jeudi 17 mai 2012

Goodplanet le bras armé des banques

« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. » Napoléon Bonaparte
« Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Henry Ford
L’ONG, GoodPlanet œuvre dans la lutte contre le changement climatique en sensibilisant le grand public à la préservation de l’environnement. Née en 2005, GoodPlanet a été fondée par de nombreux acteurs très influents dans le monde de la haute finance. Officiellement, c’est sa « profonde » implication dans la protection de l’environnement qui lui vaut également la confiance d’un grand nombre de financiers.
Les membres fondateurs de GoodPlanet, qui sont les seuls membres permanents de son conseil d’administration, sont ceux là qui ont doté GoodPlanet des fonds nécessaires à sa création.
C’est très régulièrement que se produisent les crises financières. Ces dernières ont un lien étroit avec la manière dont fonctionnent les économies de marché. Les secteurs bancaire, financier et boursier se fourvoient très souvent lorsque surviennent ces crises. Lorsqu’ils sont trop affectés, certains établissements disparaissent même ; les exemples sont nombreux. Pour que la rentabilité de leurs activités perdure, les banquiers et les financiers ont mis au point plusieurs stratégies parmi lesquelles la récupération du concept de « développement durable » et ont conçu en privé un produit financier échangeable en bourse. Ces leaders du monde des finances se sont accaparé un bien commun : le crédit carbone. Pour comprendre leurs grotesques cheminements, un détour dans la composition, les relations et les actions de certaines associations dites d’utilité publique est nécessaire. Tout en faisant la promotion tous azimuts de ces projets carbone à travers ces associations, leurs associations (pour être clair), ils s’inscrivent dans une logique frustrante d’être à la fois en amont et en aval de ce marché. Tout ce qui est payé par les entreprises et sera bientôt exigés des ménages ne le sera que pour leur seul profit. C’est bien ce qu’il convient d’appeler « le complot carbone » que nous allons expliquer et dénoncer.
« Ecoute-moi s’il te plaît, tu es comme moi, un homo-sapiens, un être pensant.. » C’est malheureusement, en substance par ces mots que débute le commentaire du film « Home » disponible en lecture libre sur le site internet www.goodplanet.org de la fondation GoodPlanet qui « s’est engagée » dans la lutte contre le réchauffement climatique ou du moins le développement durable. Destiné à faire prendre conscience à chacun d’entre nous les humains, de la nécessité d’agir contre le réchauffement climatique, « Home » est un beau film qui s’est trompé de cible. Condensé de savoir-faire cinématographiques avec de formidables prises de vue aériennes, de grands effets spéciaux et un accompagnement musical qui rend compte de la désolation tout en avertissant sur le danger à venir, ce film vu par des millions des personnes, aurait pu marquer durablement les esprits et susciter des actions concrètes et massives. Mais hélas, mille fois hélas, « Home » ne s’adresse qu’à l’entité humaine, à vous, à moi, très souvent dépourvus d’influence véritable devant les assauts des multinationales, des industriels qui infligent à notre planète le calvaire qui y est tristement présenté.
Le premier de ces mécènes fondateurs n’est nul autre que le photographe et réalisateur Yann ARTHUS- BERTRAND, actuellement président de la fondation GoodPlanet. Ce dernier est également ambassadeur de bonne volonté pour le programme des Nations unies pour l’environnement. En second lieu nous retrouvons le groupe bancaire BNP Paribas. Le groupe français est représenté au conseil d’administration de la fondation GoodPlanet par son directeur de la communication, en la personne de Monsieur Antoine SIRE. BNP Paribas n’apporte pas seulement un soutien financier, les équipes de ce groupe bancaire s’impliquent profondément dans toutes les activités de la fondation GoodPlanet. La collaboration entre la Fondation GoodPlanet et BNP Paribas s’inscrit dans la droite ligne de la vision du groupe bancaire qui est de « donner vie à des projets porteurs d’avenir ». Le troisième mécène fondateur est le groupe de Banquiers privés suisses, LOMBARD ODIER Darier Hentsch & Cie. Cette maison fondée à Genève en 1796, est représentée au conseil d’administration