gaulle, puis élu député.
Que répondre à ces gens en admiration devant un mythe vivant ? Qu'elle ne le connaît pas, qu'il reste une énigme pour elle ? "Ma relation avec lui s'apparentait à un jeu de piste. Nos échanges tenaient, pour l'essentiel, en ces cartons de dix à quinze centimètres", écrit-elle dans ce premier roman. Des cartes postales envoyées de temps en temps, "indice de l'existence de ce père insaisissable". Ses parents divorcent quand elle a sept ans. Son frère et elle se retrouvent livrés à eux-mêmes, dans un univers en apparence "beau, glorieux et privilégié", avec un père absent, coureur de jupons, et une mère plus femme que mère.
Félicité Herzog fait cette confession terrible au sujet de sa naissance : "Voilà, je serai sur terre, vouée à protéger mon frère et assurer, le cas échéant, le rôle de doublure." Et c'est ce qui se passera. Elle sera dans l'ombre de Laurent, ce frère tant aimé, presque vénéré. Le véritable "héros" du livre, qui se révélera de plus en plus colérique, de plus en plus violent, y compris envers elle. Jusqu'à ce que le diagnostic tombe : il est atteint de schizophrénie. Félicité décide alors de vivre par procuration. Elle s'envole pour New York pour travailler dans la finance, comme Laurent l'aurait voulu. Puis un jour, un coup de fil lui apprend le décès brutal de son frère. Dix ans se sont écoulés, Félicité Herzog a pris la plume pour comprendre ce qui s'était passé. Un héros sonne comme une thérapie pour se détacher de ce passé. Pour enfin vivre sa propre vie.


Découvrez un extrait de «Un héros» de Félicité Herzog :

