mercredi 13 août 2014

Fleur de lys

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Fleur de lys.
La fleur de lys (ou fleur de lis) () est un meuble héraldique, c'est l'une des quatre figures les plus populaires avec les multiples croix, l'aigle et le lion. Elle est habituellement classée parmi les figures naturelles.
La fleur de lys a peu à voir avec le lys (Lilium sp) que l'on trouve dans les jardins (utilisé plus rarement en héraldique sous le nom de lys de jardin).
Du fait de sa valeur dans la tradition biblique, le lys fut symboliquement très présent sous la forme d'aigrette trifide, dans l'Empire byzantin puis dans les royaumes francs et le royaume lombard. Le lys fut utilisé par les souverains carolingiens puis par leurs successeurs, empereurs ottoniens et rois capétiens. C'est sous le règne de Louis VII, que l'expression « fleur de lys » apparut et que les fleurs de lys d'or sur champ d'azur devinrent les armes de France et l'emblème spécifique de la royauté française.
La fleur de lys est l'un des plus anciens emblèmes au monde1. Elle est l’emblème de la France royale2 ou encore du scoutisme dans la plupart des pays du monde.

Le lys hors du monde franc

  • Le lys fut très présent dans le monde romain chrétien et le monde romain byzantin. On le trouve sur les mosaïques des églises de Ravenne et de Rome3. Les monuments romains et byzantins ainsi que les diadèmes, sceptres et trônes des empereurs sont ornés d’aigrettes trifides4. Pline l'Ancien en son Histoire naturelle chante le lys : « nulle plante n'est plus féconde » ; depuis Dioscoride, nombreux sont les auteurs et les Pères de l'Église qui la déclarent « plante royale » et « reine des fleurs5 ».
  • Le lys fut présent chez les Wisigoths : il est visible sur les piliers de San Salvador de Tolède ornés de deux scènes de la vie de Jésus-Christ avec frise de deux lys et sur des pilastres au musée de Badajoz6.
  • Le motif de l'aigrette trifide est davantage présent chez les Lombards au VIIIe siècle, dont il orne de nombreux monuments, encore visibles dans les musées de Pavie, Berlin, Londres, Venise7.

Le lys chez les Carolingiens

Le lys apparaît dans le monde franc à la fin du règne de Pépin le Bref (715-768) et au début de celui de Charlemagne (742-814), qui furent précisément en contact de plus en plus étroit avec les Lombards.
  • On a découvert dans ce qui reste de l'église de Saint-Denis, construite par l’abbé Fulrad à la fin du règne de Pépin le Bref et au début de celui de Charlemagne, des colonnes dont les bases étaient ornée d'une frise de lys et rinceaux. Il y a été vu une influence de l'art aulique lombard8.
  • Le Christ de l’évangéliaire de Godescalc, peint vers 782 à la cour de Charlemagne, est environné de lys blancs9. De nombreux manuscrits carolingiens présenteront des lys blancs et or, parfois sous la forme de rinceaux et associés au monde stellaire9. L'évangéliaire de Charlemagne fut réalisé après son second voyage à Rome et chez les Lombards10
  • Les lys sont appréciés par Charlemagne qui les place en tête du capitulaire De Villis, règlement des villae royales, grandes exploitation agricoles carolingiennes11. Dans l'Ancien Testament, le IVe livre d'Esdras montre de même que Dieu a choisi le lys comme la première des fleurs : voulant se placer dans la tradition de la royauté biblique, les Carolingiens font cultiver le lys qui figure en tête des fleurs devant pousser dans les jardins royaux5.
  • Sur la statuette équestre du Louvre représentant Charlemagne ou Charles II le Chauve, le roi porte une couronne gemmée ornée de quatre aigrettes trifides et chaque chaussure est ornée d’un tel fleuron qui est, semble-t-il, un signe royal12,Note 1.
  • Vers 850, Sedulius de Liège chante « le lys royal [qui] règne du haut des sceptres étincelants » dans De rosae liliique certamine, vers 850.
  • Dès Charles II le Chauve, les lys d’or prolifèrent, d’un style très végétal mais très simplifié sur les sceptres et les couronnes : ils présentent trois pétales au lieu de six, comme le lys blanc des jardins des mosaïques de Rome et Ravenne également trois13.
  • Les bulles impériales et royales de Charlemagne, Louis Ier le Pieux et Charles II le Chauve représentent le souverain coiffé d’une couronne ornée d’une aigrette trifide14 dont la forme est celle de la fleur de lys.
  • Les autres rois d'Europe imiteront les usages carolingiens : ainsi, en Angleterre, le roi Edgar le Pacifique (959-975) est peint en souverain carolingien dans le frontispice de sa charte de New-Minster, ce qui explique sa couronne à trois lis d’or à deux pétales ; d’autres couronnes anglaises destinées au Christ, à la Vierge, au roi sont ornées de lys à trois pétales ; les premiers empereurs du Saint-Empire utiliseront des sceptres dont la hampe est une tige végétale13.