de GoodPlanet par Monsieur Thierry LOMBARD. Ce dernier est également le président de GoodPlanet Suisse alors que Yann ARTHUS-BERTRAND y occupe la vice-présidence. La maison de banquiers privés LOMBARD ODIER Darier Hentsch & Cie est spécialisée en conseil de gestion de patrimoine. Le dernier des membres fondateurs de GoodPlanet est une filiale du groupe bancaire BNP Paribas, iI s’agit de Cortal Consors. Cette société est la plus importante société européenne de courtage en ligne et d’épargne. Forte de plus d’un million de clients, Cortal Consors est présente dans trois pays à savoir l’Espagne, l’Allemagne et la France. Cortal Consors est représenté au conseil d’administration de GoodPlanet par son PDG, Olivier LE GRAND,
En plus de ces mécènes fondateurs qui soutiennent également les projets et les actions de la Fondation GoodPlanet, on a également d’autres acteurs. Ces partenaires, qui apportent des aides diverses à la fondation GoodPlanet, peuvent être classés en 5 catégories à savoir les mécènes bienfaiteurs, les mécènes financiers fondation, les mécènes programme, les mécènes en nature et les mécènes PME.
La première catégorie de mécènes, à savoir les mécènes bienfaiteurs, regroupe des sociétés engagées dans un soutien à long terme. Ces entreprises apportent leur soutien à l’ensemble des activités de GoodPlanet. La durée minimum d’engagement dans cette catégorie est de 3 ans. Au nombre des mécènes bienfaiteurs de la fondation GoodPlanet nous retrouvons SUEZ ENVIRONNMENT ET BNP Paribas Assets Management.
Les mécènes financiers fondation ont une durée d’engagement minimum d’une année. Comme ceux de la première catégorie, ils apportent leur soutien à l’ensemble des activités de GoodPlanet. On regroupe dans cette catégorie l’horloger suisse de luxe OMEGA, A Plus Finance, une entreprise de gestion de capital à risque, BIO Jardin et ALTI, une entreprise opérant dans le secteur des TIC.
Les mécènes programmes s’engagent à soutenir un ou plusieurs programmes de la Fondation GoodPlanet. La durée minimum d’engagement dans cette catégorie est d’une année. Les membres de cette catégorie sont très nombreux. Ce sont : BNP Paribas, Air France, Apple, Médecins Du monde, le Ministère de l’Education nationale, Le Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, la Banque Postale, Transdev, GEODIS, Les Editions de la Martinière, la Ligue de l’Enseignement, le groupe UPM, France Télévisions, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), l’AFVP, l’AFD (Agence française de développement), Lombard Odier, Canon, BNP Paribas, Altour, Accenture et Colas Life. Ces mécènes fournissent à GoodPlanet toute une panoplie de soutiens. Leur engagement peut être financier, technique, matériel et autre.
La catégorie des mécènes en nature comprend des entreprises qui fournissent aussi bien des compétences que des biens à GoodPlanet. Ainsi Apple pourvoit GoodPlanet en matériel informatique tandis qu’Air France transporte gracieusement les photographes impliqués dans les projets de GoodPlanet. Parmi les autres mécènes de cette catégorie, nous retrouvons Altitude Anyway, Accenture et ALTI.
Les mécènes PME, sont un club de PME, dont le soutien permet à GoodPlanet de perpétuer ses actions. Ses dons permettent également à GoodPlanet de mettre au point de nouveaux programmes. A leur nombre, on retrouve l’Agence de management d’artistes musicaux Kronos, les Déménageurs bretons, BLIS, Eo-One et Graine de photographe.
Malheureusement, ces multinationales ne peuvent pas se faire hara-kiri : se dénoncer et exiger d’eux-mêmes des réparations conséquentes. Il suffit de faire attention à la pléiade de soutiens dont a bénéficié GoodPlanet dans la réalisation de ce film pour s’en convaincre. Au début du film, le spectateur est invité à découvrir les différentes dénominations de ces mécènes peu avant la formation du titre du film, HOME en l’occurrence. Ce n’est donc pas étonnant qu’on demande au spectateur de penser à compenser ses émissions de CO2. Et si un citoyen ose broncher, on lui rétorque que les entreprises, les mécènes de GoodPlanet seraient déjà engagées à travers leurs soutiens aux actions de sensibilisation du grand public. Si cette suggestion faite à l’homo-sapiens semble courtoise cette fois-ci, ce n’était pas le cas le 10 octobre 2010 lors de la campagne en faveur de la réduction de 10 % des rejets de CO2.
