dimanche 12 août 2012

Maurice Herzog

Maurice Herzog, né à Lyon le 15 janvier 1919, est un alpiniste et un homme politique français.





Biographie

Il s'est marié une première fois à Paris le 23 juillet 1964 à Marie-Pierre de Cossé-Brissac, avec qui il a ses deux premiers enfants, Laurent, (24 juin 1965 - 26 avril 1999) et Félicité. Il s'est remarié à Elisabeth Gamper en 1976, avec qui il a eu deux autres enfants, Sébastien et Mathias. Il est également le frère de l'écrivain, cinéaste Gérard Herzog, le beau-frère du réalisateur Jacques Ertaud et le petit-fils d'Oscar Herzog, l'ingénieur en charge du projet (conception et réalisation) du jet d'eau de Genève1.
Pilote d'avion, 1 500 heures de vol dont 500 homologuées. Président du Club Alpin Français (CAF) de 1952 à 1955. Fondateur en 1964 et président de l'Office franco-allemand pour la jeunesse. De 1970 à 1994 membre du Comité international olympique (CIO), puis membre honoraire.
Il vit aujourd'hui à Neuilly-sur-Seine.

Résistance

Maurice Herzog était dans la Résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale. À l'instar de Roger Frison-Roche (officier de liaison de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins), il défendra la France dans les Alpes. Durant la campagne des Alpes (hiver 1944-1945), il était capitaine de la 2e compagnie du 27e bataillon de chasseurs alpins, au sein de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins. Un écrivain militaire explique que le capitaine Herzog, « un des meilleurs alpinistes du bataillon (...) a formé son unité à son image. »2.

L'Annapurna

Maurice Herzog fut le premier à gravir avec Louis Lachenal et une expédition composée de Gaston Rébuffat, Lionel Terray, Marcel Ichac, Jean Couzy, Marcel Schatz, Jacques Oudot (médecin) et Francis de Noyelle (agent de liaison), un sommet de plus de 8 000 mètres, l'Annapurna, le 3 juin 1950. Il eut les orteils et les doigts gelés lors de cette expédition. Un exploit largement popularisé en France par la Une de Paris Match, le film Victoire sur l'Annapurna de Marcel Ichac et le livre Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog dans lequel il retrace son ascension.
Ce livre à succès a depuis fait controverse, et on peut lire un récit sensiblement différent des événements et du rôle de Maurice Herzog dans le journal de Louis Lachenal3.

Politique

Haut commissaire, puis Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports de 1958 à 1965, il est l'homme de confiance du Général de Gaulle afin de développer la pratique du sport pour former des champions qui seront les représentants d'une France forte en dehors des frontières. Il utilise ainsi le mythe de la pyramide coubertinienne : former des champions par la masse. Il est aussi le personnage clé dans l'évolution rapide du réseau des Maison des Jeunes et de la Culture dans les années 1960 et à l'origine de la création des bases de plein air et de loisirs.
Maire de Chamonix (1968-1977), vice-président du groupe UDR, député du Rhône (1962) puis de Haute-Savoie (1967-1978), il fut également Président du Tunnel du Mont-Blanc ainsi que Président et membre de conseils d'administration d'entreprises du BTP et de produits pétroliers. Il est aussi membre de l'Académie des sports.

Distinctions

Ouvrages

  • Annapurna - Premier 8000, Editions Arthaud.
  • Renaître - Une autre vie après l'Annapurna, Editions Jacob-Duvernet.

Notes et références

  1. Catherine de Baecque, Maurice Herzog, le survivant de l'Annapurna, Arthaud (ISBN 978-2-0812-5427-5)
  2. Jean Mabire, La Bataille des Alpes, tome 2, Presses de la Cité, 1990, page 212, ordre de bataille page 262, photo en cahier central.
  3. David Roberts, Annapurna, une affaire de cordée, éditions Guérin, mai 2000 (ISBN 978-2911755224)
  4. Prix Guy Wildenstein [archive]
  5. Annapurna 1er 8000, Arthaud éditeur

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