vendredi 22 février 2013

Seul on va vite. Ensemble on va loin

Pour moi, cette citation est un antidote à certaines croyances du type : « On est jamais mieux servi que par soi-même. » ou bien « Si je ne m’en occupe pas moi-même cela ne sera pas aussi bien fait. », ou encore « Vu le temps qu’il me faudra perdre pour expliquer à d’autres ce qu’il y a à faire et vérifier, autant le faire moi-même. »…
J’observe de manière assez fréquente la présence de ce type de croyances qui sont toutes un frein à la délégation, et donc un frein à sa propre croissance et celle de ses collaborateurs. Très souvent, ces comportements sont inconscients et lorsqu’ils sont conscients, ils ne sont pas perçus comme dommageable pour la performance globale de l’entreprise ou du service.

Or il s’agit de réaliser que ces comportements sont bel et bien un frein à la progression d’une équipe ou une entreprise. En effet, si du temps n’est pas pris pour former et déléguer, la « personne qui sait bien faire » va vite se retrouver débordée, seule à être capable d’intervenir de façon efficace et va capter pour elle seule des connaissances et compétences qui peuvent être clés. Autour d’elle, les autres seront bloqués, arrêtés dans leur progression et totalement dépendants de « celui ou celle qui sait ». Et l’ensemble de la structure cesse alors d’évoluer et de progresser.
Globalement, cela est générateur de déséquilibre et de non-performance. Car en effet, c’est l’effet global sur une entreprise ou une organisation qu’il faut pouvoir appréhender et non pas seulement la performance locale d’individus isolés.

Les raisons qui expliquent ce type de blocages sont nombreuses et variées. Bien souvent elles reposent sur une peur de « celui ou celle qui sait ». La peur par exemple d’être confronté à une situation nouvelle et inconnue amène à se crisper sur ce qu’on connait et sait faire le mieux en veillant soigneusement à en être le détenteur exclusif.

Ou encore, la peur d’apprendre une nouvelle compétence et donc de redevenir « débutant » dans un domaine et donc de manquer de signes de reconnaissances pour son travail et son savoir-faire durant cet apprentissage. C’est souvent une situation que l’on rencontre lorsqu’un expert métier est promu manager ou responsable d’une équipe. Il devra « lâcher » et abandonner progressivement ce qu’il sait faire le mieux, son expertise technique pour apprendre quelque chose de neuf, le management, dont il peut tout ignorer.

Ces situations font régulièrement l’objet de demandes de coaching de type « accompagnement à la prise de fonction » et le coaching est une réponse efficace pour ce type de situations.

Donc, il est vrai que nous allons vite lorsque seul nous faisons quelque chose que nous savons bien faire et les raisons d’adopter ce comportement sont nombreuses… Cependant, il ne faut pas occulter la fatigue ou l’épuisement individuel que cela génère auquel se rajoute que seul, laissant les autres derrière soi, on ne va pas bien loin…

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