On oubliera pas de si tôt le monstrueux spot de la campagne 10:10, ONG soutenue par Goodplanet. Loin d’être une simple sensibilisation, cette campagne ressemble plutôt à une menace à peine voilée. Il faut que chacun adhère à cet ambitieux "objectif" de réduire de 10 % (au moins) ses émissions de carbone. Sinon, il coure le risque d’être anéanti et cela, de manière horriblement spectaculaire. Un défenseur du programme 10:10 lui ôte la vie par explosion en pressant simplement sur le bouton rouge d’un boîtier électronique noir expressément conçu à cet effet. Pour comprendre qu’il s’agit d’une vraie menace, il convient de décrire les différentes situations présentées dans cet effrayant spot qui ne dure que quelques minutes.
SITUATION 1 : un professeur (une dame) profite des dernières minutes de son cours pour demander à ses élèves s’ils adhèrent à la campagne 10:10. Plusieurs élèves répondent par l’affirmative en levant les mains. Seuls 2 bambins, une fille et un garçon, choisissent de ne pas y adhérer. Le professeur dira à tous que c’est leurs choix, fait sans aucune pression. Après le retentissement de la sirène qui met fin au temps destiné au cours, l’enseignante rappelle aux élèves la nécessité de réviser leurs leçons pour la prochaine fois, avant de leur demander d’attendre un moment, le temps pour elle de presser sur le bouton rouge d’un boîtier noir dissimulé sous ses feuilles de papier. Une détonation suivie d’une éclaboussure par du sang fait sursauter les élèves et leur fait comprendre le triste sort réservé à leurs camarades réfractaires. Sans aucune surprise, ce professeur meurtrier nettoie le jet de sang reçu sous ses lunettes et continue à parler aux enfants comme si rien ne s’était passé.
SITUATION 2 : lors d’un entretien avec des employés, un responsable d’entreprise leur demande s’ils adhèrent au projet 10:10 visant à réduire de 10 % les émissions de carbone (CO2). La plupart des employés est d’accord et le montre en levant les mains. Très minoritaires, certains employés choisissent de ne pas adhérer. Quelques-uns le font avec beaucoup d’hésitation et crainte. Le responsable dit à tous que c’est un choix qu’ils ont opéré sans aucune pression tandis qu’une jeune dame lui tend un coffret noir muni d’un bouton rouge qu’il se fait le plaisir de presser. Il se produit alors une détonation dans les rangs des employés. Plusieurs d’entre eux explosent et leur sang éclaboussent les autres, manifestement très choqués par ce qu’ils viennent de vivre. Mais, ce n’est pas le cas du responsable d’entreprise qui a pressé sur le bouton.
SITUATION 3 : un échantillon de joueurs de football à l’entraînement reçoit la visite d’un membre du club qui, après quelques échanges, demande leur point de vue sur la campagne 10:10 qui a lieu en ce moment. Après leurs explications, ce dernier rétorque qu’à leur place, ils ne se laisseraient pas distraire par pareille campagne. Avec un air surpris par une telle prise de position, l’entraîneur appuie sur le bouton rouge d’un boîtier noir et le visiteur explose sous leurs yeux. Les joueurs et leur criminel coach reprennent leur entrainement avec un naturel déconcertant.
SITUATION 4 : un animateur ou un technicien de radio échange avec une dame assise de l’autre côté de la baie vitrée. Il lui demande ce qu’elle pense de la campagne 10:10. Cette dernière pense d’abord à une plaisanterie avant de montrer à son interlocuteur qu’elle n’adhère pas à cette campagne. A peine pose-t-elle le casque qu’elle se fait exploser par son interlocuteur qui appuie sur le bouton rouge d’un boîtier noir, le sang de la dame gicle sur la baie vitrée présentée en gros plan pendant quelques secondes.
Un tel spot qui montre sans détour la mort brutalement provoquée par des défenseurs de la campagne 10:10, suscite bon nombre d’interrogations et ne devrait pas être pris à la légère. Sans doute, le message qu’on peut en tirer est que personne ne doit refuser d’adhérer à la campagne 10:10 et aux actions en faveur de la lutte contre le rechauffement climatique menée par GoodPlanet s’il tient à la vie. Cela nous "oblige" à nous intéresser de près à ce que fait cette association, à comprendre son fonctionnement et ses actions qui semblent s’essaimer.
Voici à présent une présentation de chacun des fondateurs de GoodPlanet ou de leur représentant.