Le lys chez les Capétiens

Le lys sous les premiers Capétiens directs

Dès les premiers Capétiens directs, le lys est présent dans la symbolique royale15 : Hugues Capet a sur son sceau une couronne de trois lys ; Robert II le Pieux, sur son deuxième sceau en navette, porte une couronne fleurdelisée et tient un fleuron à trois étages ; Philippe Ier est représenté coiffé d’une couronne à trois lys, avec, dans sa main droite un fleuron du genre lotus à trois pétales et un long sceptre à lisNote 2 ; sous Louis VI , est frappé un denier dont la croix est cantonnée de deux lis sous forme de trois pétales sortant d’un triangleNote 3 ; Louis VII, fut nommé à sa naissance Florus selon Ordéric Vital dans son Historia Ecclesiastica et son sceau le montre avec trois lis sur sa couronne.

Apparition de la fleur de lys sous Louis VII

Il semble que Louis VII ait joué un rôle déterminant dans l'adoption de la fleur de lys comme symbole spécifique de la royauté française. De fait, l'héraldique apparaît sous son règne et à partir de Louis VII, le décor royal et étatique est criblé de fleurs de lys.
  • Tous les descendants de Louis VII eurent des armés liliacées alors que les descendants des frères de ce roi (Maisons de Dreux et Courtenay) et des ses cousins (Maisons de Vermandois et Bourgogne) n’ont pas eu de fleur de lis16.
  • Le nom fleur de lys apparaît sous le règne de Louis VII de France, roi des Francs de 1137 à 1180, dans Érec et Énide peu après 11605 et on peut remarquer que ce terme est phonétiquement identique, en tout cas très proche de « Flor de Loys » (Fleur du Roi Louis), Louis VII ayant en fait adopté comme blason l'Iris des marais mais l'assonance entre « Flor de Loys » (l'iris) et « Flor de Lys » a perpétué une équivoque historique17.
  • Le gisant de Louis VII à l’abbaye cistercienne de Sainte-Marie de Barbeau. Le tombeau date de 1180-1206 : la dalmatique du roi y est ornée de bandes décorées d’un réseau losangé comblé de fleurs de lis, de même que la tunique ; on peut penser que son épouse Adèle de Champagne n’aurait pas fait installer des fleurs de lis sur la tombe de son mari si celui-ci ne les avait pas assumées18. La fusée de l'épée Joyeuse, qui est contemporaine, présente la même symbolique fleurdelisée19.
  • Avant Louis VII, à la suite des souverains carolingiens qui imitaient la robe talaire bleue semée d’astres et de constellations du grand prêtre d’IsraëlNote 4. Or, on sait par Helgaud en sa Vie du roi Robert que Charles II le Chauve avait un ornement appelé orbis terrarum. Le ciel cosmique a été changé en ciel des élus, ciel spirituel, et le manteau royal est devenu bleu semé de fleurs de lys d’or, composition assurée pour l’ordo de 1200 environ, reflet probable du sacre de Philippe II Auguste en 11795. Dans la perspective de Bernard de Clairvaux, le monde spirituel est peuplé de lys et, par conséquent, le Cosmos du vêtement du roi ne doit plus être celui du monde matériel des astres, mais le monde spirituel des saints. Dès avant Bernard de Clairvaux, le ciel fleuri, évocation des élus, est omniprésent dans l'art occidental, par exemple dans la Chanson de Roland, ou sur les églises comme celle de la Lande de Fronsac20. Sur les vêtements du sacre de Jean II le Bon, les deux cosmos matériel et spirituel coexistent21. De fait, les vêtements du sacre français ont un décor identique aux armes du roi, ce qui n'arrive dans aucun autre pays19.

