dimanche 27 avril 2014

Le carrosse, les chevaux et le conducteur


2 Février 2013, 08:21am
Publié par Etienne Séguier

J’aimerais partager avec vous une image de Peter O Hanrahan, l’un des fins connaisseurs américains de l’ennéagramme. Il évoque les trois centres d’intelligence dont nous disposons : le coeur, le corps et la tête. Pour montrer comment les utiliser, il utilise l’image suivante :
 Imaginez que vous montez dans un carrosse tiré par des chevaux. La structure physique du carrosse représente notre corps. Nous veillons régulièrement à bien huiler les roues, vérifier que les harnais sont solides et bien attachés aux chevaux, nous avons pris soin de choisir un siège confortable.
 Les chevaux représentent nos émotions, la force qui tire le carrosse. Dans quel état sont-ils ? Est-ce qu'on leur accorde de l’attention, en leur parlant ? Sont-ils bien nourris ou au contraire trainent-ils la patte ? Est-ce eux qui décident toujours de la direction à prendre ? Subissent-ils des coups de fouet dès qu’ils prennent une initiative ? Comment trouvons-nous le juste équilibre pour les faire avancer sans les paralyser ?
 Le conducteur représente notre tête qui est chargée d’orienter le carrosse. Est-il à l’écoute des chevaux, de leur fatigue, de leur élan ou se bat-il en permanence avec eux ? Le conducteur est-il pleinement réveillé ou lui arrive-t-il de somnoler ? Comment sait-il qu’il prend la bonne direction ?
 Le passager dans le carrosse représente notre être profond qui a la capacité d’emprunter un chemin qui nous est propre, en s’engageant dans une vie qui a du sens, en cultivant ses talents. Mais est-ce lui qui décide ? Comment le carrosse, les chevaux et le conducteur se mettent au service de son projet ?
Peter O Hanrahan parle à la fin d’un voyage qui développe l’âme. J’aimerais poursuivre la métaphore en s’inspirant d’une vision de l’homme empruntée à l’anthropologie chrétienne. Elle définit l’être humain comme corps, âme et esprit. L’âme est le centre psychique de l’homme. Pour reprendre l’image, à la fois le conducteur et le passager. Le corps, lui, serait à la fois le carrosse et les chevaux. Mais il manque une troisième dimension qui est l’esprit, ce souffle de Dieu :  imprévisible, mais bien présent. Durant le voyage il est bon d’ouvrir les fenêtres du carrosse pour sentir une brise légère nous inspirer ou entendre le murmure d’une source ou le chant d’un oiseau.Peut être même faire des pauses régulières.
 Si le carrosse n’est pas un peu entretenu, si les chevaux ne se sentent pas à la fois entendus et un peu tenus, si le conducteur est assoupi, alors le passager ne sera guère disponible pour choisir la direction quitte à la modifier s’il entend une musique l’invitant à modifier son parcours.

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