jeudi 19 décembre 2013

L'entretien individuel d'évaluation


La fin de l'année, dans les entreprises, c'est souvent la saison de l'entretien individuel d'évaluation. Un exercice que l'on redoute parfois, pour ses conséquences sur le salaire et le déroulement de la carrière.

Plus de la moitié des salariés français sont soumis à un entretien individuel d'évaluation. Un exercice qui suscite souvent la méfiance et crée parfois un malaise. En cause, les critères d'évaluation, qui peuvent être subjectifs. Le Centre d'analyse stratégique (CAS) a récemment produit une note d'analyse dans laquelle il fait plusieurs recommandations pour que ces entretiens se déroulent dans la transparence. L'essentiel avec Vincent Chriqui, directeur général du CAS.



Décembre, janvier, février : c'est la saison des entretiens annuels d'évaluation. Un rituel qui ne servirait souvent pas à grand chose, selon deux études de grande ampleur. Pire, il entraînerait même une baisse des performances.

L'entretien annuel: pas vraiment utile © Maxppp
Ce sont deux études qui "cassent" ces entretiens annuels qui se sont petit à petit propagés à la grande majorité des entreprises. Il ne s'agit pas d'étude françaises, ce qui lève le soupçon culturel selon lequel les Français seraient rétifs à toute évaluation et opposés, par principe, à ce qui vient du patron.
Première étude, celle de la Société internationale de management des ressources humaines. Elle a été menée dans plusieurs pays. Et, tenez-vous bien, pour 90% des salariés interrogés, l'entretien annuel est vécu comme stressant et comme ne servant à rien.

Deuxième étude, publiée dans une revue scientifique américaine de psychologie. Là on va plus loin : dans 30% des cas, l'entretien entraine une baisse significative de la performance de la personne évaluée !

Selon Mathieu Poirot, psychologue social et consultant en entreprise, " nous avons plus besoin de retours positifs que négatifs pour préserver notre estime de soi et, en cas de critique, les études en neuroscience montrent que notre cerveau crée une "cloture cognitive" qui nous empêche d'appréhender l'information donnée par le manager ".

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