Après la séparation de fait de mes parents, on se voyait occasionnellement lors des fêtes et des vacances. Son emploi du temps ne s’accordait que rarement avec le calendrier scolaire. Son engagement politique, ses nouveaux enfants, sa vie mondaine, les fréquents voyages à l’étranger et son intense vie adultérine concouraient à son éloignement. Ma relation avec lui s’apparentait donc à un jeu de pistes. Une carte postale m’accueillait parfois sur la table quand je rentrais de l’école, indice de l’existence de ce père insaisissable qui s’était déjà envolé vers une autre destination. Toujours le même script : « Ma petite Félicité, je suis à Séoul où je vends des métros. J’espère que tu es sage et que tu travailles bien. Ton Papa qui t’embrasse. » Nos échanges tenaient, pour l’essentiel, en ces cartons de dix centimètres sur quinze.
    A ma surprise, il se signalait parfois et décidait, après d’amers échanges téléphoniques avec ma mère, de m’emmener déjeuner Chez Edgar, le restaurant le plus fréquenté de la classe politique à l’époque, ou chez Lapérouse, où nul enfant n’allait. Un véhicule bleu marine venait me chercher, invariablement avec vingt-cinq minutes de retard que je passais à guetter sur le trottoir. Un lourd rideau corrupteur habillait de discrétion des salles meublées de conciliabules et de maîtres d’hôtel empressés. On entrait dans la salle, instantanément encerclés par une matrone et des serveuses qu’il semblait connaître intimement, au minimum par leur prénom et par leur parcours. Des hommes attablés le hélaient chaleureusement de part et d’autre. Magnifique, il avait l’air conquérant mais apaisé de ceux qui sont revenus de tout : « Maurice » était couvert de gloire. Désorientée, intimidée, j’avais une coupe de cheveux qui me faisait ressembler à un jeune moine maigrichon, le visage déformé par une paire de lunettes d’astigmate. Je portais malgré moi sur mon père le regard d’un vieillard- enfant. « Voilà ma nouvelle petite amie ! », me présentait-il à ses ouailles en riant. Brusquement, une chaleur affluait dans ma poitrine, envahissait mes joues jusqu’à l’extrême pointe de mes oreilles. Ma tête bourdonnait d’incompréhension devant ce trouble inexplicable, absolument incontrôlable. Je cherchais vainement à articuler qu’il n’en était rien. Les mots ne venaient pas devant une situation si équivoque. Puis, le déjeuner passait à écouter religieusement ses prouesses dans le monde politique et dans celui des affaires. Au moment de servir le dessert, une des dames m’offrait un paquet de sucettes Pierrot Gourmand qui me délivrait de ce terrible déjeuner d’adultes, me rendant enfin à mon enfance.
   Le reste de l’année, je ressentais un certain orgueil à me passer de l’attention de mon père illustre, comme on peut se mettre au défi de vivre sur une île déserte. Son comportement et ce que l’on m’en disait, tantes gênées, mère défaite, regards ironiques et silences complices, me démontraient que l’on ne pouvait pas avoir une relation de confiance avec un homme de cet acabit. J’avais donc fini par le rayer de ma carte.
   Peu avant qu’elle ne soit cédée, mon père nous avait rendu une dernière visite dans notre maison blanche qui détonnait dans l’urbanisme haussmannien, une maison longiligne sur deux niveaux située rue Jean Richepin, qu’il avait abandonnée depuis des années et que ma mère s’était résignée à mettre en vente afin de cesser l’ultime illusion maritale. Une sensation d’égarement et de délitement régnait dans nos murs, les gens travaillant dans la maison avaient demandé leur solde de tout compte et certains avaient déjà pris congé, la fille au pair – cette fois allemande – avait fait l’objet d’un rapatriement sanitaire par ses parents, des déménageurs se présentaient chaque jour afin de prendre tel meuble ou tel objet, une fiche à la main pour toute explication, ma mère apparaissait avec hauteur et absence sur le palier de l’escalier. Ce qui constituait le mince maillage de nos vies se défaisait subrepticement. Le rideau tombait sur une comédie amère dont mon frère aîné, Laurent, et moi-même étions les créatures uniques et les spectateurs involontaires.
   Je regardais notre visiteur qui, à présent assis dans un fauteuil à contre-jour dans le salon du rez-de-chaussée, nous parlait. Ou plus exactement parlait seul devant l’absence de nos propos. Les voilages gris absorbaient la lumière de la rue, coupée par la hauteur de la poste dont le bâtiment moderne, érigé rue de la Pompe quelques années auparavant, avait dénaturé le carrefour villageois et porté fatalement une ombre sur notre maison.
   Les cheveux poivrés, la mèche peignée, le teint hâlé, la lèvre supérieure surlignée d’une fine moustache, mon père, à cinquante-cinq ans, ceinturé d’un costume trois pièces et d’une chemise Charvet, incarnait pour nous un être fabuleux. Des yeux de velours, émerveillés par son ascension surhumaine, nimbée de sacrifice. Il avait connu la gloire, toutes les gloires. Au fil de ses succès politiques et mondains, il avait conquis une aisance étourdissante en société et alternait un paternalisme, une verve et des railleries devant lesquelles nous nous tenions cois. J’ai perdu le souvenir des propos. Mais était-ce la musique d’entre ses mots, le jeu de ses mains belles, brunes et mutilées, tapotant impatiemment le coude du fauteuil d’un de ses doigts reprisé comme un bas de laine par les chirurgiens à son retour de l’Annapurna, sa silhouette se levant rapidement pour vérifier la présence d’un livre ancien dans la bibliothèque, tendue vers l’avant, perchée sur les talons qui lui restaient grâce aux chaussures compensées qui lui étaient faites sur mesure ? Ce talent de feindre ne pouvait appartenir qu’aux grands acteurs, ceux qui savent se présenter sous le jour le plus flatteur, régler d’avance l’angle de leur profil, moduler le timbre de leur voix selon l’émotion, livrer une version des faits toujours favorable, capter de manière habile la conversation. Quelque chose en lui n’était pas vrai. Je l’écoutais attentivement, absorbée par son charme, ses fluides, et la constatation me vint simplement à l’esprit qu’il mentait.



lundi 30 juillet 2012

Universel, humanisme et diversité des cultures

La question de l’universel hante périodiquement nos débats depuis l’après-guerre. Joseph Yacoub l'explore dans L'Humanisme réinventé.

L'Homme de Vitruve (détail) de Léonard de Vinci. - L'Homme de Vitruve (détail) de Léonard de Vinci.

Joseph Yacoub, L’humanisme réinventé, Paris,  Les Éditions du Cerf,  mai 2012,  216 pages,  22 €.

