mardi 26 février 2013

Un jeune diplômé français sur quatre mise sur l'étranger pour trouver du travail

Alors que les offres d'emploi se raréfient dans l'hexagone, les jeunes diplômés cherchant un travail pensent que leur avenir professionnel se situe à l'étranger plutôt qu'en France, selon un sondage Deloitte-Ifop.

Une proportion importante et croissante des jeunes diplômés cherchant un travail pensent que leur avenir professionnel se situe à l'étranger plutôt qu'en France, selon un sondage Deloitte-Ifop.
Une proportion importante et croissante des jeunes diplômés cherchant un travail pensent que leur avenir professionnel se situe à l'étranger plutôt qu'en France, selon un sondage Deloitte-Ifop.
Reuters/Shannon Stapleton
 
Les jeunes diplômés sont pessimistes quant à leur avenir professionnel. Nombreux sont ceux qui voient leur avenir à l'étranger plutôt qu'en France. Cette part est en croissance : 27% des jeunes diplômés cherchant un travail voient leur avenir à l'étranger, selon un sondage Deloitte-Ifop publié ce lundi. Cette tendance s'accélère puisqu'ils n'étaient que 13% l'an dernier à envisager une meilleure carrière à l'étranger d'après le premier "baromètre de l'humeur des jeunes diplômés".

Cette opinion est renforcée par le fait qu'une majorité (58%) juge ses chances de trouver un travail dans les six mois peu élevées (+7 point en un an), les plus pessimistes se trouvant en province (62%). En recherche d'emploi depuis 15 semaines en moyenne, 38% n'ont eu aucun entretien, 12% un seul et 20% deux occasions.

Pour cette enquête, un échantillon de 1 005 jeunes, représentatif des diplômés (Bac à Bac +5 ans) depuis moins de trois ans, a été interrogé en ligne du 22 au 31 janvier. Pari eux, 55% avaient un travail.

65% des jeunes souhaiteraient bénéficier du contrat de générationPour décrocher le poste qu'ils occupent, ces derniers déclarent, en moyenne, avoir transmis 16 curriculum vitae. Les diplômées en ont envoyé davantage (19) que leurs homologues masculins (11). Le temps moyen pour décrocher cet emploi a été de dix semaines.

Lorsqu'ils sont interrogés, 68% des jeunes en poste ont un CDI, 32% un CDD. La proportion grimpe à 76% pour les diplômés de grandes écoles, mais n'est que de 43% pour les diplômés d'un IUT.
Interrogés sur le contrat de génération, mesure destinée à favoriser l'emploi des jeunes en CDI avec des aides financières à la clef, 65% des jeunes (avec ou sans emploi) souhaiteraient en bénéficier et 85% aimeraient être formés par un senior.

Pour lutter contre le chômage, le gouvernement devrait prioritairement développer la formation, baisser la fiscalité des entreprises et soutenir la compétitivité, estiment-ils dans l'ensemble.
Enfin, si 54% des jeunes en poste déclarent se méfier de leurs employeurs (63% pour ceux qui cherchent un travail), 60% souhaitent néanmoins continuer à travailler dans leur entreprise.

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