Les armes de France depuis Louis VII

Le baron François-Marie-Claude Richard de Hautesierck (1713-1789) fit établir cette borne-frontière portant fleur de lys près de la cité Bois-Richard de L'Hôpital (Moselle). Cette borne a été déplacée et se trouve placée près de l'église de Lauterbach (Sarre).
Les fleurs de lys sont couramment représentées sous une forme stylisée, jaune sur fond bleu : d'azur semé de lys d'or ou d'azur à trois lys d'or pour la version « moderne ».
  • Philippe II Auguste utilise une bannière bleue fleurdelisée d’or bleue dès 1191 lors de la Troisième croisade et l’un de ses baillis portent l’écu fleurdelisé en 12075.
  • L’aspect botanique et floral de ce symbole royal apparaît, notamment, dans les fines nervures sur les fleur de lys des contre-sceaux des rois de France à partir de Philippe II Auguste : le graveur de ce roi a mis deux étamines stylisées qui apparaissent aussi dans la fleur tenue par la main droite de ce roi sur son sceau de majesté22. Un emploi du semis de lys attesté se trouve sur un sceau du fils de Philippe II Auguste, le prince Louis, futur Louis VIII, en 1211. Le semis qui est remplacé en 1375 par trois fleurs de lys.
  • La France du Moyen Âge sera symbolisée par des pavillons aux armes de France sur les portulans : des navires ont utilisé cet emblème dès 1270 sur un manuscrit5. Ainsi, Les armes d'azur semé de fleur de lys d'or et d'azur à trois fleurs de lys d'or sont si étroitement liées à la monarchie française que la langue du blason utilise les expressions de France ancien (pour le semé) et de France moderne (pour les trois fleurs de lys) pour économiser une description archi-connue de tous. On trouve notamment le chef de France (suivant les époques et les villes, de France ancien ou de France moderne) souvent accordé en augmentation par les rois de France à des villes « fidèles » à la couronne, comme Lyon, Angers, Tours, Poitiers, Fréjus, Le Havre, Laon mais aussi la bande de France ou le chevron de France.
  • En France, les « bonnes » villes, c’est-à-dire celles qui avaient le droit de se faire représenter par leur «mayeurs» (ou maires) au sacre du roi de France, avaient le droit de porter sur leur blason un chef de France, c’est-à-dire « d'azur semé de fleurs de lys d'or » (France ancien) ou « d'azur à trois fleurs de lys d'or » (France moderne). Le chef de France est une augmentation accordée aux armes de ces villes. Un terme proche est l'expression chef d'Anjou qui désigne un chef d'azur fleur-de-lysé d'or brisé d'un lambel de gueules utilisé surtout dans l'héraldique italienne. Inspiré des armes des Anjou rois de Naples, il marque la fidélité ou l'alliance politique de certaines familles avec cette dynastie.
  • C'est Charles V qui réduisit le nombre de fleurs de lys à trois (1376), en l'honneur de la Sainte Trinité23. Le passage de France ancien à moderne à conduit à de nombreuses armes irrégulières, à enquerre. En effet, le fleurdelisé primitif est un semis, qui n'est pas soumis à la règle de contrariété des couleurs. Il peut donc être associé à des pièces ou des meubles de tout fond. En revanche, la France moderne est un émail (azur) chargé de meubles, qui ne peut en principe recevoir que des charges d'or ou d'argent. Les charges étaient très souvent de gueules (bâton du Bourbonnais, lambel de l'Artois, bande de la Marche, chef du Lyonnais, bordure du Berry, sautoir de Langres).

