vendredi 15 août 2014

Assomption de Marie

Je vous salue Marie pleine de grâce
Le Seigneur est avec vous
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous, pauvres pécheurs,
Maintenant et à l'heure de notre mort.


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L'Assomption de Marie est l'événement au cours duquel la Vierge Marie, Mère de Jésus, au terme de sa vie terrestre, serait entrée directement dans la gloire du ciel, âme et corps, sans connaître la corruption physique qui suit la mort. Très ancienne dans les Églises d’Orient et d’Occident, quoique sans référence scripturaire, et fêtée liturgiquement dès le VIIIe siècle, cette conviction a été définie comme dogme religieux (c’est-à-dire vérité de foi) par l’Église catholique en 1950.
Tout en partageant la même foi en l'Assomption (qu'elles appellent Dormition) les Églises orientales n'ont jamais souhaité la définir en termes dogmatiques.
Le mot Assomption provient du verbe latin assumere, qui signifie « prendre », « enlever ». L’Assomption de la Bienheureuse Vierge-Marie est une fête liturgique qui, dans l’Église catholique, se célèbre le 15 août. Dans le calendrier anglican la fête de l’Assomption a disparu en 1549 mais le 15 août est resté la fête principale de la Vierge Marie (sans référence à son Assomption). La date du 15 août serait celle de la consécration à Jérusalem de la première église dédiée à Marie, au Ve siècle.



Avant d'être un dogme, l'Assomption de Marie était donc une croyance reposant sur la tradition patristique et non sur des bases scripturaires reconnues des premiers temps de l'Église.
En 373 [ap. J-C.], Saint Ephrem1 évoque le concept selon lequel le corps de Marie serait resté, après son décès, intact - à savoir non atteint par « l'impureté » de la mort2.
Au IVe siècle, Épiphane de Salamine souligne que nul ne sait ce qu'il est advenu de Marie à la fin de sa vie3. La tradition à ce sujet n'est pas attestée avant le Ve siècle4.



En Occident, Grégoire de Tours est le premier à en faire mention, à la fin du VIe siècle5. Il s'appuie apparemment sur un corpus de textes apocryphes, appelés collectivement le Transitus Mariæ, généralement rattaché au Ve siècle4. Cet ensemble de textes est explicitement désigné par Gélase Ier en 495-496, comme étant « à ne pas retenir » car apocryphe, jugement qui porte sur cette compilation et non sur la croyance en elle-même. Selon cette tradition, Marie rencontre sur le mont des Oliviers un ange qui lui remet une palme de l'arbre de vie et lui annonce sa mort prochaine. Marie rentre chez elle et fait part de la nouvelle à son entourage. Miraculeusement, les apôtres reviennent des différents endroits où ils sont partis prêcher, afin de l'entourer. Jésus apparaît entouré d'anges pour recevoir l'âme de sa mère, qu'il confie à l'archange Michel. Les apôtres enterrent le corps au pied du mont des Oliviers. Quelques jours plus tard, Jésus apparaît de nouveau et emporte le corps au Paradis, où l'âme et le corps de Marie sont réunis.



En Orient, Jean Damascène rapporte la tradition de l'Église de Jérusalem à ce sujet : selon lui, Juvénal, évêque de Jérusalem, se voit demander lors du concile de Chalcédoine le corps de Marie par le couple impérial, Marcien et Pulchérie. Juvénal répond que Marie est morte entourée de tous les apôtres, sauf Thomas, qui est en retard. À son arrivée, quelques jours plus tard, Thomas demande à voir la tombe, mais celle-ci s'avère vide ; les apôtres en déduisent alors qu'elle a été emportée au ciel6.
Une autre tradition rapporte que l'Assomption a lieu à Éphèse, dans la maison connue aujourd'hui comme la « Maison de la Vierge Marie », accompagnée de l'apôtre Jean, à qui le Christ, sur la croix, avait confié Marie7. La première allusion attestée ne date que de la fin du IXe siècle, dans un manuscrit syriaque qui rapporte que Marie suit Jean à Éphèse et qu'elle y meurt8. Les seules autres sources pré-modernes sont trois auteurs syriaques des XIIe et XIIIe siècles8.

 
  • Au VIe siècle, l'empereur byzantin Maurice instaure dans son empire, la fête de la Dormition de la Vierge Marie chaque année à la date du 15 août, semble-t-il pour commémorer l'inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel, le Sépulcre de Marie9.
  • En 1637, le roi Louis XIII désirant un héritier consacre la France à la Vierge Marie et demande à ses sujets de faire tous les 15 août une procession dans chaque paroisse afin d'avoir un fils. Comme Louis XIV naît l'année suivante, la fête célébrée par le Vœu de Louis XIII prend une importance particulière en France12.
  • En 1854 la proclamation du dogme de l’Immaculée conception entraîne de nombreuses pétitions à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l’Assomption. « De 1854 à 1945, huit millions de fidèles écriront en ce sens. Il faut y ajouter les pétitions de 1 332 évêques, de 83 000 prêtres, religieuses et religieux. Face à ces demandes répétées, Pie XII demande aux évêques du monde de se prononcer. 90 % des évêques y sont favorables. 10 % des évêques s’interrogent sur l’opportunité d’une telle déclaration »13.

