mercredi 9 mai 2012

8 mai 2012 Hollande Sarkozy Président de la République

Passation de pouvoir





La voiture présidentielle de Nicolas Sarkozy remonte pour la dernière fois les Champs-Elysées, escortée par les motos de la Garde. Comme l’avait désiré Jean-François Copé, patron de l’UMP, des partisans de l’ancien président ont investi les trottoirs et scandent «Nicolas, Nicolas». Président pour encore une semaine, le perdant du 6 mai salue de la main. Ambiance de départ. D’arrivée aussi. Au premier rang, près de la tombe du soldat inconnu, François Hollande  attend son prédécesseur parti faire la revue des troupes. Le 15 mai prochain, ce sera lui le nouveau chef des armées.


Poignée de main sous le regard des ministres, Sarkozy invite Hollande à venir déposer la gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu, comme cela avait été convenu entre les équipes. L'élu et le sortant se figent, côte à côte, les télés fixent l’instant. «C’était une image souhaitée par tous les Français, au-delà de leur sensibilité politique. Il y a des enjeux qui nous réunissent tous», résume François Hollande. Le cérémonial républicain emporte alors les deux hommes : signatures du livre de bord de la flamme, poignées de main aux anciens combattants, aux gradés, aux représentants de l’Etat et petite discussion avec le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, sur les enfants... Un moment Hollande, se retrouve devant Sarkozy. Il se recule, laisse passer l’ancien locataire de l’Elysée. Comme une répétition avant la passation de pouvoir. 

Les entourages papotent

Pendant ce temps-là, les entourages se côtoient après s’être affrontés pendant des semaines. Lionel Jospin et François Baroin, ministre du budget, badinent. François Fillon chambre amicalement. «Il est  venu me faire remarquer que son gouvernement a duré quelques jours de plus que le mien sourit Jospin, invité en tant qu’ancien Premier ministre. Le président Sarkozy a fait un beau geste, républicain. Il y avait une atmosphère de sérénité  entre des gens différents, qui viennent de se combattre.» «Une image naturelle, chaleureuse, respectueuse. Je pense que c’est apaisé», enchérit Baroin. D’autres s’agitent encore. Ou s’opposent déjà. «Il n'a pas fallu 24 heures pour que le principal engagement de François Hollande vole en éclat», critique Frédéric Lefebvre,  devant une caméra au sujet du refus de Merkel de renégocier le traité européen.

Loin de ça, les deux présidents se serrent une dernière fois la main et s’engouffrent dans leur voiture. «Une  campagne est toujours rude. Celle-là l’a été particulièrement. Il est bien qu’il y ait un choix qui se fasse. Dans une démocratie, il est bien qu’il y ait une alternative mais en même temps il y a des enjeux qui nous réunissent tous. Au-delà des personnes, Nicolas Sarkozy et la mienne, nous devions donner ce symbole-là», conclut Hollande avant de quitter les lieux.

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