Légendes sur l'origine des fleurs de lys de France

Clovis recevant la fleur de lys
De nombreuses légendes ont cherché à expliquer l'origine des armes de France.
  • Parmi les hypothèses donnant à la fleur de lys des origines religieuses, on peut citer cette légende hagiographique24 : dans l'ancienne forêt de Saint-Germain-en-Laye, près du château de Montjoie où la tradition a fait séjourner Clovis et son épouse, vivait près d'une fontaine un ermite que la très chrétienne reine Clotilde avait l'habitude de venir consulter. Un jour qu'elle était en prière avec le saint homme, un ange leur serait apparu et lui aurait demandé de remplacer l'écusson de son mari portant trois croissants ou trois crapauds par trois fleurs de lys qui brillaient d'une couleur d'or sur la plaine de l'actuel Joye-en-Val. On prêtait à Clovis avant sa conversion des armes à trois crapauds25.
  • Une autre légende rapportée par Louis Girard rappelle que la fleur de lys est un iris stylisé dont Clovis a fait sa fleur favorite : lors de la bataille de Vouillé en 507, les armées de Clovis sont repoussées dans les marécages de la Vienne par les Wisigoths d'Alaric II. Une biche au son de l'armée traverse alors la Vienne en crue au niveau d'un gué26 environné de grands iris, indiquant ainsi ce passage que peuvent franchir les armées qui vont pouvoir battre les Wisigoths. Cette fleur, symbole de la victoire de Clovis, est dès lors adoptée par le roi des Francs27.
  • Il a aussi été affirmé que la fleur de lys serait un ancien symbole des Francs, qui étaient originaires de Flandre où l'iris Faux-Acore ou iris jaune (Iris pseudacorus L.) poussait en abondance sur les rives de la Lys28. Le Seigneur d'Armentières en fit le motif de son blason. Lors de l'annexion de son fief par le roi de France, celui-ci décida à son tour de l'ajouter à son propre blason. Ainsi serait née la « fleur de Lys », qui n'aurait pas été un lys29.
  • Pierre-Barthélemy Gheusi donne à la fleur de lys une origine plus guerrière que botanique : ce serait un embout de javelot gaulois (ou encore l'Angon des Francs) avec pointe et crochets (voir l'analogie de forme avec ce sceptre fleurdelisé du blason de Trieste - blasonné « Hallebarde » - et qui serait la lance de Saint Serge selon Ottfried Neubecker, Le Grand Livre de l'héraldique).