Le 1er novembre 1950, Pie XII institutionnalise la fête mariale qui existe depuis quatorze siècles en proclamant personnellement, infailliblement, le dogme de l'Assomption pour l'Église Catholique : n'ayant commis aucun péché, Marie est directement montée au Paradis, avec son âme et aussi avec son corps car épargnée par le péché originel (dogme de l'Immaculée Conception), rien n'oblige son enveloppe charnelle à attendre la résurrection des corps à la fin des temps (Constitution Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950).

 

Réflexion biblique pour la Solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie
Chaque année c’est le 15 août qui est la Solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie. Je voudrais partager quelques réflexions sur la signification historique et pastorale de cette fête importante et de sa pertinence dans notre vie. L’Assomption de Marie, Mère du Seigneur, dans les cieux est un signe de consolation pour notre foi. En contemplant, enlevée au ciel, entourée d’anges en jubilation, la vie humaine s’ouvre à la dimension de la joie éternelle. Notre propre mort n’est pas la fin mais plutôt le passage à la vie éternelle.



Lien à l’Immaculée Conception
Pour les chrétiens catholiques, la croyance en l’Assomption de Marie émane de notre croyance et de notre compréhension de l’Immaculée Conception de Marie. Nous croyons que Marie a été épargnée du péché originel par la grâce de Dieu, elle ne vivra sûrement pas les conséquences du péché et de la mort comme nous les connaissons. Nous croyons que c’est grâce à l’obéissance et à la fidélité de la Vierge Marie, qu’à la fin de sa vie terrestre, elle fut élevée assumée corps et âme dans la gloire céleste.




Aperçu historique de la Fête
Au cours de plusieurs siècles de l’époque paléochrétienne, l’Église ne fait pas mention de l’Assomption corporelle de Marie. Irénée, Jérôme, Augustin, Ambroise et les autres patriarches de l’Église n’en mentionnent rien non plus. En 377 apr. J.-C. Épiphane, Père de l’Église, déclarait que personne ne connait la fin de la vie de Marie.
La Fête de l’Assomption était fêtée en Syrie déjà dès le Vème siècle. Aux Vème et VIème siècles, les évangiles apocryphes témoignaient de la réticence de l’Église d’accepter le fait que le corps de la Mère de Dieu doit reposer dans un tombeau. Au VIème siècle, on célébrait la Fête de l’Assomption à Jérusalem et peut-être même en Alexandrie. La première référence écrite « authentique » à l’Assomption provient des auteurs qui vivaient durant le VIème et jusqu’au VIIIème siècle. Parmi les sermons qui en font mention celui de St. André, St. Jean Damascène, St. Modeste de Jérusalem. En Occident, c’est St. Grégoire qui en fait la première référence. St. Grégoire vivait au cours du VIème siècle, alors que St. Jean Damascène vivait au VIIIème siècle.
En Espagne on célébrait la Fête de l’Assomption au IXème siècle. Du Xème aux XIIème siècles, il n’y avait aucun doute concernant la célébration de ladite fête dans l’Église occidentale. Au XIème siècle, on célébrait cette fête dans la ville de Rome ainsi qu’en France.
Du XIIIème siècle jusqu’à aujourd’hui, la croyance en l’Assomption de Marie est incontestée à travers l’Église universelle. En 1950, le pape Pie XII enseignait l’infaillibilité [Munificentissimus Deus]: “Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste.”



Assomption ou Dormition ?
La fête catholique de l’Assomption est célébrée le 15 août.  Aux alentours de cette date les orthodoxes ainsi que les catholiques de l’Occident/Orient fêtent la Dormition de la Théotokos (lorsque la Mère de Dieu est tombée dans le sommeil). Les chrétiens orthodoxes croient que la mort de Marie était naturelle, que son âme a été reçue par le Christ lors de sa mort, que son corps est ressuscité au troisième jour après sa mort et que son corps a été transporté au ciel en anticipant la résurrection générale. On a découvert que sa tombe était vide le troisième jour. [Vous pouvez visiter la tombe orthodoxe de la Vierge Marie à Jérusalem. Elle est située à côté de l’Eglise de Toutes-les-Nations et du Jardin de Gethsémani.]



