lundi 4 mai 2015

Sommes nous déjà cuits ...? L' histoire de la grenouille...



  • Sommes nous déjà cuits ...? L' histoire de la grenouille...
    La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite. Je connaissais déjà cette petite histoire que j'avais découverte en surfant au hasard sur le net. Elle repose sur une expérience selon laquelle une grenouille plongée dans l'eau d'une marmite que l'on chauffe très lentement jusqu'à ébullition serait incapable de prendre conscience du danger avant qu'il ne soit trop tard, se laissant engourdir puis cuire malgré elle. Par contre, si l'eau avait été chaude dès le début, la grenouille s'en serait sortie indemne en sautant de la marmite, la stimulation étant suffisamment critique dès le début. 
    L'Histoire de la grenouille chauffée lentement (Olivier Clerc, écrivain et philosophe) 
    Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille... 
    Et puis :
    Sommes nous déjà cuits ...? L' histoire de la grenouille...

    Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. 
    La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
    Sommes nous déjà cuits ...? L' histoire de la grenouille...

    La température continue à grimper. 
    L'eau est maintenant chaude, et c'est un peu plus que n'apprécie la grenouille. 
    Elle se fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant. 
    L'eau est cette fois vraiment chaude, et la grenouille commence à trouver celà désagréable. 
    Mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. 
    La température continue à monter, et la grenouille finit tout simplement par cuire. 
    La grenouille est morte.  
    Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée de la marmite. Cette expérience montre que lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.  
    Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons : 
    Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
    Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies. 
    Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire destructrices. 
    Et le gavage permanent d'informations de la part des médias sature les cerveaux, qui n'arrivent plus à faire la part des choses... 
    Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain. Maintenant, C'EST AUJOURD'HUI ! 
    Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuit, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard. 
    Au fait, NE SOMMES- NOUS PAS DEJA A MOITIÉ CUITS ?...
    Sommes nous déjà cuits ...? L' histoire de la grenouille...
    Même si elle n'a pas pu être vérifiée jusqu'à présent, on observe que cette histoire s'applique à bon nombre de phénomènes de la vie courante. Elle dénonce le laisser aller de certains qui, accoutumés à des désagréments mineurs, se retrouvent bientôt piégés dans des situations beaucoup plus graves d'où ils ne peuvent plus sortir. On peu citer par exemple le lent conditionnement des femmes battues, la pollution inexorable des sols de notre belle planète ou au niveau santé, l'évolution d'un cancer. La manipulation de nos politiciens etc.
    Face à ces dangers, l'auteur nous propose trois grandes pistes :
    -Entraîner notre conscience : arrêter de jouer les robots et faire une pause de temps en temps pour prendre du recul et piloter consciemment nos faits et gestes. L'auteur va même jusqu'à parler d'éveiller notre conscience dans nos rêves, un comble!
    -Entraîner notre mémoire : afin de percevoir des changements subtils, il est crucial d'avoir une bonne mémoire. La mémoire permet de comparer, de discerner et au bout du compte de savoir évoluer dans la bonne direction.
    -Avoir de bons points de repère : si la grenouille n'arrive pas à agir face à la lente augmentation de la température, c'est peut-être aussi parc qu'elle ne sait pas où elle en est. Si elle avait eu un thermomètre(et avait été assez intelligente pour le lire), nul doute qu'elle aurait pu prendre conscience du danger. D'où l'importance d'avoir des références solides, et notamment des idéaux pour pouvoir avancer sereinement dans la vie.
    Voici la suite des 7 allégories présentées
    1 – La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite
    Je connaissais déjà cette petite histoire que j'avais découverte en surfant au hasard sur le net. Elle repose sur une expérience selon laquelle une grenouille plongée dans l'eau d'une marmite que l'on chauffe très lentement jusqu'à ébullition serait incapable de prendre conscience du danger avant qu'il ne soit trop tard, se laissant engourdir puis cuire malgré elle. Par contre, si l'eau avait été chaude dès le début, la grenouille s'en serait sortie indemne en sautant de la marmite, la stimulation étant suffisamment critique dès le début.
    Même si elle n'a pas pu être vérifiée jusqu'à présent, on observe que cette histoire s'applique à bon nombre de phénomènes de la vie courante. Elle dénonce le laisser aller de certains qui, accoutumés à des désagréments mineurs, se retrouvent bientôt piégés dans des situations beaucoup plus graves d'où ils ne peuvent plus sortir. On peu citer par exemple le lent conditionnement des femmes battues, la pollution inexorable des sols de notre belle planète ou au niveau santé, l'évolution d'un cancer.
    Face à ces dangers, l'auteur nous propose trois grandes pistes :
    -Entraîner notre conscience : arrêter de jouer les robots et faire une pause de temps en temps pour prendre du recul et piloter consciemment nos faits et gestes. L'auteur va même jusqu'à parler d'éveiller notre conscience dans nos rêves, un comble!
    -Entraîner notre mémoire : afin de percevoir des changements subtils, il est crucial d'avoir une bonne mémoire. La mémoire permet de comparer, de discerner et au bout du compte de savoir évoluer dans la bonne direction.
    -Avoir de bons points de repère : si la grenouille n'arrive pas à agir face à la lente augmentation de la température, c'est peut-être aussi parce qu'elle ne sait pas où elle en est. Si elle avait eu un thermomètre(et avait été assez intelligente pour le lire), nul doute qu'elle aurait pu prendre conscience du danger. D'où l'importance d'avoir des références solides, et notamment des idéaux pour pouvoir avancer sereinement dans la vie.