Yann Arthus-Bertrand, Président fondateur de Goodplanet

Agir pour rendre heureux, en informant sur les enjeux de l’environnement et faire la promotion de l’action carbone pour l’amélioration du climat, tels sont les objectifs de Goodplanet, cette fondation écologique créée en 2005. On ne peut cependant parler de cette ONG sans évoquer le nom d’un homme, qui a décidé de consacrer toute sa vie à conscientiser les autres sur la nécessité de protéger notre environnement. Cet homme est le français Yann Arthus-Bertrand, président fondateur de Goodplanet et à la fois photographe, documentariste, reporter et écologiste, de multiples casquettes qu’il met au profit de la biodiversité. Né le 13 mars 1946 à Paris, Yann Arthus-Bertrand a également joué des rôles au cinéma dans les années 70, notamment dans « Dis-moi qui tuer » (1) d’Etienne Périer et dans « OSS 117 prend des vacances » (2) de Pierre Kalfon. Mais il abandonnera très vite cette voie, son militantisme pour le développement durable prenant le pas sur tout. En s’engageant pour la défense de l’environnement, il considéra la photographie comme le meilleur moyen de faire changer les mentalités.

Témoigner par l’image, le leitmotiv de Yann Arthus-Bertrand

La photo est une passion pour Yann Arthus-Bertrand, et c’est loin de sa terre natale qu’il comprit que sa vocation est de faire « parler les images » pour sensibiliser le public sur l’importance d’adopter de meilleurs comportements afin de bénéficier d’un environnement sain. En effet, alors âgé de 30 ans, il se rendit au Kenya avec sa femme Anne, et étudia pendant 3 ans le comportement d’une famille de lion, au parc national Massaï Mara (3). Il prit de nombreux clichés et dès son retour en France, en 1981, il devint photographe de grand reportage après avoir immortalisé ses photos prises en Afrique dans le livre d’image « Lions » (4). Dix ans après, il créa « Altitude », la toute première agence de photographie aérienne dans le monde, dans laquelle on retrouve plus de 350 000 clichés (5). Yann Arthus-Bertrand n’arrêtera plus de prendre des photos et lancera en 2006 l’opération « Le développement durable, pourquoi ? » (6), avec le concours des ministères de l’Education Nationale et de l’Ecologie. Les établissements scolaires de France seront ainsi « décorés » par les 22 posters, issus de photographies aériennes, réalisés dans le cadre de cette opération. En 1994, il organisa « La terre vue du ciel » (7), avec l’aide de l’Unesco, un projet présentant les plus beaux paysages du monde observés du ciel, l’objectif étant de montrer l’importance de protéger ces merveilles de l’humanité.