Marie: signe de l’avènement du Royaume
En présentant le « grand signe » de la « femme vêtue de soleil », la première lecture du livre de l’Apocalypse [11, 19a ; 12, 1-6a, 10] raconte qu’elle « était enceinte et criait, torturée par les douleurs de l’enfantement» [12, 2]. Tout comme le Christ ressuscité qui est monté au ciel garde toujours dans son corps les stigmates de sa mort rédemptrice, Marie emporte avec elle dans l’éternité « les douleurs de l’enfantement » [12, 2]. On peut dire que Marie, la Nouvelle Eve, continue de nous enfanter le nouvel homme de génération en génération, « crée à l’image de Dieu dans la vraie vertu et la sainteté » [Éph. 4, 24]. C’est l’image eschatologique de l’Eglise, qui est présente et active dans la Vierge Marie.



À moins que le Christ ne soit ressuscité ?
Dans la deuxième lecture à l’occasion de la fête d’aujourd’hui [1 Cor 15, 20-27], St. Paul aborde un problème entre les Corinthiens : leur dénégation de la résurrection des morts [v12], apparemment à cause de leur incapacité d’imaginer que n’importe quelle forme d’existence physique puisse exister après la mort [v35]. Paul affirme la corporéité essentielle de la résurrection ainsi que son orientation future. Sa réponse passe par trois étapes : en rappel du kérygme fondamental sur la résurrection de Jésus [II Cor 15, 1-11], une assertion des inconsistances logiques impliquées dans le reniement de la résurrection [vv12-34], et la tentative de percevoir théologiquement ce que devraient être les propriétés de la résurrection du corps [vv35-58].
La dénégation de la résurrection [15, 12]  entraine des incohérences logiques. Selon l’incohérence fondamentale, mentionnée deux fois [15, 13, 16], il n’existe guère de résurrection (corporelle), alors elle n’a pas eu lieu même dans le cas de Jésus. Les conséquences pour les Corinthiens sont graves : le pardon ainsi que le salut sont une illusion, en dépit de leur conviction de ces deux derniers. A moins que le Christ ne soit ressuscité, leur foi ne sauve pas.
La victoire définitive du Christ sur la mort, lui qui s’est incarné à cause du péché d’Adam, sa lumière jaillit en Marie, assumée à la fin de sa vie terrestre. C’était le Christ, le « nouvel Adam », qui conquit la mort, en se sacrifiant sur le Calvaire par amour et obéissance pour le Père. C’est ainsi qu’il nous a rachetés de l’esclavage du péché et du mal. C’est dans le triomphe de Marie que l’Église contemple comme étant la vraie Mère de son Fils unique, en l’associant étroitement avec le plan salvifique de la Rédemption.

Vie issue d’entrailles stériles et de tombeaux vides
L’Évangile de la fête d’aujourd’hui [Luc 1,39-56] nous invite à faire part d’une histoire extraordinaire de deux femmes qui partagent leur foi, leur espérance et leur joie pendant qu’elles se préparaient pour être mères. C’est une occasion pour célébrer entre Elisabeth, vieille et stérile, et Marie, jeune fiancée vierge – une histoire sur la capacité de Dieu à donner la vie et à la soutenir. Notre Dieu fait jaillir la vie des entrailles stériles et des tombeaux vides. Le voyage de Marie au pays montagneux de Juda est aussi une manifestation de l’avènement du royaume. Marie est un modèle pour chacun de nous, et son Assomption dans le paradis nous rappelle qu’il y a de l’espérance pour vous et moi. Ce qui arrive à la fille Vierge de Nazareth à la fin de son pèlerinage terrestre arrivera à chacun de nous pourvu que nous soyons croyants et obéissants comme elle l’était.
Assumée dans le paradis, Marie nous montre le chemin vers Dieu, le chemin ver la Vie. Elle le montre à ses enfants baptisés dans le Christ et à toutes les personnes de bonne volonté. Elle ouvre cette voie spécialement aux enfants et aux pauvres, à ceux qui s’ouvrent à la miséricorde divine. La Reine du monde révèle aux individus et aux nations le pouvoir de l’amour de Dieu dont le dessein contrarie celui des orgueilleux, détrône les puissants, exalte les humbles, et rassasie les affamés, et renvoie les riches avec les mains vides [Luc 1, 51-53].