    2. Le bambou chinois : la préparation dans l'obscurité

    Ce qui est étonnant avec cette histoire, c'est que j'en ai pris connaissance pour la première fois quelques jour avant dans l'email d'un ami.
    L'histoire raconte qu'il existe un bambou chinois à la croissance toute particulière. Lorsqu'on le plante, il ne donne aucun signe de vie pendant les quatre premières années. Puis la cinquième année, il se met finalement à pousser de façon fulgurante, pour atteindre 25 mètres. Il aura donc fallu quatre ans pour que la plante prépare ses racines à son émergence en pleine lumière.
    Cette histoire suit et en même temps s'oppose à l'allégorie de la grenouille. Elle propose de travailler lentement dans le secret pour ensuite grandir vite et fort au grand jour. On peut y voir un certain parallèle avec le mécanisme de procréation, qui a lieu dans une matrice protectrice, ou avec la lente maturation d'une idée de projet dans le cerveau d'un entrepreneur. L'important est de protéger la création naissante de l'agression du monde extérieur. Une fois prête, elle fera une entrée rayonnante au devant de la scène.
    Le thème de la prise de conscience et de la persévérance sont présents ici aussi. En effet, l'évolution sera très subtile au début, il faudra donc beaucoup de sensibilité pour prendre conscience du phénomène et de volonté pour continuer alors que les signes de progression sont si minces.
    Enfin, si on prends la chose d'un point de vue négatif, on peut faire un parallèle avec le krach boursier démesuré de la fin 2008. Les racines de cette crise se sont construites lentement, de façon imperceptible pour beaucoup, mais la mauvaise gestion du système financier mondial est un mal bien ancré dans la terre, dont il faudra longtemps pour en venir à bout.