La fleur de lys hors des armes de France

La fleur de lys se retrouve notamment sur des villes dont le nom évoque les mots lys ou fleurs, on parle d'armes parlantes. On la retrouve aussi dans des armes ou des drapeaux indiquant une origine dans la France royale, notamment chez les Franco-Américains.
  • À l'origine le blason de Lille est un iris des marais (d'argent sur champs de gueules, analogue à celui d'or sur azur de Bruxelles-Capitale). La transformation en lys (aux formes très proches) serait due à une intervention de Louis XIV à la prise de la ville, en en faisant, volontairement ou non, des armes parlantes (Lille, lilium). Il ne s'agit pas d'une augmentation, et d'ailleurs la fleur de lis lilloise est d'argent (alors que le lis royal est d'or) et florencée (peut-être un rappel de l'iris primitif), comme celle de Florence (lys de Florence en totale symétrie quant aux couleurs, ce lys avec des boutons entre les fleurons n'apparaît qu'au XIe siècle) (le lis florencé de l'administration des Postes n'est pas très exubérant, néanmoins les petites boules au bout des feuilles le démarquent du lis royal).
  • Les villes de Deûlémont et d'Armentières qui ont repris le symbole floral dans leurs armes sont traversées par la Lys (rivière).
  • Le 21 janvier 1948, un nouveau drapeau du Québec portant la fleur de lys est adopté30.
  • La ville de Québec est très certainement la ville nord-américaine la plus fleurie de lys. Dans le seul secteur de la vieille ville, plus de 650 fleurs de lys ornent l'extérieur des édifices : frontons, portes, enseignes commerciales, boîtes à fleurs, clôtures, etc. À l'occasion du 400e anniversaire de la fondation de la capitale nationale du Québec, une fresque31 regroupant les 400 plus belles a été créée.
  • La fleur de Lys figure sur le drapeau de la Ville de Saint Louis dans l'État du Missouri aux États-Unis. Elle est un héritage de la présence française dans la région de la rive orientale du Mississippi. La ville de Saint Louis doit d'ailleurs son nom à Louis IX de France.
  • Le drapeau franco-ontarien, déployé officiellement pour la première fois le 25 septembre 1975 à l'Université de Sudbury, possède une fleur de lys qui rappelle l'appartenance des Franco-Ontariens au peuple Canadien françaisNote 5.
D'autres villes, familles, organisations, villes, provinces ou États utilisent ou ont utilisé ce symbole. On peut citer par exemple :

Le meuble héraldique

Composants

La fleur de lis est constituée de :
  • Trois pétales, un central, droit, accompagné de chaque côté d'un pétale plus court et courbé vers l'extérieur.
    • Les pétales sont le plus souvent directement accolés à leur base, mais pas nécessairement. Cette caractéristique n'est pas significative et ne se blasonne pas.
    • Les pétales sont parfois nervurés d'un trait, plus rarement d'une couleur différente - ce qui dans ce dernier cas doit se blasonner.
  • Une barrette horizontale (ou « traverse », parfois « douille »), à blasonner si d'une couleur différente.
  • Un pied, formé par le prolongement des pétales ou par une seule pièce trilobe. Ce pied peut être absent, la fleur de lis est alors dite « coupée » ou « au pied nourri » (ou simplement « nourrie »).
La fleur de lis peut être enrichie de quelques accessoire et produire des variantes sans que soit modifiée sa nature fondamentale (voir quelques exemples dans la galerie ci-dessous).

La fleur de lys, meuble de meuble

La fleur de lys intervient assez peu dans les autres meubles. Ci-contre une croix et un trêcheur fleurdelysés ou fleurdelisés (mais on dit aussi florencés). Le double trêcheur fleurdelysé et contre-fleurdelysé du blason des rois d'Écosse est passé dans le langage héraldique de ce pays sous le nom de « trêcheur royal » (royal tressure). Il est souvent employé comme augmentation.
À noter que pour la croix comme pour le sceptre de Trieste, la fleur de lys perd sa partie inférieure. Elle est dite « nourrie » ou « au pied nourri » (on ne voit pas ses racines, si on les voyait elle ne serait plus « nourrie »). Le terme de « au pied coupé » concernant tout végétal représenté sans racine est parfois utilisé pour la fleur de lys à la place de son terme spécifique.

Différentes représentations

Suivant les époques et les modes, la fleur de lys (comme pratiquement tous les autres meubles héraldiques) s'est vue figurée - et parfois défigurée - selon une très grande variété de styles, des plus simples silhouettes jusqu'aux représentations détaillées, en passant par des figures surchargées, peu compatibles avec la nature de l'héraldique, qui ne manipule que des symboles. Même certaines villes ont adopté leur propre style de fleur de lys (voir galerie).

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