Triptyque Marial
Nous célébrons trois grands moments dans la vie de Marie sachant qu’ils représentent l’ensemble de nos vies. Lorsque qu’en1854 le pape Pie IX proclamait le dogme de l’Immaculée Conception dans la Bulle « Ineffabilis » il se référait explicitement à l’histoire biblique de l’Annonciation dans l’Évangile de Luc. La salutation de l’Ange Gabriel, « Je vous salue Marie, pleine de grâce, » dénote la reconnaissance que Marie devrait être toujours épargnée du péché. Dieu était présent et en mouvement dans la vie de Marie dès les premiers moments. La grâce de Dieu est plus puissante que le péché, elle vainc le péché et la mort. À travers son Immaculée Conception, Marie a été appelée pour accomplir une mission spéciale.
Le deuxième moment de la vie de Marie est l’Incarnation. À travers la naissance virginale de Jésus il nous est rappelé que Dieu agit puissamment dans nos vies aussi. Notre réponse à ce mouvement doit être reconnaissance, gratitude, humilité, ouverture et accueil. A travers l’Incarnation, Marie a été douée de la Parole devenue Chair.
L’Église célèbre le voyage final de Marie dans la plénitude du Royaume de Dieu par le dogme de l’Assomption promulgué par Pie XII en 1950. Tout comme au commencement de sa vie, à la fin de sa vie Dieu a accompli toutes les promesses qu’il nous a données. Nous aussi allons être enlevés jusque dans le paradis comme elle le fut. En Marie nous avons une image du domaine de l’humanité et de la divinité. Dieu est, en effet, confortable en notre présence et nous en la Sienne. À travers son Assomption, Marie a été choisie pour occuper la place d’honneur dans la divinité.

Marie suis nos pas
Je conclus par ces réflexions sur l’Assomption de Marie avec les paroles touchantes du pape émérite Benoît XVI, prononcées lors de son Audience générale hebdomadaire à Castel Gandolfo, le 16 août, 2006 :
En contemplant Marie dans la gloire céleste, nous comprenons que pour nous aussi, la terre n’est pas la patrie définitive et que si nous vivons tournés vers les biens éternels, nous partagerons un jour sa gloire et la terre également deviendra plus belle. C’est pour cela que, même parmi les mille difficultés quotidiennes, nous ne devons pas perdre la sérénité, ni la paix. Le signe lumineux de l’Assomption de la Vierge au ciel resplendit encore plus lorsque semblent s’accumuler à l’horizon des ombres tristes de douleur et de violence. Nous en sommes certains: d’en haut, Marie suit nos pas avec une douce inquiétude, elle nous réconforte à l’heure des ténèbres et de la tempête, elle nous rassure de sa main maternelle. Soutenus par cette conscience, nous poursuivons avec confiance notre chemin d’engagement chrétien là où la Providence nous conduit.
 « Un signe grandiose apparut dans le ciel :
une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et,
sur la tête, une couronne de douze étoiles. » Ap 12, 1



PRIÈRE
Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as fait monter jusqu’à la gloire du ciel, avec son âme et son corps, Marie, la Vierge immaculée, mère de ton Fils, fais que nous demeurions attentifs aux choses d’en haut pour obtenir de partager sa gloire. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean, 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab

Le Temple qui est dans le ciel s’ouvrit, et l’arche de l’Alliance du Seigneur apparut dans son Temple. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l’enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place. Alors j’entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! »

PSAUME 44
Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ;
Oublie ton peuple et la maison de ton père :
Le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, les plus riches du peuple,
Chargés de présents, quêteront ton sourire.
Fille de roi, elle est là dans sa gloire,
Vêtue d’étoffes d’or ;
On la conduit, toute parée, vers le roi.
Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
On les conduit parmi les chants de fête :
Elles entrent au palais du roi.


Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens, 15, 20-27a
Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection. En effet, c’est en Adam que meurent tous les hommes ; c’est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu’il reviendra. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. C’est lui en effet qui doit régner jusqu’au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qu’il détruira, c’est la mort, car il a tout mis sous ses pieds.
Alléluia. Alléluia. Aujourd’hui s’est ouverte la porte du paradis. Marie est entrée dans la gloire de Dieu ; exultez, dans le ciel, tous les anges ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : 1, 39-56
En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. » Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

PRIÈRE SUR LES OFFRANDES
Que s’élève jusqu’à toi, Seigneur, notre fervent sacrifice ; et tandis qu’intercède pour nous la très sainte Vierge Marie, emportée au ciel, que nos cœurs, brûlants de charité, aspirent toujours à monter vers toi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION
Après nous avoir donné, Seigneur, le sacrement qui nous sauve, accorde-nous, par l’intercession de Marie, la Vierge bienheureuse élevée au ciel, de parvenir à la gloire de la résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

BÉNÉDICTION SOLENNELLE
Dieu a voulu sauver l’homme par son Fils :
Il a choisi la Vierge Marie pour le mettre au monde ;
Qu’il vous envoie d’en haut toute grâce.
Amen.

Qu’il vous donne d’aimer cette Vierge sainte,
Qu’elle soit tout près de vous, enfants de Dieu,
Celle qui nous a donné l’auteur de la vie.
Amen.
Elle est près de son Fils, fêtez-la tous ensemble,
Demeurez dans la joie de son cantique d’action de grâce :
Le Seigneur bénit les fils de sa servante.
Amen.
Et que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Amen



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