    3. La cire et l'eau chaude : la force de la première impression

    Cette allégorie apparaît dans de nombreux livres sur la créativité, dont le fameux Lateral thinking de Edward Bono. Le principe est de faire couler un peu d'eau chaude sur une surface de cire plane. On se rend compte alors que l'eau chaude a tôt fait de creuser un chemin sur la cire. Mais ce qui est le plus remarquable, c'est que lorsqu'on refait couler de l'eau, le chemin emprunté reste implacablement le même. Ainsi, c'est la première impression qui détermine le cours de tous les écoulements d'eau suivants.
    Parmi les situations analogues évoquées dans le livre, je me suis particulièrement retrouvé dans celle du pianiste qui déchiffre une nouvelle partition. Il est vrai qu'il faut veiller à travailler lentement au début, et en particulier éviter de commettre des fautes de lecture ou de doigté. Autrement, un mauvais plis peut vite se former et rendre toute correction fastidieuse, la mémoire kinesthésique (du corps) ayant pris le relais sur le mouvement conscient des doigts.
    Sortir du tracé imprimé dans la cire est également un thème récurrent du développement personnel. On y apprends à abandonner d'anciennes habitudes inefficaces pour en adopter de nouvelles plus adaptées à nos objectifs. On se motive à sortir de notre zone de confort pour explorer de nouveaux horizons. On remet en question nos à priori pour faire évoluer notre esprit et aiguiser notre créativité. La question est vraiment de sortir de notre conditionnement initial pour reprendre les rennes de notre vie.
    Rappelons aussi que la cire et l'eau chaude sont deux faces d'une même pièce. La cire, qui symbolise l'inconscient, la matière ou le corps, complémente l'eau chaude, symbolisant la conscience, l'énergie ou l'esprit. L'eau chaude sculpte la cire et la cire canalise l'eau chaude. On ne peut être efficace qu'en sachant équilibrer les deux, tantôt en utilisant le savoir-faire contenu dans les habitudes, tantôt en prenant consciemment la voie du changement.

    4. Le papillon et le cocon : l'aide qui affaiblit et l'épreuve qui renforce.

    Lorsqu'un papillon est prêt à sortir de son cocon, il lui faut beaucoup de force pour s'en extirper et prendre son envol. Pourtant, saviez-vous que c'est une étape absolument nécessaire à sa survie? En effet, sans cette épreuve de force, le papillon serait incapable de développer la musculature qui lui permettra de prendre son envol. C'est pour cela qu'il ne faut jamais aider un papillon à sortir d'un cocon en le perçant, ça le condamnerait.
    Cette allégorie est très pertinente de nos jours où l'on se demande souvent dans quelle mesure nous devons aider les pays du tiers monde, assister un enfant qu'on éduque ou traiter une maladie bénigne. Car toute souffrance n'est pas inutile. Bien sûr il y a des situations d'urgence où l'aide est nécessaire, sous peine d'une issue néfaste et fatale. Mais bien souvent, nous devons nous garder 'intervenir à tout bout de champ et choisir de soutenir l'effort au lieu de le substituer par la facilité et la dépendance extérieure.
    L'histoire du papillon et du cocon fait l'éloge de la force intérieure comme moyen de croissance et de dépassement de soi. Elle dénonce les solutions de facilité qui n'induisent pas un véritable changement en profondeur. Il faut laisser le temps à l'individu de s'adapter et d'affronter l'épreuve par ses propres moyens, guidé par la motivation inspirée par les grands bénéfices qui l'attendent au bout du chemin.
    La souffrance n'est plus alors un fardeau mais a sa raison d'être car elle donne un prix à toute chose. Elle rends heureux car elle permet de mieux apprécier nos acquis.
    Finalement, tout ceci nous pousse à agir de façon subtile et responsable lors d'un accompagnement, en canalisant la force intérieure de l'accompagné pour que s'exprime en lui tout son potentiel.