Yann Arthus-Bertrand, activiste infatigable pour le bien-être de la planète

Il ne marquera aucun répit dans les actions qu’ils posent pour la planète, et pour faire son état des lieux, Yann Arthus-Bertrand réalisera « Home » (8), un documentaire produit par Luc Besson et présenté officiellement lors de la Journée mondiale de l’environnement, organisée par l’ONU, le 05 juin 2009. Les téléspectateurs de France 2 et de France 3 ont certainement en souvenir « Vu du ciel »(9), une émission documentaire de Yann Arthus-Bertrand, présentée en plusieurs épisodes de 2006 à 2011. En 2012, il réalisera « La soif du monde » (10), une autre émission sur la biodiversité. Yann Arthus-Bertrand est auteur d’une cinquantaine de publications, la plupart en photos, sensibilisant sur l’intérêt de protéger la planète et toutes les espèces qui y vivent. L’exceptionnel engagement de cet homme a été reconnu par la France, et le président Nicolas Sarkozy le matérialisa en lui remettant, le 17 juin 2008, les insignes d’officier de l’Ordre national du mérite (11).
(1) Le film « Dis moi qui tuer » avec Yann Arthus-Bertrand
(2) Le film « OSS 117 prend des vacances » avec Yann Arthus-Bertrand
(3) Photo prise par Yann Arthus-Bertrand au parc national Massaï Mara du Kenya
(4) Présentation du livre « Lions »
(5) Présentation de l’agence « Altitude »
(6) Explication de l’opération « Le développement durable, pourquoi ? »
(7) Images du projet « La terre vue du ciel »
(8) Bande annonce du film home :
(9) Extrait de l’émission « Vu du Ciel »
(10) Bande annonce de l’émission « La soif du monde »
(11) Distinction de Yann Arthus-Bertrand par le président Sarkozy

Thierry Lombard, représentant de la banque LOMBARD ODIER, membre fondateur de GoodPlanet

Goodplanet est reconnu par décret, signé le 3 juin 2009, comme une fondation d’utilité publique (1), le minimum qu’on puisse dire de cette ONG écologique qui mène des actions pour la protection de l’environnement, depuis sa création en 2005. Né de la volonté de susciter chez le grand public un intérêt pour le bien-être de la planète, le projet Goodplanet a vite été épousé par des mécènes, dont Thierry Lombard qui fait partie de ses membres fondateurs. Ce banquier suisse siège au Conseil d’administration de la fondation et y représente Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, l’établissement financier qu’il dirige. Thierry Lombard est un membre important de Goodplanet, et sa présence dans cette ONG est à mettre au compte d’une amitié avec Yann Arthus-Bertrand, le président fondateur de Goodplanet.

Une rencontre fortuite entre les deux hommes

Thierry Lombard participait, dans les années 90, à l’une des réunions du forum économique mondial, qui se tient chaque année à Davos. A ce rendez-vous, il tomba sur des photographies aériennes de la terre et apprécia le travail qui a été fait. Il regretta toutefois le fait qu’il n’y avait aucune image de la Suisse dans cette exposition de photos et fera la remarque à l’auteur de ces prises, à savoir Yann Arthus-Bertrand, également présent à Davos (2). Il n’en fallait pas plus pour que naisse une amitié entre ces deux hommes et la découverte d’une affinité pour la protection de l’environnement. Thierry Lombard prendra plus tard, connaissance du projet Goodplanet de son ami et y adhérera aussitôt.

La banque, une affaire de famille chez les Lombard

Lombard Odier Darier Hentsch & Cie demeure la plus ancienne société privé de banque à Genève, et certainement l’une des mieux implantées en Suisse et en Europe. Elle fut fondée en 1976 et détient, aujourd’hui, un réseau de plus de 20 bureaux dans le monde (3). La famille Lombard a ainsi inculqué à Thierry le goût de la gestion des entreprises familiales. Il est aujourd’hui à la tête de la sixième génération de cette institution bancaire. Thierry Lombard a naturellement développé une grande passion pour le management des affaires de famille et voulant partager son expérience avec les autres, il publia des ouvrages dont Who, Me ? et La succession dans l’entreprise familiale, parus en 2005 (4).

Les engagements de Thierry Lombard pour la protection de l’environnement

Thierry Lombard est entièrement impliqué dans la protection de l’environnement et est le fondateur de Goodplanet Suisse. Il a apporté son soutien à plusieurs projets faisant la promotion de la biodiversité. C’est le cas de l’exposition itinérante « Vivants » de Yann Arthus-Bertrand, qui permet de découvrir 92 portraits du monde animal réalisés par de célèbres photographes naturalistes, tels qu’Art Wolfe ou Frans Lanting (5). Thierry Lombard a aussi aidé le président fondateur de Goodplanet à faire l’exposition « La terre vue du Ciel », des actions qui ne visent qu’à inciter les gens à s’intéresser à l’avenir de la planète.
(1) Décret de signature de Goodplanet
(2) Rencontre Thierry Lombard et Yann Arthus-Bertrand
(3) Informations Lombard Odier Darier Hentsch & Cie
(4) Deux publications de Thierry Lombard
(5) Vidéo de l’exposition « Vivants »