Tel un serpent de mer, la question de l’universel hante périodiquement nos débats depuis l’après-guerre. Il nous manquait un retour érudit sur la période 1946-1952, années durant lesquelles l’Unesco contribua à la préparation de la déclaration universelle des droits de l’homme, qui fut signée le 10 décembre 1948, avant de se mettre au service de sa diffusion. Elle le fit en conduisant de riches enquêtes minutieusement explorées par Joseph Yacoub dans son dernier ouvrage L’humanisme réinventé. Mais cette approche historique est-elle réellement de nature à clarifier le débat philosophique sur la question de l’universel? Ce n’est pas certain.

Pourquoi cet examen aujourd’hui?

Les années d’après-guerre ont en quelque sorte «donné le la» de tous les débats qui suivront. Alain Finkielkraut fut l’un des premiers à le remarquer dans les meilleures pages de sa Défaite de la pensée (Gallimard, 1987). Mais il lui a peut-être manqué la connaissance de ces enquêtes sur les fondements philosophiques des droits de l’homme et la diversité des cultures conduites par l’Unesco et restituées par Joseph Yacoub.
Ces trois enquêtes furent:
  • 1° L’enquête de 1947 sur les fondements philosophiques des droits de l’homme, couronnée par la publication d’un texte intitulé «Pour une nouvelle déclaration des droits de l’homme».
  • 2° L’enquête menée en 1948-1949 sur la diversité des cultures, aboutissant à la rédaction d’une déclaration intitulée «L’humanisme de demain et la diversité des cultures».
  • 3° Les entretiens de New-Delhi en 1951, qui s’achevèrent par une série de recommandations en faveur d’un «nouvel humanisme», formule qui a suggéré à Yacoub le titre de son ouvrage.
Malgré leurs spécificités, ces trois contributions majeures, dont on doit être reconnaissant à l’auteur de les avoir exhumées de l’oubli, ont en commun de souligner «l’impératif d’élargir de champ intellectuel de l’humanisme et d’étendre son espace géographique et historique à d’autres pays que l’Europe et à d’autres cultures» (p. 19).

Un beau travail d’historien

L’auteur nous apprend comment l’enquête de 1947 a contribué à la rédaction de la déclaration universelle de décembre 1948. Julian Huxley (1887-1975), alors directeur général de l’Unesco, et le Français Jacques Havet, qui représenta l’Unesco lors des travaux de la commission des droits de l’homme de l’ONU, jouèrent alors un rôle éminent. Cette enquête consista en un exposé-questionnaire adressé à deux cents personnalités du monde entier; soixante-dix d’entre elles répondirent. L’auteur choisit de commenter une vingtaine de ces réponses, parmi lesquelles celles de Gandhi, d’Emmanuel Mounier, de Jacques Maritain, de l’Américain Quincy Wright et du Chinois Chung-Shu Lo.
Après la signature de la déclaration de 1948, une seconde enquête fut confiée à Julian Huxley, qui la conduisit de mai 1948 à novembre 1949. Son objectif: «Rechercher si les valeurs, les principes, les idéaux qu’exprime cette déclaration peuvent se concilier avec les doctrines et les pratiques des différents groupes culturels du monde d’aujourd’hui» (p. 96-97). Là encore, l’auteur examine quelques-unes des réponses reçues par la commission.
Enfin fut organisé en 1951 à New-Dehli un «entretien entre penseurs et philosophes de différents pays sur les relations culturelles et philosophiques entre l’Orient et l’Occident». On retiendra cette belle interrogation de l’Egyptien Ibrahim Madkour:
«Qui oserait dire que les notions de liberté et de tolérance sont une invention propre à une seule nation?»
Ces mots ont peut-être été à l’origine du dernier chapitre de l’ouvrage, dans lequel l’auteur se penche sur le monde syriaque et sur le rôle de medium qu’a pu jouer pendant plusieurs siècles cette civilisation trop peu connue pour relier Orient et Occident. Mais ces pages sont sans doute  trop brèves pour convaincre réellement le lecteur de la compatibilité entre diversité culturelle et universalité.