    5. Le champ magnétique et la limaille : modifier le visible en agissant sur l’invisible

    L’allégorie de la limaille et du champ magnétique repose sur une expérience toute simple que l’on réalise habituellement à l’école primaire. Elle consiste à saupoudrer avec de la limaille de fer une table en Formica sous laquelle on aura préalablement dissimulé un aimant. On constate alors avec émerveillement que les petites particules noires viennent se disposer en suivant les lignes de force invisibles qui relient les pôles de l’aimant. Si l’on n’est pas satisfait du motif obtenu, on peut renouveler ensuite l’expérience en utilisant de la limaille colorée en bleu. Cependant, même si la couleur a changée, les particules épouseront invariablement le même schéma. 
    On ignore souvent cette influence de l’invisible sur le visible, de sorte que nous avons trop souvent tendance à traiter les symptômes d’un problème (colorer la limaille) au lieu d’agir sur les causes profondes (modifier l’aimant). Cette histoire m’a fait penser au cheminement que font tous les apprentis séducteurs (y compris moi-même) après avoir lu la bible en la matière : le livre The Game : Les secrets d’un virtuose de la drague. Avides de solutions rapides, ils commencent par imiter le comportement des "experts" du domaine. Ils apprennent donc des tours de magie, des dialogues pour entamer les conversations ainsi que des histoires à raconter et autres tests psychologiques dont les femmes sont friandes. Puis lors de la pratique, beaucoup sont déçus car au-delà de ces astuces, leur sentiment d’insécurité laisse transparaître un manque d’intégrité et d’authenticité évidents. La peinture étalée sur un fond incohérent s’effrite. Le changement opéré n’est pas durable.
    Ceux qui persévèrent se rendent compte alors à quel point certaines croyances profondément ancrées dans leur esprit peuvent limiter leur champ d’action (le champ magnétique dans l’allégorie). Ainsi notre éducation maternelle nous apprends-elle à être gentil avec les femmes, ces êtres délicats, élégants et émotifs persécutés par un monde d’hommes tout puissants. D’où la tentation d’une discrimination positive, où l’on hisse les femmes sur un piédestal et dont on s’offre les faveurs de manière artificielle, au prix de divers cadeaux et autres flatteries. Celui qui adopte cette stratégie se retrouvera immanquablement relégué au rang de bon ami facilement manipulable plutôt qu’objet de désir.
    Cette prise de conscience de nos croyances limitantes est la première étape vers une évolution durable, qui ne sera atteinte que lorsqu’on aura modifié cette croyance au plus profond de nous-même : notre inconscient. Pour cela, il faudra travailler lentement grâce notamment à des changements d’habitudes qui aideront à modifier notre état d’esprit.
    Au delà du parallèle avec l’inconscient, l’auteur nous invite à constater à quel point notre monde est régit par des forces non perceptibles par nos cinq sens. Ainsi une multitude d’appareils familiers utilisent des ondes tels que : la radio, la télévision, le téléphone portable, le radar, le sonar. Et nous communiquons chaque jour sur l’internet grâce à d’infimes impulsions électriques alimentées pour un grand nombre par la radioactivité du combustible des réacteurs nucléaires. Nous devons être conscients qu’au delà de la matière visible règne un monde moins dense, plus subtil dont l’influence est pourtant considérable.

    6. L’œuf, le poussin… et l’omelette : de la coquille au squelette

    Un œuf est formé initialement de matière molle entourée de matière dure : le futur poussin à l’intérieur est entouré par la coquille qui empêche le liquide de s’épandre et protège le tout du monde extérieur. Puis, à la fin de la maturation, la situation s’inverse : le poussin a intériorisé la partie rigide dans son squelette et la partie molle (les chairs et les organes) se retrouve à l’extérieur. Il brise alors la coquille devenue inutile, étant assez fort pour faire ses premiers pas dans la vie.
    Voici une allégorie de choix pour étudier les diverses structures éducatives et sociales dans lesquelles nous évoluons lors des transformations qui jalonnent notre vie. La partie rigide est le symbole des règles et principes que nous devons suivre pour y vivre harmonieusement. Au départ, nous y sommes forcés par une barrière extérieure : nos parents nous apprennent à respecter notre prochain, à choisir la voie du bénéfice durable plutôt que du plaisir immédiat et à agir pour le bien commun. Puis idéalement, nous avons suffisamment assimilé ces principes pour nous tenir droit tout seuls et être autonomes.
    Les choses ne se passent pourtant pas toujours aussi bien : parfois la coquille se casse et donne de l’omelette. L’auteur cite en exemple les conséquences de mai 68, mouvement de libération contre le carquant social étouffant de l’époque. Ceci donna toute une génération d’enfants roi, ou enfants tyrans, qui, privés de repères et d’un squelette sur lequel s’appuyer se réfugient plus tard dans les bras d’organisations sectaires.
    A l’inverse, les régimes totalitaires donnent un "œuf bétonné". Tout évolution y est condamnée. Le germe des nouvelles idées ne peut donc pas féconder l’œuf. Et de toute façon, la chaleur nécessaire à l’incubation y manque cruellement.
    L’allégorie de l’œuf et du poussin met également en évidence l’alternance cruciale des cycles de création(de l’œuf) et destruction(de la coquille). La destruction est trop souvent décriée dans notre société moderne : on essaie de faire vivre à tout prix des malades condamnés, on conserve avec acharnement certains vieux bâtiments sans intérêt. Pourtant, cette incapacité à briser la vieille coquille ne peut s’opposer à la marche du changement. Si celui-ci est freiné, il se produira alors brutalement, favorisant le passage d’un extrême à l’autre et nous condamnant à ne jamais trouver l’équilibre nécessaire à toute chose.