Le portrait d’Antoine Sire, le représentant de BNP Paribas membre permanent de GoodPlanet

Goodplanet est une fondation qui s’est donnée la mission d’éduquer et de sensibiliser le public sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre (1). Considérée aujourd’hui comme une structure incontournable sur le marché carbone, la fondation réussit cependant à mener sa mission grâce à des soutiens financiers d’entreprises, qui ont compris que mettre les pollueurs face à leurs responsabilités demeure un moyen d’éviter la destruction de notre planète. BNP Paribas fait partie des bailleurs de fonds de la fondation et le groupe bancaire français est représenté à son conseil d’administration par Antoine Sire, son directeur à la Communication. Grâce à cette personnalité, le groupe bancaire exprime sa volonté de donner vie aux projets porteurs d’avenir. Antoine Sire a ainsi œuvré pour plusieurs actions de la banque envers Goodplanet, comme le don de 21 000 euros du service Personal Investors de la branche luxembourgeoise de BNP Paribas, en avril 2010 (2). Assurant le relais entre BNP Paribas et la fondation Goodplanet, son portrait montre qu’avec juste un peu de volonté, on peut s’accorder du temps pour la planète, malgré la consistance de nos activités professionnelles.

Antoine Sire, une vie au service de la banque

Sa présence dans les institutions financières peut paraître paradoxale pour certains. En effet, ce diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, né le 8 décembre 1960 à Boulogne-Sur-Seine, a probablement le profil pour exercer dans des services administratifs plus appropriés à sa formation. Mais, avec son diplôme de DEA de droit public, il préférera la banque et entamera sa carrière à l’Association française des banques avant de déposer ses valises au Crédit Mutuel. Il a en outre l’étiquette d’homme d’affaire et de juriste, et occupera le poste de directeur de communication de BNP en 1997 et le conservera lors de la fusion de BNP et Paribas en 2000. C’est à lui que revient la conception du logo étoilé de ce groupe bancaire, en collaboration avec le designer Laurent Vincenti (3).
Un passage au 7è art
Le grand public aura certainement du mal à le reconnaître si on se contente de le présenter dans son costume de bureaucrate, car ce personnage a plusieurs cordes à son arc et est bien connu au cinéma. A ce niveau, son talent fut très précoce parce qu’à 6 ans déjà, il jouait la comédie en capant le rôle du fils de Jean Louis Trintignant dans le film Un homme et une femme (4). Antoine Sire sera de nouveau appelée pour le même rôle en 1986, dans Un homme et une femme : 20 ans déjà.
Les autres passions d’Antoine Sire
Antoine Sire est un nom également bien connu par les auditeurs car sa voix a servi à la présentation d’émissions de radio. La plus célèbre est L’atelier numérique qu’il a créée en 2003, un moment radiophonique au cours duquel il était question de la promotion de nouveautés sur la technologie numérique, notamment dans la rubrique Crash-test qu’il animait (5). Il a aussi fait parler sa plume en publiant un roman, en 1997, intitulé Aux couleurs de la butte (6). Mais il semble évident que la passion majeure d’Antoine Sire est la protection de l’environnement, et demeure l’un des membres fondateurs influents de Goodplanet.
(1) Mission de Goodplanet
(2) Remise de chèque BNP Paribas Luxembourg à Goodplanet
(3) Biographie d’Antoine Sire
(4) Bande annonce Un homme et une femme d’Antoine Sire
(5) Equipe de production de l’émission L’atelier numérique
(6) Vente du livre Aux couleurs de la butte d’Antoine Sire
La Banque est donc le créateur de Goodplanet, vous comprendrez sans doute maintenant plus clairement qu’est ce qui se passe sur le marché climatique, et pourquoi la reforestation y est censurée, ainsi que pourquoi, par extrapolation et monopolisation ils vont remuer des ordures dans les décharges africaine, ou recycler le purin de porc en Inde.
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