Une litanie de vœux pieux

Si l’étude menée par Joseph Yacoub est un modèle de sérieux et d’érudition, on ne saurait être aussi laudatif concernant la dimension philosophique de l’ouvrage, dont la seconde partie, prétendant à une «approche théorique» (p. 139-163) reste excessivement prisonnière des catégories de l’après-guerre, un peu comme si aucune réflexion philosophique novatrice n’avait été menée depuis.
L’affirmation de Jacques Havet, selon laquelle «la culture est aujourd’hui le domaine où l’homme s’exprime le mieux dans son universalité» (p. 144), est à ce point éloignée des observations contemporaines qu’on ne voit guère en quoi un tel rappel peut éclairer le débat.
Et il ne suffit pas de feindre l’étonnement sur les raisons du «retour du débat sur l’universalité des droits de l’homme depuis deux décennies» (p. 151), il suffit encore moins de proclamer que la liberté et l’égalité des hommes en dignité et en droits est «incontestablement universelle», pour élaborer ne serait-ce qu’un début de conceptualisation. Un adverbe n’y suffit pas. Quant à la distinction entre un «relativisme universel» (visiblement rejeté par l’auteur) et un «relativisme relatif» (qui semble avoir ses faveurs), elle est si faiblement argumentée que le plus relativiste des philosophes se laisserait convaincre au sortir de ce livre par l’universalisme d’un Jean-François Mattéi dont les travaux sur ces thématiques sont d’une tout autre rigueur (cf. Le regard vide, Flammarion, 2007, ou plus récemment Le procès de l’Europe, P.U.F., 2011).

L’exemple privilégié de la dignité

Dans ses pages consacrées à la Mésopotamie, l’auteur rappelle quelques très belles formules du célèbre code d’Hammurabi (1750 av. JC). Mais doit-on lui rappeler que ce Code prescrit aussi que si la maison construite par un maçon s’est écroulée, tuant le fils du propriétaire, on tuera le fils du maçon? Exécuter le fils du maçon n’est alors pas contraire à la dignité de l’homme mésopotamien. Envoyer mourir dans les tranchées des millions d’hommes, est-ce oui ou non contraire à la dignité de l’homme? On répondait non en 1914, on répondrait oui aujourd’hui.
L’universel résiste-t-il à une approche purement historisante? Et si les cultures convergent (ce qui reste à démontrer), cette lente uniformisation est-elle bien de l’ordre de l’universalité? Suffirait-il que le fondamentalisme musulman s’étende à toute la surface de la terre pour que démonstration soit faite de son universalité? Autant de questions philosophique majeures que ce livre très érudit nous conduit à formuler, sans jamais lui-même ne serait-ce que les effleurer.
Philippe Granarolo
Article également publié sur le blog Trop Libre, de Fondapol

lundi 25 avril 2011

Action, Conscience, Libre Arbitre


Les trois épreuves ou tentations de Jésus dans le désert se rapportent aux trois dimensions qu'il doit maîtriser avant de commencer sa mission.

Dans la première épreuve, Satan défie Jésus de transformer les pierres du désert en pain. En refusant de mettre un pouvoir surhumain au service d'un besoin animal, Jésus démontre sa maîtrise de la dimension de l'Action.

Dans la seconde épreuve, Jésus est transporté sur le pinacle du temple et Satan le défie de se jeter dans le vide. Par sa réponse "Tu ne provoqueras pas ton Dieu", Jésus affirme sa volonté de mettre sa confiance en Dieu sans mettre à l'épreuve sa puissance. Jésus montre ainsi sa maîtrise de la dimension verticale de la Conscience.

Dans la troisième épreuve, Jésus est transporté sur un sommet d'où il peut contempler tous les royaumes de la terre dans leur splendeur tandis que Satan lui dit: "Je te donnerais tout cela, si tu te prosternes devant moi pour m'adorer". Mais Jésus refuse d'accéder à la dimension transversale sur le mode animal, en s'appropriant un territoire physique. En repoussant le tentateur, il démontre sa maîtrise de la dimension du Libre Arbitre par le choix, la manière dont seul l'homme véritable est capable

Extrait de "Les dents, temple de l'âme", Estelle Vereek.

dimanche 30 janvier 2011

Perdons nous connaissances



Lire aussi :
http://automatesintelligent.blog.lemonde.fr/2010/01/26/perdons-nous-connaissance-par-lionel-naccache/