    7. La vipère de Quinton : milieu extérieur et force intérieure

    Le biologiste René Quinton (1866-1925) est à l’origine d’une théorie de l’évolution peu connue comparée à celle de Darwin mais tout aussi passionnante. Lors d’une balade en forêt, par une journée d’automne, il tomba sur une vipère engourdie par le froid, qui aurait dû logiquement commencer à hiberner en cette période de l’année. Il la ramena alors chez lui et la réchauffa non loin de sa cheminée. Elle eu tôt fait de retrouver toute sa vitalité et de présenter même des signes d’agressivité. Quinton remarqua donc que la vipère fonctionne de manière optimale dans un environnement chaud et faiblit lorsque ces conditions se dégradent, au froid.
    Or il se trouve que les premières formes de vie seraient apparues dans un environnement beaucoup plus chaud qu’à l’heure actuelle, dans lequel elles vivaient en osmose. Lorsque leur environnement commença à se dégrader, certains de ces organismes se seraient adaptés grâce à des sauts évolutifs leur permettant de conserver les conditions optimales dans leur milieu intérieur (les animaux à sang chaud), tandis que d’autres ont été contraints de subir la dégration de leur milieu extérieur (tel les animaux à sang froid). La chaleur n’est qu’un exemple des propriétés à conserver dans le milieu intérieur puisqu’il peut y avoir aussi la salinité, l’acidité, l’humidité, la pression… et même la lumière (dans le cas des organismes des profondeurs des océans).
    Comme à l’apparition ou à la naissance des êtres vivants, nous absorbons la plus grande part de nos valeurs, de nos croyances et de notre façon de voir la vie pendant l’enfance. Pour le vérifier, il suffit d’imaginer le même enfant grandir dans un milieu radicalement différent, un autre pays par exemple. Au delà de son éducation, ne serait-ce que par imitation, de nombreux traits de son comportement seront typiques de la région où il baigne.
    Plus tard, lorsqu’il commencera à s’émanciper et que son milieu de vie changera, il se rendra compte que certaines de ses caractéristiques persistent (celles qu’il aura complètement intériorisées) tandis que d’autres restent influençables. Les sauts évolutifs accomplis pour conserver une caractéristique donnée dépendront largement de son niveau de conscience. Le réflexe sera aisé lors d’une rupture brutale d’un des principes chers à l’individu. Mais ce sera beaucoup plus difficile de résister à une détérioration fantomatique, dure à détecter.
    C’est ici que l’auteur renoue le lien avec l’allégorie de la grenouille. Il faut savoir être conscient d’un environnement qui se dégrade pour pouvoir s’y opposer et garder son intégrité intérieure. C’est une capacité qui heureusement tends à se répandre, d’après le livre L’émergence des créatifs culturels de Paul H. Ray et Sherry Ruth Anderson. Ils seraient déjà 44 millions d’adultes aux Etats-Unis nous apprends-on. Ces individus capables de faire un choix personnel contraire aux valeurs dominantes seraient capables de contrebalancer l’entropie (la dégradation) de notre environnement socio-culturel. Par leur effort séparé, ils recréent de nouvelles cultures capables de réguler à leur tour notre milieu, un peu comme les écosystèmes marins qui absorbent la pollution à laquelle on les soumet.
    Mieux : tous ces individus devenus responsables et sachant améliorer leur milieu au delà de leur intérêt personnel pourraient bien un jour, par leur efforts invisibles à l’heure actuelle mais bien en marche, aboutir à une transformation extérieure aussi prodigieuse que celle du bambou chinois!
    Sur ce, je vous laisse méditer sur les éclairages prodigués par toutes les métaphores de ce fabuleux livre et vous invite à réagir dans les commentaires…
    Sommes nous déjà cuits ...? L' histoire de la grenouille...

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