mercredi 25 décembre 2013

Rendre le travail visible : la solution pour sortir de la crise



Pierre-Yves Gomez, professeur à EMLYON Business School, publie « Le travail invisible, enquête sur une disparition »

Voilà trente ans que l'on nous fait la promesse d'une société où l'on ne travaillerait plus. Une société ludique, des loisirs sans fins, des subventions faciles. L'esprit de rente est l'opium du peuple. Un puissant narcotique pour gouverner notre société où le travail est devenu invisible.

Car pendant ce temps, les nouveaux capitaines du monde ont imposé leur pouvoir grâce à un savoir mystérieux et terriblement efficace, « la finance ». Ils ont fait croire que l'on pouvait créer de la valeur à partir de rien. Et le piège spéculatif s'est refermé sur nous.
Mais la solution se profile déjà. La crise du travail montre que les travailleurs aspirent à être reconnus, à trouver du sens à ce qu'ils font au quotidien, à en voir le résultat concret. Dans la vraie vie, le travail peut être pénible et fatiguant, mais il est aussi stimulant et enrichissant. Dans la vraie vie, le travail est vivant.

Véritable thriller économique, « Le travail invisible » déroule la logique fascinante qui nous a conduits à cette situation absurde. Il plaide pour une économie du travail vivant, seul vrai projet politique pour notre avenir. Un livre indispensable pour comprendre ce qui ronge nos sociétés mais aussi ce qui, déjà, les renouvelle.

A paraître le 14 février
François Bourin Editeur
22 euros

Pierre-Yves Gomez, économiste, docteur en gestion, est professeur de stratégie à EMLYON. Il a été professeur invité puis chercheur associé à la London Business School et dirige aujourd'hui l'Institut Français de Gouvernement des Entreprises d'EMLYON. Spécialiste du lien entre l'entreprise et la société, il est l'auteur de nombreux livres et articles académiques. Mais son engagement au service du politique l'amène aussi à intervenir régulièrement dans le débat public sur les questions de gouvernance et de responsabilité économique. Il a été élu président de la Société française de Management en 2011.

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